fantastiques rencontres…

Ce jour-là, nous avions décidé de commencer la journée par San Pietro, ce calme village tout au bout de Venise… grand soleil, douceur, tranquillité,

et à notre retour sur Venise (un pont à traverser…) ce quartier de Castello, peu fréquenté mais bien agréable. Linge séchant entre les maisons, le marché flottant fondamenta Sant’ Anna, un peu de monde en arrivant sur la via Garibaldi, et nous nous glissons vers Arsenale pour la halte de midi.

Et là… les costumes, lumineux sous le soleil, fantastiques, et presque personne autour ! Nous nous en sommes donné à cœur joie, de près, de loin, en groupe, en détail, pour un peu, nous nous prenions pour des professionnels !!!! Voici le résultat, dans cette troisième page consacrée aux costumés de ce Carnaval de Venise 2014.

Mais ce n’est pas fini…Arsenale_1110 il y a eu encore au moins une très belle rencontre du côté de San Zaccaria, et une ou deux surprises, au hasard des rues de Venise… chutt !  A suivre…

Fantastiques costumes…

La nature est fantastique, il n’est que de regarder autour de soi en ce moment, ciel bleu, grand soleil, les fleurs qui s’épanouissent, le jaune des ficaires, le bleu des muscaris, les hellébores discrètes, les jonquilles, et toujours les tapis de violettes… j’attends avec impatience les premières roses… Mais toutes ces couleurs étaient bien présentes ces jours de Carnaval à Venise ! Pour cette deuxième page « avec costumes », encore des rencontres piazza San Marco, une fin d’après-midi retour de Murano :

Je l’ai déjà écrit, le thème « la nature fantastique » me semblait difficile à trouver sur certains costumes… nous avons croisé des zèbres, des paons, des chiens (et même un vrai chien déguisé),

des créatures fantastiques, une sirène (pas vraiment réussie, mais bon, ce n’était pas simple),le Chaperon rouge et son copain loup, un magnifique couple cobras et scorpion, des parterres de fleurs, des papillons, des oiseaux, des soleils, la lune, la neige, quelques nuits sombres…

Dans ces costumés, j’ai trouvé avec plaisir ces deux familles amies, dont j’avais découvert le blog http://objectifcarnavaldevenise.wordpress.com/ avant de partir

un marquis et sa marquise m’ont fait me demander si c’était dans la nature d’être marquis-marquise ou si c’était juste fantastique de l’être pour une semaine, et Pierrot et sa Colombine représentaient peut-être le soleil et la lune qui se rencontraient enfin ?…

Mais ne boudons pas le plaisir des yeux, les couleurs étaient resplendissantes au soleil, et illuminaient le ciel lorsqu’il avait décidé d’être un peu gris…

Fantastique nature à Venise…

Non, vous n’aurez pas sur cette page tous les costumes et les costumé-e-s qui ont participé au dernier Carnaval de Venise. Ils sont tellement nombreux ! Et il aurait fallu courir dès 7 heures du matin jusqu’à 19 heures d’une place à l’autre, à condition en plus de savoir où se retrouvent les maschere, en dehors de leurs promenades sur la piazza di San Marco !!!!

Je n’étais pas vraiment au point pour ce genre de marathon photo, ayant aussi choisi de visiter Venise, de m’y promener ailleurs que sur cette place envahie à cette période par beaucoup beaucoup de touristes. Mais nous avons réussi à trouver, un peu par hasard je l’avoue, quelques lieux plus calmes où les « costumés » se retrouvaient, et après avoir souvent pesté contre les touristes qui vous poussent sans vergogne pour faire leur photo-souvenir (moi aussi, j’étais là un peu pour garder des souvenirs dans mon appareil, non mais), qui se glissent entre deux costumes pour être sur la photo, parfois sans se soucier de demander aux personnes concernées si cela les gênait ou pas… Oui, bien sûr, elles, ils, les costumé-e-s, sont là pour se montrer, pour se faire photographier, mais un minimum de respect pour leur travail n’aurait pas été du luxe par moments… Bref. Vous ne les verrez pas toutes et tous, il va falloir plusieurs pages…, mais il y en a tout de même pas mal. Certains de dos,San Marco_1_1025 soit parce que c’était plus simple que de contourner le bloc qui les entourait ou d’arriver à enfin trouver une place devant (je ne suis pas grande…), soit parce que plus simplement ils rentraient et n’avaient plus envie de poser… On peut les comprendre ! Je pense qu’il faut vraiment beaucoup de motivation pour 1) préparer pendant toute une année un costume extra-ordinaire, 2) passer ensuite sa journée le visage sous un masque, 3) quel que soit le temps et la température se promener avec naturel dans des costumes parfois bien amples et compliqués, 4) accepter de poser pendant des heures avec des attitudes savamment étudiées… Alors, pêle-mêle, ce premier contact avec les costumés de Venise, après notre visite des monuments piazza San Marco… d’autres suivront, tranquillement !

Le thème de ce Carnaval était « la nature fantastique »… j’avoue que pour certains il fallait bien chercher la nature ou le fantastique, mais qu’importe, que d’imagination et de créativité !!!!!

Gourmandises vénitiennes…

D’abord, le chocolat chaud… onctueux à souhait, épais, bien sombre… accompagné d’une toute petite meringue, pour faire joli ! D’accord, il y a des lieux où il est plus délectable que d’autres. J’ai trouvé qu’à mon dernier passage à Rosa Salva il était un peu moins bon, ont-ils changé de préparatrice/teur ? de propriétaire ? Je vérifierai à mon prochain passage dans le coin ! Par contre, piazza San Marco, un régal, la cuillère tenait presque toute seule dans la tasse… heu… je blague… Et piazza San Stefano, gagné ! 5 étoiles !

mais il y a aussi les gourmandises des yeux, au marché du Rialto, les bouquets de piments, les pyramides de fruits, de légumes, le rouge éclatant, le vert, l’orange… les lumières sur le marché aux poissons qui font resplendir les pieuvres, argentent les merlans, exposent comme des coquillages précieux palourdes et Saint-Jacques… ou sur les barques les marchés flottants, légumes et fruits bien rangés, trévises rouges, pissenlits verts, artichauts violets, piles que les acheteurs font et défont…

Et les restaurants : celui juste à l’arrêt de Redentore sur la Giudecca, où le patron vous accueille avec la même cordialité, que vous soyez un habitué du lieu ou un touriste de passage (nous, voilà deux fois que nous y allons, nous allons bientôt devenir des habitués !!!)… celui bien caché entre une belle librairie et quelques boutiques, dans le coin des Toleta (rio, calle, corte…), « al vecio marangon », tout petit aussi (15 personnes maximum !), aux tables en beau bois patiné, avec sur le comptoir une belle grande « cafetière » en cuivre, où les entrées sont aussi belles à regarder que bonnes à déguster… et celui en plein cœur de Murano, « ai bisatei », restaurant d’habitués, mais que certains curieux savent dénicher, ambiance sans chichis et délices dans les assiettes… Spécialités vénitiennes ou italiennes, des spaghetti alle vongole au risotto aux fruits de mer, des sardes in saor aux gnocchi cuisinés par la mère du patron, sans oublier toutes les entrées ni les plats « principaux », les cicchetti qui vous font de l’oeil derrière leurs vitres, c’est un régal de saveurs, tant pour les yeux que pour le palais (et en palais, ils s’y connaissent à Venezia 😉 !) Certes, on ne va pas à Venise pour déguster une pizza, mais… si on aime, pourquoi s’en priver ?, on en trouve de bonnes, j’ai beaucoup apprécié la Parmeggiana.

Les desserts… tiramisù et compagnie… hélas, tous ne sont pas « maison » et parfois mieux vaut terminer sur « un caffè e il conto, per favore ! »… conto qui, à Murano, nous a été apporté sur un coin de set, fait en un rien de temps et à la main, « couleur locale » peut-être un brin accentuée, mais avec un tel sourire et une telle gentillesse ! Ou alors, comme à Burano, terminez sur un verre de vin blanc doux accompagné de busolai ou de essi…

Et dans la journée, histoire de faire une pause entre deux musées, églises, palais, ou juste pour le plaisir de regarder passer les touristes pressés, prenez le temps de déguster un petit verre en terrasse, ou dans un de ces bistrots de quartier, où les habitués ne vous feront pas la tête, échangeront quelques mots avec vous, et souriront gentiment de votre italien approximatif… Bon appétit !

le retour…

Venise

Je l’avais un peu prévu, ces outils qui sont là en principe pour faciliter la communication sont tout de même un peu énervants à manipuler quand on n’est pas un gamin de 15 ans qui a bu ses biberons avec les doigts sur un clavier, mais une mamie qui aime bien partager avec d’autres ses envies, ses émotions, ses découvertes… Bref, je n’ai pas réussi à glisser un ou deux commentaires ni une ou deux images de ce passage à Venise pendant le séjour ! Mais me revoici ! J’ai mis du temps à trier les photos, je suis encore un peu à Venise en fait, j’ai du mal à émerger (la fatigue des 8 à 9 heures de marche quotidienne continue à se faire sentir, et le beau rhume attrapé au retour de Burano sous une pluie diluvienne et un bel orage n’arrange rien…). Je ne vais pas vous refaire le séjour, jour après jour, même si j’ai réussi à tenir à peu près régulièrement un journal de bord, vous risqueriez de vite vous fatiguer. Alors, dans le tas de photos qui restent, malgré un premier puis un second tri, je vais essayer de sortir celles qui seraient un peu mes préférées… ou alors faire un inventaire à la Prévert… En tout cas, dimanche 23, à l’arrivée, c’est notre maison à Cannaregio, plein les yeux d’entrée : une ancienne maison, genre maison de famille, vieux sols vénitiens, petit jardin… un grand ciel bleu…

d’accord, le premier week-end de Carnaval (le deuxième aussi, d’ailleurs), c’est le grand bazar sur les « axes principaux », mais une fois sortis de là, quel calme ! Même Ca’ Pesaro il n’y a pas un chat…San Marco Ensuite, toute la place San Marco, le grand jeu ! Visite du palais des Doges de bas en haut (et depuis peu, c’est vraiment tout en bas que l’on va, avec la visite « itinéraires secrets des Doges »), une guide bien amusante et surtout intéressante. Pas de photos, mais quelle importance, à la sortie, les masques et les costumés sont là… les touristes aussi (dont, je sais, je fais partie !), certains sont d’ailleurs là plus que d’autres et ne se gênent pas pour vous bousculer, se glisser devant votre objectif, s’installer entre deux costumés pour la photo-souvenir… c’est la règle du jeu, mais parfois un peu trop la règle du JE… Musée Correr, les alentours, la journée passe vite, les jambes tirent, le vaporetto est là pour nous rapprocher de la maison ! … un marbrier installé (pour encore un peu de temps) en plein Venise… une fonderie, la dernière encore en activité dans Venise, risque d’incendie oblige, mais comme elle est en bord de la lagune, en haut de Cannaregio, elle est toujours là, et les ouvriers sont très accueillants… un atelier de souffleur de verre vrai de vrai (et qui travaille de plus en plus pour les émirats et autres potentats du monde entier, ceux qui ne se contentent pas de made in China)…

San Giorgio et son campanile avec vue imprenable sur San Marco, la Giudecca, le palais Mocenigo nouvelle version absolument superbe, la scuola di San Rocco éblouissante, la belle vieille basilique Santa Maria e Donato de Murano, les trésors d’Accademia, les ors de La Fenice… musées, églises, tableaux en veux-tu en voilà…

et le bonheur de flâner dans les rues, en se perdant parfois malgré les cartes des uns et des autres… de beaux ponts en fonte, ou celui tout près de chez nous sans parapet… à éviter de prendre une nuit de fête…, vieux murs, statues de ci de là, sur un mur, au-dessus d’une porte… restaurants de quartier ou plus « classe » (mais toujours raisonnables !), le soleil, la pluie, du gris, à nouveau du soleil…

reflets sur l’eau des canaux, altanas sur les toits des maisons… campaniles penchés, à tel point qu’on ne sait plus comment photographier le lieu…, palais restaurés, murs à rénover, des grues un peu partout, Venise rénove, restaure, mais il semble que ce soit un bien long chantier…

canaux embouteillés par canots, barques de chantiers ou de livraisons, gondoles… de temps en temps, entre deux maisons, un jardin caché, lieu de rêverie… les couleurs de Burano sous la pluie…

les surprises de l’acqua alta… le calme de San Lazzaro, après tant de folles journées… Bon, je pense que je vais devoir faire plusieurs pages car, entre les costumes, les surprises du quotidien, les ciels de la lagune, les calle et les corte, les reflets, les portes, les gourmandises, décidément, c’est trop pour une seule page !

Alors, à bientôt… je replonge dans les photos pour encore et encore trier…

J – peu…

samedi matin_910

 

Le beau temps de ce samedi aurait-il tenté de nous faire regretter de partir demain à Venise ? Mais non, en fin de journée, le ciel gris était de retour… Mais ce fut une belle journée d’évasion ! Ici, les enfants ont participé à un atelier histoire de l’art et le peintre « invité » était Kandinsky. Là, ce fut un atelier avec Valérie Romanin, flamenco descalzo, jeux de mains, de bras, de pas. Et ce soir un ailleurs fait de flamenco, de danses orientales… On voyage par les arts aussi !

Rendez-vous, j’espère, demain sur ce journal avec une ou deux images vénitiennes !

Comme un air de vacances…

route du Gers_899 Même si le temps ne s’y prête pas trop, pas encore, pour nous il y a déjà eu un petit air de vacances : mercredi, nous étions partis chercher une caravane, que des amis vendaient. Hélas, ce qui était pour eux une « petite » caravane s’est révélée trop grande pour le coin de terrain où nous voulions l’installer ! Nous sommes donc revenus d’Albi comme nous étions partis de Galembrun…

Oh, non, ce n’était pas pour nous déplacer sur les routes de France et d’ailleurs que nous voulions cette caravane. Nous sommes plutôt des fans de camping-car, ou de location de gîtes ou appartements. Vous savez, ces camping-cars à l’ancienne, faits maison sur un J7 ou autre fourgon utilitaire, qui peuvent passer un peu partout… la référence pour nous étant que si nous ne pouvons pas passer sans problème dans les gorges de Galamus (superbes gorges à cheval entre les départements de l’Aude et des Pyrénées Orientales), le camping-car n’est pas intéressant ! Mais voilà, en été, nous avons parfois besoin, même si la maison est grande, de « chambres » supplémentaires : passages familiaux, amicaux, mais aussi hébergement de participants au Festival « Danses pour Tous », la troisième semaine de juillet, dont la 5° édition aura lieu cette année (un lien pour les curieux : http://www.festivaldansespourtous.fr/index.php ). Tant pis, nous devrons, soit nous contenter de planter des tentes, soit … on verra !

014_8jul13_898Mais si un lecteur de ce « journal » connaît une petite caravane style ERIBA à vendre…. merci de me faire signe ! Bref, ce départ mercredi m’a donné une petite impression de vacances. Il m’en faut peu ! Mais comme il y a ce départ pour Venise dimanche, je n’étais pas loin de cette impression de vacances ! Lorsque nous travaillions encore, je me souviens que les derniers déplacements avant la fin de la saison faisaient déjà partie des vacances, les concerts dans le Gers, ou à Orange, Aix… nous partions avec le camping-car (un bien grand nom pour notre fourgon aménagé maison, quand on voit les immeubles sur roues que sont maintenant ces véhicules), et c’était déjà le début des voyages !

Que j’aille trois jours dans mon pays (presque) natal, une semaine en Italie, quinze jours en Islande ou un mois « ailleurs », pour moi, le moindre déplacement prend une allure de grandes vacances, m’emmenant dans des contrées où, même si je les connais déjà, l’émerveillement est souvent au rendez-vous.

Et le retour à la maison toujours un grand bonheur !

bacouettage…

Oui, je sais, vous ne connaissez pas ce mot ! C’est du patois de je ne sais pas vraiment quelle région, c’est du bavardage tout simplement, et je trouve que c’est un mot amusant. Pas vous ?

Donc, bacouettons ensemble !aube de Valentine_885

Une très belle journée hier, et ma foi aujourd’hui n’est pas trop mal non plus après un démarrage décevant. Mais l’aube d’un de ces derniers matins était splendide et méritait bien une photo…

Dans cinq jours, nous serons vénitiens pour une grande semaine. Quel bonheur ! Je n’aurai peut-être pas le temps de glisser quelque article, pensée profonde ( ;-D ) et photo sur ce « journal », ne maîtrisant pas complètement les outils qui devraient apporter des moyens indiscutables de communication ! Enfin… qui devraient… car j’ai plutôt l’impression que, certes, nous avons de plus en plus d’informations (non contrôlées parfois, non contrôlables souvent) mais que cela n’entraîne pas davantage de communication entre nous, humains. Oh, nous avons beaucoup d’amis avec les réseaux sociaux, mais ce mot porte-t-il dans ce cas sa véritable signification ? Un ami, tout de même, c’est un peu plus qu’un nom sur Face Book ou autre réseau. Oui, bon, je m’égare je m’égare ! Donc, écrivais-je, nous serons à Venezia dans peu de temps. Si tout se passe bien. Les journées seront bien occupées, avec la découverte évidemment des principaux et incontournables monuments, celle aussi de nombreux palais-musées cachés ici et là dans les quartiers et dans lesquels je n’ai encore pas trouvé le temps de flâner, mais surtout les balades au hasard des rues… le plaisir de se perdre à Venise ! C’est que, carte en main ou pas, vous vous retrouvez souvent là où vous étiez persuadé ne pas devoir aller. Heu… c’est clair, là, ce que j’écris ? Et voilà que tout d’un coup vous découvrez

une sculpture sur un vieux mur, une indication rocambolesque, une rue au nom étonnant, un pont au-dessus d’un canal où se reflètent maisons et linge séchant au soleil entre les maisons, ou s’envolant au vent, apportant ainsi un peu de couleur au ciel gris… Plus que partout, il faut se promener « le nez en l’air » à Venise ! Ici, une statue sous son dôme parasol, là ces « altana » (merci Raymond, de m’avoir retrouvé le nom), terrasses sur les toits où dit-on les Vénitiennes se doraient les cheveux au soleil pour obtenir le fameux blond vénitien…, un lion sous un balcon, et ces couleurs de murs… autant d’images que j’espère pouvoir, nouvelles techniques et cadeau de Noël obligent, vous faire partager dans ce blog depuis la Sérénissime… que vous soyez mes amis « pour de vrai » ou « virtuels » !

un peu dans la gadoue_886Enfin, pour encore quelques jours, je suis à Galembrun, et bien que la pluie nous ait un peu oubliés depuis deux jours, la terre est encore toute détrempée et « gadoueuse »…

Gourmandise, gourmandises…

Plaisir des yeux, plaisir des papilles, plaisir de l’odorat, il n’est pas toujours besoin de plats extraordinaires pour sentir monter en soi ce plaisir qu’est la gourmandise… j’ai souvenir de soupes qui mijotaient dans un grand faitout lors de certaines haltes islandaises, où on ne vous compte pas le nombre d’assiettées que vous dégustiez, réconfortantes lorsque dehors le vent plutôt frais souffle ! ce n’était pas de la grande cuisine, mais… quel plaisir !

Cazenave Bayonne_852Plaisir des yeux, en entrant dans certains lieux, telle la chocolaterie Cazenave à Bayonne, ( http://www.chocolats-bayonne-cazenave.fr/index.php ), lieu emblématique pour notre famille… fins de balades, évènements particuliers, entre mère et fille, entre grand-mère et petites-filles… entre amies. La dégustation du chocolat, au lait et bien mousseux ou à l’eau et bien épais, accompagné de tranches de brioches grillées, est encore meilleure sous la belle verrière, et dans les jolies tasses en porcelaine…

Plaisir de yeux aussi, avant le plaisir de la dégustation… dans ces pubs anglais, écossais, aux boiseries sombres, aux cuivres rutilants, avec leurs étagères garnies de whiskies, leurs panonceaux de bières… dans les belles caves de nos vignobles français… dans ces magasins de confiseries et gâteaux… ou dans cette brasserie bâloise…

En fait, le plaisir des yeux précède très souvent celui des papilles et de l’odorat ! Tenez, un vrai beau magasin de fromages, à Amsterdam, l’étalage d’épices à Assouan, les fruits secs au marché de la Boqueria de Barcelone, les senteurs des marchés de Provence, les fumets (et fumées) du stand libanais à la fête de l’Huma, une cave d’affinage de Saint Nectaire…

et tous ces plats d’ici, ou venus d’ailleurs, autour des quels on se retrouve entre amis, en famille… tous ces desserts, cannelés bordelais, biscuits de Noël, châtaignes grillées au coin d’une cheminée ou grignotées dans la rue, glaces italiennes

Sans oublier toutes ces gourmandises « nature », celle de notre région : l’ail violet de Cadours, celles de nos vergers, de nos jardins, fruits cueillis au détour d’une balade, fruits ramassés chez un producteur, vous savez, ces fruits dont le jus sucré vous coule entre les doigts lorsqu’on les croque…

Des gourmandises, il y en a tant et tant…Beaujolais_881 gourmandises subtiles, gourmandises de luxe, gourmandises nature, à croquer, à savourer, et… à déguster avec modération…

on m’a parlé de toits…

Paris_786     Quoi de plus important pour nous, humains, que d’avoir un toit au-dessus de nous ?

Et c’est toujours bien intéressant de découvrir, vus d’en haut, les toits d’ici et  d’ailleurs ! Les villes sont là, sous nos yeux, avec leurs secrets bien cachés sous des toits gris, rouges, colorés, nous invitant au rêve…

Reykjavik, depuis la flèche de Hallgrimskirkja, cette cathédrale étonnante, nous offre une tout autre vue de la ville. Car, si les maisons sont colorées, il faut bien avouer que leurs toits ne sont pas en reste ! Et du haut de la bibliothèque de l’eau, à Stykkisholmur, toits et maisons nous donnent l’impression d’un beau jeu de Lego…

Plus discrets, dans les tons de gris, parfois bien tristes lorsque le soleil n’est pas au rendez-vous, enchevêtrés, méli-mélo où par endroits une touche de rouge vient exciter notre imagination nourrie par livres anciens ou films sur des tranches de vie « exotiques », les toits des hutongs de Pékin (quand ils existaient encore), vus de la Tour du Tambour

A Édimbourg, du haut de la colline de Holyrood, toits d’ardoises, de tuiles font bon ménage, mais au château de Blair, les ardoises sont reines.

Et Rome … que ce soit depuis le château Saint Ange, depuis le Vatican ou depuis la colline Gianicolo, c’est une splendeur toute impériale qui nous éblouit… là la place Saint Pierre, ici les thermes de Caracalla, là-bas le Panthéon, et toutes ces habitations construites sur des années et des années d’Histoire !

Les campaniles de Venise sont là pour nous entrainer bien au-dessus de tout, nous faire oublier les touristes pressés, certaines boutiques où règne le « fabriqué en Chine », pour ne montrer que les tuiles au soleil, les coupoles de San Marco… (et parfois les tuiles sous la neige…, depuis « notre » appartement de Cannaregio)

Mais Paris… Paris vu du haut de Notre Dame, avec pour compagnons les animaux fantastiques, ou bien du haut d’un certain grand magasin où l’on joue « vol au-dessus des toits de l’Opéra », Paris et ses toits gris, ou verts, la meringue du Sacré Cœur tout au fond, la Tour Eiffel au milieu des toits gris des immeubles Haussmanniens, un peu de vert des squares, Paris, autre reine de cœur dans ma liste des villes de beauté…

C’est beau, une ville, d’en haut !