Tour de jardin

Tour de jardin

Ce matin, le soleil a décidé de rester derrière les nuages ! Ce qui nous permet une petite parenthèse, après les 32° d’hier… j’en ai profité pour faire mon tour de « jardin ». Oui, je mets des guillemets car chez nous il s’agit davantage d’un terrain semi-organisé que d’un jardin !

Les iris ont presque terminé leur floraison, mais les roses commencent à éclore. Comme d’habitude, et même si elles sont les dernières du village à se décider, ce sont celles du plus vieux rosier qui donnent le signal de départ !

Devant la maison le rosier blanc est somptueux. Je ne l’avais pas taillé cet hiver, mais il ne semble pas m’en vouloir 😉 !

La bourrache s’est bien habituée au terrain… je dois même en arracher des repousses. Je sais bien que les butineuses et butineurs en raffolent, mais par endroits elle étoufferait tout !

La pivoine toute simple, au beau rose indien, a terminé sa floraison… il y en a un autre pied toujours en attente, mais qui ne semble pas décidé à fleurir encore. Ce sera une surprise dans quelques jours ! Ou pas…

Pour les beignets de fleurs d’acacia, c’est trop tard… les fleurs commencent à enneiger l’herbe… et la terrasse consciencieusement balayée hier ! Le sureau fait la joie des cétoines dorés, mais cette année je n’ai pas encore réussi à en photographier un. Par contre, au milieu de toutes ces fleurs blanches, abeilles et autres butineurs nous offrent un bourdonnement continu (bien plus agréable que celui de la ville… testé lundi dernier !)

Et les acanthe commencent à déplier leurs étonnantes fleurs… pas encore assez ouvertes pour que les butineuses puissent y plonger…

Il y a aussi les fleurs en pot. Cette année, sans l’avoir calculé, beaucoup de rose/violet/mauve… voire mauve très clair, avec le thym en fleurs ! Même la ciboulette fleurit, l’occasion d’un joli bouquet 😉 , et les doigts de sorcière (ou griffes de sorcière ou carpobrotus edilus ou figuier des Hottentots) gagnent du terrain d’année en année !

(petit) tour de champ

(petit) tour de champ

Juste pour voir si les orchis et autres orchidées sauvages avaient réapparu dans le champ voisin… après encore quelques mises au point dans les dossiers pour le 9ème Marché des Créateurs du 6 juin, puis dans ceux du festival Danses et Musiques Pour Tous (vérifications de la restauration), me voilà partie un peu tardivement pour mon tour habituel, avec Flipelette. Mais aujourd’hui, malgré son départ en flèche, la miss avait du mal à me suivre, et paraissait très inquiète. Alors j’ai fait au plus vite ! Les orchis sont là, me voilà rassurée ! Surtout les serapia vomeracea, qui semblent avoir bien proliféré.

Beaucoup de marguerites, aussi. Et dans le premier champ, les herbes folles se font bercer par le vent. Du coup, tout est un peu flou…

Je reviens aux orchis… elles ne sont pas encore bien fleuries, et moins nombreuses que d’habitude. C’est peut-être un peu tôt encore ? Orchis mauves, pour commencer :

Et la belle orchis pourpre aux fleurs semblables à des marionnettes en jupe…

Une ophrys araignée perdue au milieu des herbes…

Au coin de la haie, avant la vue sur la petite vallée, les collines et les champs de blé, l’églantine frissonne sous le vent.

Dans le terrain bien caché par ses haies, un peu laissé à l’abandon, les aubépines et autres petits arbustes grimpent à l’assaut de la vieille grue… tandis que dans l’ombre les monnaies du pape offrent leurs fleurs mauves, en attendant de faner et devenir ces jolies fleurs d’un blanc presque translucide, qui font le bonheur des fleuristes pour les bouquets de fleurs séchées !

Retour par le jardin de Simone, accueillie par ce magnifique rosier sur le petit hangar de bois.

Ce soir le ciel est nuageux. Demain, j’espère pouvoir aller faire un grand tour, sur l’ancien tracé du chemin de fer, et j’en profiterai pour distribuer les tracts des prochains événements…

Au bois…

Au bois…

L’aubépine est fanée, les violettes parties, je n’ai pas trouvé d’églantier, la chanson « au bois voisin l’y a des violettes… » n’était pas la bonne, samedi dernier, pour marcher dans le bois de la Pleysse ! Mais quel bonheur d’y entrer, après cette longue traversée de « la plaine » !

Le ciel bleu tout en haut des arbres, les chants d’oiseaux, les nouveaux feuillages, le soleil jouant au travers des branches, et l’odeur… bois, herbes, feuilles…

Un grand chemin bien droit traverse le bois, mais d’autres zigzaguent, passages réguliers d’animaux, ou même (hélas…) de moto-cross. Les pas sont amortis sur ces sols. J’ai beau marcher lentement, doucement, les oiseaux se taisent à mon passage… alors imaginez lorsqu’une moto faisant des essais, moteur et pot d’échappement hurlant, est arrivée ! heureusement pas longtemps… Des chenilles se balancent au bout de fils presque invisibles (photo impossible 😉 ). Une araignée prend un bain de soleil au pied d’un arbre.

Sur les bords du grand chemin, des nappes de fleurs bleu vif minuscules au milieu des herbes et des feuilles en forme de cœur des liserons, les stellaires voisinent avec les bugles, les bugles avec les boutons d’or. Quelques genêts essaient de rivaliser avec le soleil. Des papillons cherchent leur bonheur sur les fleurs

Sur un des deux sentiers créés au gré des passages, qui tournent et virent sans souci des lignes droites, des flaques d’eau stagnent, reflétant arbres et ciel bleu…

Mais il faut bien ressortir du bois… et retrouver la plaine, avant le retour à la maison… pendant 40 minutes, je pourrais presque me prendre pour Mireille dans la plaine de la Crau 😉 !

Re-v’là l’printemps !

Re-v’là l’printemps !

Reprise tranquille des balades après ces journées hivernales. Comme je n’ai pas bougé depuis un petit moment (j’avais pourtant pris de bonnes décisions 😉 ), je suis restée dans les environs immédiats, mieux vaut recommencer en douceur…

Les boutons d’or commencent à se montrer, sur l’aubépine les feuilles prennent peu à peu la place des fleurs, dans la haie le lilas s’épanouit, les soucis ruissellent de bonheur sous la lumière du soleil, la monnaie du pape cache ses fleurs mauve-rose dans l’ombre du talus…

L’agriculteur du coin oublie complètement se laisser un peu de place entre les champs, semant ou labourant au ras des haies et du champ voisin, et ce vieux passage d’il y a plus de 40 ans entre la maison et le Marguestaud disparait petit à petit 😦 . Jusqu’à quand tiendra le cognassier, qui marquait autrefois les limites d’un champ ? Mystère. Pour le moment, il est encore là, avec ses fleurs délicates, aux pétales encore un peu froissés et frissonnant sous le léger vent de cette après-midi.

A l’autre bout du champ, juste à l’angle des terres cultivées et d’un dernier terrain en friche, les jeunes feuilles du vieil arbre semblent de la dentelle, de loin. Et je me réjouis de voir que les dames de onze heures gagnent du terrain, mélangées aux pousses de blé…

Et pour une fois, j’ai cueilli quelques branches de lilas dans la haie. Le bouquet (modeste, je n’aime pas couper les fleurs…) tient compagnie à la belle Burkinabé (bronze de Malick Guira) sur le vieux bahut.

Dimanche en hiver

Dimanche en hiver

Balade d’hiver, avec le soleil. Dans les champs et chemins restés à l’ombre, les herbes et les flaques d’eau étaient encore gelées, et même avec ce beau soleil l’anorak n’était pas de trop…

J’avais décidé d’aller jusqu’au bois de Galembrun, voir ce qu’était devenue la nouvelle mare après les pluies des semaines passées. Descente de la côte du Moulin, aux bas-côtés bien verts. Galembrun, c’est tout en haut !

Dans le bois, le chemin semblait à nouveau en état… au moins jusqu’à ce petit plan d’eau assez récent (depuis un « nettoyage » de cette partie du bois). Nombreuses sentes tracées par les animaux, partant des taillis à la mare. Petit coup d’œil en contrejour pour commencer…

Le chemin semblant continuer, pas d’hésitation, je m’engage… pour me retrouver sur une sente, ronces, genêts et arbustes enchevêtrés, mais tout de même ça passait… jusqu’au moment où… plus de passage possible, même avec mes grosses chaussures, la sente se transforme en ruisseau ! Décidément, ce n’est encore pas aujourd’hui que je referai la jolie petite boucle dans le bois !

Mais j’y reviendrai, peut-être avec un sécateur ? et en tout cas lorsqu’il fera plus sec 😉 . Retour au point de départ, je reprends la route pour quelques mètres, afin de voir l’autre côté de la mare. Je passe sur les décorations accrochées aux herbes… avec même un masque… je comprends parfaitement qu’un.e randonneuse.neur ait des besoins urgents, mais la moindre des choses tout de même serait de rembarquer papiers etc dans une poche glissée dans son sac, ou a minima d’enfouir les papiers sous les feuilles. Bref. Heureusement, pour arriver à la mare ce n’est pas très dégagé, donc cela reste propre… Beaux reflets, des arbres, du ciel…

Un beau bouquet de pins, au milieu des chênes et des broussailles… souvenir de mes Landes…

Retour au village, parcours mi-route mi-chemins en bord de champs. Encore deux biches un peu inquiètes traversant champ et route vers l’autre versant du coteau… trop loin ! Je me contente des effets du soleil au travers des dentelles des taillis…

Balade au chant…

Balade au chant…

… celui du Marguestaud, notre ruisseau qui, en début de semaine s’est pris pour un fleuve… et dont le ruissellement m’a accompagnée une grande partie du chemin… Preuve de ses débordements, le long de la rive, les herbes étaient encore couchées, et le chemin bien boueux ! Mais son eau couleur du ciel était splendide à l’arrivée au gué, un vrai ruban de soie.

Après tous les débordements que nous avons connus dans nos Hauts Tolosans (et ailleurs…), le soleil est revenu, le brouillard aussi, et surtout le froid ! Matins blancs… et ce matin, dans le champ voisin, deux biches, puis trois. Un moment de grâce (je n’ai pas osé m’approcher, j’ai regardé, admiré).

Cet après-midi, grand soleil. L’occasion de sortir, et reprendre un peu plus sérieusement la marche. Depuis la fin de la pluie, je voulais aller jusqu’au gué du Marguestaud, avant qu’il ne retrouve ses habitudes… et donc, grosses chaussures de marche, et en avant ! La photo traditionnelle des moutons avec la « vallée » et la colline en face, puis la retenue d’eau (apparemment la pluie n’a pas réussi à la remplir), et le sentier. Boueux, il faut avouer, le soleil ne le réchauffant pas tout le long… jeux d’ombres et de branches…

Avant d’arriver au gué, le chemin descend bien… et l’eau a pas mal transporté de feuilles, gadoue… pas très sûre de moi, j’avoue ! Jeux de soleil entre les arbres du bois, quelques endroits où le givre du matin s’est bien installé, flaques encore gelées…

Arrivée au gué, je tente ma chance le long du ruisseau… les feuilles mortes tapissent le chemin très boueux, risque de glissades, mais je n’ai pas envie de revenir par le même chemin… jolis reflets sur les mousses… et soudain, avec la terre restée durcie par le gel et le froid le sentier redevient bien stable !

Je retrouve le champ abandonné que je connais bien, mais… je rate « l’embranchement »… alors je continue le long du Marguestaud, pour arriver à « l’embranchement » suivant ! Que d’eau que d’eau encore !

Mais comme je dois grimper, pas trop de problème. Le soleil commence à baisser, dorant tous les environs. Les chardons fanés se font or, les fusains filtrent le soleil…

Et je retrouve enfin le sentier qui remonte vers Galembrun… dans le bois. Une branche tombée m’aide pour la grimpette dans cette sente. Le soleil dore les vieux arbres, joue entre les troncs, et arrivée sur mon chemin « du haut », les branches essaient d’embrasser la lune dans un ciel d’un bleu magnifique…

Me voici de retour dans la civilisation, les moutons sont toujours là, les chemins ne sont plus boueux, et le soleil magnifie la campagne…

Petite boucle de 5,5 km pour qui serait intéressé… mais attention à ne pas vous perdre, même si la route n’est jamais bien loin 😉 !

Dernier jour avant…

Dernier jour avant…

… avant décembre. Ce dernier jour de novembre est… blanc ! Ce matin, blanc du sol au ciel, herbes givrées, poudrées « à frimas » et tout autour le brouillard dense. Disparue la forêt sur la colline en face, disparue la petite vallée… à peine voyait-on les arbres au fond du jardin !

Vers 15 heures, petit tour de champ habituel… baskets trempés au bout de 2 mètres ! Flipelette, qui dormait sur mon bureau, s’est dépêchée de me rejoindre 😉 . Heureusement que les sentes sont bien tracées par les passages des animaux, et aussi que je connais bien ces endroits ! Depuis mon « observatoire à coucher de soleil », la campagne était noyée dans le brouillard, bien différent des écharpes de brumes de certains jours d’automne..

Le cognassier ne délimitait plus rien, les fermes disséminées ça et là sur les collines avaient disparu, ainsi que Naples, les bois et les champs…

La balade a été un peu écourtée, j’avoue… mais j’ai bien aimé ce nouveau paysage aux frontières imaginaires !

Dans les haies quelques gratte-cul au rouge flamboyant, et dans l’herbe une menthe encore givrée 😉 .

Il n’y aura pas de coucher de soleil lumineux, coloré, bleu et ors, ce soir. Mais nous avons eu droit à tellement de belles fin de journées ce mois-ci. Allez, pour ce dernier jour de novembre tout gris et blanc, les lumières somptueuses offertes certains soirs…

Tour de champ, novembre

Tour de champ, novembre

La grisaille de ce matin ayant cédé la place à un beau ciel bleu, juste avant le thé, me voilà partie pour une courte marche dans les champs voisins, accompagnée bien sûr de Flipelette ! Cette fois, je ne me suis pas contentée du tour des deux champs voisins, nous avons fait un peu d’exploration… Départ, bien sûr en suivant une des sentes laissées par les visiteurs sauvages du coin… mais cette fois je n’ai pas vu le faisan. Baies dans les haies, passant du rouge bordeaux au noir. Les coings sont plus que mûrs sur les branches, et le cognassier se prend un peu pour un arbre de Noël avec toutes ces boules rouges, beiges et grises ! Le sorgho a été ramassé, ne restent que les demi-tiges dont les feuilles scintillent au soleil.

Coup d’œil sur les collines de Naples à l’est, et de Drudas à l’ouest. Champs labourés, à la terre parfois presque noire, parfois marron beige, parcelles envahies d’herbes sèches presque blanches, bosquets et petits bois encore verts. Et ciel bleu ! Mais vers l’ouest, les nuages s’annoncent pour la soirée…

Pour le retour, changement d’habitudes. Nous voilà parties vers le petit vallon et le terrain bien herbu et embroussaillé de Simone, bordé de magnifiques haies de pyracanthas flamboyants sous le soleil ! Le surnom de « buisson ardent » qu’on lui donne est vraiment de rigueur !

Flipelette suit au milieu des herbes plus hautes qu’elle, mais j’ai l’impression qu’elle connait le coin, bien qu’elle paraisse prudente et attentive au moindre bruit !

En bas du terrain, je découvre un endroit boisé. Un joli coin. Surtout avec ces éclats de lumière qui filtrent entre les arbres. Une touffe de bambous, étonnante. Dessins des mousses sur les troncs… Et sur tout ce vert, en haut du terrain, un beau tracteur bleu !

Me revoilà en terrain connu ! Une petite halte papotage avec Simone, et retour avant le coucher du soleil… (il se couche tôt en ce moment 😉 ), mais ce soir, je n’aurai pas droit au spectacle en technicolor qu’il sait parfois offrir…

Petits bonheurs du matin

Petits bonheurs du matin

Une marche en solo ce matin. J’étais à moitié décidée, ma voisine avait choisi de s’occuper de son jardin, et j’ai un peu hésité mais bof ! j’étais chaussée, il ne faisait ni chaud ni froid, alors puisque j’étais seule, pas de route, départ vers les champs pour une boucle d’une heure. J’avoue, j’aurais mieux fait de mettre mes chaussures de marche plutôt que les tennis ! L’herbe était encore tout emperlée de rosée, c’était très beau mais très humide 😉

Quelques tirs et cris de chasseurs dans le bois de Galembrun tout proche. Des oiseaux s’envolant des buissons, inquiétés par mes pas. Une sente le long d’un ruisseau, par moments un peu boueuse, avec de petites grenouilles sautant dans l’eau à mon passage. Traces de biche ou chevreuil. Tulle vaporeux de toiles d’araignées dans les herbes. Champignons sûrement plus jolis que comestibles…

Sur le chemin de départ, les murs en briques crues de la vieille cabane des poules de Germaine semblent souffrir de l’humidité, mais lierre, mousses et belles-de-jour l’aident à tenir le coup 😉

Dans les haies, les feuillages de la vigne commencent à dorer, illuminant les feuilles plus sombres des ronces, s’entremêlant dans un joyeux fouillis.

Je ne me lasse pas du paysage des coteaux environnants, des tons de roux, de verts, qui changent au fil des heures et des jours. Belle fin de semaine !