Balade en boucle

Balade en boucle

Les « longues » balades sont de retour. Du moins les circuits dans les environs de Galembrun, petites boucles entre 5 et 8 kilomètres. Et comme je prends mon temps, ou plutôt je prends le temps de sentir, regarder, respirer, photographier, ce sont souvent des balades de plus de 2 heures ! Dimanche, la boucle nous a menées à Saint Pé, hameau minuscule perché sur une colline. Galembrun étant aussi un peu perché, il y a eu quelques montées et descentes… Route de Pelleport au départ, mais ensuite, descente dans un petit bois par un sentier encore un peu raviné par les pluies des saints de glace.

Au bout de ce sentier, on rejoint l’ancienne voie ferrée, devenue un agréable chemin de balade. Par endroits de belles flaques, restes des dernières pluies. Au début, c’est un bois qui borde ce chemin. Ce qui est bizarre, c’est que le bois, des deux côtés, est parfois en contrebas de la voie, parfois se retrouve au même niveau !

La forêt cède la place aux champs. Plus loin, les collines, le village de Drudas. Fleurs sauvages, terres ocres, champs de blé encore vert. Et le chemin arrive au bas du hameau de Saint Pé. A gauche, on rejoint Drudas, à droite on grimpe vers Saint Pé.

A Saint Pé, petite halte à la chapelle, coquette, bien entretenue. Quelques maisons (5, si je compte bien) fleuries, où se baladent abeilles et papillons 😉

On reprend la grimpette pour retrouver la route de Pelleport… et toujours les collines, les champs, verts clairs, sombres, acidulés mélangés, avec le rouge des coquelicots, ou ce rose vif sur un talus inondé de rosiers (devenus) sauvages.

Retour à Galembrun. La mare est magnifique, le saule balance ses branches au dessus des libellules lumineuses, les grenouilles se confondent avec l’herbe ou font la planche sur l’eau… on pourrait passer de longs moments devant ce spectacle !

D’autres boucles en prévision… pour le moment, entre le jardin et les environs, nous ne cherchons même pas à profiter des 100 kilomètres de sorties autorisés 😉 !

Papillon

Papillon

Il était tout seul, posé sur l’herbe… mort. Je l’ai ramassé délicatement, que personne passant par là ne vienne l’écraser.

Je l’ai posé sur les fleurs dans la haie. Tout autour de lui d’autres papillons voletaient, sans se poser de questions. Le papilio machaon, ou le grand porte-queue.

Couleurs soleil, vert…

Couleurs soleil, vert…

… mais pas que… blanc, jaune d’or, rose, mauve, ocre, orange…

Ce dimanche, retour du soleil, de la chaleur. Les couleurs explosent, comme ravivées par les pluies de ces derniers jours. Je suis allée faire mon petit tour habituel, poules/champ aux orchidées/retour. En deux semaines, dans le champ voisin, c’est une transformation complète. L’herbe a poussé, et les orchidées sauvages sont partout !

J’espère que personne ne va venir couper l’herbe de ce champ avant quelques semaines, le temps que toutes les herbes et fleurs s’épanouissent…

Le long de la haie (oui, dans ces champs, les haies sont conservées), des glaïeuls sauvages

Bien sûr, je suis allée voir le cognassier… les fruits sont là, enfin, pas encore mûrs !, tout jeunes…

Retour par le champ ensauvagé d’une autre voisine, herbes folles et arbres, vue sur les champs labourés, avant de déboucher dans son jardin.

Demi-tour, et je suis revenue par mon chemin habituel. La haie près de la maison bourdonne d’abeilles (sons bien plus agréables que les bourdonnements et pétarades des moto-cross qui ont repris, hélas… je me demande même si les avions ne sont pas moins désagréables 😉 ). Sur le talus se mêlent fleurs « civilisées » et fleurs sauvages… Et au coin de la vieille maison, sur d’anciennes briques, Flipelette, fatiguée par ses sauts au-dessus des herbes pour m’accompagner, s’était arrêtée pour m’attendre !

Et je suis rentrée avec un bouquet champêtre pour la maison… les soucis ne manquent pas 😉 , pourquoi s’en priver ?

Juste en face

Juste en face

Notre maison est en haut d’un coteau, une petite route passe en bas, et en face, c’est une autre colline, avec une grimpette dans un bois pour arriver sur le tracé de l’ancienne ligne de chemin de fer qui allait de Cadours à Grenade, en desservant les petits villages. Inutile de préciser (mais je le fais tout de même 😉 , avez-vous remarqué que, quand on annonce « inutile de préciser », la précision suit de toute façon, dans tous les discours) qu’il n’y a plus de train, et que si vous n’avez pas de véhicule il est difficile d’aller d’un village à l’autre. Mais ça, c’est une autre histoire !

Hier samedi, sous un ciel un peu blanc-gris-laiteux-avec-un-tout-petit-peu-de-soleil, j’en ai eu assez de mon aller-retour dans le champ des voisins, et je suis allée dans le bois des voisins (pas les mêmes). Une heure, un kilomètre. En réalité, un peu plus d’un kilomètre, car si je fais à peine 1 km en 1 heure, c’est que je marche vraiment mal, et je ferais mieux de rester à la maison… Mais voilà, je prends le temps de me pencher vers les fleurs, les bestioles, de m’arrêter pour respirer, regarder autour de moi, de m’engager sur un sentier, revenir sur mes pas, bref, je vais à mon rythme. En plus, c’est vrai, je ne marche plus aussi vite, surtout quand il faut monter ou descendre. Et de ce côté, ce n’est que ça, montée ou descente ! Je descend donc par le champ des voisins, je traverse la route, je reprends un chemin entre deux champs et je grimpe ensuite dans le bois.

Bien sûr, avant d’arriver sur ce chemin, il y a des arrêts : les premières marguerites, les trèfles roses, les herbes, les « chatons » d’un arbre encore sur les branches ou par terre, des touffes de bugles (à moins que ce soient plutôt des sauges…) d’un bleu surprenant.

Un papillon sur un bouton d’or… pas farouche !

La grimpette au milieu des arbres, un chemin bien tracé et tassé par les passages des moto-crosseurs du coin (grrrr….). Mais dans ce petit bois, pas beaucoup de gros arbres. Je crois me souvenir qu’il y a eu quelques coupes. Des genêts, des consoudes, des aubépines, des troncs moussus.

Et me voilà sur l’ancienne voie de chemin de fer. Un chemin tranquille, plat. Mais autour, c’est toujours les coteaux, avec des dépressions au milieu des bois, puis les champs reviennent. Mais je ne vais pas plus loin, règlementation oblige !

Tout au long du chemin, des herbes parsemées de fleurs bleues (non, pas du lin), bien sûr une ou deux orchis purpurea, des pissenlits, des sauges, des vesces sauvages, un papillon blanc (moins poseur que le premier 😉 ), autant de raisons de m’arrêter, photographier…

Demi-tour réglementaire, je reviens par le même chemin, pas de boucle cette fois. Pourtant il y en a une très chouette à faire, mais elle fait 7 ou 8 kilomètres… Il y a quelques années, j’aurais pu rejoindre une autre petite route, hélas, une partie de cette voie a été rachetée par un particulier, et on ne peut que faire demi-tour ! Je vais tout de même jusqu’au bout de cette partie et reviens sur mes pas, en admirant au passage un vieux chêne dans la prairie en contrebas, caché par des genêts. Et… les premières grappes d’acacia de l’année !

Je reprends le chemin en descendant cette fois, me revoilà en bas, les lignes presque parallèles des champs m’amusent, et… je rate ma photo, j’ai oublié qu’il faisait plus sombre à l’abri des arbres 😉 … avec mon appareil argentique, j’aurais réfléchi avant d’appuyer, là, il suffit de recommencer… effacer ? garder ? bof…

Me voici presque à mon point de départ… plus qu’un champ à remonter, la route à traverser, et le dernier champ, le plus dur. Heureusement, il y a des haltes obligées 😉

Une dernière surprise avant la maison.

Et ce samedi, la lumière était bien différente de la veille, sur les collines et les champs…

Le champ des voisins

Le champ des voisins

C’est de là qu’il y a la plus belle vue vers les collines, les plus beaux couchers de soleil, et j’avoue que j’aime aller y faire un tour de temps en temps. Souvent, même 😉 !

Avec le confinement et surtout le temps limité d’une heure…, c’est ma balade préférée ! D’abord, je vais voir les deux poules… avec notre Flipelette bien sûr. Qui commence à avoir tellement pris l’habitude de m’accompagner, qu’elle réclame tous les après-midi sa balade, si si ! (aujourd’hui, je n’avais pas pris l’appareil photo, juste mon téléphone, c’est que le chemin et le terrain ne sont pas « plans », ainsi que disait Germaine, et je me méfie toujours de mon genou et de possibles chûtes. Bref, donc, photos prises avec le téléphone.)

Après, une fois délestée de mes épluchures, j’essaie de faire quelques découvertes. Et c’est vrai que, même en y allant tous les deux jours, j’arrive à découvrir du nouveau ! Aujourd’hui, un arbuste auquel je n’avais pas encore prêté attention… qui s’est dévoilé depuis samedi il faut croire, parce que sinon je me demande comment j’ai fait pour le manquer :

Je me fais aussi des surprises, en changeant le chemin du retour… cette fois, j’ai laissé tomber les lilas pour passer plus bas, et …

… une superbe touffe de genêts, vraiment somptueuse au pied d’un acacia. Un peu plus haut, le talus est jonché de soucis, envahissant aussi le vieux banc :

Le figuier prépare la récolte, sur le petit pêcher (bien mal en point, aux feuilles toute cloquées) quelques fruits, et les artichauts sont prêts à croquer… il va falloir que j’appelle les voisins pour leur dire, ce serait dommage qu’à cause du confinement ils se perdent.

Tout d’un coup je vois Flipelette en arrêt devant un tronc d’acacia, puis grimper et farfouiller dans une fente… qu’a-t-elle vu ? J’ai eu beau regarder à mon tour quand elle est redescendue, je n’ai vu personne !

Le ciel était triste aujourd’hui, et les températures en baisse… Nous allons entamer la 5ème semaine de confinement, les masques ne sont toujours pas arrivés, les tests non plus, Sa Majesté va parler à son bon peuple tout à l’heure, les actionnaires continuent de se gaver, les patrons sont prêts à faire travailler leurs employés 60 heures par semaine et supprimer les congés, et je ne décolère pas… les Français auront-ils compris, « après » ???? ou continueront-ils à accepter, à dire « bof, de toute façon on n’y peut rien » ? Allez, je ne veux pas laisser le pessimisme gagner du terrain 😉 , ce n’est pas mon genre…

Dans la maison, un bouquet d’arums a remplacé le lilas. Prenez soin de vous et des autres.

Campagne…

Campagne…

Enfin, j’ai fait cette balade reportée depuis samedi 😉 ! J’ai bien vérifié jusqu’où je pouvais aller, pas de problème pour la distance, le petit bois est bien dans le périmètre, ainsi que le Marguestaud. C’est plus compliqué de gérer le temps… entre les arrêts photos, les sentiers qui tournent, montent et descendent… d’autant que je ne fais plus totalement confiance à ce genou réparé….

Beaucoup de vert, je dirais même DES verts ! Premier arrêt pour admirer le paysage

Dans le petit réservoir d’eau, les grenouilles chantent à tue-tête… mais si j’étais persuadée qu’il avait assez plu cet hiver, la terre craquelée me dit le contraire (tiens, à l’heure où j’écris, il commence à pleuvoir, j’ai bien fait de ne pas encore remettre la sortie à demain)

Je suis le chemin vers le petit bois, mais cette fois je vais entrer dans le bois par un sentier que je n’ai jamais pris, je navigue un peu « au pif » !

Les herbes et les fleurs sauvages se partagent les taillis, je retrouve les violettes, pissenlits, mais aussi beaucoup de fleurs dont je suis bien incapable de trouver le nom…

Finalement (j’avoue que j’étais un peu inquiète de ne rien reconnaître…) j’ai trouvé un beau chemin, tranquille, qui m’a amenée en bordure d’un champ. A tout hasard, j’ai continué, le Marguestaud n’était pas loin, les arbres qui le bordent me servant de repère.

Et toujours des violettes, la consoude, et des plantes mi-herbes mi-fleurs, d’un jaune-vert lumineux.

Au bas du bois, à la limite du bois et d’un champ, une mini falaise, aux tons et à l’aspect bizarre, mélange de roche dure et de pierre friable, strates grises et ocres… ?

Et enfin j’ai retrouvé le vieux champ en friche, le chemin habituel qui descend du bois pour mener au gué du Marguestaud. La terre est par endroits extrêmement sèche, à d’autres boueuse… mais le ruisseau coule joliment.

C’était vraiment le moment du retour ! Mais là, je connaissais bien le trajet 😉 . Au bas du chemin, avant un champ soigneusement labouré et hersé (mais avec un chemin tout autour, merci !), un massacre à la tronçonneuse. Peut-être normal, logique, il y a probablement une raison valable, mais c’est triste à voir.

Jeunes feuillages, des chatons de peuplier tombés, tout doux (dire que ces jolies choses peuvent être dramatiques pour certains lorsque c’est la saison…), des boutons d’églantines, encore des pissenlits, des ficaires, et le sentier bordé de haies aux entrelacs de branches grises reprend quelques mètres avant les premières maisons (ou les dernières, au choix…)

Les moutons viennent à ma rencontre, les derniers nés sont tout mignons, blancs et noirs…

Retour presque à temps à la maison. Étonnée d’entendre passer et repasser un hélicoptère au-dessus du village. Serai-je repérée 😀 ? Demain, c’est jour des courses, Guillemette nous a fabriqué des masques, on va assurer !

Une balade

Une balade

Parce qu’on ne peut pas aller tous les jours à la montagne (ou à l’océan 😉 ) mais qu’il faudrait aller marcher régulièrement (chose que je me répète chaque jour sans la mettre à exécution), et surtout quand dès le matin soleil et ciel bleu vous invitent à sortir…

… hier après-midi, petit tour vers « le Poutou » par le sentier des moto-cross, celui qui longe un petit bois. Motos et chevaux tracent le chemin depuis longtemps… chemin le long duquel haies de ronces et épineux sont (trop) bien taillées, mais où les jonquilles sont toujours là, et même de plus en plus !

Bien sympa ce chemin, même si par endroits il faut vraiment se faufiler tout contre la haie de ronces pour ne pas se retrouver les pieds dans la gadoue !

Les températures presque printanières, si on oublie le vent frisquet, ont réveillé les arbustes… bourgeons, jeunes feuilles, aubépines, ajoncs, ficaires, et toujours le si beau cognassier du Japon (aux fleurs bien plus belles que son nom…).

La petite retenue d’eau a meilleure mine que lors de mon dernier passage… mais il va falloir un peu plus d’eau pour qu’elle accueille les libellules cet été… on râle quand il pleut, mais la pluie est aussi indispensable que le soleil !

Pas d’incursion dans le petit bois, cette fois, d’une part nous étions parties juste pour une heure/une heure et demie, d’autre part… la crainte de retrouver le bord du Marguestaud encore plus boueux que le sentier 😉 . La palombière est toujours debout (j’espère qu’elle n’est là que pour le décor…) et nous entrerons dans le bois une autre fois !

Comme des vacances…

Comme des vacances…

… mais des vacances d’un jour 😉 ! Ce jeudi, on va à la montagne, faire des bonhommes de neige, et marcher dans la neige. Direction le plateau de Beille (en Ariège), dans la vallée d’Ax. En principe, Beille c’est :

Renseignements pris, la neige sera au rendez-vous. Journée ensoleillée, sur la route, les Pyrénées apparaissent par moments, oui, blanches. Mais plus on se rapproche, moins on voit de neige ! Après Tarascon (sur Ariège, pas l’autre), Les Cabanes, et on grimpe vers Beille. Tout de même, on passe de 470 mètres à 1 800 mètres d’altitude. Il paraît que lorsqu’on est à Beille, c’est comme si on était en Scandinavie… ils n’ont peur de rien ces Ariégeois 😉 ! (site de la station, vous verrez que je n’invente rien : http://www.beille.fr/fr/beille/detail/11/la-station ). Finalement, on commence à voir quelques plaques de neige sur les côtés, et… ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! il en reste. Bon, nous n’étions pas venus pour faire du ski, ni des raquettes, et c’est aussi bien car… (mais par contre, le paysage, ouaouh !)

Bref, après un pique-nique rapide (ben oui, nous ne sommes pas des lève-tôt, et il y a tout de même 2h30 de route… ) les filles foncent fabriquer leurs bonhommes de neige (photo de Guillemette, sur son blog https://uneviedallegresse.wordpress.com/category/ma-vie/ )

Pendant ce temps, Guillemette et moi allons prendre un café, avec vue imprenable sur les Pyrénées. Et les skieurs et lugeurs, parce que oui, il y en avait (encore une photo de Guillemette, la mienne était complètement ratée).

Quand les artistes ont eu fini leurs sculptures 😉 nous sommes parties marcher… La belle balade dans les bois étant déconseillée sans raquettes, nous sommes parties vers le Sarrat.

Normalement, en hiver (Scandinavie oblige 😉 ), vous pouvez faire des balades en traineau tiré par des chiens… mais là… les traineaux s’étaient transformés en chars à roues ! Nous sommes redescendues vers la cabane d’accueil des balades en traineau, un attelage venait d’arriver, et les chiens dételés couraient partout, se roulaient dans les plaques de neige…

Peu à peu les nuages ont caché les sommets de Pyrénées, il commençait à faire plus frais sans soleil.

Retour vers la voiture, le soleil éclairait encore le versant de la vallée d’Ax. Les bonhommes de neige qui nous avaient accueillies le matin étaient toujours là… (et ceux des filles restaient bien cachés derrière les petits sapins). Sur le parking, le camion de la station espérait pouvoir encore se servir des chaînes…

Finalement neige abondante ou juste un peu, on s’en moque, ce fut un beau jeudi de vacances. Merci.

Balade au bois

Balade au bois

Jeudi, journée marche ! Manif le matin à Toulouse, mais là, il faut bien avouer que ce n’est pas vraiment de la marche… j’ai ajouté quelques fenêtres, balcons, à ma collection 😉 . Quant aux immeubles modernes de Compans-Cafarelli, les ombres en dentelles des arbres encore nus apportaient une touche de poésie – bien nécessaire – sur leurs murs.

Nous avons attendu l’arrivée de la manifestation au pont sur le canal, près d’Héraklès. Et la descente de cette marée humaine depuis le pont des Catalans, envahissant les 4 voies et les côtés du pont était vraiment impressionnante !

Avant de quitter notre village, il a fallu dégivrer les vitres…

Retour à Galembrun, et re-marche l’après-midi, avec Guillemette, dans le bois de Galembrun. Je suis toujours à la recherche de la boucle qui faisait le tour du bois… hélas, le départ est impeccable, mais il se transforme vite en ruisseau… ce n’était pas prévu, et les chaussures (pas vraiment de marche) se sont vite couvertes de gadoue. Nous avons réussi à ne pas nous étaler, mais je n’en ai pas été loin… bref, nous avons pas mal pataugé !

Il va falloir en prendre son parti, les coupes effectuées par je ne sais quelle entreprise (qui paraît-il était chapeautée par l’ONF) n’ont pas arrangé ce côté du bois… mais c’était très joli, ce ruisseau serpentant entre les herbes, joncs, genêts. Et je reviendrai quand les genêts seront en fleurs, ce sera sûrement magnifique.

Une fois franchi ce passage, nous avons retrouvé le chemin « d’avant » (et je confirme, c’était mieux avant… 😉 ) pour terminer la boucle. Les pins (rares dans ce bois) balancent leur cime au soleil, les rayons de soleil illuminent les mousses au pied des arbres ou sur les branches mortes, mais les feuilles ne pointent pas encore sur les branches. Et les tapis de pervenches ont disparu 😦

Retour tranquille par la route, puis le champ « de Germaine », celui où, en mai-juin, poussent les orchidées sauvages. Et pour terminer, les fleurs du cognassier du Japon, de plus en plus magnifiques, sur le haut du coteau.

Ce soir, Mahler, 2ème symphonie « Résurrection » à la Halle aux Grains. Entre-temps, j’ai nettoyé mes chaussures, rassurez-vous 😉 !

Balade en pays Bisontin

Balade en pays Bisontin

Comme chaque année, nous nous retrouvons entre amies et amis pour passer ensemble le changement d’année… cette fois, c’étaient les amis de Besançon qui recevaient. Nous voilà donc partis, le 28 décembre, pour « monter » vers l’Est ! Route tranquille, traversée du Massif Central, puis la « transversale » qui nous fait frôler Montceau-les-Mines et Beaune…

Tout le monde se retrouve le 29 en fin de journée…

Première découverte : le musée des Beaux Arts, tout récemment rénové. Une exposition : la Chine rêvée de François Boucher.

Le musée est vraiment intéressant, tant du point de vue « mise en espace » que par la richesse des œuvres présentées. Je me suis régalée, mais je n’ai pas tout vu, il va me falloir encore un ou deux passages pour pouvoir tout apprécier !… Parmi les tableaux, des Courbet bien sûr (le grand tableau sur la chasse, magnifique certes, mais qui me fait horreur), et de ses contemporains. Parmi d’autres tableaux, petit clin d’œil pour Jean-Luc, qui nous racontait ses déboires à propos d’un tableau représentant St François d’Assise parlant aux oiseaux, ou son enfance religieuse, avec « la leçon de catéchisme », et « St François d’Assise parlant aux poissons », mais aussi un petit tour en Égypte ancienne, ou bien une vision de la Vouivre (personnage légendaire de Franche-Comté, mais pas uniquement), ou le buste de cette superbe jeune femme… bref, quelques uns de mes coups de cœur :

Et l’architecture intérieure… murs de béton, rampes, escaliers, les époques s’enchevêtrent, et par les ouvertures sur la superbe place de la Révolution, vues les toits de la ville, ou la grande roue installée là pour les fêtes.

Le lendemain, dernier jour de 2019, temps superbe. Parfait pour le pique-nique traditionnel ! Il ne faisait pas chaud chaud, mais nous avons respecté les traditions, et sommes partis pour le site de la source du Lison. Magnifique.

J’ai d’ailleurs pu comparer le Lison « en vrai » avec celui du tableau vu la veille au musée des Beaux Arts de Besançon :

Nous sommes allés jusqu’au Creux Billard, courte mais ardue grimpette… merci les genoux !

Et c’était l’heure du pique-nique

J’avoue, il faisait bien frais… mais le pont du diable n’était pas loin, alors nous y sommes partis ! petite route, sous-bois, la campagne, et une plongée vers le ruisseau de Château-Renaud vertigineuse ! Voici le lien vers la légende. En fin de page, vous verrez la tête du diable, que je n’ai pas pu photographier, il aurait fallu que je m’attache à une corde… : https://www.lieux-insolites.fr/doubs/pontdiable/pontdiable.htm

Réveillon le soir, vœux, et le séjour s’est poursuivi entre parties de whist, de scrabble, discussions, balades le long de la boucle du Doubs à Besançon… et non, pas de photos : le froid peut-être ? mon appareil refusait de faire toute mise au point ! J’ai tout de même fait celle-ci, avec mon téléphone, un coin de mur m’a attiré l’œil :

La route du retour s’est passée sous la grisaille, le brouillard, la pluie… les puys avaient disparu, par moments, on ne voyait plus que le ruban de l’autoroute… retour tristounet !

Et nous voici repartis pour une nouvelle année, avec ses joies, ses peines, ses luttes. Je souhaite qu’elle vous apporte du soleil dans le cœur et dans la tête, qu’elle vous enthousiasme, qu’elle vous fasse… tout le bien que vous désirez !