eitt Ísland… 2

Vendredi 11 septembre, cette journée devait nous emmener à Heimaey, sur les îles Vestmann… levées tôt pour prendre le premier ferry, route de 20 minutes pour arriver à l’embarquement, et là… pas de ferry avant 11 heures, l’océan étant trop agité. Zut. Il sera dit que je ne verrai jamais ces îles que de loin !

Tant pis, changement de programme… au lieu de faire en un seul trait et en fin de journée la route vers l’est, nous la ferons tranquillement, et changeons l’ordre des découvertes ! Un + bien intéressant, à 9 heures les cars de tourisme ne sont pas encore arrivés et la belle chute de Seljalandfoss ne sera pas envahie 😉 . Nous ne serons quand même pas les seules… Chute très connue, se précipitant d’un escarpement rocheux dans un profond bassin vert, impressionnante. Et derrière laquelle on peut passer. À condition d’être prudent et d’avoir un bon imper… Les moutons broutant le long de la rivière de la chute, eux, ne semblent impressionnés ni par le bruit assourdissant ni par les véhicules ou les flots de touristes…

Un peu plus loin, une deuxième chute, moins connue (il faut marcher 600 mètres…) : Gljùfrabuì. Presque aussi impressionnante, mais il faut se glisser entre les rochers pour la voir entièrement. Je n’ai pas eu le courage de patauger dans l’eau… et ne l’ai qu’entraperçue 😦

Nous avons continué notre route vers l’est, avec ce programme un peu chamboulé. Champs de lave moussus, falaises et rochers, cascades… Foss a Sidù près de sa ferme au toit bleu, rivière en cascades où des pêcheurs travaillaient leur lancer, prairies commençant à dorer. Et là, mon appareil commence à débloquer. Il faut dire que je ne le connais pas bien, et qu’il suffit d’un rien pour que je panique… le téléphone prend le relais, mais ce n’est pas terrible… C’est d’autant plus râlant que le soleil se montre, et alors là, c’est une explosion de lumière, bleu du ciel se reflétant dans l’eau de la petite rivière, vert des mousses et des falaises…

Arrêt courses à Vìk. Comme nous repasserons par cette ville au retour, nous nous contentons du centre commercial, où un immense magasin propose des vêtements et souvenirs Islandais (pas faits en Chine, vu les prix), à côté d’une des deux grandes marques de super-marchés du pays. De toute façon, il nous faut faire des courses, car nous serons pendant 2 jours dans une AJ, où nous pourrons enfin un peu cuisiner 😉 . Pour les courses, c’est simple, si on n’a pas envie de passer des heures à chercher des petits commerces, c’est soit Bonus, soit Kronan… mon préféré c’est :

Après cet arrêt dans la « civilisation », nous reprenons la route. Le soleil est toujours là. Les étendues de champs de lave tantôt moussus tantôt noirs se succèdent, au retour nous ferons des haltes sur cette route et autour, mais là, c’est un parking au-dessus d’un champ d’herbes hautes, comme un petit canyon, qui nous invite à l’arrêt. Ah oui, les arrêts le long des routes : pas n’importe où surtout ! Une envie de photo ? Interdit, ou alors vous ralentissez un peu et vous ouvrez la fenêtre… heureusement, des parkings sont prévus, souvent placés près de belles vues ou sites. Donc là, nous en trouvons un. Sol de sable noir, hautes herbes, rochers, tant pis pour la grisaille revenue et un peu de pluie, nous nous arrêtons. L’Islande est un vrai paradis pour les photographes et les amoureux de la nature !

Au fond, le Vatnajökull se devine, derrière les falaises… ce sera pour demain. En attendant, nous arrivons à Hvoll, notre hébergement pour 2 jours (ou plutôt 2 nuits, car les journées vont être bien occupées à vadrouiller et marcher). Et revoici le soleil ! Une route gravillonnée pour y arriver, au milieu de prairies, de plans d’eau où nagent des cygnes, un hébergement (Auberge de Jeunesse) découvert en 2012. Nous y rencontrons un groupe venu d’Isère, randonneurs, et quelques autres visiteurs de nationalités différentes. C’est joyeux, un peu bruyant, mais sympa. Et une triste nouvelle étant venue assombrir ce 11 septembre pour l’une d’entre nous, la longue marche dans les champs tout autour nous apportera beaucoup de calme et d’apaisement.

Pour la suite, il faudra un peu attendre, quelques journées un peu chargées, entre rendez-vous, manif, marché et courses, dossier à terminer… alors, à bientôt !

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« une Islande », la mienne, re-re-re-re-redécouverte en septembre. « Une » Islande, parce que ce pays est tellement incroyable, multiple, magique, que chacun en revient avec sa propre vision, ses souvenirs, ses images. Et même si par endroits nous étions nombreuses et nombreux à le contempler, je suis certaine que chacun.e peut en parler différemment, avec son propre vécu, ressenti.

8 jours complets sur place. Certains décident d’en faire le tour. Nous, nous sommes restées dans le Sud, en prenant notre temps, en zappant parfois bien malgré nous certains endroits… merci la météo ! Car si ici nous attendons avec impatience la pluie, pendant ces 8 jours nous l’avons vue et revue, subie et supportée…

Une journée pour y arriver depuis Toulouse, c’est long ! mais il fallait compter avec de possibles retards, entre les escales. Mais enfin, nous y étions. Sous la pluie.

Prise en mains de notre véhicule (très rapide, nous étions attendues à l’aéroport), bon, un peu perdues avec la manipulation du GPS, et hélas il faisait déjà sombre quand nous sommes arrivées à Reykjavik. Ni l’envie ni le temps d’une balade (nous avions assez marché dans les couloirs des aéroports 😉 !), le lendemain se prépare par une bonne nuit de repos.

Je ne vais pas tout vous raconter en une seule fois. Chaque étape aura droit à sa page. Nous avons commencé par l’Histoire, þingvellir, site historique le plus important d’Islande, lieu du premier Parlement démocratique du monde, l’Alþing, un cadre naturel superbe dans une vallée d’effondrement créée par la rencontre des plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne, où coulent rivières et chutes d’eau.

Cette première étape nous a aussi permis de découvrir les subtilités de paiement des parkings sur les sites… mon dernier séjour datant de 2017, je n’avais pas eu droit à toutes ces nouveautés… les sites sont super bien aménagés, pas d’écart permis sur l’herbe ou les mousses (préservation de la nature), mais tous les sites ont pratiquement un parking payant… par carte ou application à charger ! Vous êtes réfractaire au paiement dématérialisé ? L’Islande n’est vraiment pas pour vous ! Bref. Nous étions prévenues, et nous avions dû l’accepter 😉

Nous repartons vers la deuxième étape du jour, toujours sous la pluie. Bruarfoss (foss = chute d’eau, cascade). Celle-là, je ne la connaissais pas, et elle m’avait été présentée comme une « pépite cachée »… oh surprise, bien cachée oui, mais malgré le chemin à ornières, flaques, et l’inévitable « parking » payant, nous étions trèèèès loin d’être les seules ! Tant pis, nous zigzaguons entre les perches à autoportraits, attendons patiemment que la place se libère, et vraiment, vraiment, cela valait la peine.

De Geysir et Strokkur, désolée, aucune photo : pluie diluvienne, travaux sur le lieu, du monde… nous l’avons vu jaillir, et avons vite regagné l’abri du restaurant… pour l’inévitable soupe du jour avec son pain/beurre. Les soupes sont toujours accompagnées de pain et beurre, elles sont variées, mais LA soupe traditionnelle est celle à l’agneau bien sûr. Et dans ce pays où le tourisme est devenu une des principales source de revenus, où maintenant la moindre soupe (pas toujours à volonté…) coûte au moins 20€, évidemment, on n’en est plus à ce qui existait il y a 10 ans, soupe et pain à volonté pour 10€… humour islandais (sur un tee-shirt) :

Quatrième étape du jour, Gullfoss. Chutes spectaculaires. Double cascade, plongeon de 32 mètres dans un ravin bordé de colonnes de basalte.Nous n’avons pas eu droit à l’arc-en-ciel, mais la pluie commençait à se calmer.

Une dernière étape prévue avant l’hébergement du soir, dans une ferme. Ah ben tiens, les fermiers aussi ont compris que le tourisme était une manne… J’avais tout réservé, avec possibilité d’annuler (on ne sait jamais, « à nos âges »!), mais je suis sûre qu’on arrive à trouver des hébergements facilement, chaque hameau proposant des chambres.

Pour arriver à notre dernière découverte, une route gravillonnée, dans une vallée, même pas un hameau… mais il y a bien une vie agricole, car nous passons devant un cercle de « rettir », rassemblement des moutons et brebis éparpillés jusque-là dans la montagne, afin qu’ils passent l’hiver à l’abri. Septembre est l’époque de ces « rettir », mais nous n’avons vu que des enclos préparés et vides !

Donc, notre dernière étape prévue : Hrunalaug, une source chaude. Soi disant « pépite cachée »… ben là aussi, même si ce n’était pas la foule, il y avait du monde dans ces bassins en pleine nature mais bien aménagés. Nous avons dû un peu attendre que des places se libèrent ! Mais c’était très agréable, et bien sympathique (accueil souriant, il faut dire qu’entre notre anglais et le leur, il y avait de quoi sourire 😉 ), les personnes faisant trempette dans ces bassins d’eau à 38° prêtes à parler, avec le sourire. Je n’ai pas fait de photo, mais j’ai trouvé celle-ci…

Finalement, les heures passaient bien vite, et il faisait nuit quand nous avons pu rejoindre notre hébergement du soir. Dans une ancienne grange en bois, bien retapée. Chambre claire, donnant sur les champs environnants, où oies et cygnes jacassaient…

Voilà pour cette première journée. J’espère que vous avez pu imaginer ces grands espaces bien verts, ces grandes étendues de laves moussues, et respiré cet air vivifiant 😉 ! A bientôt pour la suite…

L’été avant l’heure ?

Trop occupée par les divers événements, ateliers, organisés par notre association « Les Arts au Soleil ! » sur notre petit village, le printemps est déjà terminé et voici l’été …

Encore que, étant donné les montées de températures que nous subissons depuis quelques semaines, on se demande vraiment si le printemps existe encore quelque part… Et donc, que s’est-il passé depuis le 2 mai, soit mon dernier « bacouettage » sur ces pages ?

Un mois de mai entre pluie et soleil, orages menaçants, soleil revenant… et le retour du déjeuner sur la terrasse !

Les fleurs des champs se réveillent…

Les rosiers s’épanouissent…

C’est le retour des insectes, bourdons et abeilles autour de la bourrache, minuscules criquets buvant les gouttes de pluie, phasme acrobate…

Juin est vite arrivé, presque terminé puisque nous voici à la veille du solstice d’été.. fêtes religieuses ou païennes, ce solstice est fêté un peu partout dans le monde. Qu’il s’appelle Dakshinayana ou Litha ou la fête de la Saint Jean, c’est partout l’occasion de fêter l’arrivée d’une nouvelle saison ! Dans les champs les blés sont passés du vert au beige doré, les plants de tournesol grandissent, et les feux de la Saint Jean se préparent.

Soleil et pluie au tout début de ce mois de juin, puis canicule… les roses tantôt resplendissent sous leurs perles de pluie, tantôt se laissent ternir par la chaleur, les hampes des acanthes commencent à perdre leurs fleurs, les fleurs de la passion se révèlent au soleil, les hortensias rêvent d’humidité mais n’ont jamais été aussi beaux, l’hysope concurrence la lavande, le rose des althæas rivalise avec celui des fleurs des doigts-de-sorcière…

Les jeux d’ombre et de soleil magnifient les fleurs…

Les fruits d’été sont de retour, les tomates se préparent, l’ail nouveau arrive (n’oublions pas que Cadours, village voisin) est la capitale de l’ail violet !), la saison des confitures est déjà là…

Sous les mangeoires des oiseaux, pour la première fois depuis… 40 ans au moins !, un tournesol fleurit…

Pour nous (l’association et… le public, les visiteurs) c’est aussi dans un peu moins d’un mois le Festival Danses et Musiques Pour Tous (15 au 19 juillet), l’occasion de découvrir des artistes, des musiques d’ici et d’ailleurs, de vivre un moment à part dans cet été, n’hésitez pas à venir à leur/notre rencontre !

Bel été à vous !

Printemps, J-7…

Pas de grandes balades depuis mardi, je reste sur notre terrain, trafiquant de-ci de-là… à la recherche des fleurs de printemps, vont-elles revenir ? le gel de cet hiver les a-t-elles fait disparaître ? quels arbres faudra-t-il supprimer, à cause des tempêtes ? je regarde, je me promène, accompagnée bien sûr de Flipelette ! Dernièrement, dans un coin de notre « jungle » campagnarde, elle était très attentive. L’écureuil était-il près de nous ? ou le gros chat des voisins rôdait-il dans le coin ? moi, je n’ai rien vu…

Justement, résultats des tempêtes Nils et Pedro, certains arbustes mitoyens ont été bien malmenés, et notre voisin a décidé de nettoyer la haie de son côté. Je sais bien que ces arbustes sauvages repousseront rapidement, mais je ne sais pas si vraiment c’était le moment, pour les oiseaux… il leur en reste, les terrains juste autour de nous n’étant pas cultivés les haies sont encore là, mais je n’étais pas très fière. Bref, ce que nous appelons « le chemin », qui borde notre terrain, est un peu plus dégagé maintenant. Et on voit mieux le pêcher « de Germaine », tout fleuri !

Hier, ciel gris, pluie, pas de sortie, sauf pour faire un petit bouquet de violettes, elles sont presque passées, alors je me suis permis d’en cueillir. Malheureusement, elles n’aiment pas les vases, et fanent vite. Raison pour laquelle je n’en cueille pas souvent.

Et comme le temps n’était pas très sympa, j’ai cherché des photos de 12 mars passés. J’ai retrouvé, parmi des photos ensoleillées, fleuries, ces deux du 12 mars 2013. Je ne me souvenais pas qu’il avait neigé en mars !

Ce matin, il faisait 4°, mais il n’y avait pas de neige ! Par contre, le soleil étant de retour, nous avons même eu l’impression cette après-midi d’être en presque été 🙂 . J’en ai profité pour tondre, toujours au plus haut, et en laissant pissenlits et lamiers, pour les abeilles. Quoiqu’elles aient pas mal d’autres possibilités de récolte, dès que le soleil est là. Bourdonnements en continu autour des bourgeons de l’érable, et dans le champ voisin des soucis, des fleurs du cognassier du Japon ou des cerisiers et pruniers… j’en ai vu quelques unes qui transportaient de bonnes provisions de pollen. Mais je n’ai pas été assez rapide pour faire des photos !

Au fond du terrain, l’ail de Naples (allium napolitanum, si je me souviens bien) se multiplient. Depuis 3 ans ces « sauvages » tout en délicatesse se sont installées là, venues comment ? mystère ! Mais j’aime bien les retrouver.

Vendredi prochain, c’est le printemps ! Nous serons à Besançon, peut-être l’occasion d’une ou deux découvertes grâce à nos amis. Pour le moment, je vous souhaite une bonne fin de semaine !

Dimanche aux champs

Ce n’est pas que je fasse de longues et belles balades en ce moment, mais Guillemette m’ayant donné son ancien appareil photo (je trouve le mien un peu lourd…), je teste ! Alors, voici encore des images de l’environnement immédiat de La Mathusine, champs, ciel, fleurs sauvages, paysages de nos Hauts Tolosans.

Côté fleurs, revoici les muscaris… sauvages, dans le champ voisin, ou semi-cultivés dans le jardin de notre voisine. J’ ❤ ce bleu !

Sinon… je suis en colère. Contre nos Attila des haies. Avec leurs engins de plus en plus énormes, ils ne se gênent plus pour déchiqueter les haies, les supprimer, afin de pouvoir faire leurs tours et demi-tours. Je découvre presque à chaque balade de nouveaux espaces vides… Quand on voit l’immensité des champs à leur disposition (justement « grâce à » leurs arrachages de haies), franchement, 1 mètre en moins sur les bords, qu’est-ce que ça représenterait ? Ici, les haies de pyracanthas sont dévastées côté champs. Tant pis pour les nids, les baies. Mais bon sang, quand comprendront-ils que c’est leur avenir qu’ils massacrent ?

Heureusement, il reste encore quelques coins où les oiseaux et les animaux (encore un peu) sauvages peuvent souffler… mais jusqu’à quand ?

(c’était ma colère du jour, probablement pas la dernière sur ce sujet, mais je suis tellement effrayée par ces transformations…). Les haies, les fleurs ? Mes demoiselles d’onze heure sont de retour, les églantiers hésitent encore un peu à blanchir les environs, par endroits les fleurs se mêlent aux mousses de l’hiver (oui, c’est encore l’hiver…), mais les pâquerettes s’étalent en longs tapis, remplaçant peu à peu les tapis de violettes, un papillon se réveille (ne pas l’effaroucher…), on commence à entendre bourdonner…

Aujourd’hui, 8 mars, j’y suis allée bien sûr encore une fois de mes crispations : NON, ce n’est pas « la journée internationale des femmes », mais bien « la journée internationale des DROITS des femmes » ! On y arrivera bien, à force ! Merci, à toutes celles (et ceux, car il y en a 😉 ) qui luttent pour la dignité, l’égalité, le respect pour toutes. Ce n’est pas encore gagné, hélas. Et rassurez-vous, je ne fais pas partie des femonationalistes, mais je trouve injustes tellement de discriminations…

Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée, et une belle semaine !

Petit tour de champ

Quelques jours de (presque) été, mais l’hiver n’avait pas dit son dernier mot, et nous revoilà dans la grisaille. Bon, au moins le vent d’autan s’est arrêté ! Entre deux passages de bruine, je suis allée faire un tour de terrain, d’abord, puis de champ. La terrasse attend patiemment que les beaux jours reviennent… parasols fermés, canapé protégé… vivement le soleil !

Sur le terrain, Nils et Pedro n’avaient pas fait beaucoup de dégâts, mais deux acacias attendent d’être débités… ils deviendront des piquets, et/ou chaufferont la grande salle, quand Lucas aura le temps de venir…

Notre trèèèès vieux chêne a tenu le coup, heureusement. Il est plus que centenaire, on ne peut plus l’enlacer depuis longtemps 😉 ! J’aime bien ces jours un peu gris où les branches encore nues dessinent comme des dentelles sur les nuages.

Ce n’est pas encore la grande explosion des fleurs sur notre terrain, mais par-ci par-là des éclats blancs, l’aubépine, le cerisier (bien vieux, lui aussi), le prunier reine-claude, au fond du terrain les premières fleurs de l’ail de Naples, et sur les planches de la piscine un tapis de fleurs de cerisier et amandier mêlées aux feuilles mortes

Après mon tour de terrain, j’ai continué par un plus long tour de champ. Je pensais que les haies étaient fleuries, mais non, il va falloir attendre encore un peu… par contre, les pervenches, les fleurs rose vif du cognassier du Japon sont bien ouvertes, quelques soucis aussi. Et le rose délicat des fleurs de pêcher…

Flipelette m’a suivie bien sûr, le regard toujours aux aguets. Je ne sais jamais ce qui l’inquiète ainsi quand on part du côté des champs… parfois on aperçoit une biche loin, une fois un renard, mais sinon, à part les oiseaux, il n’y a vraiment pas de quoi être inquiet !

Et avec toutes ces touches de couleurs, tous ces verts, on en oublierait presque le gris ambiant… celui du ciel et… celui de notre monde qui perd complètement la tête… mais ceci est une autre « histoire »…

Petite escapade de mai

« En mai fais ce qu’il te plaît »… alors nous avions envie d’aller voir nos amis Bisontins, et profiter d’un concert de l’Orchestre Victor Hugo, puis nous arrêter dans le Beaujolais chez nos amis Caladois, aussitôt décidé presque aussitôt partis !

Route sous un ciel parfois bleu parfois gris, autoroute bordée par les genêts tout du long ou presque, les puys, le vert des forêts du Jura…

22 mai, fin d’après-midi, direction le Théâtre Ledoux (fin XXVIIIème pour la façade, seul vestige du théâtre d’origine, l’édifice ayant brulé en avril 1958, l’intérieur a été réaménagé en 1994) pour un concert : la 5ème de Mahler, avec l’orchestre Victor Hugo sous la direction de Jean-François Verdier. Belle occasion de découvrir cet orchestre. Et très belle soirée. (crédit photos de l’orchestre : Mylène Haas)

Une journée consacrée au Musée des Maisons Comtoises, journée ensoleillée. « Toute la Franche-Comté dans un musée à ciel ouvert ». Vieilles fermes et belles maisons réinstallées dans un espace verdoyant et fleuri. Jardins, greniers, et des ateliers à faire tout au long de la journée si on en a envie : pain, cuisine, fromage, tissage, etc….

Beaucoup de fleurs en cette fin mai, dans les jardins, sous les fenêtres des maisons, ancolies, Julienne des Dames,anémones des montagnes, myosotis, iris, coquelicots, et d’autres dont je ne connais pas le nom 😦

Une caborde reconstruite, qui ressemble beaucoup aux cabanes de vignerons rencontrées à Camont (09).

Dans la boulangerie, une hirondelle posait pour la photo, très digne !

La fruitière, des montagnes du Haut Doubs, avec la pièce réservée au fromager…

Toits en pierres, toits en bois, sols de ferme empierrés, charpentes, cabanes…

Des ruchers… hlm pour abeilles !

Et beaucoup d’autres « images » des temps passés. Alambics, fourneaux, mobylette, médailles agricoles, une pièce réservée à un photographe, des jeux d’autrefois, et dans la chapelle Notre-Dame d’Einsiedeln une jolie vierge noire.

Et même si pendant la balade nous nous étions arrêtés pour un petit repas style Franc-Comtois, à l’arrivée, une halte s’imposait à la boutique avant de rentrer à Besançon 😉 !

Encore un petit moment dans le Doubs, et nous « descendons » vers Villefranche sur Saöne. Le centre ville et ses monuments, la rue Nat’, les traboules et les vieilles cours, la fresque des « hommes célèbres » de Villefranche, les maisons Renaissance, l’Histoire… j’ai déjà écrit quelques pages sur les visites que nous avons faites dans cette ville avec nos amis pour guides. En voici quelques autres, de cette fin de petit périple par là-bas, en haut à droite de notre belle France :

Et cette curiosité, dont je glisse la « traduction », à l’entrée d’un passage :

Nous avons repris la route des puys, le Cantal, les bords de route fleuris par les genêts pour revenir dans notre pays des Hauts Tolosans.

Octobre 2024…

Octobre 2024…

Grand vent d’autan, belles rafales, et il paraît qu’il va souffler de plus en plus fort jusqu’à dimanche… nous avons bien fait de profiter de la magnifique journée d’hier lundi 17 février (2025) pour aller marcher ! Mais donc je vais profiter de ces journées ventées et venteuses pour mettre un peu à jour ces pages d’humeur du jour et balades, retour dans le passé, octobre 2024… et ce 1er octobre débute par une manif…

Ceci posé… octobre nous a réservé de bien belles journées, d’autres un peu moins agréables, et de belles couleurs quel que soit le temps !

Des balades tranquilles, dernières fleurs des champs et derniers papillons, sentiers couverts de feuilles, baies, premières couleurs automnales dans les bois…

Par contre, si certains champs labourés offrent un camaïeu de marron allant du clair au sombre, les tournesols pas encore récoltés sont bien sinistres, même enrubannés de fil de la vierge…

Derniers travaux avant l’hiver… nettoyage du bois autour de la piscine après ramassage des glands… de la terrasse après un orage… du chemin tout enherbé…

Côté architecture, je suis revenue photographier la halle de Grenade, mais aussi lors d’un retour de balade l’église de Galembrun magnifique sous le ciel bleu !

Au jardin, une rose emperlée de pluie, les bergenia fleurissent, sauges et roses rouges pour Ganesh…

Matins brumeux ou couchers de soleil lumineux, un émerveillement de chaque jour !

Même les nuits de pleine lune sont un enchantement !

Petite marche du jour

Oui, je sais, j’ai beaucoup de pages à rattraper pour être à jour… les mois passent, les occupations se font pressantes, les balades plus rares, bref, je me laisse déborder !

Mais je reviens ! et je vais essayer de partager quelques beaux moments de ces derniers mois. Pour l’instant, ce sera ma petite marche du jour. Je n’avais pas fait de balade avec Flipelette depuis longtemps, et nous étions bien décidées à faire notre tour de champ habituel cet après-midi, sauf que… un groupe d’amis occupait déjà les lieux, et avec un chien ! Notre Flipelette a donc couru se réfugier dans un coin du jardin, et je suis partie seule voir si le printemps se préparait dans les haies… Les bourgeons des aubépines se devinent, minuscules points, mais certains arbustes sont moins modestes…

Les mousses, lichens, champignons colorent les branchages gris des arbustes… quelques feuilles d’un beau rouge sombre sur un roncier…

Avant de revenir sur notre petite place, un coup d’œil vers la « vallée »… mal réglée, la photo était complètement terne… alors, j’ai un peu bidouillé, et me voilà avec une carte postale d’autrefois, enfin, presque, vous savez, ces cartes qui étaient retouchées d’un peu de couleur…

Et pour illustrer le dicton « Qu’il est triste le mois de février s’il ne voit pas fleurir l’amandier », les premières fleurs de l’amandier de notre voisine, tout en haut de l’arbre, et avec le vent ce n’était pas simple 😉 , février ne sera donc pas triste… (photo prise en fin de journée, un début de nuit tout bleu ❤ )

Avril…

« en avril, ne te découvre pas d’un fil »… pourtant si le 1er avril fut pluvieux, et donc un lundi de Pâques pas très réjouissant pour le ramassage des œufs et autres chocolats disséminés ici et là dans le jardin, avec toutefois une fin de journée mi-grise mi-bleue… le printemps nous a aussi offert de belles journées.

Les oiseaux, eux, se moquent bien du temps qu’il fait, du moment qu’ils peuvent picorer leurs graines !

Dès le lendemain, le soleil étant de retour, balade dans les champs. Chez Germaine les soucis s’étalent sans retenue, les pâquerettes tapissent le chemin, au coin du champ le cognassier est en fleur, et dans le champ orchis et ophrys voisinent avec marguerites et crêtes-de-coq, tandis que les dames-d’onze-heures sur la petite place devant chez nous accueillent les abeilles. Merci à nos employés municipaux, qui les épargnent gentiment 🙂

Dans le jardin, c’est aussi le renouveau. Le chêne fleurit, le rosier liane multiplie ses petites roses crème, premier passage de la tondeuse et… la pause réconfort après l’effort ! La bourrache semble ronronner sous le butinage des abeilles, et le lilas parfume l’air.

6 avril 2024, 50 ans de vie commune (officielle)… Guillemette s’amuse de nos habitudes…

Les roses commencent à revivre… les iris aussi. Les cerises se réveillent (mais les oiseaux les auront mangées avant nous). Et le jardin passe de la pluie au soleil, nous offrant les merveilles du printemps, couleurs, odeurs, et beautés de la nature reine dans notre petit paradis.

De belles lumières de fin de journée, un chemin verdoyant, le printemps est bien là !