Campagne…

Campagne…

Petite tournée de « boitage » aujourd’hui dans le village. J’en ai profité pour essayer de retrouver les orchidées sauvages, mais aussi voir un peu où en était Dame Nature en ce moment : les matins sont frais, quand le soleil est là les températures sont estivales, et il ne pleut finalement pas tellement… sauf cet après-midi où j’ai décidé de sortir… Les champs sont bien verts, les bois ont retrouvé leurs feuillages, et les fossés sont parsemés de jaune, de bleu, de blanc, d’orangé, au milieu des herbes.

Perdues les orchidées enrubannées rencontrées il y a quelques années sur un coin de champ abandonné… il a été nivelé, ratissé, écrasé… mais j’y ai trouvé ces fleurs, légères, tout en délicatesse (par contre, j’ai bien ramassé 3 kg de terre sous mes baskets pour pouvoir les photographier 😉 ). Fleurs encore jamais vues dans le coin…

Les chardons nouveaux longent le pré où s’ennuie l’âne gris et, avec leur bleu tendre, nous laisseraient croire qu’on peut les cueillir sans peur des piqûres. Et ces fleurs blanches (dont j’ai encore oublié le nom, bien sûr…) me rappellent des souvenirs d’enfance, quand on les faisait éclater sur le dos de la main !

Retour dans le centre du village, les roses, iris, oreilles de souris, passiflore, rivalisent sur le moindre bout de terrain. La pluie n’a pas tout abîmé, heureusement. Dans mon jardin, le pavot rescapé a décidé que c’était le moment de sortir de sa « coquille »…

Sur la place du village, les panneaux installés pour les élections n’ont pas reçu de visites, sauf une… La municipalité avait pourtant joué le jeu, en installant les 34 panneaux !

Et pour les narguer, sur un devant de porte tout fleuri, cette plante grasse nous offre une fleur, magnifique. Superbe !

jardin

jardin

Fin d’après-midi au jardin. Un bourdon s’attarde autour des fleurs d’acacia (désolée, appareil mal réglé, mais je n’ai pas pu refaire la photo, il n’a pas voulu prendre la pose…). Les pavots (ou coquelicots) semés à la va-vite s’installent au milieu des soucis. Les nigelles se préparent. La ciboulette et le thym fleurissent.

Et au fond du jardin… les premières cerises !

Comment ne pas être admirative devant la nature quand on voit ce cœur de pavot ?

5 (ou 6) kilomètres à pied…

5 (ou 6) kilomètres à pied…

… même sous un ciel plus gris que bleu, c’est bien agréable ! Vendredi, après avoir récupéré mes 2 douzaines d’œufs hebdomadaires à Launac, j’ai choisi de revenir à Galembrun à pied. Ce n’est pas très long, ça grimpe un peu, mais c’est surtout de la route sur 4 kilomètres et demi. Alors j’ai pris les chemins de traverse : d’abord le long du « lac » de Launac, bordé de saules et de peupliers dont les chatons volaient avec le vent, bordé de genêts, et, derrière les grillages des jardins, de quelques arbres fruitiers encore fleuris.

Au bout du lac, après l’aviron, retour sur la route, pour quelques mètres. En bord des talus des habitations, ces fleurs jaune-orangé (qui semblent pousser en-veux-tu-en-voilà partout sauf dans mon jardin), secouées par le vent… un pré avec coqs, poules et moutons, et enfin, retour sur le chemin vers le bois de La Pleysse (et oui, encore lui !)

Mais au lieu d’aller au plus court (après, déjà, le détour par le lac), j’ai eu envie de faire le grand tour du bois. Fleurs des bois, des champs, papillons, pins se balançant sous le vent, et du vert, encore du vert… heu non, pardon, il y avait aussi le bleu des bugles, le rose des géraniums sauvages, le blanc de l’églantine et des stellaires, l’or des pissenlits et des boutons d’or, l’ocre et noir d’un papillon, et le violet des… violettes !

J’ai même assisté à une parade amoureuse entre papillons…

Et, à la sortie du bois, j’ai retrouvé le long chemin entre les champs immenses… graminées, trèfles, fleurs sauvages, mais là, j’avoue, je commençais à en avoir un peu assez du vent !

Et puisque nous sommes en période de Pâques…

Verts…

Mais pas que ! En ce moment, les glycines sont magnifiques, et je regrette de n’avoir pas pu entrer dans chaque jardin du village où cet arbuste s’est installé. Car ils ont nombreux !

Arrêt au passage, chez Élisabeth, avec qui je ferai cette balade. Dans son jardin, outre la glycine somptueuse, les premières pivoines.

Quand je suis partie marcher (2h30, tout de même) vers le bois de La Pleysse, le ciel était bien gris… et cette grisaille nous a accompagnées tout le long du chemin. Mais sous la grisaille, les verts du printemps étaient bien là, sur la place des jardins, ou tout au long du chemin sur « la plaine », bordé cette année par des champs de blé.

Dès l’entrée dans le bois, changement total d’atmosphère ! Vert tout neuf des feuillages naissants, accompagné de l’or des genêts, et ces fleurs sauvages au bleu magnifique, les bugles. Un petit papillon tigré est venu nous narguer… mais, bien sûr, n’a pas apprécié que je m’approche trop de lui…

Au fil de la balade, nous suivons l’évolution des feuillages, et passons des bourgeons aux jeunes feuilles, c’est superbe à voir.

Premières marguerites, sous le vent, à la sortie du bois, le long du chemin enherbé.

Et puis, après la halte « thé et papotages », surprise en sortant pour prendre le chemin du retour : ciel d’un bleu lumineux qui se reflète sur la mare où se prélassent les grenouilles (si, si, on les voit bien !). Concert garanti. Et même un éclair rouge, soudain… deux poissons se sont installés dans la mare (enfin, peut-être pas de leur plein gré…), mais ils semblaient bien contents d’avoir autant de place pour se balader !

Accueil à l’arrivée par un des derniers iris du jardin. Tous les autres ont disparu, mais où ?

Des perles de roses…

… et des perles de pluie ! Ciel gris, averses, et du ciel bleu pour finir la journée. C’est le printemps, les giboulées… Boutons de roses et pompons épanouis ruissellent sur la tonnelle.

Les trèfles de la « pelouse » jouent les stars endiamantées

Et un papillon essaie de trouver un peu de chaleur entre les feuilles de cette plante grasse, récupérée chez notre voisine, et qui nous offre des dizaines de jolies fleurs rose indien en été, mais le nom… carpobrotus ? sedum ?, bref, ce pauvre papillon semble bien peu tonique…

Balade en vert, bleu, et…

… et tout de même d’autres couleurs ! Madame Météo avait annoncé une journée pluvieuse, mais le soleil était radieux, donc me voilà partie vers le bois de Galembrun, à la recherche du sentier perdu. Petit détour par le champ voisin, toujours en friche, pour regarder si les orchidées sauvages pointent leurs feuilles. Je n’en ai pas vu, c’est peut-être trop tôt ? Au coin du chemin, après la haie de lilas, puis la haie en broussailles, le cognassier est magnifique, et les abeilles s’en donnent à cœur joie ! Au passage, rencontre avec la dame de 11 heures, au milieu d’herbes sèches.

Autrefois, on pouvait descendre jusqu’au Marguestaud sans aller sur la route. Maintenant, les champs « regroupés », les fossés artificiels, nous obligent à revenir sur la route pour arriver au petit bois de Galembrun. Mais le chemin, parsemé de pâquerettes, est bien joli

Et donc bien obligée de marcher sur la route, peu passante il est vrai, mais la jeune chienne de la voisine m’a suivie, et refusait de rentrer seul chez elle, alors j’avoue que je n’étais pas très tranquille, il me tardait d’arriver au bois !

Quand les mistinguettes étaient petites, elles avaient surnommé ce bois « la forêt des dragons », nous avions même trouvé le dragon gardien de la forêt… je l’ai retrouvé, mais le pauvre a pris un sacré coup de vieux. Heureusement, un plus jeune veillait, pas très loin !

Et encore une fois, impossible de récupérer l’ancien chemin qui faisait une boucle dans le bois… le « nettoyage » d’une partie du bois l’a effacé. Je pense qu’il y en aura un autre bientôt, mais j’avoue que j’ai eu un peu de mal avec les ronces et les genêts pour revenir à mon point de départ. Même la chienne attendait que j’ouvre le passage… Si les pervenches ont disparu, elles ont été remplacées par de minuscules ficaires étoilées, et des boutons d’or bien sûr, et ces fleurs blanc mauve, cardamine je crois, et que l’on peut manger dans une salade. Des champignons décoratifs sur une souche. Et quelques violettes.

Malheureusement, sur le grand chemin enfin retrouvé, et le long de la route vers la mythique côte du Moulin, des personnes peu respectueuses avaient semé leurs traces…

Mais comme je ne veux pas vous laisser sur une mauvaise impression, retrouvons le vert et le bleu, même si du gris arrive de l’ouest, peut-être pour donner raison aux prévisions de la météo ?. Bonne soirée !

« Ma » campagne, ici et là

Ce début de printemps est un régal ! Et j’en profite. Déjà, depuis mon bureau, dont la grande baie vitrée donne sur le jardin (d’accord, le beau store rouge en cache un peu, quand la lumière est trop forte), avec les oiseaux qui continuent de se balader autour des mangeoires, et parfois poussent la curiosité jusque sous mon nez… avec l’herbe bien verte, avec le prunier et le cerisier qui passent, au fil des jours, d’un blanc lumineux à du blanc et vert, en attendant (pour le cerisier) de rougir un peu… les fins de journée sont de toute beauté, et les couchers de soleil font passer le ciel du bleu pur au rose orangé puis au bleu noir piqueté d’éclats dorés…

Bientôt, le rosier liane se couvrira de centaines de petites roses « pompon » blanc crème. Dans mon coin fouillis, sous le laurier en fleur, les cyclamens copinent avec les fleurs ramassées l’an dernier au bord d’un chemin.

Et pour la balade du jour, autour de Galembrun mais côté vallonné, de beaux paysages dans la campagne environnante, des fleurs des champs (ou plutôt de talus, les champs ne sont plus sauvages !), un prunier sauvage tout blanc sur fond de ciel bleu…

Dans 5 jours, début des travaux dans la maison, c’est un peu le grand bazar, mais dans deux mois et demi ce sera fini (on espère…). Et mardi prochain direction Purpan, en espérant que dans 15 jours j’aurai retrouvé des yeux de lynx… Bonne soirée !