Mon mois de janvier

Mon mois de janvier

Un mois de janvier 2020 bien mouvementé en France (et ailleurs, il faut bien le dire). Hélas, depuis notre campagne, il n’est pas toujours simple de participer à toutes les manifestations « en ville », et je me vois mal défiler avec une pancarte sur la place de Galembrun… quoique… peut-être ne serai-je pas toute seule au bout d’un moment, des curieuses et curieux pourraient m’y rejoindre ?

Allez, comme nous avons participé tout de même à au moins une manif par semaine, et puisque je partage un résumé en images de ce mois de janvier, voici quelques photos de manifs. Le pauvre Héraklès, sur son rocher, avait du mal à se concentrer sur son arc, avec autant de monde défilant 😉

Il a eu des journées de grand soleil, un dimanche de balade tranquille dans le coin. Haies fleuries, terres labourées, champs de colza aux rangs bien alignés, petites mares bien remplies où le ciel se reflétait avec bonheur, et au retour le clocher de l’église doré sous le soleil du soir.

Il y a eu des journées de brume, qui se sont transformées en après-midi de printemps et des journées de pluie et de grand vent qui ne se sont pas transformées… Des moments de jardinage, pour remettre un peu en état mon carré d’herbes (où des jonquilles ont trouvé de la place, mais d’où viennent-elles ? mystère, je ne les ai pas semées, ni là ni ailleurs…), un après-midi ensoleillé. Un tour de jardin, petit inventaire des fleurs nouvellement arrivées, violettes, hellébores. Ce matin, les herbes étincelaient sous le soleil après la pluie de la nuit, une fleur de ficaire pointait… petits bonheurs de la nature… Je crois que j’ai fait mienne cette phrase d’Epicure : « Celui qui ne sait pas se contenter de peu ne sera jamais content de rien », non pas faute de mieux, mais plutôt par bon sens 😉

A midi, nous avons enfin réussi à fêter l’anniversaire de Guillemette ensemble, Mathusine junior et Mathusine senior réunies… Pour nous (Raymond et moi) qui passons souvent nos journées dans un grand calme, c’est assez ébouriffant !!!! mais ça nous fait du bien 😉 . Attrape-rêves fait par Clémence, très chouette. Et encore un très beau dessin de Manon.

En fin de journée, en allant porter leur repas aux poules du voisin, j’ai profité de la vue toujours aussi lumineuse sur notre coulée verte (je croise les doigts pour que JAMAIS on ne puisse vendre et viabiliser cette petite vallée…) vers le bois de Galembrun. Sur le talus, le cognassier du Japon est recouvert de boutons et fleurs déjà ouvertes.

Dans le bout de champ où sont les poules, toutes les anciennes machines agricoles de Maurice sont ça et là, rouillées, abandonnées, mais dignes d’un musée des vieux outils. Quel dommage, mais qui pourrait être intéressé ?

Sur le chemin du retour, la mousse et le lierre habillent les pierres du vieil abri, et au coin d’un mur les pervenches fleurissent.

Devant mon bureau, le cyclamen joue avec son ombre sur la vieille poterie rapportée des Cigalons, autour de laquelle le lierre s’enroule joliment.

Il y a eu de beaux couchers de soleil pendant ce premier mois de 2020… je ne les ai pas tous photographiés, souvent parce que j’étais trop plongée dans les dossiers du festival de cet été (Festival Danses et Musiques Pour Tous, du 13 au 19 juillet 2020) et que j’en oubliais l’heure… mais quand j’étais dehors, quel régal !

Demain février débute… dimanche, au marché de Launac, crèpes et café au programme ! Mais pour terminer ce tour dans mon mois de janvier 2020, soleil couchant sur le mur d’entrée, avec (encore une fois) le jeu d’ombres de quelques vieux outils et bouts de ferrailles récupérés dans la maison lorsque nous y sommes arrivés, il y a 47 ans !

Jouez hautbois, résonnez bassons !

Jouez hautbois, résonnez bassons !

L’atelier de facteurs d’instruments à vent de messieurs Muscat et Duclau, « réparateurs de tuyaux », avait invité hautboïstes et bassonistes à découvrir la « nouvelle » collection de la maison Rigoutat-Buffet Crampon, ce vendredi.

L’occasion pour certains de retrouver des amis, anciens ou plus jeunes, retraités ou actifs, avec (bien entendu) une pause déjeuner…

Pour une fois, j’avais laissé mon appareil photos à la maison… alors que j’avais devant les yeux un extraordinaire atelier ! Car il ne faut pas se méprendre sur le titre de la page d’accueil du site http://duclau-muscat.com/ : « le bon magasin à tuyaux de Messieurs Muscat Duclau » (qui d’ailleurs leur a valu quelques coups de fil de demande de réparation en plomberie 😉 ). Réparateurs, certes, vendeurs aussi, mais surtout de véritables artisans-artistes ! Personnellement, même si je connais bien ces deux artisans, je n’avais pas beaucoup eu l’occasion de me balader dans cet atelier… mais ce mardi, pendant que certains essayaient les instruments et pièces mises à leur disposition, j’ai profité de l’occasion pour faire quelques images.

N’étant restée que le matin, je n’ai assisté qu’aux essayages des bonnets de bassons apportés pour l’occasion. Tests, échanges, écoute… Même mon oreille d’altiste 😉 a su faire la différence entre les différents essais. Et c’est vraiment étonnant de saisir comment une seule pièce (ici, le bonnet, soit la « tête » du basson) peut agir sur la sonorité, et convenir à un-e instrumentiste mais moins à un-e autre. Pourtant, dans les cordes, nous avons ce ressenti parfois si différent d’un instrumentiste à l’autre, avec nos instruments et nos archets….

Et pendant que Mylène essayait et re-essayait un bonnet, sous l’œil attentif ou plutôt l’oreille attentive de ses collègues et ex-collègue, Jean-Marc Duclau remettait en état un tuyau ( 😉 ) de cor…

Je n’ai entendu que quelques notes de hautbois, l’après-midi, il fallait tout de même rentrer, laisser les amis, les collègues… contente de les avoir revu-e-s, et d’avoir fait (même rapidement) la connaissance de nouveaux !

Si vous ne savez où vous adresser pour faire remettre en état (ou acheter ou essayer) un instrument à vent, c’est la bonne adresse ! Un peu compliqué à trouver, dans une minuscule rue et pas en centre ville exactement, mais un lieu vraiment sympathique et accueillant. Et surtout de vrais professionnels.

Balade en pays Bisontin

Balade en pays Bisontin

Comme chaque année, nous nous retrouvons entre amies et amis pour passer ensemble le changement d’année… cette fois, c’étaient les amis de Besançon qui recevaient. Nous voilà donc partis, le 28 décembre, pour « monter » vers l’Est ! Route tranquille, traversée du Massif Central, puis la « transversale » qui nous fait frôler Montceau-les-Mines et Beaune…

Tout le monde se retrouve le 29 en fin de journée…

Première découverte : le musée des Beaux Arts, tout récemment rénové. Une exposition : la Chine rêvée de François Boucher.

Le musée est vraiment intéressant, tant du point de vue « mise en espace » que par la richesse des œuvres présentées. Je me suis régalée, mais je n’ai pas tout vu, il va me falloir encore un ou deux passages pour pouvoir tout apprécier !… Parmi les tableaux, des Courbet bien sûr (le grand tableau sur la chasse, magnifique certes, mais qui me fait horreur), et de ses contemporains. Parmi d’autres tableaux, petit clin d’œil pour Jean-Luc, qui nous racontait ses déboires à propos d’un tableau représentant St François d’Assise parlant aux oiseaux, ou son enfance religieuse, avec « la leçon de catéchisme », et « St François d’Assise parlant aux poissons », mais aussi un petit tour en Égypte ancienne, ou bien une vision de la Vouivre (personnage légendaire de Franche-Comté, mais pas uniquement), ou le buste de cette superbe jeune femme… bref, quelques uns de mes coups de cœur :

Et l’architecture intérieure… murs de béton, rampes, escaliers, les époques s’enchevêtrent, et par les ouvertures sur la superbe place de la Révolution, vues les toits de la ville, ou la grande roue installée là pour les fêtes.

Le lendemain, dernier jour de 2019, temps superbe. Parfait pour le pique-nique traditionnel ! Il ne faisait pas chaud chaud, mais nous avons respecté les traditions, et sommes partis pour le site de la source du Lison. Magnifique.

J’ai d’ailleurs pu comparer le Lison « en vrai » avec celui du tableau vu la veille au musée des Beaux Arts de Besançon :

Nous sommes allés jusqu’au Creux Billard, courte mais ardue grimpette… merci les genoux !

Et c’était l’heure du pique-nique

J’avoue, il faisait bien frais… mais le pont du diable n’était pas loin, alors nous y sommes partis ! petite route, sous-bois, la campagne, et une plongée vers le ruisseau de Château-Renaud vertigineuse ! Voici le lien vers la légende. En fin de page, vous verrez la tête du diable, que je n’ai pas pu photographier, il aurait fallu que je m’attache à une corde… : https://www.lieux-insolites.fr/doubs/pontdiable/pontdiable.htm

Réveillon le soir, vœux, et le séjour s’est poursuivi entre parties de whist, de scrabble, discussions, balades le long de la boucle du Doubs à Besançon… et non, pas de photos : le froid peut-être ? mon appareil refusait de faire toute mise au point ! J’ai tout de même fait celle-ci, avec mon téléphone, un coin de mur m’a attiré l’œil :

La route du retour s’est passée sous la grisaille, le brouillard, la pluie… les puys avaient disparu, par moments, on ne voyait plus que le ruban de l’autoroute… retour tristounet !

Et nous voici repartis pour une nouvelle année, avec ses joies, ses peines, ses luttes. Je souhaite qu’elle vous apporte du soleil dans le cœur et dans la tête, qu’elle vous enthousiasme, qu’elle vous fasse… tout le bien que vous désirez !