Ailleurs…

… et pourtant à peine à 200 kilomètres ! Nous sommes partis pour deux vraies journées (+ l’aller et le retour) dans le Périgord Noir. Entre Sarlat et Montignac. Je n’avais rien préparé, et je me suis même rendu compte que je n’avais aucune carte du coin… mais surtout que je ne connaissais pas du tout ces quelques kilomètres carrés où nous allions rester ces deux jours !

Premier jour… aïe, un pneu crevé ! Première visite, un garage au plus près de La Chapelle Aubareil où nous logions. Montignac Lascaux. Oui, avec les regroupements de communes, on a souvent droit à des noms de villes à rallonge ! Heureusement, l’adresse était bonne, et rendez-vous est pris pour le lendemain milieu d’après-midi pour changer les pneus (et oui, 1 pneu crevé = 2 pneus à changer, si ce n’est pas réparable, et ça ne l’était pas 😦 ). Montignac Lascaux, ça vous dit quelque chose, non ? Alors nous voici partis à la recherche de « LA » grotte de Lascaux. Lascaux 1, Lascaux II, Lascaux III, Lascaux IV ? On se perd sur des routes tortillons, un château par-ci, un site préhistorique par là…

Et finalement, nous étions tout près de cette reconstitution de Lascaux ! Le bâtiment neuf, bof… adossé à une colline très boisée, tout en longueur, en pentes, géométrie dans l’espace… Billet acheté (22 € tout de même…), nous attendons le moment de la découverte. Pas trop de monde, une classe de maternelle, des groupes, des individuels, l’espace intérieur du bâtiment est grand, aéré, tout va bien. Le moment venu, j’avoue être curieuse et un peu sceptique à propos de cette copie… Présentation du lieu, couloirs, béton, toujours cette géométrie, cassures, et clarté.

Puis le noir. La torche du guide se promène, un couloir, et au-dessus de nous… une merveille, des centaines de merveilles. Cerfs, bisons, chevaux prennent vie par les dessins, les couleurs. Et, bizarrement, malgré le fait d’être en groupe, de savoir que c’est une copie, je suis embarquée dans cet autre monde, ce monde « d’avant », un monde de mystère, de vie, et peut-être de chamanisme… je suis ailleurs, chez moi.

Non, bien sûr, ces photos n’ont pas été faites dans la grotte ! J’ai été très obéissante 😉 . Mais la salle « l’atelier » permet de revoir de près ces peintures, tranquillement, et de faire autant de photos qu’on le souhaite. J’ai quand même raté la photo mystère, celle dite de l’homme oiseau… un homme renversé par un bison et à ses côtés un oiseau… la mort ? l’au-delà ? Les historiens planchent sur ces sujets, mais après tout, pourquoi ne pas imaginer soi-même ….

Il était temps de rentrer ensuite, après un passage dans la vie réelle… courses pour les ados et jeunes avec qui nous cohabitions pour ces deux jours, et à nouveau ces petites routes tortueuses, bordées de bois, de champs, tantôt suivant une vallée, tantôt grimpant à flanc de colline au milieu de forêts.

Deuxième journée de découvertes, pas de grottes (pourtant ce n’est pas ce qui manque !), mais j’avais repéré un site troglodyte pas loin, le village de La Madeleine. A flanc de falaise, au-dessus de la Vézère. Des abris « primitifs », une histoire vieille de 20 000 ans, du Magdalénien… puis ces habitats ont été occupés au fil des années par les gens des villages environnants, qui se protégeaient ainsi des envahisseurs ! Il y a même le long de la cavité qui entaille la falaise un lieu qui s’appelle le déversoir, d’où ils basculaient dans le vide et dans la Vézère les intrus !!! Vers le XIVème siècle, un château s’est construit, le château-fort de Petit-Marzac, une chapelle. Habité jusqu’au XIXème siècle, l’arrivée de l’ère industrielle et du train ont tout transformé. Bon, confort très minimaliste… la source fournissait de l’eau, les forêts du bois, les animaux et les champs la nourriture, mais serait-on capable de revenir à ce style de vie, avec tous les « besoins » que la vie actuelle a créés ?????

Nous étions pratiquement les seuls dans le village, mais une jolie chenille et un chevalier nous ont salués !

Il restait un peu de temps avant l’heure du garage 😉 , Les Eyzies n’étaient pas loin, et après une halte au petit restaurant « La Source » à Tursac (oui, ce n’est pas trop dans mes habitudes de donner des noms de restaurants, mais celui-ci nous a beaucoup plu, sympa, calme, zen même, produits frais et très bien cuisinés https://restaurantlasource.net/ ), nous continuons notre tourisme… Le temps n’est pas particulièrement agréable, frais, ondées passagères, humide… mais tant pis, tout est si beau autour de nous ! Encore une falaise, sous laquelle les maisons s’abritent.

Et toujours la Vézère.

Pendant que la voiture se rechaussait de neuf, nous en profitons pour faire un tour dans Montignac. De vieux quartiers dont nous ne verrons qu’une petite partie. Maisons fleuries, et… la Vézère !

Et le voyage se terminait ce mercredi. Retour vers les Hauts Tolosans. Avec une halte à Sarlat. Alors, là, je suis un peu sur la réserve. Non pas que la vieille ville ne mérite pas qu’on s’y arrête et qu’on y flâne, au contraire. Mais pas le mercredi !!!!! Car c’est jour de marché. Moi qui pensais faire quelques courses de fruits et légumes tranquillement, ce fut raté. Une foule de touristes déambulant au milieu des étals, souvent sans même regarder autour d’eux. Des étals de nourritures « pour touristes », noix, charcuterie, fromages, babioles… les mêmes qu’à Carcassonne ou autre cité ancienne. Finalement, j’ai trouvé un producteur de légumes, et nous avons vite quitté cette « rue » pour grimper vers des lieux plus tranquilles, prêts à revenir à Galembrun sans plus tarder. C’était sans compter sur la curiosité. Tout de même, les bâtiments de la vieille ville semblaient bien beaux… Jolie surprise sur notre chemin, un restaurant nous a arrêtés. L’endroit était calme, quelques marches à monter, une petite carte sympa. Alors, grosses faims passez votre chemin, sauf si vous commandez tout en double 😉 . Mais la salle est très agréable, ambiance 1930, musique de fond jazz, très belles photos prises par le patron/cuisinier, et accueil souriant (« La Galerie » à Sarlat). Le marché devait être terminé après cette halte, nous sommes donc revenus vers la vieille ville, pour quelques instants. Maison de La Boétie, vieux hôtels, église, portails sculptés, toits d’ardoise bien pentus, et le soleil de retour…

Voilà voilà. Nous avons retrouvé nos habitudes, notre calme campagne… mais vivement une autre escapade 😉 !

Colonha, passejada

Colonha, passejada

Ne pas confondre Cologne et Cologne… c’est pour cela que j’ai choisi le nom gascon de cette petite ville du Gers, Colonha, bastide fondée en 1284 par le sénéchal Eustache de Beaumarchais qui représentait le roi de France et le comte de Toulouse. Le plan de la bastide est caractéristique des bastides royales de plaine. La ville s’étire le long de deux axes perpendiculaires, et dans un rectangle à pans coupés s’inscrivent neuf îlots de forme carrée ou rectangulaire, la place occupant le centre. J’ai déjà publié des photos de cette ville, et ce jour-là, ayant une heure libre devant moi, j’en ai profité pour faire le tour « complet »… ce n’était pas bien long, et j’ai pu aller et venir d’une « grande » rue à l’autre, arpenter les rues perpendiculaires, et lever le nez !

L’arrivée depuis Galembrun nous amène devant les fossés… encore en eau, et habités d’un côté par des oies, canards et ragondins (quoique cette fois je n’en ai pas vu), et de l’autre un lavoir où on imagine le rude travail des lavaderas de l’époque…

Murs en briques et pierres blanches, la petite ville est très fréquentée en été… ce jour-là, elle était plutôt calme, même si la place centrale était bien entourée de voitures. Pas de photos de la place, cette fois. Je suis partie vers les anciennes allées du foirail. Puits, travail, larges trottoirs…

Quelques curiosités dans les petites rues aux vieilles maisons parfois joliment restaurées, parfois un peu tristes…

L’église, située un peu en dehors de la bastide… et toujours fermée…

Et bien sûr, je n’ai pu m’empêcher de faire quelques photos de cette maison de poète, à l’angle de la place, avec ses dictons, ses fleurs… et devant laquelle on a envie de s’assoir et rêver…

N’oublions pas les « couverts » qui entourent la place, ces passages abrités, posés sur des piliers en bois ou en brique comme ici, qui entourent la place centrale d’une bastide du sud-ouest de la France… bien pratiques quel que soit le temps, pour s’abriter du soleil ou de la pluie… mais ce jour-là, il faisait beau !

Vous pouvez trouver d’autres photos de Cologne en suivant les liens : https://bborda-silvand.blog/2018/08/30/un-jour-un-tour/ ou https://bborda-silvand.blog/2020/02/17/un-tour-a-cologne/ , où vous aurez d’autres aperçus de la bastide (et des environs).

Échappée familiale, 4

Échappée familiale, 4

(et fin). Ce samedi 10 octobre était tout ensoleillé, bleu, juste ce qu’il fallait pour une belle fête d’anniversaire ! Petit tour dans Coincy (02), appelée parait-il « la petite Venise de l’Aisne »… nous n’avons vu qu’un ruisseau, l’Ordimouille, qui traverse le village, mais après tout, pourquoi pas ? 😉

Une église, Notre Dame de l’Assomption, dont nous n’avons pas trouvé l’entrée… (ou du moins pas de porte ouverte), mais de la chambre où nous étions, belle vue du clocher (et dès 7 heures du matin, réveil bien sonore… 😉 ) ! J’ai cherché en vain des renseignements sur cette église, dont une partie semble avoir disparu.

L’après-midi, visite guidée de Château-Thierry au programme. Un monsieur plein de bonne volonté, qui nous a dit être à la retraite, apparemment seul disponible ce jour-là, mais dont la spécialité était les passages de la guerre 14/18 à Château-Thierry. Surtout avec des cartes postales. Ah… nous étions loin de notre guide-conférencière des Hauts Tolosans, Chantal… Mais heureusement, il n’y a pas que les aventures guerrières de la ville à découvrir, et notre guide avait aussi quelques connaissances sur l’Histoire de Château-Thierry et ses illustres habitants ! Dont Jean De La Fontaine. Maison natale transformée en musée, et une ou deux anecdotes sur ce monsieur pas très sympa au final… moraliste, peut-être, mais dans ses fables…

J’espère bien revenir visiter plus tranquillement la ville. De belles maisons, une tour de l’Horloge, d’anciennes fontaines (ce fut une ville d’eaux), un château médiéval avec murailles et presque tout ce qui va avec un château-fort, l’ancien Hôtel-Dieu transformé en musée (comme la maison de La Fontaine, d’ailleurs), et de jolis clins d’œil aux fables par-ci par là dans la ville.

Juste en face de l’entrée du château-fort, un joli jardin médiéval, où j’aurais bien voulu flâner un peu (et pas seulement moi…), mais notre guide était déjà reparti vers la ville !

J’avoue être restée un peu sur ma faim, mais ce n’est que partie remise, j’espère ! Retour à Coincy par de petites routes, parfois entre deux bois, parfois entre deux champs de betteraves. Et le soir, nous avons pu fêter les 50 ans de Joëlle. Quelques jours de vadrouille bien agréables, de rencontres sympathiques, de retrouvailles familiales. Prochaine échappée mi-novembre vers le Beaujolais, car les amis nous attendent pour « le nouveau »…

Échappée familiale, 3

Échappée familiale, 3

Après une dizaine de jours avec une grosse reprise des activités, je replonge dans les moments de cette semaine d’échappée vers le presque haut de la France ! D’autant qu’aujourd’hui le vent souffle en rafales, le ciel est bien gris… ce n’est pas que le ciel était bleu, ce vendredi 9 octobre, pour notre route vers Coincy (02), mais nous avons fait quelques découvertes, sur la route vers Auxerre (que j’avais envie de découvrir, même rapidement…). En Puisaye, au hasard d’une jolie petite route, au-dessus du village de Druyes-les-Belles-Fontaines, un étonnant château-fort du Moyen Âge, construit à la fin du XIIème par les comtes de Nevers sur la colline dominant la vallée de la Druyes.

Un peu plus loin, un moulin. Inaccessible, portails verrouillés… dommage.

Vers midi, arrivée à Auxerre. Encore une ville en hauteur ! Alors nous avons programmé Cocotte pour nous amener jusqu’à la place de la Mairie, en principe centre ville de toute ville qui se respecte ! Nous sommes donc arrivés au pied de la Tour de l’Horloge. En travaux… mais en plein dans la zone piétonne, parfait pour une visite rapide du centre de la vieille ville. Et là (voilà ce que c’est quand on ne prépare pas ses visites 😉 ), nous découvrons que le lien pour la visite de la ville est… Cadet Roussel. Car ce monsieur, moqué dans la chanson pour ses excentricités, fut premier huissier audiencier au bailliage et siège présidial d’Auxerre !

Il n’y a pas que lui comme célébrité de la ville. Au hasard de notre balade, nous avons rencontré Marie Noël (poétesse), Restif de la Bretonne (écrivain), et – va savoir ! – il y en a peut-être encore d’autres ?

Vieilles maisons parfois rénovées, parfois « en l’état », ruelles en pentes, espace piétonnier, quelques enseignes préservées ou anciennes

Encore une ville qui mériterait un plus long passage, bien sûr… les bords de l’Yonne, quatre ou cinq églises, des parcs et des jardins… Nous étions tout près de la cathédrale Saint Etienne, église édifiée sur plusieurs siècles, romane, incendiée, rebâtie au XIème, à nouveau détruite puis reconstruite au XVIème, bref, beaucoup de constance pour garder cet édifice majestueux. Portails gothiques racontant plein d’histoires, vitraux magnifiques avec là aussi quelques histoires, immense nef. Et un orgue qui m’a semblé récent.

En quittant la ville, nous avons pu l’admirer depuis les bords de l’Yonne, mais malheureusement nous n’avons pu nous arrêter… c’est sur le site de l’Office de Tourisme d’Auxerre ( https://www.ot-auxerre.fr/ ) que j’ai volé cette image :

Un peu de route sous la pluie, vers Coincy.

Et nous avons enfin vu des coins de ciel bleu. Champs de betteraves à perte de vue, coteaux, forêts… Rue du Dauphin, une belle vieille maison, chaleureuse, des ami-e-s à découvrir, nouvelle halte familiale, jusqu’à dimanche !

Dimanche à Saint Clar

Dimanche à Saint Clar

Vernissage, ce dimanche 5 mai, de l’exposition « Reflets » de Guillemette. On aime bien ce village du Gers, et le vernissage était une belle occasion d’aller y faire un tour. C’était, en plus, un dimanche de vide-greniers. Et de soleil, un peu ennuagé, mais avec de belles trouées de ciel bleu.

La médiathèque qui accueille l’expo est installée dans un beau bâtiment, le palais de l’évêque devenu l’ancien presbytère, avant d’être transformé en médiathèque en 2013.

Dehors, sous un petit vent frisquet, dans toutes les rues pavées, les places, les greniers s’étaient donc vidés, et les vieilleries s’étaient installées. Vêtements, bien sûr, mais aussi toute une ancienne quincaillerie (j’imaginais le temps passé à tout installer… et ranger !), marché aux fleurs sous la halle, vaisselle devant les « couverts ». Et la belle pierre blanche des maisons.

Au pied de l’église aussi, quelques vieilleries. Et les hirondelles, enfin de retour, ont retrouvé leurs nids, installés juste au milieu des arcs sur la façade, allant et venant, pas du tout gênées par les cris, la musique, les étalages et la foule.

Finalement, il faisait un peu frais, et nous avons écourté la balade… en passant tout de même par la vieille église transformée en lieu culturel, le jardin des 4 saisons…

Et nous avons repris la route du retour. Le Gers en magnifique en ce moment, oh non pardon, le Gers est toujours magnifique… et je me suis promis de m’arrêter une prochaine fois dans un ou deux petits villages sur notre chemin, particulièrement celui de Tournecoupe.


Images, souvenirs de la Sérénissime : quelques églises…

Oui, « quelques » seulement, car si on veut visiter toutes les églises de Venise, il faut y passer plus que 7 jours ! Qui plus est, entre les heures de visite, les fermetures, les églises en entrée payante, il faut un peu jongler…

Nous avons commencé par San Zaccaria, d’abord parce que à certaines heures les costumés s’y retrouvent, ensuite parce que non seulement l’église est étonnante avec sa « galerie » de tableaux (Bellini, Tintoret, Tiepolo), mais on y visite aussi une crypte (du Xème siècle), une chapelle où les amateurs de dorures seront comblés (triptyques de Vivarini) et de magnifiques mosaïques (dont j’ai raté les photos…). Bref, c’était l’occasion de contenter les fans d’églises, de peintures et … de costumés !

Bien entendu, nous n’avons pas manqué l’église Santa Maria dei Frari. Trois nefs, douze colonnes, tableaux du Titien, de Bellini, de Vivarini, de Veneziano (1339), 124 stalles décorées en bois marqueté et … les tombeaux des plus grandes figures de Venise, monuments funéraires ahurissants, presque monstrueux… Le Titien, Canova, le doge Pesaro, Monteverdi.

A côté de l’église dei Frari, la Scuola Grande di San Rocco. A ne pas manquer. Œuvres du Tintoret, mais un tableau du Titien et un de Tiepolo. La grande salle du premier, au plafond d’ors encadrant les tableaux du Tintoret, au sol comme souvent de marbres, et dont les murs sont recouverts de boiseries, sculptures représentant les vices et les vertus humaines (je n’ai pas compté qui des deux remportait le plus grand nombre de sculptures 😉 ). Dans la salle de l’Albergo, un des chefs d’œuvres du Tintoret, la Crucifixion.

De l’église San Stae, lumineuse et plutôt simple, je n’ai photographié que cet entourage de la tombe d’un illustre doge dont je n’ai pas noté le nom.

J’aurais beaucoup aimé faire découvrir l’église des Jésuites Santa Maria Assunta, dont j’avais gardé un très beau souvenir. Hélas, nous sommes arrivés trop tôt (nous partions vers « les îles ») et rentrés trop tard… Par contre, dans l’ancien couvent jouxtant l’église, une toute récente auberge de jeunesse s’est installée. A essayer ?

Santa Maria Formosa, qui a donné son nom à la belle place qui l’entoure, place bordée de palais (dont celui du vainqueur de la bataille de Lépante), abrite un triptyque de Vivarini (encore lui, oui !), une icône. Bien que l’entrée soit payante (ou Chorus Pass), personnellement je n’ai pas été époustouflée comme dans d’autres églises…

Mais j’aime bien aller faire un petit coucou à la figure bizarre qui garde l’entrée du campanile de l’église !

Nous aurions bien voulu goûter aux pâtisseries et douceurs de Salva e Rosa, place Santi Giovanni e Paolo, malheureusement c’était archi-complet .. le petit café voisin nous a accueilli et requinqués, juste assez pour aller faire un tour rapide dans la basilique Santi Giovanni e Paolo, immense et grandiose.

Sur les Zattere, nous avons eu le temps de faire le tour de l’église dei Gesuati ou Santa Maria de Rosario, avant de prendre le vaporetto. Où l’on apprend (si on ne le savait pas) que les soucis de comportement de l’Église ne datent pas d’aujourd’hui : l’emplacement de l’église avait été acheté par les Dominicains après que l’ordre des Gesuiti avait été dissous, au XVIIème, en raison de mœurs un peu légères. Là encore, tableau du Tintoret, plafond de Tiepolo, et bien sûr une madone au Rosaire toute en ors et fioritures rococos.

Il reste donc des dizaines et des dizaines d’églises à voir… Saint Jean au Rialto, qui abrite une collection d’instruments de musique, la Salute bien sûr, la Madonna dell’Orto, San Giorgio dei Greci (église grecque orthodoxe, photos interdites), mais il faut garder quelques découvertes pour les futurs séjours, n’est-ce pas ?

…. à suivre !