Images, souvenirs de la Sérénissime : palais, maisons…

Certaines personnes ont du mal à aimer Venise : si les façades de certains palais le long du Grand Canal sont à peu près « propres », il faut bien dire que le verso n’est pas toujours clinquant ! L’eau, les intempéries, le manque de moyens peut-être aussi… Mais j’aime ces vieux murs qui ont vécu, que ce soit ceux des maisons dans les quartiers désertés par le touriste (et heureusement, c’est la majorité des quartiers) ou ceux de certains palais à l’écart du Grand Canal.

Cette année, nous avons découvert le palais Pesaro (ne pas confondre avec la Ca’ Pesaro, musée d’art du XXème et XXIème siècles), devenu musée Fortuny. Avis mitigés dans les guides. Pourtant, quel endroit ! Ce monsieur Fortuny, né à Grenade en 1871 et mort à Venise en 1949, est connu pour ses créations de tissus, mais il était aussi peintre, graveur, couturier… et ce palais fourmille de souvenirs, de trouvailles rassemblées dans d’immenses salles. Personnellement, j’ai aimé cette visite, et l’ambiance un peu déroutante du palais (pas très éclairées, les salles, d’où le flou peu artistique des photos…). Les filles et Raymond aussi : partout des canapés invitaient à s’asseoir pour profiter du lieu 😉 !

Il y a eu aussi la Ca’ Rezzonico, avec ses meubles, ses miroirs anciens, sa belle salle de bal. Et la Ca’ Mocenigo, presque comme autrefois… mais sur un seul étage de visite.

Mais pour moi, un séjour à Venise, c’est surtout marcher, regarder, pas forcément au hasard, et se perdre. Une cour ici, un vieux palais là, un mur décrépit, une belle fenêtre, un portail sculpté, un tour de porte décoré, un mur où l’arcade d’une ancienne porte joue avec des installations électriques à faire pleurer un artisan rénovateur…

Voilà pour aujourd’hui… Prochaine visite très bientôt !

Images, souvenirs de la Sérénissime : Carnaval

Venise qui, d’ailleurs, pendant ces jours de Carnaval n’est pas vraiment sereine ! Le Carnaval de Venise, même s’il n’a été vraiment relancé (après de multiples transformations) qu’en 1980, est connu depuis le XIème siècle. Derniers jours de « liberté » avant le carême, dans un pays où la religion catholique était reine, il a servi de défouloir aux Vénitiens, nobles ou pas, jusqu’à être interdit au XlXème siècle, sous l’occupation napoléonienne… Les Costumés, cachés sous leurs masques blancs, dorés, ou décorés, se promènent dans des habits époustouflants, pleins d’imagination, de créativité. Et ne devraient pas parler. Les costumés sont muets… normalement. Parce que, pour y être allés de nombreuses fois, nous avons pu constater que peu à peu les « lois » évoluent, et pas toujours vers le mieux. Malgré tout, cette année encore, nous nous sommes laissés surprendre, une fois de plus

Ce qui me semble changé ? Le nombre de plus en plus important de personnes venues en groupe, déguisées si l’on peut dire, car sans aucun rapport avec la richesse d’invention des « vrais « costumés… et surtout bien bruyants, bien excités. Il y a aussi de plus en plus de costumés non masqués, parfois en groupes, mais très beaux malgré tout : un groupe « steampunk Italia » aux déguisements très recherchés, un groupe en rouge/blanc/noir, quelques « aristocrates », un peintre, etc.

Comme dans un bocal, derrière la « vitrine », au Florian, ce couple, dont on comprend qu’ils n’aient pas mis de masque complet… peu pratique pour déguster chocolat chaud ou un spritz !

Et puis il y avait nous. Pas déguisés, mais essayant chaque fois que c’était possible masques et chapeaux, ou rêvant dans le vaporetto sans voir le beau masque penché…

Mais Venise, c’est aussi les palais, les murs abîmés, les ruelles, les musées, les canaux et les gondoles… bref, la suite un peu plus tard sur ce journal… Et pardon pour certaines photos un peu floues, prises parfois à la va-vite ou en catimini….

Venise 2019, J5

Vous aurez davantage de détails sur le séjour dès que j’aurai retrouvé mon ordinateur, car j’avoue qu’avec ce truc c’est un peu la panique, et ça fonctionne quand ça veut !

Donc hier samedi, nous avons essayé d’éviter la foule de fin de semaine carnavalesque en démarrant la journée (heu… pas très tôt…) à Giardini. Finalement, après Arsenale et quelques arrêts dans des magasins de masques nous nous sommes retrouvés au milieu de costumés (et foule de badauds dont nous étions…) sur la place Santa Maria Formosa. Il semble que tout le monde ne sache pas vraiment ce qu’est le carnaval vénitien, des groupes bien bruyants et aux déguisements plutôt nullards se faisaient remarquer. Certes, ils s’amusaient probablement, à leur façon, mais ils sont loin de ce qui fait la beauté de ce carnaval.

Impossible d’entrer dans la librairie « Acqua Alta », trop de monde, changement de direction. Impossible de trouver une place chez Rosa Salva, trop de monde. Il se fait tard, nous rentrerons en faisant le grand tour, en vaporetto. Vous aurez donc droit à une ambiance Venise de nuit vue depuis le vaporetto, et à l’abri parce que dès que le soleil disparaît il fait frais sur la lagune !

Sur le chemin du retour, arrêt pour les courses dans le très beau magasin découvert par Raymond (un ancien théâtre), et pour les miss arrêt gelateria… puis dernières photos de nuit avant la mauvaise surprise du jour : une fenêtre de l’appartement forcée, grand bazar partout, et une disparition, le téléphone portable de Clémence…

Et pour ce soir, ce sera tout, je crois que je vais craquer, 2 heures pour quelques lignes et même pas une quinzaine de photos, mieux vaut prendre un bouquin!


Venezia 2019, J3 et 4

Des palais transformés en musées, des tableaux et des graffitis, des églises monumentales où l’on se sent tout petit, des Tintoret et des Titien en veux – tu en voilà, et bien sûr encore des costumés, c’était hier.

Aujourd’hui, les deux îles les plus connues de la lagune, Murano et Burano. Perles et verre soufflé, la superbe église Santa Maria e Donato. Ensuite, nous sommes descendus à Mazzorbo et avons fait tout le tour de cette petite ile, église et cimetière, avant d’arriver à Burano en traversant le pont de bois. Fin de journée, pas de beau coucher de soleil, mais quelques reflets roses sur le canal et dans le ciel…

Je terminerai avec deux photos : l’auberge de jeunesse toute nouvelle dans un ancien couvent et son cloître, et un ange prenant son envol dans l’église dei Frari. Demain, de nouveaux quartiers à arpenter.

Une année finit…

… une autre commence ! 2019_voeux 1L’année 2019 prévoit quelques déplacements, nous repartons (enfin !) à Venise, mais nous aimerions bien pouvoir revoir certaines villes ou en découvrir, et j’avoue qu’un tout dernier passage en Islande (oui, je sais, je dis chaque fois que c’est le dernier 😉 ) me plairait bien !

Petit retour sur 2018, en images. Le choix a été trèèèèès difficile !

Merci à vous qui me suivez, n’hésitez pas à commenter… Belle fin d’année, toutes et tous ! Espérons que 2019 apporte enfin un peu de Paix, de solidarité, de partage, d’amour, sur notre Terre qui en a bien besoin.

Petite marche du jour…

DSC_0045_9171Non, je n’avais pas d’écouteurs dans les oreilles pour rythmer cette marche, pour cela, les chants des oiseaux sont parfaits ! Et donc, je reprends, après la parenthèse de la semaine dernière (quelques nouveautés dont je vous causerai plus tard), mes marches tranquilles dans les environs. Aujourd’hui, réveil en blanc givré (non, pas encore de neige, mais qu’il fait froid !), et bien embrouillardé. Mais le soleil a fait tout de même une petite, toute petite apparition dans l’après-midi. Les champs fraichement labourés et hersés apportent d’autres couleurs, et le paysage s’emmitouflait dans une jolie brume bleutée.

Dans le bois, le vert des mousses rivalise avec le rouge des baies, le marron-roux et les restes d’or des feuilles, mais les baies du genévrier ne sont pas encore mûres pour parfumer les plats.

Les tiges et les fruits de la vigne-vierge décorent les vieux murs comme autant de guirlandes de Noël. Et, dans le village, quelques rosiers refusent obstinément de croire à l’hiver…