Souvenirs souvenirs…

… et, je l’avoue, un peu de nostalgie ! Achraf, avec ses messages annonçant sa  création d’agence, m’a fait rechercher une ou deux photos, et me voici replongée dans la magie Égyptienne. Je sais bien que chaque pays est riche de paysages magnifiques, de beautés architecturales, d’habitants à rencontrer… Je sais bien que certains pays vous inspirent davantage que d’autres… Mon amour presque immodéré pour Venise, pour l’Islande, ne m’empêche pas (et heureusement !) d’avoir envie de découvrir d’autres contrées, d’autres villes, mais aussi de souhaiter repartir vers des pays que j’ai déjà visités et aimés. Et donc voici, juste pour le plaisir des souvenirs, quelques images venues d’Égypte. Un pays qui ne m’a pas laissée indifférente… deux voyages, mais surtout un guide particulièrement attachant, intéressant, cultivé lors du deuxième séjour.

Et ce soir, pour le dépaysement, c’est vers le Burkina que nous allons, avec l’AG de l’association « l’Autan et l’Harmattan ».

envie d’Egypte…

Restaurant Achraf_Des nouvelles de notre ami Achraf, qui a ouvert un restaurant au Caire ( https://www.facebook.com/pages/Habibi-Caf%C3%A9-Restaurant/713877178677110 ) et voilà que je me reprends à rêver d’Égypte ! Pourtant, encore hier, des informations pas très réjouissantes à propos du pays… Mais, à en croire les photos mises par notre ami, la vie continue, là-bas. Quelle vie, comment, dans quelles conditions, difficile de vraiment le savoir. Sauf à y aller…. ? Il n’est pas simple, surtout lorsqu’on ne parle pas égyptien, de voyager à sa guise dans ce pays, c’est pourtant ce qu’il faudrait pouvoir faire. Les voyages sont orientés sur les civilisations anciennes, et, pas la peine de se voiler la face, c’est ce que recherchent la plupart du temps les touristes en Égypte.

Des pharaons au passage des armées napoléoniennes, chacun essaie de retrouver son chemin au travers de l’Histoire… malgré l’évolution de notre monde. Mais ne boudons pas le plaisir, effectivement, de voyager, de marcher dans les pas de ces civilisations souvent idéalisées, transformées, rêvées, fantasmées… certain écrivain y est pour beaucoup ! Car je ne crois pas vraiment à « Pharaon père du peuple », qui veut le bonheur de tous sur Kemit… le pouvoir des prêtres, les courtisans, les rivalités, ont certainement été plus importants pour les Grands de l’époque que le bonheur du peuple ! Lorsqu’on voit ces réalisations pharaonesques, qui nous époustouflent encore, il est difficile de croire que ceux qui ont travaillé à l’édification des ces monuments l’aient fait avec le sourire aux lèvres, et sans imaginer une autre vie.

Mais, oui… J’ai aimé me retrouver à Saqara, où règne (pour moi…) une ambiance particulière, proche du spirituel. J’ai aimé me promener à Assouan, sur le Nil, dans le village. J’ai aimé la vallée des Rois, le village des Artisans, leurs tombes, reflets d’une vision de l’au-delà si différente de celle que nous pouvons envisager quelle que soit notre croyance, religieuse ou philosophique.

J’ai aimé Le Caire et sa foule, ses encombrements (mais pas sa poussière… 😉 !). J’ai aimé l’intimité de Philaé, et la grandeur d’Abu Simbel. J’ai aimé les petits hôtels où nous sommes descendus, loin des normes internationales, très loin même…

Et, je l’avoue, j’ai aussi aimé l’inévitable croisière sur le Nil, même si j’aurais préféré la faire plutôt sur une dahabieh que sur ce gros bateau.Louqsor_1466

Parce que, malgré tout, ce passé intrigue, questionne, comment en est-on arrivé à ce qui se passe alors qu’il y a eu une telle civilisation, étonnante, raffinée, capable de tant de découvertes ?

des portes…

Palais de l'Ermitage« une porte doit être ouverte ou fermée », hélas, maintenant elles sont plus souvent fermées, et parfois bien fermées, empêchant les curieux de découvrir des richesses architecturales de notre patrimoine, empêchant surtout le vandalisme que certains se plaisent à pratiquer… chez les autres ! Il y a peu, devant l’impossibilité de traverser notre petit Marguestaud devenu (presque) géant, j’ai emprunté un chemin et me suis retrouvée dans la cour d’une ferme. Nous avons ainsi pu discuter, la fermière et moi, des passages quelque peu désinvoltes de certains randonneurs, cyclo-crosseurs, cavaliers… heureusement, elle ne m’attendait pas injure aux lèvres et fusil chargé, bien qu’elle m’ait avoué en avoir eu parfois envie, tellement certaines personnes sont sans-gêne. Entre personnes de bonne volonté, on arrive toujours à parler, c’est heureux ! Mais tout cela est bien dommage, dans nos campagnes, des murs entourent les fermes, des grillages délimitent les cours, les chemins deviennent des propriétés privées, et dans les villes des verrous cachent définitivement les anciennes cours, les vieux escaliers.

Portes d’ailleurs, portes d’ici… humbles ou royales, c’est toujours un appel à l’imagination, quelles mains ont un jour poussé cette porte ? quelle personnalité se cache derrière cette entrée accueillante ? pourquoi celle-ci est-elle rébarbative, celle-là prête à s’effondrer, cette autre un appel à entrer, ou celle-ci un refus de tout échange ?????

D’Écosse, de Russie, d’Islande, d’Égypte, d’ici ou d’ailleurs, portes de villes, d’églises ou de maisons, habillées ou nues, elles nous tentent avec leurs ferrures, leurs heurtoirs élégants, leurs tags à déchiffrer, parfois nous impressionnent par leur décoration ambigüe…

J’ai lu un jour : « le voyageur est curieux, le touriste est indiscret »… Soyons des voyageurs, restons des curieux discrets et respectueux, et peut-être les portes sauront-elles s’ouvrir un peu plus ???

souvenirs…

186_7mars

L’Égypte ! Mon grand regret lors des voyages dans ce pays, c’est de ne pas avoir pu échanger avec les personnes autour de moi. Et malheureusement, c’est si souvent le cas. On parle bien un peu anglais, mais il reste toujours un manque dans des « conversations » où l’accent de l’un et celui de l’autre, un manque de vocabulaire, peuvent prêter à confusion 😉 ! Bref, cette barrière de la langue me coince toujours. Et re-bref, là, aujourd’hui tout de suite, j’avais envie de retrouver la chaleur de ce pays, la gentillesse (mais oui !) de ses habitants (même si nous n’avons pu rencontrer véritablement que peu de gens), et toute cette Histoire qui attire tant de monde. Ou qui attirait…

Tiens, ça aussi, ça me gêne un peu : en fait, quand on visite l’Égypte, on veut retrouver une Égypte qui n’existe plus, une Égypte de rêve ou de fantasmes. Non ? Qui peut dire « j’ai été en Égypte pour y rencontrer ses habitants et leur quotidien » ? Quand j’ai découvert le livre « Au-delà des pyramides » de Douglas Kennedy, écrit en 1988, récit du voyage de ce jeune américain encore inconnu, qui voulait visiter autre chose que les pyramides, les rives du Nil sur un bateau de croisière et quelques autres incontournables du tourisme dans ce pays, j’ai regretté de ne jamais avoir eu le courage de partir ainsi (si, une fois, un mois de vadrouille en Israël, en 1972, kibboutz et autres rencontres), et d’autant plus apprécié le livre . Un voyage probablement de plus en plus difficile à réaliser en ce moment, quoiqu’en dise notre ami Achraf ! Mais promis, mon ami, je reviendrai. J’espère. Parce que, malgré tout, il reste tellement de rêves dans ton pays !