Avec le temps, va…

Vals en Ariège_1684

Le temps… « Un jour le temps qui passe ça devient le temps qui reste »…Le temps qui passe. Le temps qui reste. Pas le temps. Bousculé par le temps. Le temps de rien faire. Le temps qui n’en finit pas. « Il faut donner du temps au temps  » (M. de Cervantès). Il faut être de son temps. « De temps en temps il faut se reposer de ne rien faire » (Cocteau). Tuer le temps. « Dans le temps, même le futur était mieux » (K. Valentin). C’était mieux avant… Oui, bon, je ne vais pas vous sortir tous les poncifs sur le temps, ni toutes les citations, il y en aurait trop, et puis ce n’est pas vraiment mon propos ! Aujourd’hui, j’en connais qui comptent le temps qui reste avant le verdict des urnes. Et j’ai pensé qu’un petit tour sur le temps et ces objets qui nous le « donnent » en nous l’enlevant aussitôt… vous suivez ? vous dites « c’est 18 heures », et paf, fini, on passe déjà à un autre chiffre… donc, un petit tour autour des horloges, pourquoi pas ? Horloges fantastiques, d’hier, d’aujourd’hui, d’ici, d’ailleurs. Besançon, grande ville du temps… du Jacquemart de la Madeleine aux LIP, un musée du temps dans le palais Granvelle où un pendule de Foucault égrène les jours…

Et puis toutes les horloges disséminées ça et là dans nos villes, sur lesquelles nous jetons un œil inquiet, suis-je à l’heure ? ai-je encore le temps ? ou rassurant ! Paris, Toulouse, Lyon, horloges de nos villages sur les clochers, sur le fronton de nos mairies…

Un très beau musée à visiter, à L’Isle Jourdain (32), musée campanaire vraiment intéressant, juste en face de la maison de monsieur Augé (créateur du petit Larousse, oui oui, le dictionnaire), d’accord, campanaire = cloche, mais ce sont les cloches qui, dans notre pays rythment encore nos journées, quand des voisins n’ont pas intenté un procès au clocher pour le faire taire…

Je glisserai aussi sur les ravages du temps, en exergue sur une façade toulousaine (désormais fermée à la vue du curieux par une grosse porte à digicode, hélas), ou au hasard de nos campagnes…

Un tout petit tour sur le défilé du temps, avec la belle fête des conscrits de Villefranche sur Saône, où défilent sous nos yeux les âges de la vie. Mais je reparlerai de cette fête, avec d’autres fêtes traditionnelles d’ici et d’ailleurs !

Un très beau souvenir de ce circuit « sur la route des coucous » côté allemand, magnifique, où nous sommes même entrés dans un coucou…

Pékin_1649

Et si je n’ai pas de photo, évidemment, du veilleur qui, au Moyen Age, passait dans les rues de nos villes en déclamant l’heure « dormez tranquilles, braves gens », à Pékin, la Tour du Tambour marquait par des roulements de tambour toutes les deux heures. Maintenant, les touristes bénéficient d’une démonstration tous les quarts d’heure…

Et le temps qui passe, le temps des joies, c’est aussi…anniversaire_1692

un peu d’Ecosse ?

emblême_1630

Merci à vous, qui cliquez gentiment sur « j’aime » en bas de mes états d’âââme voyageuse et rêveuse ! Je suis allée faire un tour sur vos blogs… le bonnet voyageur, la fourchette baladeuse, et autres baroudeurs… et maintenant, j’ai l’air de quoi, moi, avec mes photos d’amateur vadrouilleuse, que ce soit ici ou ailleurs ? Reflets en eau trouble, une merveille ! et d’ailleurs, hier matin, le peu de temps que j’ai pu passer à vous lire, je n’ai pas arrêté de cliquer « j’aime » « j’aime »……. Et puis, au hasard de ces découvertes, clic !, l’Écosse. Déclic ! bon sang, mais c’est bien sûr, encore un lieu pour rêver, un pays où chaque tournant (et il y en a) révélait une merveille. Un pays, encore un, avec qui je reviendrais bien faire un peu mieux connaissance. En plus, je ne sais si c’est de la chance ou si la légende qui veut que la pluie soit souvent présente en Écosse est fausse, mais moi, j’ai eu bien plus de soleil que de pluie ! et des couchers de soleil à en oublier l’appareil photo ! et des couleurs d’océan dignes des îles lointaines et exotiques ! et ces bouts du bout du monde… et… et… bref, de loch en glen, de village en ville, de château en ruines, de campagne en montagne, de jardin en prairie, c’était un émerveillement. Oui, je sais, chez nous, ici, en France, nous avons de beaux paysages aussi. OUI. Nous avons des lacs, des montagnes, des prairies, des châteaux, des jardins, des fleuves, des ruisseaux… Mais laissez-moi le plaisir d’aller regarder un peu partout, ici ET ailleurs ! dans les Trossachs_1575

Et revenons à nos moutons, à nos vaches écossaises mêmes… et à ce pays. Glasgow, qui, contrairement à ce qu’on pourrait penser, mérite bien deux journées de visite, musées incroyables, architecture étonnante, vieux pubs, et un jardin botanique superbe et flamboyant en ce mois de juin avec des azalées et rhododendrons multicolores.

Les Trossachs, dont on ne peut tout découvrir, lochs, monts, glens, châteaux, villes…

Les îles, Iona ma préférée, intime, calme, rayonnante, mais aussi Mull, et Skye où nous avons eu droit à un coucher de soleil particulièrement intense…

Quelques châteaux, habités, royaux même, et d’autres en ruines… Perth et sa jolie fille, assise sur son banc, et c’est amusant parce que j’avais envie de connaître cette ville à cause de l’opéra de Bizet. Hélas, à part le superbe coucher de soleil sur la Tay, la ville ce jour-là était bien tristounette, et la jolie fille avait l’air de plutôt s’ennuyer…

Et pour terminer, Edimburgh, belle ville, du moins dans sa partie ancienne et XIX°, ses châteaux, et la belle balade au-dessus de Holyrood…

Un beau circuit, où ne manquait même pas un peu de whisky… ni de splendides jardins, particulièrement celui de Inverewe, presque tropical, et aux couleurs éblouissantes, mais aussi le jardin botanique de Glasgow, avec ses bâtiments et verrières si élégants… et les parcs de châteaux où les cygnes sont aussi royaux dans leurs attitudes que les habitants du château !

Et on peut tout à fait comprendre, devant certains paysages, comment les légendes de Nessie, de fantômes, de rencontres sur la lande ont pu naître…

Glen Coe_1591

 

 

Bon, restent bien encore quelques lieux d’Écosse à découvrir, et j’aurais aimé passer un peu plus de temps sur Iona, et aller au bord de ces falaises de Neist Point (« Braking the waves » pour les amateurs de cinéma)… plus tard ? peut-être, quand j’aurai le temps…

 

l’hiver au printemps ?

soleil mars_1515

Décidément… après quelques jours d’un printemps estival, voici que nous repartons à l’envers dans les saisons, et le printemps deviendrait plutôt hivernal ! Aucune envie de mettre le nez dehors, ni donc l’appareil photo… je rame un peu avec mes envies d’Islande (il faudrait… il faudra… que je fasse beaucoup d’économies !)… un petit tour de recherche sur Séville, où nous (le groupe d’élèves de sévillanes) aimerions bien aller deux ou trois jours, chercher des châles des vrais, et faire quelques pas avec des bailadores des vrais… dehors, les oiseaux tournent et virevoltent autour des grainespic épeiche_1516, tiennent leurs réunions bi-quotidiennes, s’envolent dans un beau bruit de froissements d’ailes au moindre de mes mouvements derrière la fenêtre de mon bureau…envol de peur

alors j’ai pris le temps de mettre mes albums photos à jour. Oui. Je fais encore des albums, des vrais, où je peux écrire, coller mes billets de train, d’avion, d’entrée dans les musées, descriptions de visites, programmes, et même des prospectus s’ils sont beaux. Et des photos, bien entendu. J’aime feuilleter les albums. C’est plus agréable que de se retrouver à deux, trois, le nez devant un écran où défilent des images. Je trouve. Enfin, me voici presque à jour ! Il ne me reste plus qu’à installer les images du séjour à Venise. De quoi oublier le temps plus que gris, venteux, pluvieux… revenir en images, avec le poêle qui chauffe dans mon dos, dans ma chère Venise… demain, ou après-demain… car, même retraitée, l’emploi du temps est parfois bien rempli ! Tenez, hier, histoire d’oublier cette triste grisaille, j’ai fait quelques pots de confiture d’oranges, selon une recette d’Agatha Christie, mais sans arsenic dans un pot pris au hasard… 😉 !confitures mars_1514 Et ça prend du temps, les confitures !

Mais si vous êtes vous aussi dans ce printemps maussade, n’hésitez pas, foncez sur http://www.e-venise.com/ , il fait beau en ce moment à Venise, et nos amis en profitent pour poster des photos magnifiques, et nous faire rêver au soleil de la Sérénissime…

mon autre pays…

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Retour de ma ville aimée, Venise, et me voilà repartie dans les cartes, préparant un prochain circuit « chez moi » pour le mois de mai. Dans ma vie, il y a trois « chez moi ». Mon premier « chez moi » ce sont les Landes, forêts qui embaument au soleil, genêts et ajoncs, plages immenses, barthes marécageuses le long de l’Adour, le petit village de mon enfance avec son école à deux classes (qui d’ailleurs a bien changé depuis…) et ses soirées cinéma dans l’épicerie, les champs de maïs, les vaches que nous gardions et ramenions après l’école avec ma copine de la ferme voisine, enfance heureuse… Mon dernier « chez moi », c’est ici, dans la campagne entre Gers et vallée de Garonne, collines d’un côté et plaine de l’autre, villages aux briques rouges mêlées de galets, forêts, champs devenus par endroits démesurés, Toulouse la rose, les halles de nos bastides, une vieille maison pour accueillir famille et ami/e/s, une vie d’adulte heureuse dans son métier, dans sa famille, dans ses engagements, des enfants, des petits-enfants, la retraite…

Mon autre « chez moi », si cher à mon cœur, mon deuxième « chez moi » chronologiquement parlant, c’est le Pays Basque, que je surnomme affectueusement Basquaisie, l’Océan, les Pyrénées, les ami/e/s de jeunesse, les balades en solex, le collège puis le lycée, l’odeur des pins en bord de l’Océan, l’odeur des vagues, la maison, l’adolescence et un peu plus. Et voilà que je me lance dans un circuit entre amis dans ce Pays Basque… et si j’ai eu à cœur de faire aimer Venise, ici aussi je voudrais tant que chacun reparte amoureux de « ma Basquaisie » !

C’est sûr, en une petite semaine, il sera impossible de tout connaître du pays, de tout visiter… mais dans cette partie du Labourd où nous « gîterons », il y a tant et tant de beauté à découvrir. L’Océan, bien sûr, la Rhune, les « petites » Pyrénées, les vallées perdues, les villages typiques à la « Ramuntcho », un peu trop cartes postales parfois (mais nous n’y serons pas en « haute » saison, privilège de la retraite !), artisans, églises et chapelles, ports, plages, grottes, légendes…

six journées de découverte au bout desquelles sera, je l’espère, effacée des esprits l’image du Basque terroriste, hortensia-Biarritz_1486et qu’elle aura été remplacée par l’image de femmes et d’hommes aimant leur pays, vivant leur pays, et souhaitant le faire aimer.

A suivre…

envie d’Egypte…

Restaurant Achraf_Des nouvelles de notre ami Achraf, qui a ouvert un restaurant au Caire ( https://www.facebook.com/pages/Habibi-Caf%C3%A9-Restaurant/713877178677110 ) et voilà que je me reprends à rêver d’Égypte ! Pourtant, encore hier, des informations pas très réjouissantes à propos du pays… Mais, à en croire les photos mises par notre ami, la vie continue, là-bas. Quelle vie, comment, dans quelles conditions, difficile de vraiment le savoir. Sauf à y aller…. ? Il n’est pas simple, surtout lorsqu’on ne parle pas égyptien, de voyager à sa guise dans ce pays, c’est pourtant ce qu’il faudrait pouvoir faire. Les voyages sont orientés sur les civilisations anciennes, et, pas la peine de se voiler la face, c’est ce que recherchent la plupart du temps les touristes en Égypte.

Des pharaons au passage des armées napoléoniennes, chacun essaie de retrouver son chemin au travers de l’Histoire… malgré l’évolution de notre monde. Mais ne boudons pas le plaisir, effectivement, de voyager, de marcher dans les pas de ces civilisations souvent idéalisées, transformées, rêvées, fantasmées… certain écrivain y est pour beaucoup ! Car je ne crois pas vraiment à « Pharaon père du peuple », qui veut le bonheur de tous sur Kemit… le pouvoir des prêtres, les courtisans, les rivalités, ont certainement été plus importants pour les Grands de l’époque que le bonheur du peuple ! Lorsqu’on voit ces réalisations pharaonesques, qui nous époustouflent encore, il est difficile de croire que ceux qui ont travaillé à l’édification des ces monuments l’aient fait avec le sourire aux lèvres, et sans imaginer une autre vie.

Mais, oui… J’ai aimé me retrouver à Saqara, où règne (pour moi…) une ambiance particulière, proche du spirituel. J’ai aimé me promener à Assouan, sur le Nil, dans le village. J’ai aimé la vallée des Rois, le village des Artisans, leurs tombes, reflets d’une vision de l’au-delà si différente de celle que nous pouvons envisager quelle que soit notre croyance, religieuse ou philosophique.

J’ai aimé Le Caire et sa foule, ses encombrements (mais pas sa poussière… 😉 !). J’ai aimé l’intimité de Philaé, et la grandeur d’Abu Simbel. J’ai aimé les petits hôtels où nous sommes descendus, loin des normes internationales, très loin même…

Et, je l’avoue, j’ai aussi aimé l’inévitable croisière sur le Nil, même si j’aurais préféré la faire plutôt sur une dahabieh que sur ce gros bateau.Louqsor_1466

Parce que, malgré tout, ce passé intrigue, questionne, comment en est-on arrivé à ce qui se passe alors qu’il y a eu une telle civilisation, étonnante, raffinée, capable de tant de découvertes ?

de tag en graffiti… et inversement !

Dans le genre d’éternelle discussion sur laquelle pas grand monde n’arrive à se mettre d’accord, essayez donc, lors d’une banale rencontre entre gens bien élevés, de glisser « oh, moi, les tags, finalement j’aime bien »… et c’est parti ! Pourtant, de Rome à Ouglitch, d’Amsterdam à Reykjavík, de Paris à Venise, et j’en passe, partout vous retrouverez ces signatures, ces dessins sur les murs… Qu’ils soient élégants ou griffonnés, ils apportent parfois un peu de sourire sur des murs tristes. Tenez, vous arrivez de votre province bien verdoyante et ensoleillée et vous entrez dans Paris, c’est déprimant, non ? Paris périph_1416et bien, regardez, et par endroits c’est comme un sourire de bienvenue au milieu de la grisaille de ces murs anti-bruit.

Parfois, tags et graffitis se mêlent aux vieilles pierres, comme à Apt, près de ce lieu de fouilles en plein centre ville… Ou bien ce sont les municipalités qui ont décidé d’illustrer leurs célébrités, leurs traditions, comme à Villefranche sur Saône avec le mur des conscrits, à Clochemerle (Vaux en Beaujolais) avec la maison sortie tout droit du livre de Gabriel Chevallier, ou dans ce petit quartier d’Albi…

Je vous l’accorde, certains feraient mieux de s’abstenir de taguer, mais mais mais… Certains tagueurs sont vraiment extraordinaires, lorsqu’on leur laisse le temps de s’exprimer ! Dans Reykjavik, cet endroit pour « la glisse », superbe de couleurs, d’idées… ou au hasard des rues, de vrais tableaux sur les murs, entre deux portes…

A Paris, tout un quartier est ainsi peint, décoré, tagué, parfois avec bonheur, parfois moins agréable à l’oeil, mais toujours plein de vie… à Besançon, au hasard du quartier Battant… Des jeunes, créatifs, qui ont eu envie de sortir les murs de leur tristesse, ou de profiter de la décrépitude d’un coin de rue…

Certains sont voulus, signés de « vrais » peintres, d’autres sont de belles promesses de créativité, certains sont franchement nuls, jetés sur un mur pour (peut-être) juste le plaisir de salir…

il y a les sombres et les joyeux… et ceux qui nous parlent d’un certain mal-être, de la réalité de notre monde aujourd’hui…


Écoutons les murs… les artistes ne sont pas tous enfermés dans les musées (parfois, je me demande d’ailleurs ce que certains y font), ou sur les murs dans nos églises… Autrefois, « on » racontait au peuple illettré la bonne parole, religieuse évidemment, avec des tableaux devant lesquels nous nous extasions aujourd’hui, et avec raison !,

mais qui sait si demain ce ne sera pas devant ces graffitis et ces tags que nos descendants s’extasieront ? Heu… pas devant tous, je suis d’accord !

Avec le (prin)temps….

Quelques jours de pause dans mes évasions costumées et Vénitiennes… Remise en route du quotidien, courses, lessives, cuisine, une manif hier pour entretenir la combativité et l’esprit de résistance… J’avoue qu’il m’est toujours un peu difficile de revenir dans la réalité après un séjour « ailleurs », que ce soit Venise ou Paris, ou…, mais en ce moment ce temps printanier avant l’heure nous redonne l’envie de respirer le grand air ensoleillé, de reprendre les balades dans nos chemins campagnards, d’aller voir si les fruitiers sauvages fleurissent, si les pervenches et les jonquilles sont à leur place, si les tulipes sauvages n’ont pas migré…

En tout cas, dans notre « jardin », si le sol est vert vert vert, les aubépines et leur mousseline de fleurs blanches cachent les branches encore nues de certains arbres, le cerisier se réveille, les pruniers et le pêcher aussi, les muscaris et les anémones font un concours de bleu avec le ciel, le forsythia rivalise avec le soleil, surtout en fin de journée, les insectes bourdonnent dans tous les sens, les premiers papillons se réveillent, et les oiseaux chantent sur tous les tons le beau temps revenu…premières fraises_1402 et au marché de Cadours, le papi est là avec ses cagettes de fraises…

Demain, c’est le printemps pour de vrai !