5 (ou 6) kilomètres à pied…

5 (ou 6) kilomètres à pied…

… même sous un ciel plus gris que bleu, c’est bien agréable ! Vendredi, après avoir récupéré mes 2 douzaines d’œufs hebdomadaires à Launac, j’ai choisi de revenir à Galembrun à pied. Ce n’est pas très long, ça grimpe un peu, mais c’est surtout de la route sur 4 kilomètres et demi. Alors j’ai pris les chemins de traverse : d’abord le long du « lac » de Launac, bordé de saules et de peupliers dont les chatons volaient avec le vent, bordé de genêts, et, derrière les grillages des jardins, de quelques arbres fruitiers encore fleuris.

Au bout du lac, après l’aviron, retour sur la route, pour quelques mètres. En bord des talus des habitations, ces fleurs jaune-orangé (qui semblent pousser en-veux-tu-en-voilà partout sauf dans mon jardin), secouées par le vent… un pré avec coqs, poules et moutons, et enfin, retour sur le chemin vers le bois de La Pleysse (et oui, encore lui !)

Mais au lieu d’aller au plus court (après, déjà, le détour par le lac), j’ai eu envie de faire le grand tour du bois. Fleurs des bois, des champs, papillons, pins se balançant sous le vent, et du vert, encore du vert… heu non, pardon, il y avait aussi le bleu des bugles, le rose des géraniums sauvages, le blanc de l’églantine et des stellaires, l’or des pissenlits et des boutons d’or, l’ocre et noir d’un papillon, et le violet des… violettes !

J’ai même assisté à une parade amoureuse entre papillons…

Et, à la sortie du bois, j’ai retrouvé le long chemin entre les champs immenses… graminées, trèfles, fleurs sauvages, mais là, j’avoue, je commençais à en avoir un peu assez du vent !

Et puisque nous sommes en période de Pâques…

« Ma » campagne, ici et là

Ce début de printemps est un régal ! Et j’en profite. Déjà, depuis mon bureau, dont la grande baie vitrée donne sur le jardin (d’accord, le beau store rouge en cache un peu, quand la lumière est trop forte), avec les oiseaux qui continuent de se balader autour des mangeoires, et parfois poussent la curiosité jusque sous mon nez… avec l’herbe bien verte, avec le prunier et le cerisier qui passent, au fil des jours, d’un blanc lumineux à du blanc et vert, en attendant (pour le cerisier) de rougir un peu… les fins de journée sont de toute beauté, et les couchers de soleil font passer le ciel du bleu pur au rose orangé puis au bleu noir piqueté d’éclats dorés…

Bientôt, le rosier liane se couvrira de centaines de petites roses « pompon » blanc crème. Dans mon coin fouillis, sous le laurier en fleur, les cyclamens copinent avec les fleurs ramassées l’an dernier au bord d’un chemin.

Et pour la balade du jour, autour de Galembrun mais côté vallonné, de beaux paysages dans la campagne environnante, des fleurs des champs (ou plutôt de talus, les champs ne sont plus sauvages !), un prunier sauvage tout blanc sur fond de ciel bleu…

Dans 5 jours, début des travaux dans la maison, c’est un peu le grand bazar, mais dans deux mois et demi ce sera fini (on espère…). Et mardi prochain direction Purpan, en espérant que dans 15 jours j’aurai retrouvé des yeux de lynx… Bonne soirée !

Petite balade du jour

Toute petite balade, à peine plus d’une heure ! A Galembrun. Avec le soleil. Les jardins ne sont pas encore très fleuris, les iris fanent déjà, les aubépines sortent leurs feuilles et enneigent l’herbe, sur « la plaine » les champs de colza rivalisent avec le soleil, alors que vers les coteaux cette année c’est le vert vif des champs de blé qui domine, dans les bois autour de Galembrun quelques taches vertes commencent à réveiller les arbres, et les grenouilles chantent du matin au soir dans la petite mare.

Dans l’herbe du terre-plein, sur notre place du Puits Clos, les dames de 11 heures – ornithogalum umbelletum – ouvrent leurs pétales au soleil (mais je n’ai pas encore compris si elles vivaient à l’heure solaire ou européenne 😉 ) avant de les refermer dès qu’elles se retrouvent à l’ombre. En tout cas, merci à Jérôme, un des employés communaux, de les avoir épargnées lorsqu’il est venu tondre ! C’est que je les aime bien ces jolies fleurs, et j’attends leur retour avec impatience… je vais essayer d’en récupérer pour le jardin, j’ai vu qu’il y en avait cette année sur les talus le long des chemins. (désolée pour le flou de la dernière photo, il y a un peu de vent, cette fin d’après-midi)

Rue de la Heppe, le vieux pigeonnier n’en finit pas de se dégrader, entouré par les chevaux

Les chênes plus que centenaires (nous en avons au moins trois dans le hameau) sont encore nus, tandis que sur certains arbres de jeunes feuilles ou des fleurs pointent leur nez, et les lilas commencent à fleurir le long du chemin du Moulin…

Déjà dix belles journées que le printemps est arrivé !

Jardin…

Avant de plonger pour une semaine dans les rues et le long des canaux de la Sérénissime, je profite de ces journées printanières avant l’heure, et de la verdure ! Poussée par l’exemple de Raymond (taille de l’olivier, bricolages divers dont une « niche » bien abritée pour notre Flipelette – et probablement d’autres chats de passage… – qui risque fort de refuser de rentrer dans la maison pour manger ou dormir pendant ces 8 jours à venir si ce n’est pas nous qui lui ouvrons la porte), j’ai commencé, en fin d’après-midi, à tailler althæas et hortensias. Mais depuis ce matin, c’est un vrai bonheur de respirer les senteurs des violettes. Elles sont partout sur le terrain et embaument l’air…

Mais elles ne sont pas seules… les primevères refleurissent, les pâquerettes sèment leurs taches blanc et or, deux jonquilles replantées là un peu au hasard sortent à côté des hellébores roses et blanches, et un iris (pas encore grignoté, celui-là…) semble vouloir bientôt s’ouvrir.

Sans oublier les pissenlits. Et attention, laissez-les grandir, ils sont précieux pour les abeilles en ce moment, comme toutes les fleurs sauvages !

Pas de sortie vers le bois, depuis quelques jours, mais hier, j’ai participé à un jury de concours photo dans le village de Larra (organisé par l’association « L’art en village »), et comme la salle où se passait le concours est au milieu d’un superbe domaine bien boisé, j’ai profité de l’occasion et du soleil de fin d’après-midi pour faire quelques photos. Les ombres et les arbres s’entrecroisaient pour dessiner des figures géométriques sur les tapis de feuilles mortes… et le ciel était magnifique.

Bonne soirée, rendez-vous d’ici une semaine et plus… car je n’ai pas encore trouvé comment ajouter un article sur mon blog depuis ma tablette… quelle nunuche 😉 !


Balade du jour

Soleil au rendez-vous, besoin de respirer, de « dérouiller » un peu le genou, j’ai repris cet après-midi le chemin d’un petit bois qui mène au « gué » du Marguestaud. Voir aussi où en est la végétation, après cet hiver qui, pour une fois, fut un presque véritable hiver (sans la neige, mais avec le froid !). C’est vrai que, depuis maintenant pas mal de jours on pourrait se croire arrivé au printemps, même si le matin reste frais. Dans le jardin, les violettes, les hellébores, les ficaires et les pissenlits commencent à se réveiller. Le lilas se prépare. Et j’ai même trouvé un bourgeon d’iris, hélas grignoté par des insectes…

Direction Le Burgaud par les champs. Arrêt à mon point de vue préféré, après les salutations d’usage aux moutons et béliers… qui s’en moquent complètement 😉 !

Le chemin longe une ancienne retenue d’eau, qui ne semble pas avoir bénéficié correctement des pluies des mois derniers… mais j’espère que les libellules la visiteront malgré tout. Joli reflet des joncs dans une belle tonalité de beiges dorés.

Très vite, le chemin se fait sentier, et je choisis d’entrer dans le petit bois. Effets d’éclairages sur les mousses, contrastant avec certains coins restés bien gris, lichens presque blancs, et tout en haut, ciel bleu sans nuage…

Ce sentier tournicote dans le bois, pour arriver dans un champ en friche, « oublié » depuis pas mal d’années, et c’est tant mieux ! J’y ai trouvé de superbes insectes multicolores certains mois de juin, et la nature y reprend tout doucement ses droits, pourvu que ça dure !

Et c’est l’arrivée au Marguestaud. Le sentier est bien encore un peu boueux, mais quel plaisir d’entendre couler ce petit ruisseau trop souvent presque à sec. Reflets de ciel ou de broussailles sur l’eau…

Pour le retour, je retrouve le « grand » chemin. Soleil et vent de face… j’ai failli manquer le coin des jonquilles sauvages, et les ajoncs pourtant bien rutilants au soleil !

La boucle est bouclée, nouvel arrêt à mon point de vue préféré, en une heure la lumière a changé…

Avant de rentrer, petit tour des curiosités de Galembrun. Le petit coin de désert, devant une maison. L’église Saint Barthélémy (dont le porche a servi de modèle a beaucoup d’églises alentour), toute rose et dorée au soleil. Et, découverte du jour pour moi, ce haut de porte de l’atelier d’un sculpteur de notre hameau.

Voilà, la balade est terminée… J’aurais bien aimé pouvoir mettre sur cette page les senteurs des violettes qui « crapahutent » un peu partout en ce moment… mais vous n’aurez que les fleurs, désolée.

Galembrun, le bois, les mares…

Ce vendredi 8 février, grand beau soleil et ciel d’azur, parfait pour reprendre les balades !

Après les pluies de ces derniers jours, et le débordement dans les champs de notre petit Marguestaud, si discret en temps normal, j’ai décidé d’aller voir de près ce que devenait le fond de notre petite vallée/coulée verte. J’avais promis de parler de notre Marguestaud dans la page du groupe #EnFranceAussi, puisque le thème ce mois-ci est celui des « zones humides ».

Et, par la même occasion, j’ai décidé d’aller jusqu’au bois, essayer de retrouver le sentier « en boucle » qui faisait la joie des randonneurs tranquilles, ceux qui partent pour une marche familiale un après-midi de printemps. Je ne doute pas du professionnalisme de l’ONF, mais j’avoue que leur passage dans ce petit bois n’est pas une réussite. Les gros arbres ont tous été abattus, laissant un grand espace tout nu, certains troncs sont encore entassés le long du « chemin des diligences » depuis maintenant 3 ou 4 ans, et ronces et brandes commencent à réoccuper l’espace « nettoyé ».

Il y avait, de ce côté du bois un endroit genre « zone humide ». Disparu… Mais, après ces journées de pluie, un ruisseau serpente au milieu d’un semblant de chemin.

Je ne reconnais plus l’endroit ! Heureusement, le bois n’est pas grand, et on a du mal à se perdre… Quelques glissades dans la boue, j’ai beau chercher, je ne retrouve pas le sentier… Il faudra que je revienne en passant par l’autre côté du bois. En tout cas, cette opération ONF a bien transformé le coin, complètement changé les lieux, j’espère que l’écosystème n’a pas été détruit. Déjà, je pense que je ne retrouverai pas les tapis de pervenches au printemps… et les violettes… enfin, les chevreuils n’ont pas déserté, c’est déjà un point ! (quand je vous parlais de glissades dans la boue…)

J’ai fini par revenir sur le grand chemin, ancien chemin des diligences paraît-il…

En fait, en se promenant autour de Galembrun, on trouve beaucoup de « zones humides », c’est une bonne chose de n’avoir pas comblé ces mares, petites ou moyennes. Les zones humides sont les plus importants réservoirs de biodiversité de la planète. Or, depuis 1900, plus de 64 % des zones humides dans le monde ont été asséchées ou perdues. Merci aux élus locaux et aux particuliers de conserver ces trésors !

Nouvelle balade ensoleillée ce samedi après-midi, mais ce sera sur une autre page !

2019, J 1

Merci, Hélène Schwartz pour cette carte kirigami ! https://kirigamain.wordpress.com

Nous y voici, enfin. Première journée 2019. La grisaille est revenue, mais il semble qu’en fin de journée le soleil ait envie de percer… il faudra attendre le chemin du retour pour le retrouver, accompagné du mistral le long du Rhône. Mais nous n’en sommes pas encore là ! Donc, matin calme… rien de vraiment prévu, pas de marathon, pas de musée en vue, récupération, tout simplement ! Comme c’est au tour de l’Occitanie de faire le repas de midi/13 heures, avec Raymond, nous allons faire un tour du village, histoire de respirer l’air de cette nouvelle année avant de commencer à cuisiner (au son du concert Viennois de Nouvel An !). Brangues est un petit village, certes, mais avec des histoires dans l’Histoire ! C’est là que Stendhal a trouvé le sujet de son roman « Le Rouge et le Noir », fait divers qui s’est passé au cœur d’une belle vieille maison dauphinoise : en juillet 1827 un jeune séminariste tira deux coups de pistolet sur madame Michoud, la femme du maire, avant de retourner l’arme contre lui. Il rata sa cible et son suicide. Jugé en décembre 1827, il fut guillotiné le 23 février 1828. Le scandale fut tel que l’église de Brangues fut rasée et reconstruite, sur ordre de M. Michoud de la Tour. Quelques belles maisons anciennes, avec leurs « escaliers » en pierre au bord des toitures, une fontaine, mais ce matin-là, nous n’avons rencontré aucun-e Bragriot-te-s…

Ah si, pardon, nous avons rencontré quelques jeunes, à qui nous avons demandé où était le château de la famille Claudel. Car ce petit village, sur son môle (pour éviter la crue du Rhône, autrefois), a aussi un château : le château de Brangues, du XIV ème et XVIIIème siècles, qui fut acheté par Pau Claudel en 1927 ; sa tombe est dans le parc du château, avec cette épitaphe du poète : « Ici reposent les cendres et la semence de Paul Claudel ». Panneau « propriété privée », nous n’entrerons pas…

Jolie balade, en milieu d’après-midi, le long du Rhône, à Groslée. Nous passons, en un petit kilomètre de l’Isère à l’Ain, mais au bord du Rhône…. trois fleuves ou rivières en si peu d’espace 😉 ! Une piste bien nette, tranquille, le long de laquelle nous faisons quelques rencontres étonnantes :

Toute cette partie le long du Rhône, du Pont de Groslée (pont suspendu que vous apercevrez sur une des photos) jusqu’à Murs-et-Gélinieux, est un site naturel protégé (ZNIEFF). La piste nous conduit à un bras mort du Rhône. Calme, douceur de la lumière, reflets d’hivers… une très belle fin de 1er janvier.

Retour à Brangues, pour une dernière soirée. Discussions, Whist, « Barbu » (et oui, ils ont réussi à me faire jouer aux cartes… 😉 !), demain ce sera le départ vers nos maisons respectives.

Et le 2 janvier, sous un beau soleil, nous repartons vers Galembrun, avec toutefois un détour par l’Ardèche. Arrêt chez Ardelaine, à St Pierreville (passez-y, si vous êtes dans le coin, c’est un lieu vraiment sympa : https://www.ardelaine.fr/ ). Puis, toujours par des petites routes tournicotantes, nous arrivons chez notre amie, au Taupenas. Le mistral qui nous a poussés presque depuis le départ souffle de plus en plus fort, le Rhône « frisait » lorsque nous l’avons traversé, villages à flan de montagne se dorant au soleil, château entraperçu derrière un rideau d’arbres, et la lumière sur les montagnes ardéchoises, magique. Bien différente de celle de la veille…

Nous avons fini la soirée devant un scrabble à la lumière des bougies… le mistral avait eu raison des lignes électriques ! (remises en services, même si les services publics sont bien mis à mal, il en reste tout de même quelques notions. Merci aux agents !)

Voilà, notre séjour d’entre deux années est terminé… le prochain nous emmènera vers Besançon, mais en attendant, j’espère que je pourrai vous proposer d’autres balades ou voyages ici et ailleurs… balades dans notre campagne, si le soleil le permet, avant de vous entrainer dans les masques et costumés du Carnaval de Venise, dans un mois et demi !