Toulouse un 1er Mai…

Un matin tout ensoleillé, la ville est calme… Sur le chemin pour rejoindre la manif, je profite du peu de circulation pour faire quelques photos, Arnaud-Bernard (où se terminera la manif), Saint Sernin, Saint Raymond, l’église du Taur, vieilles maisons rue Saint Rome…

Place Esquirol, lieu de départ de la manifestation, tout était bien moins calme. Mais joyeux. Trajet bien cadré : forces de police dans toutes les rues qui bordaient la manif, pour empêcher le cortège d’aller sur la place du Capitole… ce qui apparemment n’a gêné personne, ni les centaines de GJ devant, ni les centaines de manifestant derrière la banderole commune. Et quand je dis centaines… nous étions beaucoup de centaines ! Bonne humeur, partout, chansons. Nous avons terminé place Arnaud Bernard, et avons quitté les lieux sans qu’aucun débordement n’ait eu lieu. Pas de vitrine cassée, pas d’accrochages. Méli-mélo de photos de manifestants et de beaux immeubles toulousains :

En partant vers le Mirail, j’ai enfin réussi à photographier la maison de l’écluse du Béarnais !

Avant de rentrer retrouver notre calme campagnard, nous avons partagé le repas traditionnel à la Maison du Parti. Ambiance conviviale, retrouvailles, discussions…

Bien sûr, passage à la librairie de la Renaissance, ouverte par Roselyne pour l’occasion (et dont j’ai suivi les conseils et les coups de cœur). Et je ne suis pas la seule à avoir profité de cette ouverture exceptionnelle !

Pas de muguet au jardin pour ce 1er Mai… cette fleur qui, parait-il pousse « comme du chiendent » refuse obstinément de s’enraciner chez nous ! Mais j’ai eu une belle surprise, lors de mon petit tour de jardin, et je suis certaine que ce coquelicot vous portera bonheur autant que le muguet traditionnel. Allez, pour faire bonne mesure, j’ajoute un bouquet « du jour » tout de même 😉 .

Ma manif du jour.

Le rendez-vous était à 14 heures à Arnaud-Bernard. Au début, comme toujours d’ailleurs, on se dit que zut y a presque personne.

Et puis on démarre, et peu à peu, on réalise qu’on n’est vraiment pas seuls, le cortège grandit…

Un peu avant Jeanne d’Arc, jonction avec les gilets jaunes. Applaudissements des deux côtés, belle ambiance. (je ne sais pas si le lien va fonctionner, mais voici celui d’une vidéo de ce moment : https://www.facebook.com/CGTanras/videos/294582007828620/?t=35 )

Pourquoi, comment tout cela dégénère, c’est un mystère ? Pas vraiment… Un automobiliste qui veut forcer le passage et la discussion qui s’envenime ? Mais aussi, malheureusement, nous avons vu comment certains provoquaient volontairement. Ici, 3 jeunes sans GJ (ni rouge) avec des cailloux dans les mains, tu leur parles il t’envoient sur les roses, ils n’étaient pas dans la manif mais sortaient d’une petite rue… Là un petit groupe masqué et GJ qui contourne la manif pour aller devant… Ou un jeune habillé « normal » qui arrive en tirant une poubelle pleine de cartons et traverse la manif, 2 minutes plus tard on voit de la fumée noire devant, au niveau de la jonction… Et des forces de l’ordre qui n’attendent que ça pour sortir leur arsenal… Les deux manifs se sont retrouvées, mais ont dû reculer, puis tout a redémarré, pour finalement renoncer à passer, simplement parce que quelques personnes (qui avaient été repérées par le service d’ordre de la manif syndicale, mais n’ont pas pu être stoppés) avaient envie de semer la pagaille. Bref, on a un peu pleuré et mouché, et préféré renoncer à continuer, on n’a plus 20 ans 😉 ! Je crois que finalement certains ont continué, si j’en juge par certaines vidéos postées sur Face Book.

Comme d’habitude, j’ai pris quelques photos dans le quartier des Chalets, au retour.

 

Et nous avons retrouvé notre campagne, mais faire 75 km dans l’après-midi pour être refoulés, c’est rageant… la fin d’après-midi était encore une fois superbe, on va dire que c’est une sorte de consolation…

(à vous de deviner quelle est la photo prise en direct et celle prise en reflet sur la vitre de la voiture…). Bonne fin de semaine !

Autour du « nouveau »

Chaque année, le 3ème jeudi de novembre est l’occasion de fêter le Beaujolais Nouveau… Depuis que je ne travaille plus, nous ne manquons pas cet événement, et allons retrouver nos amis du Beaujolais pour découvrir « le nouveau ». Mais cette année, ce fut l’occasion d’un tour de France, bon, enfin, presque, un mini tour. Départ sous la brume, puis du soleil, et enfin les couleurs d’automne que je n’avais pas encore vues chez nous… on « monte » vers le Nord 😉 !

Arrivée le soir à Freneuse, pour déposer du matériel, et surtout passer un jour et deux belles soirées en famille. Merci à vous, Frédérique, Denis, Marius, Naïs (qui, en plus, a fait des kilomètres après son travail juste pour nous voir… à moins que… le cassoulet ? 😉 ), pour votre gentillesse. C’est toujours le même plaisir de vous retrouver ! Marché à Vernon, sous la pluie, mais tant pis, nous avons un peu visité, l’église, la mairie, les vieilles maisons…

Puis balade dans La Roche Guyon et en bord de Seine sous le soleil revenu. Dommage, nous sommes arrivés trop tard pour visiter le château, et n’avons pu voir que l’extérieur, impressionnant. Donjon perché sur la falaise, muraille, et une belle entrée, mais le principal se trouve … dans la falaise, salle d’armes, réserves, magasins, escaliers. J’espère que nous aurons l’occasion de revenir ! Dans le village, maisons troglodytes, ruelles tortillonnées,

Et la Seine. Belle couleur de fin de journée, où l’eau semblait de la soie moirée après le passage d’une péniche…

Dimanche 11 novembre, départ vers Besançon, avec un arrêt parisien. Après avoir longé de belles forêts colorées, nous réussissons à entrer dans Paris… quelques images, prises en roulant, et sous la pluie, avant une pause en famille (oui, encore).

Miracle !, en fin d’après-midi, sur la route, retour du soleil avant d’arriver à Besançon. Ciels superbes.

Belle soirée avec les amis, et dès le lundi matin, debout et en marche pour l’éducation ! Les gilets jaunes n’étant pas encore à l’œuvre, ce sont les syndicats qui, encore une fois, ont dénoncé les « belles » promesses de nos gouvernants. Avec humour, et dans le calme.

Grand tour dans Besançon ensoleillé, une bonne marche, et quelques photos de la ville, encore plus belle sous le soleil.

Exposition très intéressante à Granvelle « Victor Hugo et les Démolisseurs ». Quel bonhomme fantastique, ce Victor (on ne va pas faire toute une histoire de ses affaires de cœur, allez, il a fait tellement de grandes choses) ! Sur les murs du 33, les kiwis allaient bientôt être cueillis, le soleil du soir dorait les toits et rougissait les feuillages, et au Musée du Temps, l’horloge indiquait qu’il était temps de se préparer !

Alors nous sommes repartis, vers le Beaujolais, pour fêter comme il se doit, avec les amis, l’arrivée du « nouveau ». Les vignes étaient encore dorées, les caves toujours aussi accueillantes, Clochemerle toujours aussi décoré, la soirée à a Mairie de Villefranche un peu décevante (d’ailleurs, les photos en sont le reflet… tout allait trop vite, peut-être pour démontrer la vitalité de la ville ????), mais cela ne nous a pas enlevé l’envie de revenir en 2019…

D’autant que Villefranche sur Saône , que l’on soit en période de « nouveau » ou pas, est une ville pleine de maisons anciennes, certaines moins mises en valeur que d’autres, mais avec toujours de jolies surprises.

Quant à celles et ceux qui boudent ce vin nouveau, c’est certainement qu’ils n’ont jamais essayé de rencontrer les vignerons du Beaujolais… Nous sommes revenus chez nous le coffre bien rempli de commandes d’amis, et hier, au marché de Launac, les éloges n’ont pas manqué pour l’animation « châtaignes et Beaujolais nouveau ». Mais là, c’est pour une autre page !

Mai à Galembrun

En images, un résumé de ce mois de mai un peu haché… avec ses « ponts », ses festivités, ses manifestations, ses jours de soleil et ceux de grisaille, bref, nous voici déjà au 27 mai, le mois se termine presque, juin arrive, l’été, les vacances….

Une matinée à Toulouse, au Théâtre du Capitole, dans le cadre des journées « tous à l’Opéra » : des costumes en veux-tu en voilà exposés dans les foyers du Théâtre, avant la vente aux enchères. Amandine et Clémence se sont régalées. De magnifiques créations de l’atelier couture-costumes de Théâtre, qui nous ont fait revivre quelques souvenirs, lorsqu’on lisait les étiquettes sur les habits !

Vide-greniers du 8 mai au village. Le réveil a bien sonné à l’heure, mais la pluie était aussi là… 024_8mai_Vide-grenier Galembrun.JPGIl a fallu l’obstination d’Élisabeth pour que je me décide à la rejoindre, vers 9 heures, la pluie s’étant arrêtée. Tout était pourtant prêt dans la voiture depuis la veille, mais par crainte d’avoir à remballer en quatrième vitesse pratiquement tout est resté dans le coffre… Bon gré mal gré, nous avons récolté près de 30 euros… mais le soleil est resté au chaud, lui ! Et la grisaille semblait bien vouloir se réinstaller… les chattes en ont profité pour occuper chaises et canapé de longues heures…

La terre étant relativement facile à travailler, Raymond a pu planter un savonnier acheté au vide-greniers de Launac, cette fois sous le soleil.

Tout doucement, entre un jour gris, quelques orages, du soleil, le jardin s’est coloré, les pivoines se sont ouvertes, j’ai même eu la surprise d’en découvrir une nouvelle, qui jusque là n’avait jamais fleuri, et je crois bien que je l’avais oubliée, la pauvre !, fleurs roses, rouges, bleu clair ou bleu indigo, premiers pavots, et… les cerises ! Hélas, d’une part avec ces sautes d’humeur de miss Météo elles n’ont pas réussi à mûrir convenablement, et d’autre part les oiseaux se sont dépêchés de déguster les fruits, mûrs ou pas !

Finalement, la deuxième partie de mai a été plus ensoleillée, presque estivale même ! La piscine a été rouverte, et j’ai fait quelques longueurs sous l’œil vigilant de Mounette dite Butagaz !

21 mai, Lundi de Pentecôte, le 6ème Marché des Créateurs de l’association Les Arts au Soleil ! ( https://assolesartsausoleil.wordpress.com/  ou sur FB : https://www.facebook.com/Les-Arts-au-Soleil ) a eu droit à une superbe journée, ouf ! Les créateurs ont exposé et (un peu) vendu, discuté avec les visiteurs, et les randonneurs du matin se sont retrouvés sous les acacias pour partager un pique-nique.

De manif en manif, nous sommes arrivés au 26 mai. La marée n’a pas eu le coefficient qu’on aurait souhaité, même si ce fut une belle manif à Toulouse. Sous le soleil. Avec quelques CRS rambotisés, d’autres prêts à la course. Avec des personnes venues en famille. Avec des rencontres d’ami-e-s au hasard de la marche. Avec un essai d’infiltration de Black Bloc, essai contré par le service d’ordre de la CGT, particulièrement efficace. Avec les observateurs Copernic. Avec de la musique, en famille sur un coin de trottoir, ou entre amis et décontractés.

Au passage, quelques coins toulousains…

Pour moi, ce samedi s’est terminé en compagnie d’Élisabeth, par un peu de repos au Bistrot du Matou, avant un concert à la Halle aux Grains, plein d’énergie et d’enthousiasme ! Le programme s’y prêtait bien, le soliste a joué son rôle de brillant jeune soliste avec les cascades de notes du 2ème concerto pour piano de Saint-Saëns (mais zut, c’était Fazil Say que j’attendais… encore une fois malade…), et la 7ème symphonie de Beethoven a conclu avec fougue la soirée ! En ouverture, Ginastera et ses Variations concertantes, sur lesquelles les solistes de l’orchestre ont pu montrer tout leur art et toute leur musicalité. Sarah, magique ! Et Bruno, et … tous, y compris les tuttistes !

On pouvait croire que ce mois continuerait et se terminerait  sous le soleil, le petit-déjeuner sur la terrasse, les fins de journées lumineuses,

mais voilà, c’était trop demander, et ce soir un énorme orage est arrivé, gouttières débordantes, grêle, vent… Dans un mois ce sera l’été, courage !

 

1er mai toulousain

Un 1er mai revendicatif et festif. Sans débordements. Sous le soleil. Que demander de plus ? Bien sûr, « l’accueil » était en place, bloquant toutes les rues non autorisées au parcours… camions, barrières, Rambos, casques, boucliers et compagnie, peut-être après tout qu’eux aussi auraient aimé défiler avec nous ? Beaucoup de monde, en famille parfois, mais sans « corporatisme » marqué, même si les cheminots étaient bien groupés, on marchait entre ami-e-s, glissant d’une banderole à une autre…

Quelques photos de beaux bâtiments toulousains, au passage, reflets d’arbres sur les immeubles de verre, un peu d’histoire toulousaine avec la restauration de l’ex salle de spectacle des Nouveautés, l’horloge de 24 heures, bref, l’occasion de découvrir combien Toulouse est une belle ville !

Vous (re)prendrez bien une petite manif ?

Non, je ne vais pas à chaque manif poster des photos, vu qu’en ce moment c’est au moins une par semaine, sans compter les « Nuits debout »… mais aujourd’hui, j’avais pris mon appareil photo, malgré un temps incertain. Et finalement, à peine quelques gouttes de pluie, toutes petites, je suis sûre que certains ne l’ont même pas remarqué 😉 . Au départ comme à l’arrivée, la police était là, histoire de nous rassurer…

Moi, je trouve qu’une manif ne peut pas se faire en restant toujours au même endroit, avec les copains, on a trop l’impression d’être juste entre nous. En plus, au début, on est toujours inquiet, il semble n’y avoir que peu de monde, et puis quand ça démarre, qu’on commence à regarder derrière soi, si on est devant, on se sent beaucoup plus entouré…_DSC1585_10877 Alors on part « à l’envers », voir si on rencontre des amis, si les jeunes sont là (oh oui, ils étaient là !), et sur le bord du trottoir, le long du marché des boulevards et en attendant la vague des lycéens et étudiants, certains faisaient une lecture de textes très sérieuse…

On trouve même des Cédétistes, un peu perdus mais bien là, et arrivé au bout ou presque, on réalise que vraiment vraiment la colère est là, et que nous sommes nombreux (958 selon la police ?) et déterminés… Au hasard de mes aller-retour, du début au milieu, du milieu à la fin de la manif, quelques images de slogans, fou-rires, discussions, du monde et encore du monde, et des couleurs.

Et les immeubles, le clocher de Saint Sernin, regardent défiler cette foule bariolée, bruyante, avec sérénité… depuis que les boulevards existent, ils ont tellement vu passer de manifs…

Allez, demain ou après-demain, je vous raconte mes deux journées en Basquaisie, ce sera plus calme !

Vous prendrez bien un peu de manif ?

31 mars 2016… DSC_1457_10817« on » l’attendait. Sera-t-elle importante ? Les gens ne vont-ils pas se lasser ? Voilà, on commence à avoir les réponses. Non, non, et non, pas de lassitude. On marche encore, on tient encore les banderoles, on sort les parapluies s’il le faut, mais on y est. Là, bien présent, bien vivant. Avec les copains, avec les collègues, avec les enfants parfois, et même avec nos amis à quatre pattes. Je ne peux vous parler que de Toulouse, ce matin. Les premiers ont démarré à 10h30, les derniers sont arrivés vers 14 heures… plus de 3 heures de manif, bien compacte, énergique. Je n’ai pas eu le courage de faire, comme souvent, le trajet depuis la tête de manif jusqu’à la fin, c’était vraiment trèèèèès loin.

Alors j’ai marché, un peu avec les uns, un peu avec les autres, des territoriaux à l’EDF (ou ce qui était l’EDF), en passant bien sûr par le spectacle. Pris des photos de face, de dos, de près et de loin, distribution de drapeaux, recherche de copines, sourire de retraité, discussions de collègues…

A Arnaud-Bernard, le cortège a dû se séparer pour passer de chaque côté des massifs du rond-point…

Les pancartes, les banderoles passent, cheminots, au loin La Poste (bon, on n’aura pas de courrier aujourd’hui…), les garages (tiens, des nouveaux ?), les hôpitaux, Airbus, 4 copines avec leur banderole perso, les territoriaux…. et tant d’autres !

La pluie s’est invitée vers 13 heures, on a ouvert les parapluies, mis les capuches, et on a continué.DSC_1482_10827.JPGLa Garonne a regardé passer tous ces marcheurs sur le pont des Catalans, imperturbable sous la grisaille, les statues du jardin Raymond IV n’ont pas bronché !, et l’arrivée prévue sur la place saint Cyprien était bien gardée…

Je ne sais si les forces de l’ordre ont dû intervenir, mais elles étaient là, guettant au départ, surveillant à l’arrivée, bottées, casquées, boucliérisées, harnachées comme des va-t-en-guerre, barrant la route, frôlant la provocation. Car franchement, ces salariés ne devraient-ils pas être à nos côtés plutôt que face à nous ? Personnellement, je ne me sens pas vraiment en sécurité quand je les vois ainsi.

Si quelqu’un peut me dire à quelle heure les derniers sont arrivés… moi, je n’ai pas eu la patience de les attendre, mais si j’entends dire « Toulouse, 562 manifestants selon la police », c’est certain, j’aurai du mal à le croire !