Un peu de « spleen »…

Deux journées et une demie à « ce qui fut chez moi chez nous », bref dans la maison où nous avons vécu. Une dizaine d’années pour moi, avant d’arriver à Toulouse pour intégrer l’orchestre du Capitole, et y passer toute ma vie professionnelle. Quelques années de plus pour mes sœurs et beaucoup plus pour mon frère. Les aléas de la vie font que nous devons nous résoudre à vendre la maison. Et donc, un court week-end d’août, nous nous sommes retrouvés pour faire un premier tri dans toute une vie de famille… livres (nous lisons beaucoup ! ce n’est jamais trop, pour ce genre de chose, mais là, c’est vraiment beaucoup…), vaisselle, meubles… à donner pour la plupart, à faire estimer pour quelques pièces de vaisselle. Ce furent des moments pas simples, avec des tonnes de souvenirs qui remontent à la surface, avec le jardin, avec nos petites chambres devenues vides, avec l’envie de garder encore tout ce passé mais la nécessité de tourner une page…

J’aime tellement ce pays, en plus ! Nous n’avons pas eu le temps de faire du tourisme, c’est sûr. Mais tout de même, le samedi en fin de journée, un passage sur la grande plage de Biarritz, où l’océan avait avalé le sable, et semblait bien énervé. La foule de touristes nous a dissuadés de rester et nous sommes vite fait rentrés à Anglet…

Et le dernier soir, une fois tous les cartons prêts (du moins ce que nous avons pu trier…), nous avons fini la journée à Bayonne. Là encore, beaucoup de monde dans les restaurants sur les bords de la Nive.

Et comme il fallait revenir à Galembrun, pour tout un tas de raisons, le mardi matin j’ai juste fait un petit arrêt, avant de reprendre la route, dans cette petite boutique de jambon Bellota de la rue Poissonnerie. Et j’en ai profité pour faire quelques photos de ce coin du vieux Bayonne, dont je ne me lasse pas…

Ensuite, ce fut non stop jusqu’ici. Mais dans la tête et le cœur, c’est loin d’être non-stop…. 007_22août16_Anglet_12511.JPG

Aller-retour en Basquaisie…

Comme promis, des images de ma Basquaisie… où j’ai dû aller faire un petit tour la semaine dernière. Et bien sûr, bousculée entre une manif, une réunion, et autres occupations campagnardes, ce fut un petit tour bien (trop) rapide… Superbe soleil à l’arrivée, en fin d’après-midi. Du coup, je ne prends pas le temps de poser mon sac, je file droit sur Ilbarritz, respirer et admirer…

Et j’ai beau aimer le vert dans toutes ses nuances, avouez que ce bleu… c’est tout de même beau aussi. Hélas, le lendemain le ciel était reparti au gris, et même à la pluie. Tant pis, marché de Quintaou le matin, entre deux averses, puis après avoir abordé la raison de mon passage aux cigalons, nous partons, mon frère et moi pour Bayonne, et…

Parce que oui, même si court, un passage à Bayonne vaut bien qu’on prenne le temps d’aller chez Cazenave… d’autant qu’avec cette grisaille pluvieuse, on a bien besoin de douceur ! Et d’amitié. Donc, retrouvailles, un peu plus tard, pour un (trop) court moment avec mon amie « de quand j’étais jeune », dans le café de la salle de spectacle toute neuve, et magnifique, Quintaou. Oui, sur la place du même nom. Au chaud devant un thé (ben oui, malgré le chocolat, on ne retrouve pas sa copine et on ne bacouette pas avec elle sans un bon thé… !), tandis que dehors c’était la grosse averse et une lumière étonnante.

Au jardin des cigalons, les azalées scintillent sous un petit morceau de ciel bleu. Par contre, les camélias sont déjà fanés.

Vendredi, pluie du matin… Jérôme m’entraine faire quelques courses dans un grand magasin dont je ne ferai pas la pub, puis dans un petit resto Thaï du quartier devenu branché derrière la gare de Biarritz-La Négresse (oui, je ne dis pas de gros mot, c’est le nom de ce quartier historique de Biarritz). Et dans l’après-midi, une dernière grosse brassée de souvenirs, avec le soleil revenu pour quelques instants…

Le moulin de Bassilour, ses biscuits et ses gâteaux basques, puis la chapelle de la Madeleine, au-dessus de la baie de Bidart. L’océan devenait vert émeraude par endroits, mais vers l’Espagne les Pyrénées s’ennuageaient… et sur la chapelle aux murs blancs le ciel bleu régnait presque sans nuages.

Voilà. Retour à Galembrun, depuis quatre jours. Sur la colline en face les arbres reverdissent enfin, et hier, en fin de journée, l’orage se préparait vers Toulouse, donnant une belle lumière sur le jardin !

Décembre, 15 jours par-ci, par-là…

Les marchés de Noël se multiplient d’année en année, et bien sûr c’est l’occasion de flâner dans les villages… le 5 décembre, c’est à Sarrant, dans le Gers, que nous avions choisi d’aller. Le village est si beau ! Et le soleil autorisait quelques expositions en plein air, des balades à dos d’âne pour les plus jeunes, la rue et les maisons étaient joliment décorées. La tour étant ouverte pour l’occasion, on pouvait voir ou revoir les poids du vieux système de l’horloge, une simulation de la salle commune, et profiter de la vue de cette mini cité du haut du donjon.

Dimanche, c’était le marché de Noël de Grenade sur Garonne, sous la superbe halle (j’ai eu du mal à faire des photos correctes… mais j’en ai tout de même gardé trois).

Ensuite, il y a eu le premier tour des Régionales, et le gros trou gris marine qui a enveloppé la France… je ne m’appesantis pas, mais quel découragement !

Et puis, mercredi dernier, rayon de soleil, avec Adixkideak (les amis) à Anglet. Ce chœur Basque avait été longtemps dirigé par mon père (oui, je pourrais écrire « notre père » puisque nous sommes 4 frère et sœurs, mais ça pourrait porter à confusion 😉 !), René Borda, qui toute sa vie a défendu le chant. Il composait des chansons, dont certaines sont devenues emblématiques de Bayonne, il écrivait des arrangements pour chœurs, il avait aussi dirigé une harmonie dans notre petit village des Landes, avant de se retrouver à la Banda des Genêts d’Anglet, puis à la tête de quelques chœurs basques et chorale… bref, la musique, populaire, traditionnelle, conviviale, et ce qui était pour lui la clef de tout : l’amitié. Et donc, ce mercredi 9 décembre, la municipalité d’Anglet avait répondu à la demande du chœur Adixkideak de donner le nom de René Borda à un lieu de « sa » ville. Ville d’adoption, certes, mais pour qui il avait écrit ce qu’on pourrait appeler un hymne. La Promenade René Borda, bordée par un ruisseau, des mimosas, a été inaugurée sous le soleil, entre amis, avec un beau discours de monsieur le Maire, un très sympathique discours d’Alain Faure pour le chœur, et les remerciements de la fratrie Borda, avec le souhait que les oiseaux s’y retrouvent pour chanter en chœur ! Je vous donne le lien pour Adixkideak : http://choeur.adixkideak.perso.sfr.fr/ , ce sera l’occasion d’écouter quelques chants basques, et de connaître les dates de leurs concerts.

Le lendemain, j’ai réussi à faire un tout petit tour à Biarritz, histoire de respirer un peu d’air marin avant de reprendre le chemin de Galembrun.014_10déc15_Biarritz_9328 Dimanche, une marche tranquille, pour patienter avant les résultats du second tour… Heureusement que la nature est toujours là, prête à nous apporter sans contrepartie sa beauté, son calme… Des moutons et béliers curieux… Dans le bois, les arbres donnaient des cours de géométrie dans l’espace, lignes se croisant, courbes, parallèles… Dans le pré abandonné, la rosée du matin avait oublié de sécher, et quelques ors roux illuminaient l’ambiance un peu embrumée en cette fin d’après-midi.

Non, je ne vous parlerai pas de résultats et autres commentaires. Je ne suis pas politologue. Simplement, j’espère que, de notre président à tous ses copains ministres, ce sera l’occasion d’une remise en question. Mais j’en doute un peu.

Cet après-midi, livraison de 6 stères de bois… et rangement ! Odeur de forêt, pour faire oublier la monotonie du « je ramasse une bûche, je la range ». En deux heures, c’était fait. Ouf !

Trois p’tits tours en Basquaisie

17mar15_lac Marion_5367Rien de mieux que quelques jours près de l’Océan pour remettre la tête et le cœur en place ! Tant pis si le grand vrai beau soleil n’est pas tout à fait au rendez-vous… juste « sniffer » l’air du bord de ma Côte Basque, et tout va beaucoup mieux. Et puis, il y a l’Océan, mais aussi les pinèdes, les collines vertes, les maisons, la Rhune toujours présente, les amies d’enfance, les moutons, taches blanches sur le vert, les surfeurs, taches noires sur le bleu, les ajoncs en fleur à cette époque, les mimosas, les camélias, le calme des lacs, les coins un peu perdus où le touriste ne s’aventure pratiquement jamais…

Pour notre arrivée, un grand ciel bleu au-dessus de nos têtes, mais au-dessus de l’océan c’était dans la brume que se couchait le soleil. Bizarre, mais beau.

Quelques balades autour du lac Marion, du lac de Mouriscot, le matin. Prairies de jonquilles, couples de canards très vigilants, et des coureurs… il semblerait que vers la côte, on courre beaucoup ! Nous avons été doublés, croisés, par des dizaines de personnes très affairées à dépenser souffle et énergie dans ce sport qui m’étonnera toujours, tellement cela semble être pour eux une souffrance…

Un océan bien calme, en attente des grandes marées, mais pendant ces trois jours nous l’avons toujours vu à marée basse, pas de chance pour le spectacle ! Par contre, les surfeurs, petits points noirs sur le bleu des vagues, étaient encore plus nombreux que les coureurs à pied… Ce jour-là, du haut de la chapelle de la Madeleine, à Bidart, la Côte était tout embrumée… mais les stèles du souvenir, dans un tel lieu, sont encore plus prenantes et émouvantes.

Passage obligé à Donibane – Saint Jean de Luz, sous un ciel gris côté Rhune mais bleu côté océan.

Et un grand tour vers l’intérieur du pays, montagnes et prairies tantôt vertes tantôt encore couleur d’automne avec les fougères rousses. Rencontre avec des pottoks au détour d’un virage, moutons blancs dans les prairies bien vertes…

Découvert la grotte des sorcières, Sorginen Lezea, à Zugarramurdi. Nous avions bien visité le musée en mai 2014, très bien fait et impressionnant, mais n’avions encore pas trouvé le temps d’aller dans cette grotte un peu mythique et mystique. Hélas, ce ne sont pas de sorcières de contes de fées dont il s’agit, mais bien de personnes, hommes, femmes, enfants même, victimes d’une situation sociale ancienne, d’une vague de panique face aux « sorciers », et d’une Inquisition qui avait besoin d’imposer son autorité. La grotte est ouverte, majestueuse, facilement accessible, mais attention si vous voulez faire le grand tour : plus de 300 marches pour grimper au-dessus de la grotte (belle vue sur les Pyrénées et la campagne basques) et revenir à votre point de départ…

… par un joli sentier fleuri d’hellébores, de violettes, de primevères, de jolies fleurettes blanches qui ressemblent à des anémones sauvages (mais la feuille n’est pas la même), longeant le ruisseau qui traverse la grotte, grimpant à travers la colline… avec de temps en temps des bancs pour souffler… c’est que je ne fais pas de jogging, et… je n’ai plus 20 ans ni 40 ni même 50 !

Un lien vers ce village, qui vaut vraiment qu’on s’y arrête. Pour l’Histoire, le lieu. Et… (ce qui ne gâte rien) les restaurants y sont de qualité 😉 !

http://www.turismo.navarra.es/fre/organice-viaje/recurso/Ocioycultura/4040/Museo-de-las-Brujas.htm

http://www.grottesdesare.fr/xareta/zugarramurdi.html

Retour à Galembrun après ces journées dépaysantes, où nous avons retrouvé un ciel plus hivernal que printanier, même si on sait que mars est le mois des giboulées !, un bon gros vent d’ouest, mais… le pêcher était là pour nous dire que oui oui, c’est bien le printemps…

Vacances au Pays

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Une semaine de vacances au Pays Basque, c’est une semaine riche en découvertes, en trésors, en grand bol d’air, en rencontres.

Une semaine au vert… aux verts, même, puisque c’est toute une palette de vert qui s’offre à nos yeux dès qu’on quitte le bleu de l’Océan et de la côte Basque. Quand j’étais petite, j’aimais beaucoup associer le vert et le bleu, mais dans les Landes ça ne se faisait pas, et j’entendais souvent « vert e blu, qu’em fouti de tu » (orthographe non garantie, purement phonétique, n’ayant plus entendu cette phrase moqueuse depuis fort longtemps, et ne l’ayant jamais lue, qui plus est). Et pourtant, le vert et le bleu sont souvent associés par dame Nature, et le Pays Basque est un des plus merveilleux tableaux en vert et bleu qui soit offert ! Que ce soit le long de cette belle route de la corniche, de Socoa à Hendaye, côté Océan avec les falaises vertigineuses plongeant dans l’Océan ou côté montagne avec la Rhune à l’horizon, cette montagne mythique du Pays Basque, que ce soit dans l’intérieur du pays, montagnes et champs opposant leurs verts au bleu du ciel, les amoureux du vert sont comblés !

Oui, bon, d’accord, il y a une raison à tant de verts… c’est que le ciel n’est pas toujours bleu…

Mais le pays est si généreux en beautés de toutes sortes, les Basques si passionnés par leur culture, si fiers de leur Histoire (et ils ont bien raison)… Les églises rivalisent de statues, de dorures, de boiseries bien cirées, Ciboure, Aïnhoa, Arcangues, Saint Jean de Luz, Zugarramurdi, Sare, Bayonne, et beaucoup d’autres qui n’étaient pas au programme de ces journées de vacances ou dans lesquelles nous ne sommes pas entrés…

Villages pimpants aux murs blanchis à la chaux et aux couleurs « basques », rouge sang de bœuf, vert, parfois bleu. Bayonne et ses maisons bien alignées le long de la Nive. Par moments, le touriste a un peu l’impression d’être dans un village-musée… a du mal à se croire dans un pays qui vit, et pourtant !

Les paysans, les artisans, sont fiers de leur métier, veillent à garder une agriculture à taille humaine et raisonnable, à conserver leur patrimoine pour les générations futures.

Par exemple la famille Tambourin à Saint Etienne de Baïgorry qui fabrique du fromage de brebis « ardi gasna », le vrai Ossau Iraty, celui qui a une belle tête de brebis sur sa croûte ( http://www.fromagetambourin.fr ), un très bel accueil, un fermier passionné par son métier, soucieux de faire partager son amour pour son Pays, ses convictions, j’ai vraiment beaucoup apprécié l’engagement de cette famille. Par exemple l’atelier de makhila de Larressore, fabrique familiale, dont les fenêtres (grandes baies vitrées) donnent sur la place du fronton, vous laissant tout loisir de regarder les artistes artisans travailler ( http://www.makhila.com ). Par exemple l’atelier du piment à Espelette, où le jeune Julien vous ferait croquer sans sourciller un piment entier tellement son enthousiasme est communicatif ( http://www.atelierdupiment.com ). Par exemple la chocolaterie Laia, à Saint Etienne de Baïgorry, qui « se contente » de la clientèle du village et de la vallée, mais vous fait déguster des chocolats dignes des plus grands ( http://www.laia.fr ). Par exemple la découverte du cochon Kintoa, dans la vallée des Aldudes, revenu enfin dans ses montagnes et ses pâturages, où la dégustation à la fin de la visite pourrait à elle seule suffire à vous rassasier ( http://www.pierreoteiza.com ), et vous empêcher de faire quelques belles découvertes gastronomiques dans un petit restaurant sur la place du village, entre l’église et le fronton…

Et tous les guides rencontrés, visiblement heureux (ou alors ils cachaient bien leur mauvaise humeur !) de nous aider à découvrir les trésors de leur région, l’Histoire et les histoires du Pays Basque. Le moulin de Bassilour, discrètement caché dans la campagne de Bidart. Le Musée Basque rénové à Bayonne, superbe, riche de tableaux, d’Histoire. Le château d’Abbadia à Hendaye avec ses kyrielles d’animaux, ses curiosités, ses pièces à vivre époustouflantes. La belle maison basque Ortillopitz, à Sare, où l’on s’attend (merci au guide si vivant et intéressant !) à croiser le jeune maître en descendant l’escalier, à converser avec les vieux maîtres au coin de l’âtre ( http://www.ortillopitz.com ). Zugarramurdi, la grotte et le musée des Sorcières, pas celles des contes, non, mais celles des personnes trop différentes des autres, celles qui font peur aux autorités, et que l’on brûlait au nom de la morale. Dommage, photos interdites dans les grottes d’Oxocelhaya, aux beau drapés multicolores. Interdites aussi dans celles de Sare, magnifiquement mises en valeur (trop peut-être ?), au parcours initiatique étonnant.

Et toutes ces petites curiosités rencontrées au fil des visites, sculptures, heurtoirs de porte d’entrée, chardon protecteur…

Curiosités naturelles ou traditionnelles, personnalités soucieuses de partager et de protéger « notre » avenir, des montagnes et vallées jusqu’à l’océan, décidément quel beau pays que mon pays, en bleu, en vert, en rouge, en blanc !

Photos interdites aussi, dans la belle villa de la famille Rostand, Arnaga à Cambo… tant pis pour vous, il vous faudra y aller ! mais j’ai volé pour vous ces deux roses, dans le jardin…

mon autre pays…

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Retour de ma ville aimée, Venise, et me voilà repartie dans les cartes, préparant un prochain circuit « chez moi » pour le mois de mai. Dans ma vie, il y a trois « chez moi ». Mon premier « chez moi » ce sont les Landes, forêts qui embaument au soleil, genêts et ajoncs, plages immenses, barthes marécageuses le long de l’Adour, le petit village de mon enfance avec son école à deux classes (qui d’ailleurs a bien changé depuis…) et ses soirées cinéma dans l’épicerie, les champs de maïs, les vaches que nous gardions et ramenions après l’école avec ma copine de la ferme voisine, enfance heureuse… Mon dernier « chez moi », c’est ici, dans la campagne entre Gers et vallée de Garonne, collines d’un côté et plaine de l’autre, villages aux briques rouges mêlées de galets, forêts, champs devenus par endroits démesurés, Toulouse la rose, les halles de nos bastides, une vieille maison pour accueillir famille et ami/e/s, une vie d’adulte heureuse dans son métier, dans sa famille, dans ses engagements, des enfants, des petits-enfants, la retraite…

Mon autre « chez moi », si cher à mon cœur, mon deuxième « chez moi » chronologiquement parlant, c’est le Pays Basque, que je surnomme affectueusement Basquaisie, l’Océan, les Pyrénées, les ami/e/s de jeunesse, les balades en solex, le collège puis le lycée, l’odeur des pins en bord de l’Océan, l’odeur des vagues, la maison, l’adolescence et un peu plus. Et voilà que je me lance dans un circuit entre amis dans ce Pays Basque… et si j’ai eu à cœur de faire aimer Venise, ici aussi je voudrais tant que chacun reparte amoureux de « ma Basquaisie » !

C’est sûr, en une petite semaine, il sera impossible de tout connaître du pays, de tout visiter… mais dans cette partie du Labourd où nous « gîterons », il y a tant et tant de beauté à découvrir. L’Océan, bien sûr, la Rhune, les « petites » Pyrénées, les vallées perdues, les villages typiques à la « Ramuntcho », un peu trop cartes postales parfois (mais nous n’y serons pas en « haute » saison, privilège de la retraite !), artisans, églises et chapelles, ports, plages, grottes, légendes…

six journées de découverte au bout desquelles sera, je l’espère, effacée des esprits l’image du Basque terroriste, hortensia-Biarritz_1486et qu’elle aura été remplacée par l’image de femmes et d’hommes aimant leur pays, vivant leur pays, et souhaitant le faire aimer.

A suivre…

Vents et tempêtes…

042_24mars09_548Certes, nous ne sommes pas sur la route des cyclones, et n’avons droit que très peu souvent à des tornades. Mais… lorsque le vent d’autan décide de faire la fête, ou lorsque le vent d’ouest se met en folie, il ne fait pas bon mettre le nez dehors. Ce matin, le marché de plein vent de Cadours méritait bien son nom, certains étals s’envolant au gré des rafales de ce vent froid et furieux venu de l’océan. Mais comment lui en vouloir… j’en viens, moi aussi, de l’océan ! Balades sous le vent le long des plages (quand elles ne sont pas interdites, comme c’était le cas la semaine dernière), vagues à l’assaut de la digue de Socoa ou des falaises basques, spectacle garanti ! Si le , que dis-je : LES gris prédominent, lumières, son, tout y est pour des images grandioses… (merci à Luce pour la vague sur la falaise sous le soleil retrouvé). Hélas, parfois, les après tempêtes et grosses vagues sont bien désolant, comme en attestent les évènements de début janvier à Biarritz, et la photo de débris mise ici n’est qu’une toute petite image de ces restes de tempêtes.

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Nuages d’ici ou là, lorsque la tempête s’annonce dans le jardin des Tuileries à Paris, le capitaine tient bon la barre !

En Islande, l’océan vire au gris, le bleu glacier des icebergs en est sublimé, l’arc-en-ciel de fin de coup de vent dore les herbes, et en Écosse, mesdames le vaches en sont tout ébouriffées !

Et à Venise ? Auriez-vous pensé un instant que je ne parlerais pas de Venise ? Venise et ses coups de vent qui glacent les ruelles ou les embarcadères en hiver, Venise et ses coups de vent qui font monter les eaux près des peintres imperturbables, Venise aux ciels gris argent sur la lagune, Venise et ses maschere indifférents aux coups de vent, bien à l’abri sous leurs costumes…

Oui mais, à Venise, pour les courageux qui osent braver vents et marées, la récompense est toujours proche, aussi délicieuse dans le plus beau salon de thé que dans le plus petit café perdu dans une ruelle : un chocolat chaud !IMG_3014_