Images, souvenirs de la Sérénissime : en vrac !

Oui, parce qu’il faut bien en finir un jour, et revenir à notre printemps franco-campagnard 😉 ! Alors, dans le désordre (mais désordre splendide), souvenirs de la Ca’Mocenigo, de la Ca’Pesaro, du musée Accademia (clin d’oeil à mes collègues et néanmoins ami-e-s), de la Fenice…

… des ruelles, des toits et des cheminées…

… des tags et autres dessins de pas de porte, des rencontres de rues, des préparatifs pour une fête, des annonces ici et là…

… des masques, encore… dont un qui, intrigué par Manon et son carnet de croquis, est venu lui demander de lui envoyer ses dessins !

… la place de Sant’Angelo, et son campanile qui fait douter de la façon de prendre une photo…

… Castello, autre quartier à découvrir, avec son calme, le linge qui sèche au-dessus de nos têtes, ses images antinomiques…

… sans oublier…

Maintenant, vous savez tout (ou presque) de ce séjour vénitien ! Il me reste quelques jours pour essayer de profiter tranquillement de ce printemps, des fleurs de pruniers à celles de cerisiers, des muscaris, des champs jaune citron du colza… dans une semaine puis dans deux, Purpan. Ensuite, j’espère que je ne verrai plus mes photos en flou, et que tout ira mieux ! A bientôt.

Venezia, J1 et 2

Je me doutais bien que ne serait pas simple de « poster » des nouvelles sur ce blog avec ma tablette ! Ce n’est jamais que mon quatrième essai…. Alors je crois que je vais me contenter de mettre quelques photos, et je raconterai plus tard. Je commence par l’arrivée à l’l’aéroport. Début d’après midi, mais debout depuis 5 heures du matin, nous étions déjà un peu fatigués…

Tant pis. Installation rapide dans l’appartement, et nous partons à la découverte de la ville, son carnaval, ses palais, ses canaux, ses rues, ses musées, bref tout ce qui fait la beauté de cette ville.

Alors voilà,quelques photos des 2 premiers jours, en vrac, et en espérant que ce quatrième essai sera le bon parce que là, vraiment, j’ai bien sommeil, et que demain debout pas trop tard pour aller à Murano et Burano.

Sans oublier les gelaterias ! Et nous en avons trouvé une « atomique », dixit Manon.

Balades à venir…

Balades à Venise. Dans sept jours nous y serons, pour une semaine.

En plein Carnaval (oui, encore !), puisque cette fois nous partons avec « les filles » qui ne connaissent pas. Nous retrouverons avec bonheur notre quartier « habituel », Cannaregio. Et tout ce qui fait que cette ville nous tient tant à cœur !

Malgré nos visites et re-visites Vénitiennes, j’ai trouvé quelques petits endroits que nous ne connaissions pas encore ! Bien sûr, comme à chaque fois que nous y partons avec quelqu’un qui ne connaît pas ou très peu Venise, j’appréhende : vont-elles aimer? détester ? s’ennuyer ? Les Costumés seront là, certes, pour favoriser la curiosité, mais il y a tellement d’autres découvertes à faire ! Les ponts, les rues, les palais, les cours, le linge au-dessus de nos têtes, les murs décrépits mais si attachants par les histoires qu’ils nous disent, le Grand Canal et sa suite de palais, les rii et leurs reflets changeants, les îles, les marchés flottants, le traghetto qui nous mène au marché du Rialto, les vaporetti, les campaniles aux airs penchés (et même plus que l’air…!), les places, les églises et leurs décors baroques, tant et tant de merveilles… Bref, nous verrons bien. En attendant les photos de 2019, voici quelques souvenirs….

Venise, J6

DSC_0746_10477Le soleil est toujours là pour notre dernière vraie journée. Nous espérons bien pouvoir profiter dimanche d’une bonne demi-journée, mais la météo annonce de la pluie…

Donc, ce samedi 6 février au matin, nous partons vers le musée Ca’ Pesaro. Programme un peu chargé, puisque nous avons aussi prévu le palais Mocenigo (mon préféré), le Ghetto, la partie ouest de Cannaregio, et revenir jusqu’à San Giovanni e Paolo pour le musée de la médecine ! Du coup, nous « zapperons » la partie asiatique de Ca’Pesaro… très intéressante, mais qui mérite plus qu’un passage au pas de course. Surtout que, finalement, nous passons beaucoup de temps au premier étage de ce musée… statues, tableaux du début du XXème à nos jours, plafonds rococo, sols anciens… les œuvres contemporaines du deuxième étage me confortent dans l’idée que certains « artistes » se moquent complètement de nous : exposition d’un escabeau avec pot de peinture, vieux chiffons… un tuyau Castorama peint en « jaune vaporetto »  et grimpant tout le long du bel escalier de ce palais XVIIème… toutes ces « installations » me dépassent. Non, désolée, je n’ai pas fait de photo, même pour sourire… Mais j’ai piqué sur le site du musée deux photos de ces « installations » dites œuvres d’art.

Heureusement, le palais Mocenigo n’est pas loin, et nous pouvons nous remettre les yeux en place après cette « prise de tête » contemporaine. Au risque de passer pour une imbécile, j’avoue qu’une œuvre qui a besoin d’une page d’explication sur le pourquoi du comment des états d’âme du créateur a du mal à me toucher. Si le courant ne passe pas du premier coup d’œil, ou si je dois étouffer un fou-rire, pas la peine d’insister… Bref. Quelques mètres plus loin, arrêt visite de San Stae, et dans la rue qui mène au palais Mocenigo, en levant les yeux (impératif à Venise !), nous croisons encore une installation contemporaine…

et nous voici en plein XVIIIème siècle, appartements, costumes, tableaux, lustres de Murano, parfums…

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas écrit 😉 , entre ces palais XVIIIème, leur décoration, et l’art contemporain, on passe vraiment d’un état d’esprit à une toute autre vision de l’art, et je peux autant aimer des œuvres contemporaines que sourire devant les fanfreluches et falbalas d’une époque bien lointaine. Tout de même, je ne coince pas à ce point ! Nous continuons notre chemin, jusque chez le Capitaine Crochet, le restaurant « capitan Uncino », sur le Campo San Giacomo dell’Orio. Un restaurant découvert en 2012, et où nous aimons bien revenir. C’est qu’il nous faut reprendre des forces pour le chemin jusqu’au Ghetto, et surtout, la rue Rio Terra di Spagna est bordé de tellement de boutiques que si on n’y prend pas garde on peut y passer beaucoup de temps… donc encore une fois je bouscule mes troupes et leur demande de mettre des œillères 😉 , pour arriver dans les deux Ghetto.

On sent bien que c’est la fin de semaine, en ce début d’après-midi c’est la grande foule. Mais pas dans le Ghetto, bien calme, tranquille… les masques et costumés ne s’y promènent pas, il n’y a pas beaucoup de boutiques ouvertes (on est samedi). Nous en profitons !

Le groupe se sépare, les unes partant faire un tour chez Peggy Gugenheim, faire quelques achats, lécher quelques vitrines, et les autres traversant Cannaregio vers Castello en longeant les beaux quais, fondamente della Senza, dei Mori, della Misericordia, et retrouvant nos copains les Mori, ainsi que le chat du quartier (sûr, il nous a reconnus !), le pont sans parapet…

Et c’est le musée de la médecine, que Janine souhaitait visiter. On entre dans l’hôpital de Venise, grand hall, et le musée se trouve à droite. En fait, je n’ai trouvé aucune référence sur mes guides à propos de ce musée… on parle de « poussiéreuse bibliothèque », et ses « imposants plafonds boisés », et j’ai dû confondre avec un musée d’une autre ville, car il me semblait avoir lu quelque chose de plus précis. La grande salle n’est pas du tout poussiéreuse, et les plafonds de l’albergo en particulier sont effectivement superbes. Vieux manuscrits, anciens outils de soins….., le tout dans de belles vitrines et avec des jeux de glaces amusants…

Nous rentrons par les Mercerie, encore quelques costumées, dont deux démons flamboyants, une gondole nostalgique… demain, Venise, c’est fini…

et puis le soir tombant vite, nous arrivons à nous perdre en essayant un nouveau chemin pour aller de l’arrêt du vaporetto à notre dernier rendez-vous apéritif, au coin du campo San Agostin… !

La liste des souvenirs de ce séjour se termine… encore une ou deux visites demain, et nous reprendrons l’avion.

Venise, J5

DSC_0696_1_10451Une journée de balade ici et là, dans Cannaregio, puis San Marco… après tout, c’est le Carnaval, et les costumés sont si fantastiques à découvrir ! Mais nous commençons par du lourd : une fonderie de bronze. Dans Cannaregio, oui oui. Près de la lagune, au cas où ? Nous avions déjà vu cette fonderie ( http://www.valese.it/ ), mais le four n’était pas allumé… cette fois, c’était le bon moment, la fusion était en train de se faire. Bon, là aussi, la visite est devenue payante. Paolo nous explique que c’est pour dissuader les personnes qui prenaient le prétexte de la visite pour piquer des idées, voire des petites choses par-ci par-là… Petite anecdote : Raymond passant difficilement inaperçu, Paolo me dit qu’il l’a bien reconnu ! Par contre, pas question d’acheter au « prix atelier » un joli masque ou un heurtoir de porte ou autre si vous n’avez pas de liquide : il faut aller à la boutique, calle Fiubera. Voilà pour le côté pratique. Pour le reste…

Nous sommes restés dans l’atelier près de deux heures, fascinés par le travail de ces artisans. Le programme remanié en fonction du temps et des envies du moment, nous voici partis (au passage, je note que le tailleur de pierre de Santa Fosca a disparu… les promoteurs immobiliers ont gagné) vers l’église dei Miracoli, et le joli campo santa Maria Nova (par contre, le patron du bar au coin de la place n’est pas vraiment sympa… ou il s’est levé du mauvais pied… bref, il fait soleil, certes, mais frisquet, tant pis, nous n’avons pas envie de chercher plus loin). Ruelles, places, puits, reflets et gondole…

Quelques costumés passent, photos, poses…

Campo San Giovanni et Paolo, encore un beau puits, et… le salon de thé-pâtisserie Rosa e Salva… incontournable de nos passages à Venise 😉

 

DSC_0596_10434Nous notons les horaires de visite de la Scuola Grande di San Marco (l’hôpital, en fait, mais on visite l’entrée et les salles du haut, où se cache le musée de la médecine), nous y reviendrons le lendemain. Un « vide-greniers » se tient sur la place, sur le côté de l’église, nous y faisons un tour, et j’y trouve quelques perles de Murano… vraies anciennes ou fausses ?, elles sont jolies, le vendeur est sympa, tant pis, je prends… Après la pause goûter chez Rosa e Salva, nous passons par les petites rues pour admirer le petit palais della Tete, dressé comme un vaisseau sur les rii… avant d’arriver sur le Campo Santa Maria Formosa. Un beau groupe de costumés pose sur les escaliers du palais Grimani. De jeunes garçons jouent au foot dans un coin de la place. Un des costumés ne résiste pas à l’appel du ballon…

Arrivés place Saint Marc, nous décidons de faire le tour de l’intérieur de la basilique où nous ne sommes encore pas entrés (photos interdites, tant pis), puis d’aller visiter le musée Correr. Sur la place, c’est l’heure du concours de costumes, les uns patientent au pied de la piste, d’autres se baladent, et sous le soleil les masques étincellent…DSC_0622_1_10469Le musée Correr… à ne pas manquer, non plus ! Les appartements impériaux, les richesses du musée, l’Histoire de Venise, tableaux, sculptures, la bibliothèque monumentale, autant de trésors à découvrir, et pourtant je me suis toujours promenée dans ces salles très tranquillement, à croire que peu de personnes ont l’idée de le visiter…

La place San Marco paraît bien bruyante après ce moment de calme, et certains costumes un peu clinquants… mais les couleurs, les sourires, la gentillesse des costumés pour se laisser photographier ont vite fait de nous remettre dans l’ambiance ! En prime, concert avec un Brass Band. Plaisir des yeux et des oreilles, pourquoi s’en priver ? !

La cinquième journée se termine… soleil couchant sur la Salute et les gondoles le long de la piazzetta, et retour en vaporetto au milieu des plumes de paon et de costumés…

Bientôt la fin du séjour…

Venise, J4

Changement complet de lumière, ce jeudi 4 février : ciel bleu et soleil radieux. Les couleurs sont sublimées, les barques au repos semblent plus pimpantes, les vérandas et altanas plus accueillantes, et même les embouteillages sur le rio paraissent plus amusants…

Nous ne respecterons pas le programme prévu, on ne sait jamais, si la pluie revenait… et donc en avant pour Murano et Burano ! Tout de même plus agréables à visiter avec le beau temps. Le plus court chemin pour arriver à Fondamenta Nuove, pour nous, est d’aller prendre le traghetto de San Sofia, puis par les petites rues arriver jusqu’à l’église des Jésuites, et sur le quai. Mais tellement de surprises sur le chemin… un atelier de chaussures, aperçu des fenêtres donnant sur la place… le Grand Canal scintillant… sculptures ici et là, au ras du sol ou tout en haut des murs de briques… reflets sur les rii…

Arrêt chez Pietro Dri « il forcolaio matto », atelier où nous sommes accueillis avec un grand sourire (ce qui nous laisse penser que la boutique de la veille avec son « je travaille, entrée non souhaitée » » était une exception).

Et visite de la belle église des Gesuiti, toute de marbres bleus (il paraît qu’ils sont verts, moi je les ai vus bleus…) et blancs, rococo à souhait, avec là encore des toiles du Tintoret, du Titien. Et une entrée libre.

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Sur le quai tout ensoleillé, vue sur les montagnes enneigées, sur San Michele (que nous zapperons, car il faut avouer que nous avons un peu traîné en route, enfin, traîné n’est pas le mot, nous avons pris le temps d’admirer et découvrir…), et sur Murano.

A l’arrivée à Murano, les habituels rabatteurs pour les ateliers de verre nous attendent (enfin, pas juste nous 7, mais les personnes qui débarquent…), mais ce n’est que pour nous emmener dans un atelier d’exposition… à ma question de visite d’atelier, on me répond que tous les fours sont en réfection, qu’aucun atelier n’est ouvert au public ! Nous quittons les lieux aussitôt, pour retrouver les quais et… la multitude de boutiques exposant tant et tant de « yoyes » comme on dit chez moi. Probablement pas tout « fait à Murano »… Quelques boutiques sont tout de même plus attirantes, proposant de belles œuvres, heureusement.

Finalement, je tente le coup de demander chez Cenedese si on peut visiter les ateliers (nous y étions entrés, en 2014, mais avions pris rendez-vous). Une charmante jeune femme hésite un peu, puis finalement accepte, mais cette fois la visite est payante. Visite très intéressante, nous sommes restés presque une heure à regarder, avec toutes les explications et les réponses à nos questions, les artisans créer une méduse enchâssée dans un bloc de verre. Opération délicate visiblement. Et nous sommes repartis enchantés de notre arrêt.

Bon, ce fut un peu long, et de visite en arrêt, le temps passe vite… Encore quelques haltes, rencontre avec un petit duc de Murano, un beau puits…

Mais avant d’entrer dans le restaurant plus que sympathique du campo San Bernardo, j’arrive à bousculer un peu tout le monde pour aller jusqu’à la basilique dei Santi Maria e Donato, une des plus anciennes et des plus belles églises de la lagune : merveilleuse mosaïque bysantine dorée de l’abside, un sol en mosaïques étonnant : oiseaux exotiques, figures mythiques, formes géométriques… (et l’extérieur, côté canal, est magnifique)

On embarque à Faro pour Burano… l’arrivée est toujours étonnante, avec le campanile bien penché… mais j’aime, quand le temps permet l’arrêt à Mazzorbo, faire le tour du jardin de ce petit bout d’île, sauf que cette fois la sortie ne fonctionnait pas, et que nous avons dû faire demi-tour pour prendre le pont en bois qui raccroche Mazzorbo à Burano !

Que dire de Burano, sinon que la couleur est omniprésente, même si parfois les façades craquèlent… le musée de la dentelle, du « merletto », expose des chefs d’oeuvres. Quelques mamies y travaillent en papotant, et cette fois les résultats d’un concours d’œuvres sur la solidarité, la paix et la diversité étaient exposés.

C’était le jour du Carnaval des enfants… costumes bien différents de ceux qui déambulaient place Saint Marc ou San Zaccaria, ambiance bien bruyante, mais tellement tranquille, bon enfant et heureuse !

De « vrais » costumés profitaient aussi des couleurs de l’île, des enfants couraient entre les maisons, le linge séchait, le soleil se couchait….

Nous avons repris le bateau pour la longue traversée vers Venise… ciel rose sur Burano, ciel rougeoyant sur Venise…

Il restait encore une découverte à faire, sur le retour de Fondamente Nuova à la place San Marco, où nous reprenions le vaporetto pour San Stae :

L’incroyable librairie « Acqua Alta », ses escaliers de vieux livres, ses piles de livres dans toutes les langues, de tous les genres, dans des baignoires, des barques, des kayaks, des gondoles… Un bric-à-brac ahurissant dans lequel on se promène, et où le patron vous trouve en un clin d’œil le livre demandé… !

Demain, ou après-demain, la cinquième journée… à moins que je ne vous propose un petit tour à Saint Sernin… sous la pluie… Bonne soirée !

Venise, J2

DSC_0105_9838Gros dilemme : plus d’une centaine de photos pour ce deuxième jour à Venise ! Et pourtant, j’avais emmené ma petite troupe dans un coin que je commence à bien connaître, et où je n’avais pas prévu de faire des tonnes d’images, les ayant déjà dans les yeux et la tête… mais que voulez-vous, quand on aime… on n’hésite pas à photographier ! Donc, ce mardi 2 février, nous voici en « route » pour San Pietro et Castello. Changement de vaporetto à San Marco, où, je l’avoue, j’avais prévu de rencontrer ce groupe de costumés un peu particulier, dont je suivais l’aventure depuis plus d’un an sur le blog : http://objectifcarnavaldevenise.com/category/avec-les-eleves/ . Peut-être les avez-vous aperçus dans l’émission « 66mn Grand Format » sur la 6 ( http://www.6play.fr/66-minutes-p_825/Emission-du-14-fevrier-c_11550292 ) ? Une véritable performance, tant pour ces élèves que pour leurs professeurs, et les parents ! Chance, à peine arrivés sur la piazzetta je les ai trouvés.

Je serais bien restée un peu plus avec eux, leur dire combien j’ai admiré leur travail, j’aurais aimé parler avec les mamans accompagnatrices, mais… le planning de visites-balades était là… Donc, j’ai juste eu le temps de leur glisser que j’avais suivi leur histoire et que ce qu’ils avaient réalisé était formidable, et j’ai retrouvé les amies devant d’autres costumés, avant de partir vers notre embarcadère pour Giardini.

Après tout de même une petite visite dans le hall du « Danieli »… Les « riva » défilent depuis le vaporetto, vers Giardini… Belle vision du campanile de San Giorgio dei Greci…

S’il est un coin retiré dans Venise, c’est bien San Pietro ! D’un calme étonnant après la foule sur les « riva » entre saint Marc et la via Garibaldi, cette petite île permet au touriste de vraiment souffler. De Giardini, sur lequel Garibaldi et son lion veillent, on longe Sant’ Anna avec son bateau marchand de fruits et légumes,

et on passe le pont, San Pietro est là, avec son campanile, penché lui aussi (à moins que ce soit les maisons qui penchent ?), sa superbe basilique, les filets de pêche sont encore mouillés, les enfants jouent sur l’herbe… une toute petite île, reliée à Castello par deux ponts.

Castello… autrefois mal famé (? paraît-il), ses ruelles, ses cours, les miroirs des rii, les étendoirs de linge, la rencontre étonnante du Parti Communiste et de Jésus à l’entrée d’une rue, un superbe tag, et… cette interdiction de déposer des ordures visiblement pas comprise par tous !

Arsenale et ses murailles, son portail imposant…

les cloîtres imbriqués de San Francesco della Vigna, le commissariat de Brunetti,

et tous ces « médaillons » gravés sur les façades des maisons, animaux étranges, vierges, angelots… dans des entrelacs de fils électriques !

J’ai retrouvé cette « cantina » aux tags superbes, où les slogans contemporains et l’ancienne raison d’être du bâtiment se rejoignent :

au hasard des rues, des costumés ne refusant pas la pose photo, un vieux portail, de jolis magasins colorés…

Nous passons faire un petit coucou à Vivaldi, place Bandiera e Moro…

Il fait déjà sombre quand nous arrivons à l’église San Zaccaria, tableaux à foison, sa crypte superbe, les ors de la chapelle bien cachée…

et la traversée de San Pietro à San Marco s’achève, les jambes un peu fatiguées, encore un ou deux maschere, et repos sur le vaporetto jusqu’à « chez nous ».

La météo ne s’annonce pas souriante pour la troisième journée, on verra bien !