Exotique

Exotique

Ce mois-ci, le rendez-vous de #En France Aussi a pour thème « exotique »… Le mot évoque tellement les plages blanches, les mers ou océans aussi bleus que le ciel, une végétation luxuriante, palmiers et autres plantes exubérantes. Du coup, moi qui n’ai quitté ma campagne qu’en février cette année, et pour Venise en hiver, je me demandais ce que je serais allée faire dans cette histoire ! En réfléchissant, l’exotisme ça peut aussi être ce qui n’est pas habituel… mon petit coin réservé aux plantes grasses, des plantes venues d’ailleurs et amoureusement cultivées, celles aux noms qui font rêver, comme la nigelle de Damas, ou l’anthurium…

Ce pourrait être ce pin isolé qui, sous la brume ou sous le soleil du soir, me fait rêver au Japon…

Je peux aussi le trouver au festival africain de mon village, en juillet, où toute l’Afrique se dévoile, ses couleurs, son artisanat, ses musiques… ( https://bborda-silvand.blog/2017/07/11/wassan-africa-2017/ et https://bborda-silvand.blog/2019/07/29/wassan-africa-2019/ )

Et finalement, j’avoue, j’ai triché, je suis sortie de France, j’ai tout simplement pensé à mon île exotique de ❤ , où la chaleur n’est pas vraiment le point fort, où on ne se prélasse pas dans des transats sur des plages de sable blanc, mais où tout sort tellement de l’ordinaire, où les paysages font rêver, où on se sent complètement ailleurs… Là où l’angélique se mire dans les cours d’eau, où les phoques se prélassent sur leurs lits de rochers et d’algues, où la glace et le feu s’unissent, où l’eau des fjords peut se teinter de turquoise ou de noir, où sous les rochers et les mousses vivent les trolls et les elfes, où on arrive tout juste (et avec beaucoup de courage) à se tremper les pieds même en août 😉 !

Voilà mon exotisme à moi… En attendant d’y re-re-re-re-repartir (j’espère, au moins encore une fois…), je suis aussi tellement bien dans ma campagne des Hauts Tolosans, où le mot « exotique » vient parfois s’inviter 😉

Cet article participe au rendez-vous mensuel #EnFranceAussi créé par Sylvie du blog Le Coin DesVoyageurs. Ce mois-ci, c’est Caroline du blo« Evasions Nantaises » qui nous a proposé le thème “exotique”.

Place au concours,  Gallimard s’associe ce mois-ci  à nous pour vous offrir un guide.

Mode d’emploi :

  • Commenter un des articles du rendez-vous (le mien par exemple ou/et un autre)
  • Et commenter sur la page Facebook du rendez-vous (en indiquant le blog sur lequel vous avez mis votre commentaire).

Couleurs du jour

30 juin… déjà juillet… cette année 2019 passe trop vite ! Couleurs de ce dernier jour de juin, bleu du ciel et de l’eau : laquelle est celle du ciel ? et celle de l’eau ?

Rose de l’hortensia installé depuis des années, mais qui, hélas, fleurit de moins en moins…

Ou de ces rosiers à fleurs toutes simples, dans une explosion de rose tendre ou rose plus vif et qui, eux, n’en finissent pas de fleurir !

Mais vous l’aurez remarqué, le vert est là, partout, tout autour… vert du palmier arrivé il y a un an maintenant, vert sombre du sapin planté il y a 18 ans, vert tout neuf de l’albizia (dont les fleurs, roses, ne sont pas encore écloses), vert de l’herbe, des feuillages des acacias, des sureaux, bref, tous les verts !

Les cigales ont du mal à reprendre leur chant, elles doivent avoir trop chaud !, les oiseaux profitent des coupelles d’eau disséminées dans le jardin (les chats des voisins et les hérissons aussi, d’ailleurs, la nuit), et nous du bleu de la piscine, cette piscine installée en l’an 2000, et dans laquelle, depuis, beaucoup de personnes sont venues se rafraîchir, voisins, ami-e-s, famille, enfants et moins jeunes…

Campagne…

Campagne…

Campagne dans les deux sens du mot : balade autour du village, dans la campagne, et distribution des programmes pour notre 10ème festival Danses et Musiques Pour Tous dans les boîtes à lettres des maisons au bord de la petite route entre Galembrun, Pelleport et Saint Pé. Bords de route enherbés, champs de fleurs sauvages, jardins colorés. Mais, n’ayant pas voulu m’encombre de mon gros appareil en plus des 125 tracts-programmes, je me suis servie de mon téléphone. Ben, c’est pas terrible. Terne. Flou. Tant pis, j’ai repéré quelques mélanges de fleurs et herbes, une plante bizarre (enfin, que je ne connaissais pas) mais dont j’ai raté la photo, et de jolis devant de maisons bien fleuris, et donc je repasserai. Peut-être. Par contre, qui dit campagne, maison un peu isolée, dit aussi chiens. Quelle plaie ce doit être pour les voisins… encore que non, chaque maison ayant son ou ses chiens hurleurs et courant derrière leurs grillages, les voisins ne font que se gêner entre eux finalement ! Bref. Ce matin, vent d’ouest, il faisait bon marcher. Campagne un peu embrumée, champs de blé mûr… J’ai même vu une biche, mais trop rapide pour une photo !

Fleurs des champs, dans les endroits non travaillés… magnifiques bleus et beige-écru, mélange de mauves et de graminées.

A un endroit de ce « circuit », une jolie maison, toujours bien fleurie, quelle que soit la saison… aujourd’hui, laurier-rose, troène, plantes grasses (j’en ai volé un ou deux pieds…) poussant presque sur la route, un magnifique grenadier, et bien sûr les fleurs de saison, pétunias et géraniums (pas de photos, désolée). En face de la maison, j’ai toujours bien aimé le panneau « parking » planté vers le ciel…

Malheureusement, les bords de route ne sont pas toujours respectés, et ce matin… merci Mc Donald ! Je ne sais si ce sont des cyclistes de sortie, des personnes en voiture, mais ce qui est sûr, c’est que ce ne sont pas des fanatiques de l’écologie…

Je ne vais pas vous quitter sur une image aussi désolante… De retour vers Galembrun, petit détour pour déposer le programme à la maisonnette aux chats, toujours magnifiquement fleurie. Mais les roses commencent à faner, sauf ce magnifique rosier à fleurs simples :

Et si vous voulez savoir ce qu’est ce festival Danses et Musiques Pour Tous, qui me fait me lever aux aurores (…. ou presque) pour pouvoir en distribuer le programme, allez faire un tour sur le site : http://www.festivaldansespourtous.fr . Ou venez, tout simplement !

Une pivoine

Une pivoine

Ce printemps, belle surprise offerte par un pied de pivoine installé depuis quelques années… elle a mis du temps à se préparer, mais quelle beauté ! et huit fleurs se sont ouvertes au fil des jours…

Il reste encore plusieurs fleurs épanouies. Celle-ci était la première… je l’ai photographiée jour après jour, en pensant au poème de Ronsard, « et rose elle a vécu ce que vivent les roses… » (c’est sûr, la rime et l’émotion n’auraient pas eu la même beauté avec une pivoine 😉 ), mais le fil du temps a eu raison d’elle comme il a eu raison de la rose de Ronsard.

Campagne…

Campagne…

Petite tournée de « boitage » aujourd’hui dans le village. J’en ai profité pour essayer de retrouver les orchidées sauvages, mais aussi voir un peu où en était Dame Nature en ce moment : les matins sont frais, quand le soleil est là les températures sont estivales, et il ne pleut finalement pas tellement… sauf cet après-midi où j’ai décidé de sortir… Les champs sont bien verts, les bois ont retrouvé leurs feuillages, et les fossés sont parsemés de jaune, de bleu, de blanc, d’orangé, au milieu des herbes.

Perdues les orchidées enrubannées rencontrées il y a quelques années sur un coin de champ abandonné… il a été nivelé, ratissé, écrasé… mais j’y ai trouvé ces fleurs, légères, tout en délicatesse (par contre, j’ai bien ramassé 3 kg de terre sous mes baskets pour pouvoir les photographier 😉 ). Fleurs encore jamais vues dans le coin…

Les chardons nouveaux longent le pré où s’ennuie l’âne gris et, avec leur bleu tendre, nous laisseraient croire qu’on peut les cueillir sans peur des piqûres. Et ces fleurs blanches (dont j’ai encore oublié le nom, bien sûr…) me rappellent des souvenirs d’enfance, quand on les faisait éclater sur le dos de la main !

Retour dans le centre du village, les roses, iris, oreilles de souris, passiflore, rivalisent sur le moindre bout de terrain. La pluie n’a pas tout abîmé, heureusement. Dans mon jardin, le pavot rescapé a décidé que c’était le moment de sortir de sa « coquille »…

Sur la place du village, les panneaux installés pour les élections n’ont pas reçu de visites, sauf une… La municipalité avait pourtant joué le jeu, en installant les 34 panneaux !

Et pour les narguer, sur un devant de porte tout fleuri, cette plante grasse nous offre une fleur, magnifique. Superbe !

jardin

jardin

Fin d’après-midi au jardin. Un bourdon s’attarde autour des fleurs d’acacia (désolée, appareil mal réglé, mais je n’ai pas pu refaire la photo, il n’a pas voulu prendre la pose…). Les pavots (ou coquelicots) semés à la va-vite s’installent au milieu des soucis. Les nigelles se préparent. La ciboulette et le thym fleurissent.

Et au fond du jardin… les premières cerises !

Comment ne pas être admirative devant la nature quand on voit ce cœur de pavot ?

5 (ou 6) kilomètres à pied…

5 (ou 6) kilomètres à pied…

… même sous un ciel plus gris que bleu, c’est bien agréable ! Vendredi, après avoir récupéré mes 2 douzaines d’œufs hebdomadaires à Launac, j’ai choisi de revenir à Galembrun à pied. Ce n’est pas très long, ça grimpe un peu, mais c’est surtout de la route sur 4 kilomètres et demi. Alors j’ai pris les chemins de traverse : d’abord le long du « lac » de Launac, bordé de saules et de peupliers dont les chatons volaient avec le vent, bordé de genêts, et, derrière les grillages des jardins, de quelques arbres fruitiers encore fleuris.

Au bout du lac, après l’aviron, retour sur la route, pour quelques mètres. En bord des talus des habitations, ces fleurs jaune-orangé (qui semblent pousser en-veux-tu-en-voilà partout sauf dans mon jardin), secouées par le vent… un pré avec coqs, poules et moutons, et enfin, retour sur le chemin vers le bois de La Pleysse (et oui, encore lui !)

Mais au lieu d’aller au plus court (après, déjà, le détour par le lac), j’ai eu envie de faire le grand tour du bois. Fleurs des bois, des champs, papillons, pins se balançant sous le vent, et du vert, encore du vert… heu non, pardon, il y avait aussi le bleu des bugles, le rose des géraniums sauvages, le blanc de l’églantine et des stellaires, l’or des pissenlits et des boutons d’or, l’ocre et noir d’un papillon, et le violet des… violettes !

J’ai même assisté à une parade amoureuse entre papillons…

Et, à la sortie du bois, j’ai retrouvé le long chemin entre les champs immenses… graminées, trèfles, fleurs sauvages, mais là, j’avoue, je commençais à en avoir un peu assez du vent !

Et puisque nous sommes en période de Pâques…