Échappée familiale, 4

Échappée familiale, 4

(et fin). Ce samedi 10 octobre était tout ensoleillé, bleu, juste ce qu’il fallait pour une belle fête d’anniversaire ! Petit tour dans Coincy (02), appelée parait-il « la petite Venise de l’Aisne »… nous n’avons vu qu’un ruisseau, l’Ordimouille, qui traverse le village, mais après tout, pourquoi pas ? 😉

Une église, Notre Dame de l’Assomption, dont nous n’avons pas trouvé l’entrée… (ou du moins pas de porte ouverte), mais de la chambre où nous étions, belle vue du clocher (et dès 7 heures du matin, réveil bien sonore… 😉 ) ! J’ai cherché en vain des renseignements sur cette église, dont une partie semble avoir disparu.

L’après-midi, visite guidée de Château-Thierry au programme. Un monsieur plein de bonne volonté, qui nous a dit être à la retraite, apparemment seul disponible ce jour-là, mais dont la spécialité était les passages de la guerre 14/18 à Château-Thierry. Surtout avec des cartes postales. Ah… nous étions loin de notre guide-conférencière des Hauts Tolosans, Chantal… Mais heureusement, il n’y a pas que les aventures guerrières de la ville à découvrir, et notre guide avait aussi quelques connaissances sur l’Histoire de Château-Thierry et ses illustres habitants ! Dont Jean De La Fontaine. Maison natale transformée en musée, et une ou deux anecdotes sur ce monsieur pas très sympa au final… moraliste, peut-être, mais dans ses fables…

J’espère bien revenir visiter plus tranquillement la ville. De belles maisons, une tour de l’Horloge, d’anciennes fontaines (ce fut une ville d’eaux), un château médiéval avec murailles et presque tout ce qui va avec un château-fort, l’ancien Hôtel-Dieu transformé en musée (comme la maison de La Fontaine, d’ailleurs), et de jolis clins d’œil aux fables par-ci par là dans la ville.

Juste en face de l’entrée du château-fort, un joli jardin médiéval, où j’aurais bien voulu flâner un peu (et pas seulement moi…), mais notre guide était déjà reparti vers la ville !

J’avoue être restée un peu sur ma faim, mais ce n’est que partie remise, j’espère ! Retour à Coincy par de petites routes, parfois entre deux bois, parfois entre deux champs de betteraves. Et le soir, nous avons pu fêter les 50 ans de Joëlle. Quelques jours de vadrouille bien agréables, de rencontres sympathiques, de retrouvailles familiales. Prochaine échappée mi-novembre vers le Beaujolais, car les amis nous attendent pour « le nouveau »…

Échappée familiale, 3

Échappée familiale, 3

Après une dizaine de jours avec une grosse reprise des activités, je replonge dans les moments de cette semaine d’échappée vers le presque haut de la France ! D’autant qu’aujourd’hui le vent souffle en rafales, le ciel est bien gris… ce n’est pas que le ciel était bleu, ce vendredi 9 octobre, pour notre route vers Coincy (02), mais nous avons fait quelques découvertes, sur la route vers Auxerre (que j’avais envie de découvrir, même rapidement…). En Puisaye, au hasard d’une jolie petite route, au-dessus du village de Druyes-les-Belles-Fontaines, un étonnant château-fort du Moyen Âge, construit à la fin du XIIème par les comtes de Nevers sur la colline dominant la vallée de la Druyes.

Un peu plus loin, un moulin. Inaccessible, portails verrouillés… dommage.

Vers midi, arrivée à Auxerre. Encore une ville en hauteur ! Alors nous avons programmé Cocotte pour nous amener jusqu’à la place de la Mairie, en principe centre ville de toute ville qui se respecte ! Nous sommes donc arrivés au pied de la Tour de l’Horloge. En travaux… mais en plein dans la zone piétonne, parfait pour une visite rapide du centre de la vieille ville. Et là (voilà ce que c’est quand on ne prépare pas ses visites 😉 ), nous découvrons que le lien pour la visite de la ville est… Cadet Roussel. Car ce monsieur, moqué dans la chanson pour ses excentricités, fut premier huissier audiencier au bailliage et siège présidial d’Auxerre !

Il n’y a pas que lui comme célébrité de la ville. Au hasard de notre balade, nous avons rencontré Marie Noël (poétesse), Restif de la Bretonne (écrivain), et – va savoir ! – il y en a peut-être encore d’autres ?

Vieilles maisons parfois rénovées, parfois « en l’état », ruelles en pentes, espace piétonnier, quelques enseignes préservées ou anciennes

Encore une ville qui mériterait un plus long passage, bien sûr… les bords de l’Yonne, quatre ou cinq églises, des parcs et des jardins… Nous étions tout près de la cathédrale Saint Etienne, église édifiée sur plusieurs siècles, romane, incendiée, rebâtie au XIème, à nouveau détruite puis reconstruite au XVIème, bref, beaucoup de constance pour garder cet édifice majestueux. Portails gothiques racontant plein d’histoires, vitraux magnifiques avec là aussi quelques histoires, immense nef. Et un orgue qui m’a semblé récent.

En quittant la ville, nous avons pu l’admirer depuis les bords de l’Yonne, mais malheureusement nous n’avons pu nous arrêter… c’est sur le site de l’Office de Tourisme d’Auxerre ( https://www.ot-auxerre.fr/ ) que j’ai volé cette image :

Un peu de route sous la pluie, vers Coincy.

Et nous avons enfin vu des coins de ciel bleu. Champs de betteraves à perte de vue, coteaux, forêts… Rue du Dauphin, une belle vieille maison, chaleureuse, des ami-e-s à découvrir, nouvelle halte familiale, jusqu’à dimanche !

Balade en pays Bisontin

Balade en pays Bisontin

Comme chaque année, nous nous retrouvons entre amies et amis pour passer ensemble le changement d’année… cette fois, c’étaient les amis de Besançon qui recevaient. Nous voilà donc partis, le 28 décembre, pour « monter » vers l’Est ! Route tranquille, traversée du Massif Central, puis la « transversale » qui nous fait frôler Montceau-les-Mines et Beaune…

Tout le monde se retrouve le 29 en fin de journée…

Première découverte : le musée des Beaux Arts, tout récemment rénové. Une exposition : la Chine rêvée de François Boucher.

Le musée est vraiment intéressant, tant du point de vue « mise en espace » que par la richesse des œuvres présentées. Je me suis régalée, mais je n’ai pas tout vu, il va me falloir encore un ou deux passages pour pouvoir tout apprécier !… Parmi les tableaux, des Courbet bien sûr (le grand tableau sur la chasse, magnifique certes, mais qui me fait horreur), et de ses contemporains. Parmi d’autres tableaux, petit clin d’œil pour Jean-Luc, qui nous racontait ses déboires à propos d’un tableau représentant St François d’Assise parlant aux oiseaux, ou son enfance religieuse, avec « la leçon de catéchisme », et « St François d’Assise parlant aux poissons », mais aussi un petit tour en Égypte ancienne, ou bien une vision de la Vouivre (personnage légendaire de Franche-Comté, mais pas uniquement), ou le buste de cette superbe jeune femme… bref, quelques uns de mes coups de cœur :

Et l’architecture intérieure… murs de béton, rampes, escaliers, les époques s’enchevêtrent, et par les ouvertures sur la superbe place de la Révolution, vues les toits de la ville, ou la grande roue installée là pour les fêtes.

Le lendemain, dernier jour de 2019, temps superbe. Parfait pour le pique-nique traditionnel ! Il ne faisait pas chaud chaud, mais nous avons respecté les traditions, et sommes partis pour le site de la source du Lison. Magnifique.

J’ai d’ailleurs pu comparer le Lison « en vrai » avec celui du tableau vu la veille au musée des Beaux Arts de Besançon :

Nous sommes allés jusqu’au Creux Billard, courte mais ardue grimpette… merci les genoux !

Et c’était l’heure du pique-nique

J’avoue, il faisait bien frais… mais le pont du diable n’était pas loin, alors nous y sommes partis ! petite route, sous-bois, la campagne, et une plongée vers le ruisseau de Château-Renaud vertigineuse ! Voici le lien vers la légende. En fin de page, vous verrez la tête du diable, que je n’ai pas pu photographier, il aurait fallu que je m’attache à une corde… : https://www.lieux-insolites.fr/doubs/pontdiable/pontdiable.htm

Réveillon le soir, vœux, et le séjour s’est poursuivi entre parties de whist, de scrabble, discussions, balades le long de la boucle du Doubs à Besançon… et non, pas de photos : le froid peut-être ? mon appareil refusait de faire toute mise au point ! J’ai tout de même fait celle-ci, avec mon téléphone, un coin de mur m’a attiré l’œil :

La route du retour s’est passée sous la grisaille, le brouillard, la pluie… les puys avaient disparu, par moments, on ne voyait plus que le ruban de l’autoroute… retour tristounet !

Et nous voici repartis pour une nouvelle année, avec ses joies, ses peines, ses luttes. Je souhaite qu’elle vous apporte du soleil dans le cœur et dans la tête, qu’elle vous enthousiasme, qu’elle vous fasse… tout le bien que vous désirez !

2019, J 1

Merci, Hélène Schwartz pour cette carte kirigami ! https://kirigamain.wordpress.com

Nous y voici, enfin. Première journée 2019. La grisaille est revenue, mais il semble qu’en fin de journée le soleil ait envie de percer… il faudra attendre le chemin du retour pour le retrouver, accompagné du mistral le long du Rhône. Mais nous n’en sommes pas encore là ! Donc, matin calme… rien de vraiment prévu, pas de marathon, pas de musée en vue, récupération, tout simplement ! Comme c’est au tour de l’Occitanie de faire le repas de midi/13 heures, avec Raymond, nous allons faire un tour du village, histoire de respirer l’air de cette nouvelle année avant de commencer à cuisiner (au son du concert Viennois de Nouvel An !). Brangues est un petit village, certes, mais avec des histoires dans l’Histoire ! C’est là que Stendhal a trouvé le sujet de son roman « Le Rouge et le Noir », fait divers qui s’est passé au cœur d’une belle vieille maison dauphinoise : en juillet 1827 un jeune séminariste tira deux coups de pistolet sur madame Michoud, la femme du maire, avant de retourner l’arme contre lui. Il rata sa cible et son suicide. Jugé en décembre 1827, il fut guillotiné le 23 février 1828. Le scandale fut tel que l’église de Brangues fut rasée et reconstruite, sur ordre de M. Michoud de la Tour. Quelques belles maisons anciennes, avec leurs « escaliers » en pierre au bord des toitures, une fontaine, mais ce matin-là, nous n’avons rencontré aucun-e Bragriot-te-s…

Ah si, pardon, nous avons rencontré quelques jeunes, à qui nous avons demandé où était le château de la famille Claudel. Car ce petit village, sur son môle (pour éviter la crue du Rhône, autrefois), a aussi un château : le château de Brangues, du XIV ème et XVIIIème siècles, qui fut acheté par Pau Claudel en 1927 ; sa tombe est dans le parc du château, avec cette épitaphe du poète : « Ici reposent les cendres et la semence de Paul Claudel ». Panneau « propriété privée », nous n’entrerons pas…

Jolie balade, en milieu d’après-midi, le long du Rhône, à Groslée. Nous passons, en un petit kilomètre de l’Isère à l’Ain, mais au bord du Rhône…. trois fleuves ou rivières en si peu d’espace 😉 ! Une piste bien nette, tranquille, le long de laquelle nous faisons quelques rencontres étonnantes :

Toute cette partie le long du Rhône, du Pont de Groslée (pont suspendu que vous apercevrez sur une des photos) jusqu’à Murs-et-Gélinieux, est un site naturel protégé (ZNIEFF). La piste nous conduit à un bras mort du Rhône. Calme, douceur de la lumière, reflets d’hivers… une très belle fin de 1er janvier.

Retour à Brangues, pour une dernière soirée. Discussions, Whist, « Barbu » (et oui, ils ont réussi à me faire jouer aux cartes… 😉 !), demain ce sera le départ vers nos maisons respectives.

Et le 2 janvier, sous un beau soleil, nous repartons vers Galembrun, avec toutefois un détour par l’Ardèche. Arrêt chez Ardelaine, à St Pierreville (passez-y, si vous êtes dans le coin, c’est un lieu vraiment sympa : https://www.ardelaine.fr/ ). Puis, toujours par des petites routes tournicotantes, nous arrivons chez notre amie, au Taupenas. Le mistral qui nous a poussés presque depuis le départ souffle de plus en plus fort, le Rhône « frisait » lorsque nous l’avons traversé, villages à flan de montagne se dorant au soleil, château entraperçu derrière un rideau d’arbres, et la lumière sur les montagnes ardéchoises, magique. Bien différente de celle de la veille…

Nous avons fini la soirée devant un scrabble à la lumière des bougies… le mistral avait eu raison des lignes électriques ! (remises en services, même si les services publics sont bien mis à mal, il en reste tout de même quelques notions. Merci aux agents !)

Voilà, notre séjour d’entre deux années est terminé… le prochain nous emmènera vers Besançon, mais en attendant, j’espère que je pourrai vous proposer d’autres balades ou voyages ici et ailleurs… balades dans notre campagne, si le soleil le permet, avant de vous entrainer dans les masques et costumés du Carnaval de Venise, dans un mois et demi !

2019, J-1

Petit tour en Savoie pour ce dernier jour de 2018 : Aix les Bains. Il fait toujours aussi frais, mais le soleil sera au rendez-vous en fin de matinée. Au programme, l’Histoire. Celle des ducs de Savoie, des rois d’Italie, châteaux et abbaye.

Nous débutons par le château de Thomas II, sur les rives du lac du Bourget. Seigneur de Piémont puis de Savoie, mariages divers qui font sa bonne fortune, nous voici en plein XIIIème siècle. Du château, il ne reste que quelques murs, une tour, et un donjon restauré. Tout cela aurait pu être complètement oublié, perdu parmi les roselières et les marais… mais heureusement, après de multiples ventes et reventes, il est racheté par la commune, des fouilles débutent, et le château (ou ce qu’il en reste) est classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Pour compléter le tout, c’est tout le site qui est placé en protection de biotope, une réserve ornithologique est créée, préservant l’environnement. Tout le lac du Bourget est d’ailleurs protégé, et la vie en zone humide revient peu à peu. Bon, je ne suis pas guide, ni historienne, je m’arrête donc là ! Place aux images. Nous entrons dans le site par la passerelle des Dames :

Puis, un chemin au milieu d’un bois, des roselières, nous mène à l’entrée du château. Pour moi qui aime faire des photos « en reflets », c’est magnifique !

Et voici le château.

Une tour, ou donjon, remise en état, sert maintenant d’observatoire pour les oiseaux et la faune du lac. Très documenté. Mais… pas ouvert à cette date ! Nous avons néanmoins pu y aller, et profiter des explications de notre guide-conférencière. Mais à part quelques canards, nous n’avons pas vu tous les oiseaux exposés en photo dans les salles , dommage.

Retour vers le parking, et sous le pont routier, où passe un sentier de promenade, des panneaux me faisaient de l’œil, moi qui aime les tags !

Pique-nique de midi décidé à l’unanimité moins une voix (mais je n’ai pas du tout réussi à convaincre qu’il aurait fait bon au bord du lac…) dans l’appartement de Danielle et Jean-Luc, avec vue sur la Dent du Chat

Au programme de l’après-midi, un tour du lac, pour arriver à l’abbaye de Hautecombe. Là aussi, rendez-vous avec l’Histoire. Abbaye Royale, nécropole de la Maison de Savoie, ducs, comtes, duchesses, rois et reines, situation superbe au-dessus du lac. Mais on comprend que les Bénédictins aient préféré la quitter, et la confier à la Communauté du Chemin Neuf, quand on voit l’afflux touristique… navettes depuis Aix les Bains, entrée dans l’abbaye par groupes d’une trentaine de personnes toutes les 5 minutes, audioguide impeccable, pas question de trainer pendant la visite ! Et sortie obligatoire par la boutique… En fait on ne visite que l’église abbatiale, de style (je n’invente pas) « baroque troubadour » : cénotaphes, statues de pleureuses en veux-tu en voilà, stucs et ornements, sculptures, une pieta, et même un mini Panthéon… parfait pour les amateurs de kitsch ! J’avoue en être sortie un peu déçue. En plus, la façade est en plein travaux, et nous n’avons vu que des échafaudages (je vous ai trouvé une photo sans échafaudage).

Nous étions arrivés sous un plein soleil, un ciel bleu de chez bleu, mais à la sortie de notre visite, le soleil déclinait déjà, lumières tout en douceur sur le lac, une merveille !

Nous avons pris le chemin du retour de la maison de l’épicier, et avons trouvé au bord de la route de belles boules de gui, parfait pour cette nuit de changement et de souhaits !

Encore une ou deux balades, et il faudra rentrer…

2019, J – 2

Deuxième journée de découvertes depuis notre « base », Brangues. Un peu moins de route que la veille, les villages sont plus proches, et nous permettront de revenir « chez l’épicier » vers midi avant de redémarrer. Temps toujours gris et brumeux, frais, mais cela n’entame pas la bonne humeur ambiante. Les discussions sont parfois animées, mais tout se termine sans animosité, dans le respect des idées de chacun. Si seulement cela pouvait être partout ainsi….

Morestel (38), village des peintres, ancienne cité médiévale. Et son marché. Hélas, comme nous sommes « hors saison », les ateliers et boutiques sont fermés. Ruelles, escaliers, une tour (vestige d’un ancien château) perchée sur le haut du village, la Maison Ravier (peintre apparemment célèbre en son temps) magnifique demeure Dauphinoise abritant des œuvres de ce monsieur mais aussi d’autres peintres (fermée, bien entendu, à cette époque de l’année), le jardin des poètes, et un beau point de vue sur la cité depuis le donjon.

Retour au gîte, pour le repas des Fran-comtois, et nous repartons vers une nouvelle vieille cité, Crémieu. Située sur et entre deux collines, un château et un prieuré se faisant face sur chaque hauteur, des rues bordées d’anciennes maisons, une halle somptueuse (il paraît que depuis 1783 elle abrite une foire aux dindes vers la mi-décembre) avec d’anciennes mesures à grains, certaines maisons aux murs décorés, un ancien hôtel dont le portail est orné de la tête sculptée du chien préféré du maître des lieux…

Encore une grimpette pas facile pour arriver aux grilles du prieuré (fermé), mais nous sommes récompensés par une belle vue sur les toits, les environs. La redescente n’est pas mal non plus…

En bas (la ville basse), nous retrouvons la halle, l’église et un second prieuré, un cloître, de vieilles rues autrefois bordées d’échoppes d’artisans, le charme des vieux murs où grimpent des glycines (mais pour la glycine comme pour les boutiques, ce n’est pas la saison 😉 )

Retour « chez l’épicier », le jour est déjà tombé… Whist et Barbu nous attendent, avant un repas du Beaujolais cette fois…

La suite de nos découvertes Dauphinoises sur une prochaine page. Ce soir, c’est rencontre (retrouvailles…) avec Mozart, Malher, nos ex-collègues de l’Orchestre du Capitole et la Halle aux Grains !

2019, jour – 3

Même si, au fil des ans, le groupe s’est amenuisé, refondé, la « tradition » créée en 1981 perdure. Certes, de plus de 30 personnes (tous âges confondus) nous sommes réduits à 8 ami-e-s, les enfants ont grandi et ne suivent plus leurs parents mais leurs ami-e-s, pourtant ces journées de transition entre deux années ont gardé leur saveur amicale. Ce n’est plus un simple réveillon d’un soir, c’est devenu un mini séjour, quelques journées consacrées aux retrouvailles, aux découvertes des curiosités d’un petit coin de France, découvertes chaque année renouvelées. Sans oublier les curiosités gastronomiques proposées par les uns et les autres, suivant sa région, ou son envie.

Cette année, nous étions dans un village entre l’Isère, la Savoie et l’Ain : Brangues. Dans un gîte bien agréable, spacieux : « chez l’épicier ». https://www.gites-de-france-isere.com/location-vacances-Gite-Chez-L-epicier-a-Brangues-38G55003.html

Et donc, ce 29 décembre 2018, première journée de visites. Pérouges, le matin. Vieille cité médiévale, aux rues en galets… pas très pratique pour marcher, « à nos âges » 😉 , mais nous arpenterons vaillamment la cité.

L’architecture interne est typique de l’époque du Moyen Âge avec des demeures datant XVe et XVIe siècles, mais également des rues en galets et une église fortifiée. Vieilles maisons en pierre, ce qui explique qu’elles soient toujours là, l’urbanisme sauvage n’a pas réussi à s’implanter, et si quelques habitants montent jusqu’au village avec leur véhicule, on ne peut pas dire que la circulation y soit très active en ce dernier jour de décembre… Quelques échoppes ouvertes : une papèterie à l’ancienne, un fabricant des fameuses galettes (spécialité de la ville), mais je suppose qu’en pleine saison les rues doivent être plus fréquentées qu’en cette fin d’année !

L’après-midi était consacrée à la visite du Musée du Cheminot, à Ambérieu. Je crois que nous aurions pu y passer la journée, car notre guide, Gaby, ancien « chauffeur » puis conducteur, était passionné et passionnant ! De l’Histoire à la petite histoire, des anciennes locomotives à vapeur jusqu’à l’actuel TGV et l’installation au dernier étage d’un chemin de fer miniature, le musée est une mine d’informations sur la SNCF. A mon avis, si tous celles et ceux qui prennent un train savaient vraiment tout ce qui est demandé aux cheminots, qu’ils soient ouvriers des voies ou contrôleurs ou conducteurs, on n’entendrait plus de réflexion genre « si j’avais su, je serais rentré à la SNCF, ils sont bien payés pour pas grand chose »…

La cantine, les dortoirs, l’atelier, le travail sur les voies… même si Gaby nous a beaucoup parlé de son métier sur les vieilles machines , il a su nous montrer que conduire un TGV n’était pas, comme certains le pensent, de tout repos ! Bref, je ne saurais que vous recommander, si un jour vous passez à Ambérieu, d’aller visiter ce musée tant qu’il existe encore… les bénévoles qui s’en occupent, comme dans beaucoup d’associations hélas, vieillissent.

Ce sera tout pour aujourd’hui… mais il reste encore 4 jours de visites ! Alors, à très vite, pour la suite de nos aventures « entre deux années » .

Autour du « nouveau »

Chaque année, le 3ème jeudi de novembre est l’occasion de fêter le Beaujolais Nouveau… Depuis que je ne travaille plus, nous ne manquons pas cet événement, et allons retrouver nos amis du Beaujolais pour découvrir « le nouveau ». Mais cette année, ce fut l’occasion d’un tour de France, bon, enfin, presque, un mini tour. Départ sous la brume, puis du soleil, et enfin les couleurs d’automne que je n’avais pas encore vues chez nous… on « monte » vers le Nord 😉 !

Arrivée le soir à Freneuse, pour déposer du matériel, et surtout passer un jour et deux belles soirées en famille. Merci à vous, Frédérique, Denis, Marius, Naïs (qui, en plus, a fait des kilomètres après son travail juste pour nous voir… à moins que… le cassoulet ? 😉 ), pour votre gentillesse. C’est toujours le même plaisir de vous retrouver ! Marché à Vernon, sous la pluie, mais tant pis, nous avons un peu visité, l’église, la mairie, les vieilles maisons…

Puis balade dans La Roche Guyon et en bord de Seine sous le soleil revenu. Dommage, nous sommes arrivés trop tard pour visiter le château, et n’avons pu voir que l’extérieur, impressionnant. Donjon perché sur la falaise, muraille, et une belle entrée, mais le principal se trouve … dans la falaise, salle d’armes, réserves, magasins, escaliers. J’espère que nous aurons l’occasion de revenir ! Dans le village, maisons troglodytes, ruelles tortillonnées,

Et la Seine. Belle couleur de fin de journée, où l’eau semblait de la soie moirée après le passage d’une péniche…

Dimanche 11 novembre, départ vers Besançon, avec un arrêt parisien. Après avoir longé de belles forêts colorées, nous réussissons à entrer dans Paris… quelques images, prises en roulant, et sous la pluie, avant une pause en famille (oui, encore).

Miracle !, en fin d’après-midi, sur la route, retour du soleil avant d’arriver à Besançon. Ciels superbes.

Belle soirée avec les amis, et dès le lundi matin, debout et en marche pour l’éducation ! Les gilets jaunes n’étant pas encore à l’œuvre, ce sont les syndicats qui, encore une fois, ont dénoncé les « belles » promesses de nos gouvernants. Avec humour, et dans le calme.

Grand tour dans Besançon ensoleillé, une bonne marche, et quelques photos de la ville, encore plus belle sous le soleil.

Exposition très intéressante à Granvelle « Victor Hugo et les Démolisseurs ». Quel bonhomme fantastique, ce Victor (on ne va pas faire toute une histoire de ses affaires de cœur, allez, il a fait tellement de grandes choses) ! Sur les murs du 33, les kiwis allaient bientôt être cueillis, le soleil du soir dorait les toits et rougissait les feuillages, et au Musée du Temps, l’horloge indiquait qu’il était temps de se préparer !

Alors nous sommes repartis, vers le Beaujolais, pour fêter comme il se doit, avec les amis, l’arrivée du « nouveau ». Les vignes étaient encore dorées, les caves toujours aussi accueillantes, Clochemerle toujours aussi décoré, la soirée à a Mairie de Villefranche un peu décevante (d’ailleurs, les photos en sont le reflet… tout allait trop vite, peut-être pour démontrer la vitalité de la ville ????), mais cela ne nous a pas enlevé l’envie de revenir en 2019…

D’autant que Villefranche sur Saône , que l’on soit en période de « nouveau » ou pas, est une ville pleine de maisons anciennes, certaines moins mises en valeur que d’autres, mais avec toujours de jolies surprises.

Quant à celles et ceux qui boudent ce vin nouveau, c’est certainement qu’ils n’ont jamais essayé de rencontrer les vignerons du Beaujolais… Nous sommes revenus chez nous le coffre bien rempli de commandes d’amis, et hier, au marché de Launac, les éloges n’ont pas manqué pour l’animation « châtaignes et Beaujolais nouveau ». Mais là, c’est pour une autre page !

Sur la route…

Petit déplacement vers le Beaujolais, pour fêter les noces d’or d’amis très chers. Pas mal de route, donc, et comme nous ne partons (sauf impératif) jamais très tôt, il nous faut bien la journée, même si l’on prend les autoroutes… Partis du Mas Saintes Puelles, pas question de prendre l’autoroute de la vallée du Rhône, insupportable avec ses files de camions qui se doublent, les bouchons inévitables quelle que soit la période, nous avons donc opté pour l’autoroute du centre, par le Larzac. D’une part, elle est gratuite. D’autre part, les paysages sont beaux. Ben oui, tant pis, il y a le péage du viaduc de Milhau. On aurait pu éviter, c’est vrai, surtout au retour, où nous étions un peu moins pressés. Mais que voulez-vous, on l’aime ce viaduc !

Et les aires sont superbes. Un temps, j’avais envie de faire un reportage sur les aires d’autoroutes… c’est intéressant, car on peut avoir l’impression de faire du tourisme lorsqu’on s’y arrête, alors que tout est fait pour éviter les petits villages, les champs, les routes qui virevoltent, les rencontres avec les gens « du cru », et je pense que, malheureusement, pour beaucoup de personnes le temps des découvertes, des vraies découvertes de notre pays, se limite à ces arrêts. Pique-nique au-dessous de Sévérac le Château, superbe endroit, dominé par le château, et où les caselles et autres murets de pierres sèches apportent leur touche régionale typique… que, peut-être, un touriste « lambda » n’aurait pas l’occasion de voir autrement ?006_07sept18_Sévérc le châteauDans le Beaujolais, ce sont les vendanges… mais à l’heure où nous arrivons, les vendangeuses et vendangeurs se préparent pour le repas et les joyeusetés de la soirée ! Et donc, samedi 8 septembre, nous voici au jour J : 50 ans de mariage ! Les ami-e-s, la famille… au domaine de Marzé ( http://www.marze.fr/ ). Ciel rayonnant (bonjour les contrastes sur les photos quand on ne prend pas le temps de faire des réglages histoire de faire vite les photos…), visages souriants, un lieu magnifique, et surtout tellement d’amitié et de tendresse !

(à part les mariés et une vue générale, c’est volontairement que je n’ai pas mis beaucoup d’images de la journée, trop personnelles). Dimanche, journée de « repos », quelques courses de « mélokos » (bien appréciés ce soir par des amis Galembrunais…), papotages et discussions, et lundi nous sommes repartis pour une journée de route, sous le soleil. Cette fois, il n’était pas trop trop tard, les vendangeurs étaient encore dans les vignes…

Encore cette même autoroute. Encore de belles aires, et arrêt cette fois pour le viaduc de Garabit.

Et après l’œuvre d’art du XIXème siècle, revoici celle du XXIème… (on ne s’en lasse pas ! mais la prochaine fois, nous essaierons de l’admirer d’en bas 😉 )

Un tunnel amusant, à nouveau les rochers aux formes étonnantes, en revenant vers Béziers, tous ces paysages changeants donnent vraiment envie de faire des détours, promis, un jour nous partirons 2 ou 3 jours plus tôt…

et… les embouteillages du soir à l’arrivée et la sortie de Toulouse… Alors, oui, nous étions très heureux de retrouver notre calme petit hameau, mais quelles belles journées que ces journées d’anniversaire… nous en sommes revenus avec des sourires plein le cœur et la tête. Merci, merci, Mauricette et Gil. Merci à votre famille. Merci à vous, les ami-e-s fidèles. Rendez-vous dans 50 ans ! Si, si !_DSC0458

Un réveillon d’été ?

L’idée revenait, régulièrement… « on devrait faire les réveillons en été ». Et voilà, cette année, nous avons fini par le faire ! Ce qui nous a permis de découvrir les environs du Mas Saintes Puelles. Oh, pas très longtemps, et pas autant qu’on aurait aimé, étant donné la chaleur intense de ces journées d’été… c’est qu’on n’a plus 20 ans (ni 40, ni même 50) ma pauv’dame ! Rendez-vous était pris, du vendredi 27 juillet au mardi 31. Nous en avons profité pour raccompagner Miss Eriba chez Arlette, le jeudi soir._DSC1044 01_27jul18_on attend

Le jour d’arrivée, le vendredi, pendant que nous étions au calme (et presque au frais) dans le jardin, certains participants piaffaient dans les bouchons, et sont arrivés bien tard dans la soirée !

Mais il restait ensuite trois vraies journées de découvertes, de bavardages, de discussions.

Nous avons commencé, samedi après-midi, par une visite à l’abbaye de Villelongue.

Une abbaye cistercienne perdue au bord d’un ruisseau, ceinturée de hauts murs, et qui revit peu à peu grâce à ses nouveaux propriétaires (depuis 1963) et une association (créée en 1985), s’ouvrant ainsi vers « l’extérieur » ( http://www.abbaye-de-villelongue.com/ ). J’ai aimé l’ambiance qui se dégage du lieu, l’église en ruine, les sculptures, le cloître.

Mais j’avoue que nous avons particulièrement aimé le jardin, exubérant, fantastique « extraordinaire » comme le chantait Trénet… je ne sais si les canards parlaient anglais, mais nous y avons vu aussi des chouettes, un vélo bleu, un cercle magique, un miroir, un lit, des fleurs bleues et roses, des insectes bizarres… et beaucoup d’imagination !

Nous y avons tellement flâné qu’ensuite nous avons dû choisir : Montolieu et ses livres ? ou le moulin à papier de Brousses ?. Finalement, nous avons opté pour la solution sagesse, et continué vers Brousses-et-Villaret où, au fond d’un bois, et là aussi au bord d’un ruisseau, se trouvait ce moulin à papier, un des derniers moulins à papier d’Europe. Visites guidées toutes les heures, très intéressantes, vivantes… et (si j’ai bien compris) par les membres de la famille, travaillant dans ce moulin depuis plusieurs générations. Leur site : https://www.moulinapapier.com/ . Des passionné-e-s, c’est certain !

Évidemment, pour découvrir le village du livre, Montolieu, nous avons dû nous contenter d’une balade dans les rues, les librairies étant toutes – sauf une – fermées, ainsi que le musée des arts et métiers du livre (site : http://montolieu-livre.fr/ ).

Le soir, nous attendait le réveillon, avec… le cassoulet d’Arlette !

Dimanche, nous avions programmé une journée Pierre-Paul Riquet. Canal du Midi, histoire, sites, etc. Petit tour en bateau sur le canal, tout petit tour, « juste pour dire »… suivi d’une présentation de la création de cet ouvrage étonnant d’un monsieur têtu et obstiné, qui malheureusement n’a jamais pu voir son œuvre achevée. Relier l’Océan à la Méditerranée en se servant de la Garonne est une idée qui date de l’Antiquité, pour des raisons économiques, politiques, militaires. Mais c’est sous Louis XIV et grâce à la ténacité de Pierre-Paul Riquet que l’idée a enfin été réalisée. Bref, vous trouverez tout un tas de renseignements sur internet, et moi je mets ici les photos prises ce jour-là ! C’est Sophie qui nous a guidés dans la visite de l’exposition, sur l’aire du Lauragais, et elle a été formidable. Vous avez tout intérêt à lui demander de vous commenter cette exposition sur le Canal du Midi, elle (Sophie) est passionnante (et l’exposition aussi 😉 ).

Ensuite, nous voilà partis vers le premier bassin de retenue du Canal, le Lampy. Aïe… un dimanche, et qui plus est ce dimanche-là, début des vacances des aoûtiens, c’est à éviter ! Tant pis, nous avons tout de même réussi à nous caser, et à trouver un peu de fraîcheur sous les sapins (ou épicéas ?). Vu le monde au Lampy ( http://www.canaldumidi.com/Montagne-Noire/Lampy/Lampy.php ), nous avons décidé de ne pas continuer vers les lacs suivants, et sommes partis directement visiter l’abbaye de Saint Papoul. Une abbaye en Pays Cathare… J’avoue : la chaleur a eu raison de mon enthousiasme, mais pas que… un chœur, l’ensemble allemand Resonance, se préparait pour un concert en fin d’après-midi, et avait décidé de faire des photos du groupe dans le cloître… et notre flânerie a été ponctuée de leurs demandes constantes de bouger pour ne pas être « dans le cadre », ce qui nous a un tantinet énervés ! L’abbatiale nous a offert un peu de fraîcheur, mais les lieder de Schubert à fond le son (beaucoup de résonance dans l’église, avec un piano qui semblait avoir perdu la pédale douce et un baryton qui faisait son possible pour « passer » au-dessus) nous ont fait fuir… Dommage, du coup cette fin de journée a été un peu gâchée (la chaleur ? la fatigue ?), mais je dois souligner l’accueil extrêmement gentil des deux jeunes femmes présentes à l’entrée. Le site : http://www.abbaye-saint-papoul.fr/ .