Londres, 5 – et fin (provisoire ?)

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Pour cette dernière page, j’ai gardé un marché : Borough Market. Une merveille. Une folie de bruit. Petits « restaurants » à grignoter, de tous les pays. Légumes bio, fruits, boissons, pies (les tourtes, pas les oiseaux…), nourriture de partout, fromages (ils n’ont pas autant de choix qu’en France, peut-être, mais ils en ont. Et dans les stands de fromages français, ils avaient la qualité !)… Le tout dans un lieu incroyable, caché sous des ponts de chemin de fer et de métro, d’anciennes halles, un enchevêtrement de chemins, indescriptible ! C’est aussi le plus vieux marché de Londres, ses origines remontent au Moyen Âge. Les prix sont assez élevés, il semblerait que ce soit très « tendance » de venir faire son marché ici… mais vraiment fantastique à découvrir.

Et pour terminer, je vous propose d’errer de ci, de là.

Architecture : je vous l’ai dit, c’est n’importe quoi ! Bâtiments géorgiens, élisabéthains, victoriens, baroques, cohabitent avec des tours de verre ou d’acier aux formes ahurissantes… vous traversez de jolis quartiers aux maisons bien alignées, mais si vous regardez en l’air, un immeuble rocambolesque barre l’horizon, semblant veiller sur les anciennes maisons…

La Tour. Ah, c’est vrai, au milieu de toutes ces architectures baroques ou contemporaines, j’ai failli oublier la Tour de Londres. Celle qui faisait tant peur… autrefois ! Superbement restaurée, mais surplombée et entourée de nouveaux bâtiments, la pauvre maintenant se retrouve perdue sur son bord de Tamise… tout juste si on la voit, lorsqu’on est de l’autre côté du fleuve !

Et restent quelques petits clins d’œil. De la « fishcothèque » à cet hôtel de Waterloo coincé entre deux ponts de métro, un rose et un bleu… en passant par l’alignement de boissons multicolores, les bizarreries de langage, les rencontres « typiques », les panonceaux de criminal offence autour de Parlement, et même une maison Michelin avec monsieur Bibendum en façade !

C’est probable, il va falloir programmer un deuxième séjour londonien… ne serait-ce que pour revoir cette brave Big Ben, les superbes bâtiments du Parlement, et au moins un peu de ce que nous n’avons pas eu le temps de voir ! Mais avec le soleil, j’espère, ce serait vraiment mieux…

PS : je reconnais que j’ai pris certaines photos à la va-vite, il me semble qu’il y a parfois un peu de flou… et pourtant, je viens de changer de lunettes 😉 !

Epouvant’ail ? ou épouvant’aulx ?

Ou aussi : l’été à la campagne, 3 !Lachapelle21août14_3483

Quelle belle journée, ce 21 août… un grand, un énorme « merci » à Corinne et Philippe. Comme lorsqu’on nous dit « venez nous voir, cet été », nous n’avons pas pour habitude de résister longtemps… nous voilà donc partis à Saint Clar de Lomagne (32, le Gers). Saint Clar, nous connaissions : le musée de l’école, les couverts un peu partout dans le village, la plaçote, la halle, les maisons en belle pierre blanche. D’accord, hors saison, pas très animé, ce gros village… Mais hier, ouh la !, que de monde ! C’était jour de fête, la fête de l’ail. Comment ?, vous ne connaissez pas l’ail de Saint Clar ? Grande lacune. Mais on va réparer ça, car l’ail, je vais vous en montrer sous toutes ses formes. Peau, épluchures, tête, gousse, tresse, compositions, l’ail est l’occasion dans notre région (Cadours, Saint Clar, Beaumont de Lomagne, et autres villages gersois) de belles fêtes, avec bandas, concours, grande bouffe ou repas gourmand (l’un n’excluant pas l’autre d’ailleurs), marché festif, bref, l’occasion de rencontres et de sourires.

Je commence par le village : la halle et son « beffroi », les couverts, l’église, la médiathèque, les maisons, le musée de l’école…

Et comme ce 21 août était jour de fête, il y avait du monde, des couleurs, une banda, et… de l’ail ! Il y avait même, sur un coin de marché, une belle troupe d’oies .

Ail blanc, ail violet, en tresses, en vrac, en sac, et surtout en compositions époustouflantes… regardez bien, ces œuvres sont faites uniquement avec l’ail, sa peau, ses épluchures, des mois de travail, et au bout, peut-être, une récompense, un prix. De « Léa se brosse les dents » à la reproduction de la halle de Saint Clar avec son marché du jeudi, en passant par l’illustration d’un conte « Jean de l’ail » (créée par des enfants), le pont du Gard, ou la découverte de l’Amérique…

Saint Clar, voilà déjà un joli bourg à découvrir. Mais il y a aussi les alentours, petits villages perchés au sommet d’une de ces collines à l’arrondi si doux, anciens châteaux cachés dans les arbres, plus ou moins remis en valeur… Et en faisant le tour de ces villages, en été, vous pourrez découvrir « la ronde des épouvantails ». Rivalisant d’imagination, d’ingéniosité… Sur la place de Saint Clar, c’est le groupe des notables du village qui vous attend. Dans le joli village d’Avezan, un robot vous accueille, et au bord du chemin, vous rencontrerez un jardinier, un pêcheur, une cueilleuse de pommes, et… le château, comme un théâtre, avec sa scène, ses coulisses, et une belle pelouse pour vous assoir… imaginez, un soir d’été, la chaleur se fait douce, les projecteurs s’allument, et un troubadour chante sous la fenêtre d’une dame… et soudain, la grande porte du château s’ouvre, et….

… et ce n’est pas fini ! Mais je continuerai plus tard, avec une merveilleuse découverte pas très loin de Saint Clar, et croyez-moi, il est des trésors bien cachés dans les plus petits de nos villages. A nous de savoir les trouver, les faire découvrir, comme l’ont fait hier Corinne et Philippe pour nous. Avezan21août14_3495Alors… suite sur une prochaine page ! Ce magnifique chat « avezien » ou « avezanais » (?) vous invite à un peu de patience…

Gourmandises vénitiennes…

D’abord, le chocolat chaud… onctueux à souhait, épais, bien sombre… accompagné d’une toute petite meringue, pour faire joli ! D’accord, il y a des lieux où il est plus délectable que d’autres. J’ai trouvé qu’à mon dernier passage à Rosa Salva il était un peu moins bon, ont-ils changé de préparatrice/teur ? de propriétaire ? Je vérifierai à mon prochain passage dans le coin ! Par contre, piazza San Marco, un régal, la cuillère tenait presque toute seule dans la tasse… heu… je blague… Et piazza San Stefano, gagné ! 5 étoiles !

mais il y a aussi les gourmandises des yeux, au marché du Rialto, les bouquets de piments, les pyramides de fruits, de légumes, le rouge éclatant, le vert, l’orange… les lumières sur le marché aux poissons qui font resplendir les pieuvres, argentent les merlans, exposent comme des coquillages précieux palourdes et Saint-Jacques… ou sur les barques les marchés flottants, légumes et fruits bien rangés, trévises rouges, pissenlits verts, artichauts violets, piles que les acheteurs font et défont…

Et les restaurants : celui juste à l’arrêt de Redentore sur la Giudecca, où le patron vous accueille avec la même cordialité, que vous soyez un habitué du lieu ou un touriste de passage (nous, voilà deux fois que nous y allons, nous allons bientôt devenir des habitués !!!)… celui bien caché entre une belle librairie et quelques boutiques, dans le coin des Toleta (rio, calle, corte…), « al vecio marangon », tout petit aussi (15 personnes maximum !), aux tables en beau bois patiné, avec sur le comptoir une belle grande « cafetière » en cuivre, où les entrées sont aussi belles à regarder que bonnes à déguster… et celui en plein cœur de Murano, « ai bisatei », restaurant d’habitués, mais que certains curieux savent dénicher, ambiance sans chichis et délices dans les assiettes… Spécialités vénitiennes ou italiennes, des spaghetti alle vongole au risotto aux fruits de mer, des sardes in saor aux gnocchi cuisinés par la mère du patron, sans oublier toutes les entrées ni les plats « principaux », les cicchetti qui vous font de l’oeil derrière leurs vitres, c’est un régal de saveurs, tant pour les yeux que pour le palais (et en palais, ils s’y connaissent à Venezia 😉 !) Certes, on ne va pas à Venise pour déguster une pizza, mais… si on aime, pourquoi s’en priver ?, on en trouve de bonnes, j’ai beaucoup apprécié la Parmeggiana.

Les desserts… tiramisù et compagnie… hélas, tous ne sont pas « maison » et parfois mieux vaut terminer sur « un caffè e il conto, per favore ! »… conto qui, à Murano, nous a été apporté sur un coin de set, fait en un rien de temps et à la main, « couleur locale » peut-être un brin accentuée, mais avec un tel sourire et une telle gentillesse ! Ou alors, comme à Burano, terminez sur un verre de vin blanc doux accompagné de busolai ou de essi…

Et dans la journée, histoire de faire une pause entre deux musées, églises, palais, ou juste pour le plaisir de regarder passer les touristes pressés, prenez le temps de déguster un petit verre en terrasse, ou dans un de ces bistrots de quartier, où les habitués ne vous feront pas la tête, échangeront quelques mots avec vous, et souriront gentiment de votre italien approximatif… Bon appétit !