La fin de l’été…

La fin de l’été…

… mais ni plage abandonnée, ni coquillages et crustacés en cette fin d’été, comme le chantait BB (pour les fans : https://youtu.be/Bbkwrf5lMqc ). Quoique… on aurait pu, puisque nous sommes allés deux jours du côté de Mimizan et Arcachon, en début de semaine. Ce fut du rapide, avec une chaleur écrasante le lundi, 39° sous les pins, un peu plus frais sur la plage, un peu de pluie le mardi matin pour ensuite retrouver un ciel radieux. Voilà pour la météo 😉 … Donc, route le dimanche après-midi vers Saint Paul en Born. Traversée du Gers, les vignobles de l’Armagnac, et enfin les pignadas ! et… l’océan ❤

Première balade, lundi matin, le lac d’Aureilhan. J’avais bien repéré d’autres visites possibles, mais fermé le lundi, ou sur rendez-vous… comme nous n’étions pas là pour longtemps, nous sommes restés dans les environs. Aucun regret, cette petite marche le long de la « promenade fleurie » d’abord, puis le long d’une partie du lac d’Aureilhan est une merveille. Un jardin paradisiaque, dont j’ai raté toutes les photos 😦 , trop de lumière, et mes yeux qui me rejouent des tours… mais les vieilles barques au milieu des roseaux, les cabanes de pêche, les pins, et tout au fond ce château qu’on devine, celui de Hugh Grosvenor, duc de Westminster. Château fréquenté par de nombreuses personnalités dont Coco Chanel, qui, trouvant l’endroit agréable, avait ouvert à Aureilhan un centre de vacances pour ses cousettes afin qu’elles profitent du bon air de l’océan et des pins… Le lieu est magique, vraiment.

Pour l’après-midi, j’avais préparé un circuit sympa vers le sud, avec un musée en plein air qui semblait bien intéressant, puis un village aux vieilles maisons rénovées, une église toute décorée, une peu de baignade, le phare de Contis… entre pignadas et océan. Mauvais choix de départ, nous avons bien trouvé le lieu de ce musée qui promettait de belles découvertes, mais il n’y avait plus de musée ! Le guide Vert devait dater un peu… Nous avons donc continué sur les petites routes bordées de pins parfois hauts, parfois en formation. Fougères, bruyère, de temps en temps une ferme landaise, son airial, et sa vieille grange qui me rappelait des souvenirs de jeunesse… Pas de déception avec le village de Lévignacq, les vieilles maisons étaient au rendez-vous dans presque tout le village, rénovées pour la plupart ! A côté de l’église, une très belle maison de maître (cabinet médical mais sur la porte un panneau indiquait que le docteur était malade 😉 ).

Et l’église, voûte en bois, entièrement peinte, un beau retable, chapelles ornées et peintes, le tout étonnant et magnifique. Par contre, sur le petit papier explicatif des scènes, mis à disposition des visiteurs à l’entrée de l’église, aucun nom de peintre…

Le circuit a continué vers l’océan… un peu moins de chaleur, tout de même. Baignade pour moi, à Cap de l’Homy. Plage surveillée, mais marée descendante, et ça tirait bien…, je n’ai même pas pu passer les premières vagues ! Mais quel délice… Le phare de Contis, prévu au programme, situé au milieu de la forêt, n’est plus accessible en septembre, alors… fin de la balade et retour à « La Clairière » !

Petite pluie le mardi matin, mais vite finie. Cette fois nous partons vers le nord 😉 . Premier arrêt, La Teste de Buch. Beau bâtiment au centre ville qui abrite la bibliothèque municipale. Restaurant bien agréable juste à côté, avec une terrasse ombragée (nous n’avons pas réussi à trouver le nom de cet arbre aux branches noueuses qui voisinait avec de jeunes platanes, le connaissez-vous ?). Et un tag tout rose…

Direction le port, les cabanes à huîtres. Ce n’était pas le bon moment pour la dégustation, toutes les cabanes étaient fermées…

Deux panneaux à l’entrée des cabanes, « paroles de femmes » et explications sur la pêche

Nous avons ensuite traversé la « ville d’été » d’Arcachon, puis longé la côte jusqu’à la dune du Pilat. La visite de la ville, ou du moins la découverte de ses villas, jardins, et autres grandeurs bourgeoises ou aristocratiques, ce sera pour une autre fois…

Et bien entendu « LA » dune ! Tant qu’à faire du tourisme, autant le faire jusqu’au bout… heureusement, il faisait bien moins chaud que la veille ! Parce que, non seulement grimper la dune (oui, par les escaliers, faut pas exagérer… et puisqu’ils sont installés jusqu’en octobre, pourquoi s’en priver ? bon, 154 marches tout de même), donc non seulement arriver en haut de la dune c’est assez sportif, mais en plus un grand spécialiste en je-ne-sais-quoi a décrété que le masque était obligatoire sur tout le site ! Je pense que la personne qui a pondu cet arrêté n’a jamais dû marcher autrement que de sa voiture à son bureau et vice-versa… Oui, j’avoue avoir de temps en temps respiré normalement, et je n’étais pas la seule.

Site impressionnant. Que l’on regarde vers la forêt ou vers l’océan.

Retour vers notre campement par la route des lacs, magnifique, et un dernier arrêt à Port Maguide, sur le lac de Sanguinet.

Ces deux jours ont été trop courts, c’est certain… mais la prochaine fois, j’aimerais bien faire tout le tour du bassin d’Arcachon, je sais qu’il y a beaucoup de belles découvertes à y faire, on m’a déjà donné au moins deux visites extra-ordinaires à voir 😉 … On verra !

Octobre rose

Octobre rose

Ce samedi, Cologne (32) organisait une journée autour de cette saleté qu’est le cancer, et en cet octobre rose, autour du cancer du sein plus particulièrement. Le but étant de faire connaître les soins de support sur le territoire du Bassin de Lomagne. Je mets ici l’affiche, vous aurez des explications plus claires :

Même si Cologne n’est qu’à 20 minutes de route de la maison, j’avoue : je n’ai pas eu le courage de me lever et d’aller faire une des randonnées proposées… Avec Raymond, nous sommes arrivés juste pour… mettre les pieds sous la table 😉 !

D’entrée le ton est donné, ambiance rose vif, bonne humeur et gentillesse. Soleil au rendez-vous. Repas avec uniquement des produits locaux, et bios.

Comme vous pouvez le voir sur les photographies, Guillemette avait été invitée pour exposer ses « Sourires ». Exposition tout à fait dans le ton de la conférence-échange de l’après-midi, où il était question de donner des pistes pour la prévention du cancer, pistes axées autant sur le plan physique que sur le plan psychologique. Des ateliers, ensuite, malheureusement tous aussi intéressants les uns que les autres…, mais il fallait choisir ! Alors, les massages étant plus que demandés, la cohérence cardiaque aussi, je me suis fait plaisir, je suis restée sur l’atelier créatif genre art-thérapie proposé par Guillemette. Un moment tout calme… dont voici le résultat :

La journée s’est terminée sur un temps d’échanges. Et cette journée marquée par l’optimisme (pas béat ni idiot), la volonté de tout faire pour que ce soit l’envie de vivre, la vie, qui gagne, de se dire qu’il faut changer cette façon de vivre sans cesse stressé, en courant, qui, finalement provoque tant de dégâts sur notre santé, qu’il faut regarder où est l’essentiel, s’autoriser à vivre (je vous mets tout ça en vrac, j’avoue que ce n’est pas encore complètement intégré 😉 )… bref, cette journée fut une belle journée, au milieu de personnes pleines d’énergie, d’empathie, de souci de partager, d’apporter du bien-être.

En repartant, j’ai pris la peine de photographier cette banderole, qui m’a fait sourire par son libellé… n’hésitez pas, si vous avez un enfant à brader, rendez-vous à Cologne 😀 !

Images, souvenirs de la Sérénissime : palais, maisons…

Certaines personnes ont du mal à aimer Venise : si les façades de certains palais le long du Grand Canal sont à peu près « propres », il faut bien dire que le verso n’est pas toujours clinquant ! L’eau, les intempéries, le manque de moyens peut-être aussi… Mais j’aime ces vieux murs qui ont vécu, que ce soit ceux des maisons dans les quartiers désertés par le touriste (et heureusement, c’est la majorité des quartiers) ou ceux de certains palais à l’écart du Grand Canal.

Cette année, nous avons découvert le palais Pesaro (ne pas confondre avec la Ca’ Pesaro, musée d’art du XXème et XXIème siècles), devenu musée Fortuny. Avis mitigés dans les guides. Pourtant, quel endroit ! Ce monsieur Fortuny, né à Grenade en 1871 et mort à Venise en 1949, est connu pour ses créations de tissus, mais il était aussi peintre, graveur, couturier… et ce palais fourmille de souvenirs, de trouvailles rassemblées dans d’immenses salles. Personnellement, j’ai aimé cette visite, et l’ambiance un peu déroutante du palais (pas très éclairées, les salles, d’où le flou peu artistique des photos…). Les filles et Raymond aussi : partout des canapés invitaient à s’asseoir pour profiter du lieu 😉 !

Il y a eu aussi la Ca’ Rezzonico, avec ses meubles, ses miroirs anciens, sa belle salle de bal. Et la Ca’ Mocenigo, presque comme autrefois… mais sur un seul étage de visite.

Mais pour moi, un séjour à Venise, c’est surtout marcher, regarder, pas forcément au hasard, et se perdre. Une cour ici, un vieux palais là, un mur décrépit, une belle fenêtre, un portail sculpté, un tour de porte décoré, un mur où l’arcade d’une ancienne porte joue avec des installations électriques à faire pleurer un artisan rénovateur…

Voilà pour aujourd’hui… Prochaine visite très bientôt !

Images, souvenirs de la Sérénissime : Carnaval

Venise qui, d’ailleurs, pendant ces jours de Carnaval n’est pas vraiment sereine ! Le Carnaval de Venise, même s’il n’a été vraiment relancé (après de multiples transformations) qu’en 1980, est connu depuis le XIème siècle. Derniers jours de « liberté » avant le carême, dans un pays où la religion catholique était reine, il a servi de défouloir aux Vénitiens, nobles ou pas, jusqu’à être interdit au XlXème siècle, sous l’occupation napoléonienne… Les Costumés, cachés sous leurs masques blancs, dorés, ou décorés, se promènent dans des habits époustouflants, pleins d’imagination, de créativité. Et ne devraient pas parler. Les costumés sont muets… normalement. Parce que, pour y être allés de nombreuses fois, nous avons pu constater que peu à peu les « lois » évoluent, et pas toujours vers le mieux. Malgré tout, cette année encore, nous nous sommes laissés surprendre, une fois de plus

Ce qui me semble changé ? Le nombre de plus en plus important de personnes venues en groupe, déguisées si l’on peut dire, car sans aucun rapport avec la richesse d’invention des « vrais « costumés… et surtout bien bruyants, bien excités. Il y a aussi de plus en plus de costumés non masqués, parfois en groupes, mais très beaux malgré tout : un groupe « steampunk Italia » aux déguisements très recherchés, un groupe en rouge/blanc/noir, quelques « aristocrates », un peintre, etc.

Comme dans un bocal, derrière la « vitrine », au Florian, ce couple, dont on comprend qu’ils n’aient pas mis de masque complet… peu pratique pour déguster chocolat chaud ou un spritz !

Et puis il y avait nous. Pas déguisés, mais essayant chaque fois que c’était possible masques et chapeaux, ou rêvant dans le vaporetto sans voir le beau masque penché…

Mais Venise, c’est aussi les palais, les murs abîmés, les ruelles, les musées, les canaux et les gondoles… bref, la suite un peu plus tard sur ce journal… Et pardon pour certaines photos un peu floues, prises parfois à la va-vite ou en catimini….

Venise 2019, J5

Vous aurez davantage de détails sur le séjour dès que j’aurai retrouvé mon ordinateur, car j’avoue qu’avec ce truc c’est un peu la panique, et ça fonctionne quand ça veut !

Donc hier samedi, nous avons essayé d’éviter la foule de fin de semaine carnavalesque en démarrant la journée (heu… pas très tôt…) à Giardini. Finalement, après Arsenale et quelques arrêts dans des magasins de masques nous nous sommes retrouvés au milieu de costumés (et foule de badauds dont nous étions…) sur la place Santa Maria Formosa. Il semble que tout le monde ne sache pas vraiment ce qu’est le carnaval vénitien, des groupes bien bruyants et aux déguisements plutôt nullards se faisaient remarquer. Certes, ils s’amusaient probablement, à leur façon, mais ils sont loin de ce qui fait la beauté de ce carnaval.

Impossible d’entrer dans la librairie « Acqua Alta », trop de monde, changement de direction. Impossible de trouver une place chez Rosa Salva, trop de monde. Il se fait tard, nous rentrerons en faisant le grand tour, en vaporetto. Vous aurez donc droit à une ambiance Venise de nuit vue depuis le vaporetto, et à l’abri parce que dès que le soleil disparaît il fait frais sur la lagune !

Sur le chemin du retour, arrêt pour les courses dans le très beau magasin découvert par Raymond (un ancien théâtre), et pour les miss arrêt gelateria… puis dernières photos de nuit avant la mauvaise surprise du jour : une fenêtre de l’appartement forcée, grand bazar partout, et une disparition, le téléphone portable de Clémence…

Et pour ce soir, ce sera tout, je crois que je vais craquer, 2 heures pour quelques lignes et même pas une quinzaine de photos, mieux vaut prendre un bouquin!


Venezia 2019, J3 et 4

Des palais transformés en musées, des tableaux et des graffitis, des églises monumentales où l’on se sent tout petit, des Tintoret et des Titien en veux – tu en voilà, et bien sûr encore des costumés, c’était hier.

Aujourd’hui, les deux îles les plus connues de la lagune, Murano et Burano. Perles et verre soufflé, la superbe église Santa Maria e Donato. Ensuite, nous sommes descendus à Mazzorbo et avons fait tout le tour de cette petite ile, église et cimetière, avant d’arriver à Burano en traversant le pont de bois. Fin de journée, pas de beau coucher de soleil, mais quelques reflets roses sur le canal et dans le ciel…

Je terminerai avec deux photos : l’auberge de jeunesse toute nouvelle dans un ancien couvent et son cloître, et un ange prenant son envol dans l’église dei Frari. Demain, de nouveaux quartiers à arpenter.

Une année finit…

… une autre commence ! 2019_voeux 1L’année 2019 prévoit quelques déplacements, nous repartons (enfin !) à Venise, mais nous aimerions bien pouvoir revoir certaines villes ou en découvrir, et j’avoue qu’un tout dernier passage en Islande (oui, je sais, je dis chaque fois que c’est le dernier 😉 ) me plairait bien !

Petit retour sur 2018, en images. Le choix a été trèèèèès difficile !

Merci à vous qui me suivez, n’hésitez pas à commenter… Belle fin d’année, toutes et tous ! Espérons que 2019 apporte enfin un peu de Paix, de solidarité, de partage, d’amour, sur notre Terre qui en a bien besoin.

Petite marche du jour…

DSC_0045_9171Non, je n’avais pas d’écouteurs dans les oreilles pour rythmer cette marche, pour cela, les chants des oiseaux sont parfaits ! Et donc, je reprends, après la parenthèse de la semaine dernière (quelques nouveautés dont je vous causerai plus tard), mes marches tranquilles dans les environs. Aujourd’hui, réveil en blanc givré (non, pas encore de neige, mais qu’il fait froid !), et bien embrouillardé. Mais le soleil a fait tout de même une petite, toute petite apparition dans l’après-midi. Les champs fraichement labourés et hersés apportent d’autres couleurs, et le paysage s’emmitouflait dans une jolie brume bleutée.

Dans le bois, le vert des mousses rivalise avec le rouge des baies, le marron-roux et les restes d’or des feuilles, mais les baies du genévrier ne sont pas encore mûres pour parfumer les plats.

Les tiges et les fruits de la vigne-vierge décorent les vieux murs comme autant de guirlandes de Noël. Et, dans le village, quelques rosiers refusent obstinément de croire à l’hiver…

Orients Imaginaires…

DSC_1160… mais ces orients n’avaient rien d’imaginaire, samedi dernier 21 novembre, au Foyer Ruaral de Grenade sur Garonne : l’association « les arts au soleil ! » (  http://www.lesartsausoleil.org/ ), dans le cadre de ses Rencontres en Danses ( http://www.rencontresendanses.fr/ ) avait invité le groupe de musiciens et chanteurs AFTAB pour une soirée autour de musique et chant du Pakistan et d’Afghanistan.

Les curieux ont été comblés. Dommage, l’actualité ?, le froid ?, la peur de l’inconnu ?, trop peu de personnes dans le public… Les voix de Shuaib et Hubaib Mushtaq, les instruments étonnants (pour nos yeux d’occidentaux) de Fady Zakar et Ioanis Kasaras, les percussions de Behlole Mushtaq, l’harmonium de Shuaib, nous ont fait voyager au-delà de nos campagnes, de nos tristesses du moment. Ils étaient accompagnés par Alexia Martin et Doumélia, à la danse.

Richesse des voix, des sonorités, des costumes… une soirée pour … rêver d’ailleurs !

Dimanche après-midi, c’était au Burgaud, et pour les enfants. Mais pas que… puisque les parents, et parfois des adultes seuls, sont aussi venus écouter le conte de « la danseuse de verre » avec Alexia Martin, conteuse-danseuse et Fady Zakar conteur-musicien. Les enfants ont participé avec enthousiasme à ce beau et tendre moment de rêve…

Tant pis pour la déception de la non-présence de public samedi soir, moi, je pourrai dire « j’y étais », et garder dans la tête, les yeux et le cœur, le plaisir d’avoir partagé avec ces musiciens et danseuses passionnés ce magnifique voyage musical et dansé. Merci à elles, merci à eux !DSC_1214