Découverte…

Décidément, notre petit coin de pays recèle bien des surprises ! « Les jours de paille » de samedi et dimanche dernier à Grisolles m’ont encore permis de découvrir un petit musée, tout petit, mais étonnant, et bien accueillant, le musée Calbet. Et oui, à Grisolles, depuis 1856, on fabrique… des balais en paille de sorgho ! Sur les 20 ateliers (fournissant du travail à 400 ouvriers) fabriquant 6 000 balais partant chaque jour dans une bonne partie de l’hexagone et même (dès 1908) en Angleterre… sur ces 20 ateliers, il n’en reste plus qu’un aujourd’hui… « Les jours de paille » proposaient de redécouvrir ces anciens ateliers, ou parfois ce qu’il en reste. Je suis arrivée trop tard pour un tour des ateliers, mais j’ai pu visiter le musée :

Dans le village, des affiches racontaient l’histoire du balai, et quelques revendications de l’époque… 😉

Il y avait aussi un petit marché des créateurs, sous la jolie halle, où j’ai retrouvé quelques exposants de notre marché du 16 mai (avec toujours autant d’attrait des enfants pour les pierres à tailler apportées par David Léger !)

Si vous allez à Toulouse, et que vous arrivez par Montauban, ou inversement…, quittez donc l’autoroute, et arrêtez-vous à Grisolles (82), le village est agréable, et vous y ferez de jolies petites découvertes !

Pluie, le retour.

Et même un bel orage. Portes et fenêtres grand ouvertes, pas de chance, cette fois la pluie est arrivée du côté où je ne l’attendais pas, ce qui a provoqué quelques lavages de sol inopinés…

Après la pluie, le beau temps… j’ai eu le temps d’aller faire une visite à mes pavots, échevelés, pétales tristement tombés…

Les nigelles, par contre, ne semblaient pas avoir souffert de cet orage, bleu scintillant sous un timide rai de soleil, avant… le retour de la pluie. L’orage gronde encore. Dommage, la journée avait pourtant bien commencé… mais je vous raconterai ma dernière trouvaille une autre fois !28mai_nigelles

Découvertes entre amis

Deux journées avec Mauricette et Gil. Mardi, une balade au bois de La Pleysse, petite marche tranquille de 2 heures (papotages, discussions et pause compris). Branches tombées, troncs déchirés après le violent vent d’autan, rayons de soleil jouant entre les troncs…

Le lendemain, un mercredi, il ne fallait pas manquer le marché de Cadours. Tiens, d’ailleurs, un jour j’irai avec l’appareil photo, après tout un marché de chez nous peut être aussi exotique qu’un marché italien ou… autre ! L’après-midi, j’avais réussi à trouver deux lieux que nos amis vadrouilleurs ne connaissaient pas, vers Saint Clar. En route donc vers la Lomagne, vers l’ancienne frontière entre Gascogne et Aquitaine… l’une appartenant à la France (enfin, au Comté de Toulouse…) et l’autre à l’Angleterre. Mais ça, c’était avant ! Premier arrêt, Gramont.18mai2016_12_Château Gramont Un village perché sur un éperon rocheux. A l’entrée, un musée du miel ( http://musee-du-miel.com/ ), mais nous allons droit vers le château. Un beau château gascon, donné par Simon de Montfort à la famille de Montaut au XIIIème siècle : tour carrée, salles de garde et à vivre. De mariages en ventes et restaurations, le château est finalement donné en 1979 au Centre des monuments nationaux, et se visite toute l’année (informations : http://www.chateau-gramont.fr/ ). Une visite intéressante  (surtout couplée avec le musée du miel), tant pour les adultes que pour les enfants. Donc, de famille Montaut, en mariage Voisins, en vente à de Caulet, etc… quelques remaniements ont donné son aspect actuel à la bâtisse. Nous en faisons d’abord le tour, en surveillant le passage sous les latrines de la grosse tour carrée… Sur les remparts, les plantes fleurissent entre les pierres.

Pas de grand parc, mais dans le jardin nord des buis bien taillés, et un étonnant « sophora pleureur », fantomatique à souhait.

Au début du XVIème siècle, Guillaume de Voisins accole une aile Renaissance à la tour carrée et ses salles, « à la mode du Val de Loire ». Ouvertures ornementées, pilastres, macarons, têtes d’anges, décors…

Photos interdites à l’intérieur. Difficile de résister, surtout dans la grande salle entre les deux tours, immense, à la charpente superbe… tant pis pour vous, vous êtes condamnés à aller y faire un tour ! Vraiment, ce « petit » château mérite le détour.18mai2016_17_Château Gramont Je vous glisse tout de même la photo du puits, « reste » du premier château, ce n’était pas interdit !

Et nous reprenons la route vallonnée, longeant l’Arratz, ruisseau formant cette ancienne frontière entre France et Angleterre, où chacun épiait son voisin du haut des tours gasconnes que l’on voit ici et là, en haut des coteaux… Nous sommes en Lomagne. Collines, champs, routes tortillonnantes (heu… ça existe ce mot ? tant pis, il est amusant et imagé !). Prochain arrêt : Lachapelle. Oui, je sais, je vous ai déjà raconté ce village et son étonnante église. Mais comme je ne me lasse pas d’y emmener nos amis de passage, les revoici ! Là aussi, un village lové autour d’un château (ou ce qu’il en reste) perché au sommet d’un monticule. Et une église enclavée dans le château. En attendant l’heure du rendez-vous pour la visite (car il vaut mieux prendre rendez-vous, c’est une association qui gère cette église, et les bénévoles ne sont pas assez nombreux – ici comme ailleurs… – pour une ouverture permanente), en attendant disais-je, Mauricette et Gil font un peu de causette au topiaire-épouvantail assis sur le banc…18mai2016_Lachapelle 01Donc, église enclavée dans le château. Et quelle église ! Baroque, Rococo, faux marbres de haut en bas, et surtout ces tribunes faisant penser à un théâtre vénitien… Je vous en ai trop dit, le mieux est de vous laisser découvrir !

Il ne nous restait plus qu’à faire le tour du village, très fleuri et très calme, et rentrer tranquillement reposer les yeux et emmagasiner toutes ces découvertes !

Oh, j’ai oublié de vous parler des deux frères, les frères Goulard, tous deux prêtres, qui ont décidé, en 1761, grâce à un important héritage paternel, de décorer cette église. Elle existe depuis le XIIème siècle… avec bien sûr, toutes les guerres destructrices, les reconstructions, les restaurations, et cette nouvelle décoration au XVIIème siècle. Décoration confiée à un menuisier-ébéniste de Lectoure. Et, naturellement, ils n’ont pas oublié de se faire représenter sur les arcades des tribunes !

Un dernier mot ? Le lien pour cette merveille : http://www.lachapelle82.fr .

Animations campagnardes

16mai_rosesOuf ! ce lundi de Pentecôte s’annonçait (enfin) relativement beau… La journée à la campagne promettait donc d’être agréable. Les deux associations de Galembrun organisaient l’une un marché des créateurs toute la journée, l’autre une randonnée à partir de 9h30. Pendant que les artistes s’installaient, sous les tentes, sur la place, les randonneurs arrivaient pour un café avant le départ, au bar « le Marguestaud ». Départ de la troupe (56 marcheuses et marcheurs + un chien) à l’heure dite, vers les collines entre Galembrun et Naples, le début de la Lomagne. Traversée des bois de Galembrun, de Tourguil, et pause ravitaillement à Naples !

Naples, où nous croisons d’étranges bonshommes… « le rucher de Naples » ( http://www.miel-et-cire.com/ ) redémarre la saison !16mai_les ruchers de Naples Puis, c’est le retour vers notre hameau, vue éblouissante sur l’horizon et les coteaux du Frontonnais, champs de coquelicots, à nouveau un petit bois, et l’arrivée.

Les artisans sont bien installés, les randonneurs font le tour des stands avant de prendre l’apéritif du Comité. Certains restent pique-niquer, ou déguster les propositions des « Délices de Yoyo », partenaire pour cette journée. Nous aurions aimé davantage de visiteuses et visiteurs, certes, mais les exposants sont repartis contents, certains visiteurs avaient profité de l’occasion pour prévoir des cadeaux uniques à faire aux ami-e-s, aux Mamans, etc… et pour les enfants, ce fut peut-être l’occasion de découvrir leur vocation…

L’accueil toujours chaleureux des bénévoles du Comité des Fêtes ( https://www.facebook.com/comitedesfetesgalembrun ou https://comitedesfetesdegalembrun.wordpress.com/ ) et de l’association « Les Arts au Soleil ! » ( https://www.facebook.com/Les-Arts-au-Soleil ou http://www.lesartsausoleil.org ) a été souligné encore une fois, tant mieux ! Rendez-vous est pris pour le lundi de Pentecôte 2017. Vous êtes les bienvenu-e-s !

 

Vacances romaines, fin…

… parce qu’il faut bien aussi rentrer à la maison, les chats nous attendent, l’herbe a poussé, et en mai les activités galembrunoises sont nombreuses ! Dommage, ce dernier jour romain fut bien gris. Et même arrosé. Au programme : Borghese, et… un ou deux musées ? Déjà, pour aller à Borghese, c’est un peu galère, le bus annoncé sur les guides n’existe plus, quant à savoir où celui que l’on prend va nous déposer, c’est la question. Nous optons pour l’arrêt Victor Hugo, dans le parc… après tout, sur les quatre, il y a trois bisontins, donc, arrêt Victor Hugo ! Nous traversons une partie du parc, et évidemment, encore une fois, « les pins de Rome » de Respighi sont de mise ( les pins de la villa Borghese : https://youtu.be/Zk2q8GU3ZsA ). Le parc est magnifique, fontaines, petit stade, arbres centenaires (et pas uniquement des pins), chemins, routes ou sentiers, volière au sommet d’une belle maison, temples, statues, chants d’oiseaux… la folle circulation de Rome n’est pas loin, mais on l’oublie facilement !

Cette fois encore, nous ne sommes pas allés à la villa Giulia (musée Étrusque). Il faut bien garder quelques nouveautés pour le prochain voyage 😉 . Mais bien sûr, j’avais réservé pour la Galleria Borghese. Tout, dans ce palais, est fabuleux. Salles d’apparat, salons, statues d’enfants endormis…

belle dame romaine ou satyre jouant des sistres sous les plafonds ornés…

Mais bien sûr, les statues du Bernin, Enée fuyant Troie, le rapt de Proserpine, Apollon et Daphné, sont sublimes. Le marbre devient chair, et j’ai encore une fois craqué devant Daphné échappant à Apollon en se transformant en laurier. Depuis, je ne regarde plus le laurier du jardin de la même façon…

Quant à Pauline, de Canova… que dire, sinon admirer ? Tant l’artiste que… le modèle !12_28avril_Villa BorgheseA la sortie (2 heures de visite réglementaire, pas 10 minutes de plus !), la pluie ! Nous attendons un peu et repartons à travers le parc pour arriver au niveau de la Villa Medici, et encore une fois admirer coupoles et toits de Rome.

28avril_la BarcacciaDescente vers la place d’Espagne. Déception. Les fameux escaliers sont en travaux, la jolie fontaine est envahie de touristes et papiers et bouteilles vides flottent à la surface de l’eau…nous passons rapidement ! La pluie semble se calmer. Nous décidons d’aller faire un tour au cimetière des Capucins… Michel était déçu de ne pas avoir vu d’ossements dans les catacombes, j’avais lu que ce lieu était entièrement décoré d’os, donc il voulait en voir, il en a vu !!!!! Autels, rosaces, chapelles, décorés avec 4 000 squelettes… j’avais plutôt envie de fuir 😦 . Pas de photos (interdit), mais je ne sais même pas si j’en aurais fait, ou peut-être pour la monstruosité de la chose ? Oui, oui, pour les moines cela représentait certainement une façon de se dire que la vie passe, mais je me demande s’ils comprendraient que ce lieu soit ainsi transformé en musée… en tout cas, pour la « païenne » que je suis devenue, c’était assez sinistre, même franchement de mauvais goût d’en avoir fait un musée. Mais Michel a eu sa dose d’ossements 😉 ! De là, nous voilà repartis dans la circulation romaine, vers Termini, et le Palais Massimo (encore une partie de musée national romain). Alors là… encore une visite dans le temps incroyable. Très belle muséographie, mise en espace, en scène même… Mosaïques, fresques, statues, dans un beau palais. Par contre, stupidement (mais peut-être avions-nous un peu trop abusé de musées, et n’avons-nous pas fait attention au plan ?), nous avons raté le sous-sol. Une autre fois ! Au 2ème étage, reconstitutions des maisons découvertes lors de fouilles dans un joli film. Mais dans les salles, on retrouve des pans de décors des murs,

ou les sols en mosaïque, soigneusement récupérés.

et quelques très belles fresques, dont le jardin idyllique de la salle à manger de Livia

Au premier, et au rez-de chaussée, statues d’athlètes, d’empereurs, de déesses, de Dyonisos, une fresque de columbarium, autels, sarcophages, mosaïques…

19_28avril_Palazzo Massimo

Quand nous sommes rentrés à l’appartement, nous étions aussi fatigués que cet athlète rencontré au Palazzo Massimo !

Mais un tour chez Alfredo et Ada, une authentique hosteria de la via dei Banchi Nuovi, nous a un peu remis d’aplomb ! Cuisine familiale, une serveuse toute gentille qui vous raconte ce que vous pourrez déguster, le vin vient d’une propriété familiale, pas de chichis, mais… pas de dessert non plus ! (et un conseil : arrivez à 19 heures pétantes si vous voulez trouver de la place, il n’y a qu’une vingtaine de couverts…). Nous avons quand même trouvé un endroit pour une dernière glace, avant de rentrer faire nos valises, et ranger. Départ très tôt le lendemain. Voyage terminé. Pour cette année.

Et ici, aujourd’hui, c’est la dernière ligne droite avant le 4ème Marché des Créateurs organisé par l’association « Les Arts au Soleil ! ». La météo promet d’être agréable. C’est vrai que le soleil est de retour, cet après-midi, les grillons ont repris leurs chansons dans l’herbe, alors, croisons les doigts et touchons du bois : il fera beau !

 

Balade du jour

Du soleil, du ciel bleu… enfin ! Hélas, il semblerait que la grisaille soit de retour ce soir, j’ai même entendu quelques roulements de tonnerre… Ce matin, installation des tentes pour le Marché des Créateurs de lundi 16 mai, sous l’œil attentif de… Cadichon (je ne sais pas comment il s’appelle, en fait, c’est « l’âne »… mais pourquoi pas Cadichon en effet ?).

Donc, ça, c’est fait ! Reste encore à distribuer les places, avec, sans électricité, 2 mètres, ou 3, ou 4… en espérant qu’il fera beau, parce que tout de même c’est beaucoup plus agréable quand on peut s’installer dehors. Et pour la randonnée du matin aussi, ce sera plus agréable ! J’ai fait un petit repérage cet après-midi… heu… le genou va avoir du mal à tenir le coup… c’est que ce côté du village descend, grimpe, redescend et regrimpe ! Mais c’est beau. Les fleurs sauvages, la forêt, les chants d’oiseaux, un vrai bonheur !

En redescendant (avant de remonter…) le long des champs, la soie moirée des coquelicots, un papillon lumineux, des églantines, un insecte sur le cœur d’une marguerite, et, dans le champ de Germaine quelques orchidées sauvages ont réussi à échapper au fauchage…

Quant à ma copine l’araignée squatteuse de pivoine, elle semble tout à fait apprécier le rose indien, et continue à gambader sur les pétales ! A bientôt…12mai_pivoine et Cie