Septembre 2021

Septembre 2021

Toujours ces contraintes sanitaires… je ne suis pas malade, mais n’ayant pas de passeport sanitaire, me voilà un peu obligée de restreindre mes envies… pour le moment, je tiens encore le coup, pas trop déprimée de ne pouvoir repartir à Venise ou Rome, découvrir Naples (où nous devions aller en avril 2019), ou deux ou trois petits coins d’Islande que j’aimerais bien connaître (et en revoir d’autres). Bref, septembre fut un mois calme, et campagnard. Enfin, calme n’est pas vraiment le mot, car les activités des associations redémarrent, il faut relancer la machine 😉 ,préparer l’A.G., et autres petites choses qui finalement prennent pas mal de temps ! Mais j’ai réussi à aller marcher chaque jour. Ou presque. La campagne des Hauts Tolosans n’a pas encore les couleurs d’automne, les tournesols ont perdu leurs ors, et les fleurs se font rares. Mais comme chez nous il n’y a pas eu de canicule ni de feux intempestifs, l’herbe est restée bien verte.

Début septembre, c’est encore l’été… derniers bains de pollen pour les bourdons, mais aussi des fins de journées parfois ennuagées.

Balades dans les environs, parfois très tranquilles lorsque nous partions vers « la plaine », ou un peu moins plates lorsque nous allions vers Pelleport ou les petites collines vers l’ouest du village. Le beau chemin de l’ancienne voie ferrée, les sentiers vers Laroque, le coin des fougères après Le Poutou…

Un ciel parfois bleu parfois gris, la terre aux tons allant du beige au roux, les champs de sorgho presque mûr, ou ceux des tournesols aux têtes bien tristes de voir arriver l’automne…

Les fleurs sauvages disparaissent, quelques pissenlits éclairent encore les champs avec par endroits le bleu des chicorées, le long des fossés la prêle grandit, les baies reprennent leur place dans les haies, les coings commencent à sécher…

Cette année j’ai l’impression qu’il y a eu davantage de sorgho dans les champs. Leurs hampes rousses sont étonnantes, et les limaces semblent apprécier le refuge de leurs longues tiges !

Bien sûr, lorsque l’envie n’était pas vraiment au rendez-vous, et que je partais pour une rapide balade dans les champs voisins, Flipelette m’accompagnait… mais quand l’herbe était trop humide, elle préférait attendre !

Octobre est arrivé. Aujourd’hui c’est gris, pluie, vent. Hier c’était soleil. Bref… madame Météo n’est pas toujours très sympa, et ne nous a pas offert d’été indien(s) cette année. Au début du mois, j’ai fait une longue balade, de Galembrun à Naples ( 😉 ), 11 km d’une colline à l’autre, avec un passage dans une forêt bien malmenée, mais aussi de belles vues sur nos coteaux des Hauts Tolosans, vers Drudas.

Bon mois d’octobre ! Octobre bleu, roux, vert, mais aussi octobre rose, à soutenir.

Avril 2021

Avril 2021

Le monologue auto-satisfait de qui-vous-savez, ce mercredi, dernier jour de mars, a eu une grosse influence sur les blagues traditionnelles du 1er avril, du moins il me semble… mais enfin, nous avons fini par arriver au début du deuxième trimestre de cette année 2021 !

Le soleil étant au rendez-vous de ces premiers jours d’avril, et les balades étant encore possibles, petit tour dans les champs voisins avec Flipelette, pour voir les nouveautés des herbes et fleurs… li va falloir attendre pour les orchis, mais quelques dames de 11 heures (ornithogale en ombelle) ont migré par-ci par-là…

A la limite des champs, le coing est magnifique, tout en fleur !

Dans les haies, le lilas est en fleurs. Je m’offre un petit bouquet de lilas et fleurs de coing… Et dans le jardin les cerises apparaissent. Peut-être que les oiseaux nous en laisseront quelques unes !

Samedi, nous profitons des 30 kilomètres encore libres d’accès pour aller à…

… d’abord au domaine du Roc, puis à la maison des Vins de Fronton, où David Léger expose, en compagnie d’un peintre, Alain Alquier, et de poèmes de Valérie Rinaldo. Trois matinées plus particulières sont prévues (dont le vernissage), mais étant donnée la situation… A propos de David Léger, une page sur ce journal : https://bborda-silvand.blog/2019/04/29/sur-le-chemin-latelier/

Sur la route du retour, arrêt à Grisolles, pour la jolie halle, d’inspiration Baltard. Cabinet d’architecture Techiné, et signée Girard Frères (probablement pour la réalisation?)

Ce début d’avril correspond aussi aux fêtes de Pâques… j’espère que vous avez pu en profiter !

Un dimanche pascal très occupé ! Le marché le matin, puis il a fallu faire la cloche et semer dans le jardin quelques œufs, chocolats et autres gourmandises. Après le repas, balade d’un peu plus de 2 heures dans les environs, montées et descentes au menu… et les couleurs éclatantes du paysage : ciel bleu sans nuage, champs de blé encore vert, de colza lumineux, et de la richesse cadoursienne : l’ail !, entrecoupé de champs juste labourés (pour le tournesol de l’été, probablement).

Arrêt à la chapelle de Saint Pé, bien sûr ! A l’entrée, les bourdons se régalent autour des bleuets…

Dans la petite mare, les poissons rouges se multiplient joyeusement… et il paraît qu’un habitué vient y cantiner, un héron, histoire de réguler un peu tout ça 😉 . Mais quand nous sommes passées, nous n’avons vu que les poissons !

Encore une petite marche aujourd’hui, quelques parties de scrabble, et voilà, ces fêtes de Pâques sont terminées. Les contraintes sont de retour… dont l’auto-autorisation… il nous la faudra, car pour faire un minimum de courses, nous devons faire plus de 10 kilomètres (c’est super d’être au bon air de la campagne pour beaucoup de choses, mais il y a quelques petits inconvénients 😉 ) ! Le soleil, lui, se moque bien de tout ça, et continue sa route avec ses heures à lui, sans autorisation… et j’ai la chance de pouvoir admirer les couleurs du soir, un de mes petits bonheurs campagnards… même quand le vent d’ouest se remet à souffler…

Renouveau…

Renouveau…

Magnifique journée, ciel bleu, soleil, j’écris cette page en écoutant une retransmission depuis le théâtre de La Fenice, « la Mer » de Debussy et « Tableaux d’une exposition » de Moussorgski ( https://youtu.be/Rpy6iywvx7E ), une balade en fin d’après-midi, après avoir terminé le 4ème dossier de demande de subvention pour le prochain festival, « Danses et Musiques Pour Tous » organisé par notre association, juste avant l’heure officielle de retour à la maison 😉 … que demander de plus ? Bref, l’optimisme règne ! Donc, balade en fin d’après-midi, et comme je suis partie dans les champs voisins, j’étais accompagnée évidemment par Flipelette, mais cette fois nous étions trois, Noiri nous ayant rejoint.

Avant d’arriver dans le champ en jachère où en mai/juin je retrouve les orchis et orchidées sauvages, il faut traverser celui de Germaine, dont la partie proche de la maison est toujours entretenue par son fils : jardin à la terre fraîchement retournée, mais surtout beaucoup d’arbustes, des fleurs, et quelques fruitiers. Le rose délicat des fleurs de pêcher… quelle douceur !

Passage d’un champ à l’autre par une sente probablement tracée grâce aux allées et venues d’animaux sauvages, renards, et chevreuils (à voir les traces laissées par les sabots). Sur le champ, les sentes se croisent, dessinant un lacis de lignes pas vraiment droites… nous laissant le choix de la balade !

Au bout du champ, cette vue sur le vallonnement des champs travaillés, devenus verts, dont je ne me lasse pas… avec le coing qui autrefois marquait les limites des champs. Il y a une semaine, il était à peine en bourgeons, maintenant il se couvre de feuilles vert tendre. Pas assez de temps cette fois, mais il va falloir que j’aille vérifier si l’ancien chemin qui autrefois descendait jusqu’au ruisseau est toujours accessible, mais avec le remembrement et les rachats de terres, j’ai peur que ce ne soit plus possible…

Les haies d’églantiers, encore grises il y a une semaine, commencent maintenant à se couvrir de fleurs.

Et les bourdons ont repris leur ronde autour des fleurs. Encore un peu de patience, mars est là après-demain et le printemps dans trois semaines !

Champs, haies, campagne

Champs, haies, campagne

Courte balade ce samedi autour de mes champs préférés (lorsque je n’ai pas beaucoup de temps), pendant que cuisaient les meringues (cuisson 45 minutes, balade 35 minutes, parfait !). Haies gris et or, quelques baies rouge vif ou noires luisant au soleil, mousses blanches ou vertes, feuilles sèches se balançant au vent frais (très frais…), le tout sur fond de ciel bleu…

Les champs, de ce côté du village, sont tous en pente plus ou moins douce. Le « chemin », dû à un simple passage de faucheuse, grimpe jusqu’au ciel. Et tout là-haut, la lune a peut-être rendez-vous avec le soleil…

Il reste encore des haies ici. J’espère qu’elles ne disparaitront pas, comme de l’autre côté du village… En bas, la petite route. En haut,, un jeune chêne au feuillage roux. Par terre, une coquille blanche repose au milieu de mousses, feuilles sèches et herbes.

Au bord du champ, près de la route, les « fleurs » échevelées d’un arbuste. Fusain ? A vérifier au printemps…

Retour à la maison, pour constater que le froid a peut-être eu raison de la bonne marche du gaz (et oui, on fonctionne encore à la bouteille de gaz chez nous…), et que les meringues sont un peu raplapla ! Mais tout à fait mangeables. Bon, on essaie d’emmitoufler ladite bouteille, tout en surveillant le soleil couchant… à deux minutes près, les somptueuses couleurs disparaissent vite ! Et j’ai bien failli les manquer…

Dernière ligne droite avant le changement d’année… les températures sont en baisse, mais tant que le soleil est là, le moral arrive à rester à un niveau correct, quelles que soient les nouvelles. Haut les cœurs ! « Andrà tutto bene », avaient accroché les Vénitiens sur leurs balcons au tout début de cet envahissant virus… on veut y croire.

Ciels et balade

Ciels et balade

Dernière longue balade de novembre, juste au moment où enfin il devenait possible de marcher un peu plus loin et un peu plus longtemps… (au fait, savez-vous que nous sommes le seul pays où il faut une attestation pour sortir de chez soi ?). Et heureusement, car, sans le vouloir j’ai dépassé l’heure autorisée jusque là ! Partie (un peu tard) pour une boucle bien connue, vers le petit bois « sans nom » proche du village, je me suis engagée sur une sente encore inexplorée… ce qui m’a valu quelques moments moins faciles que prévu 😉 ! Dès le départ, ciel magnifique, bleu, parsemé de nuages, certains blancs, certains plus sombres, et il l’est resté jusqu’au bout de la balade.

Avant d’arriver au bois, j’ai une fois de plus fait le tour de la retenue d’eau, de plus en plus envahie par les roseaux, et malheureusement de moins en moins remplie d’eau…

D’habitude, j’entre dans ce bois par un joli sentier, mais cette fois j’ai changé, et c’est plutôt sur une sente, passage tracé par les habitant.e.s du bois, que je me suis engagée… heureusement, j’ai trouvé un bâton pour freiner certaines glissades possibles, sur les feuilles mortes, la terre un peu molle, et surtout la transformation de la sente en petit ruisseau… mais j’ai continué. Pas de vent, le soleil zigzaguait entre les feuillages, un superbe moment plein de calme et de beauté !

Mais voilà, arrivée au bout du sentier… je me suis retrouvée devant un champ. Pas inconnu, et nouvellement planté d’arbres. J’ai donc longé le champ, pour atterrir dans un autre, bien labouré celui-là… et même si le soleil a été bien présent tout ce mois de novembre, dans la journée l’humidité des matins frais ne se dissipe pas. Tant pis, je pensais savoir où j’étais, j’ai donc avancé en bordure du champ. Ce n’était pas une bonne idée ! D’abord, le champ n’en finissait pas, puis une fois au bout, j’ai dû repartir un peu en arrière pour, enfin !, me retrouver sur un chemin connu, mais je peux vous assurer que les genoux ont bien travaillé ! (et que je préfère, de loin, marcher dans le sable que sur des sols un peu mous et boueux 😉 ).

Bref, retour sur un sol plus ferme. Mais l’heure tournait… et je n’avais pas d’autre choix que de continuer, pour récupérer le chemin habituel ! Un pré en jachère (depuis de longues années, maintenant), où au printemps je viens souvent car on y voit beaucoup de papillons et d’insectes colorés, mais là, l’herbe était presque blanche, créant une ambiance un peu irréelle, étonnante. Et enfin, le bord du Marguestaud en bas du bois.

Qui connaît le nom de cette plante ? Je ne suis pas certaine que ce soit la linaire commune, dite aussi « chasse-venin » (et en plus, c’est un peu flou… manque de patience 😉 )

Manque aussi de lumière, parce qu’il était 17 heures passé, et que fin novembre le soleil commence à descendre assez tôt… il était temps que je boucle le circuit ! Je suis allée tout de même jusqu’au gué, pour les reflets sur l’eau endormie du Marguestaud.

Si je voulais voir les couleurs du soleil couchant, il fallait que je me dépêche… la lune était déjà en place, et vers l’ouest il commençait à y avoir quelques nuages.

J’ai accéléré le pas, heureusement cette fois pas de sol boueux, et je connaissais bien le chemin. Et j’ai pu profiter, depuis Laroque, des derniers rayons du soleil.

Au village, les lumières étaient déjà allumées sur le mur de l’ancienne école, et à la maison le sapin de Noël avait retrouvé sa place mais pas encore ses lumières…

Espérons que la fin de cette année nous permettra encore quelques belles balades. Aujourd’hui, 1er décembre, le ciel est gris, le vent souffle, il pleut… mais cadeau du jour, un de ces petits bonheurs qui ensoleillent la journée, la dernière rose de l’année sur le vieux rosier !

Novembre, semaines 2 et 3

Novembre, semaines 2 et 3

Beaucoup de journées ensoleillées, ce mois-ci ! Et donc de magnifiques fins de journées, avec des couchers de soleil somptueux, parfois « nus » parfois un peu ennuagés, soit par les « fils » laissés par les avions, soit par quelques nuages de fin de journée…

Quelques balades dans les environs proches, munie de mon auto-autorisation au cas où je rencontrerais quelques contrôles au milieu des champs… chose qui tout de même serait un peu étonnante quand je ne passe que dans les champs voisins, accompagnée bien sûr de Flipelette (quand je pars vers la route, elle ne me suit pas). Fleurs de saison ? Folie de cet automne ensoleillé (mais frais) ? Du lilas refleurit, on voit encore des papillons, j’ai même rencontré un bourdon sniffant ces fleurs rouge vif qui continuent à éclairer le jardin.

Dans les haies, les branches mortes des buissons se couvrent de lichens, les baies noires ou rouges retiennent les rayons du soleil, et sur les vieux troncs coupés des champignons bénitiers s’entremêlent avec le lierre

La lumière est magnifiée par une légère brume bleutée, et le vieux banc est idéalement placé pour un admirer toute notre petite coulée verte, jusqu’aux bois.

Cadeau de ces superbes journées, la hampe d’un yucca, fleurs nacrées, sous le vieux chêne

Balade sur la colline en face de la maison, dans le petit bois, où passe la belle allée tracée par l’ancienne voie du tortillard qui reliait Cadours et Grenade. Les essences d’arbres n’offrent pas toute la gamme des rouges mordorés de certaines forêts, mais ici et là un rayon illumine d’or des feuillages, ou embellit une feuille morte suspendue entre deux branches, le vert des mousses tapisse le sentier, les feuilles dessinent des tapis multicolores, et sur les coins ombreux la rosée perle les jeunes herbes…

Au marché de Launac, le concours de citrouilles décorées a permis aux artistes d’exprimer leurs idées, rêves, fantasmes… pirates enchainés, toiles d’araignées, et même coronavirus !

Au milieu de tout ce soleil, une matinée de pluie… vite remplacée par un beau ciel bleu !

Mais malgré le soleil, les matinées sont plus que fraîches… et il a fallu rentrer les plantes ! La terrasse balayée, re-balayée continue à accueillir les feuilles de la treille (et du chêne voisin), aussi avons-nous décidé d’attendre que toutes les feuilles soient tombées avant de recommencer 😉 !

Ah, j’allais oublier, une drôle de rencontre sur le bord de la petite route…

Voilà, la dernière semaine de novembre débute, resterons-nous confinés en décembre ? J’avoue que par moments j’aimerais bien aller marcher un peu plus longtemps, j’aimerais bien aussi participer aux manifestations toulousaines avec lesquelles je me sens solidaire mais hélas pas active… Courage, nous finirons bien par en sortir ! En attendant, profitons de ces journées lumineuses (même si les manteaux sont ressortis…), et comme Ganesh, mon petit bouddha favori, faisons provision de soleil !

Balade au champ

Balade au champ

Journée ensoleillée, une petite balade dans mon champ préféré après celle d’hier sur les routes pour cause d’humidité 😉 ! Je voulais savoir quelles fleurs j’allais y trouver en cette période d’automne. Pas beaucoup… quelques pissenlits tenaces, une fleur de chicorée, des herbes dorées, des chardons fanés, bref, nous sommes loin de l’explosion printanière !

Exploration sous la surveillance de mon accompagnatrice habituelle… qui me réclamait cette balade depuis quelque temps ! si si, je vous assure.

Les couleurs étaient dans les haies. Feuillages dorés, roux, violets, ou même encore vert. Baies noires, bleutées, rouges, noires ou orangées. Les grands arbres n’ont pas encore pris leurs couleurs automnales, comme dans les montagnes ou certains coins de France plus hauts sur la carte… mais bientôt ils pourront rivaliser avec ceux de la forêt d’Iraty 😉 !

Ce matin, la rosée sublimait l’herbe, les feuilles tombées, et les quelques fleurs du jardin…

Cette nuit, nous nous rapprochons de l’heure solaire, celle qui décide du rythme naturel. Y reviendrons-nous un jour ? Je repense à notre arrivée dans ce village, voici plus de 40 ans, il y avait encore, chez notre voisin, des vaches pour qui l’heure « officielle » ne voulait rien dire, et des oies qu’on menait boire à la mare… maintenant, il ne reste de cette activité paysanne que la meule à aiguiser de Maurice dans un coin de la vieille grange.

Fin de semaine

Fin de semaine

Cinquième fin de semaine confinée. Mardi, nous débuterons la 6ème semaine. Parfois, je me dis qu’on aurait pu rester confiné en plein hiver, avec le froid, la grisaille, la pluie. Au lieu de ça, même en ville, on peut voir les arbres refleurir, entendre les oiseaux… Tout à l’heure, j’ai cueilli le premier bouquet de roses de l’année, sur le beau vieux rosier de la maison de famille trop souvent fermée maintenant…. quel parfum !

Cette fin de journée est magnifique, une lumière extraordinaire sur les collines des Hauts Tolosans, du vert, de l’or, et le vent sur les herbes…

Madame Météo annonce de la pluie… il en faut, c’est vrai. En attendant, très belle fin de semaine, toutes et tous !

Le champ des voisins

Le champ des voisins

C’est de là qu’il y a la plus belle vue vers les collines, les plus beaux couchers de soleil, et j’avoue que j’aime aller y faire un tour de temps en temps. Souvent, même 😉 !

Avec le confinement et surtout le temps limité d’une heure…, c’est ma balade préférée ! D’abord, je vais voir les deux poules… avec notre Flipelette bien sûr. Qui commence à avoir tellement pris l’habitude de m’accompagner, qu’elle réclame tous les après-midi sa balade, si si ! (aujourd’hui, je n’avais pas pris l’appareil photo, juste mon téléphone, c’est que le chemin et le terrain ne sont pas « plans », ainsi que disait Germaine, et je me méfie toujours de mon genou et de possibles chûtes. Bref, donc, photos prises avec le téléphone.)

Après, une fois délestée de mes épluchures, j’essaie de faire quelques découvertes. Et c’est vrai que, même en y allant tous les deux jours, j’arrive à découvrir du nouveau ! Aujourd’hui, un arbuste auquel je n’avais pas encore prêté attention… qui s’est dévoilé depuis samedi il faut croire, parce que sinon je me demande comment j’ai fait pour le manquer :

Je me fais aussi des surprises, en changeant le chemin du retour… cette fois, j’ai laissé tomber les lilas pour passer plus bas, et …

… une superbe touffe de genêts, vraiment somptueuse au pied d’un acacia. Un peu plus haut, le talus est jonché de soucis, envahissant aussi le vieux banc :

Le figuier prépare la récolte, sur le petit pêcher (bien mal en point, aux feuilles toute cloquées) quelques fruits, et les artichauts sont prêts à croquer… il va falloir que j’appelle les voisins pour leur dire, ce serait dommage qu’à cause du confinement ils se perdent.

Tout d’un coup je vois Flipelette en arrêt devant un tronc d’acacia, puis grimper et farfouiller dans une fente… qu’a-t-elle vu ? J’ai eu beau regarder à mon tour quand elle est redescendue, je n’ai vu personne !

Le ciel était triste aujourd’hui, et les températures en baisse… Nous allons entamer la 5ème semaine de confinement, les masques ne sont toujours pas arrivés, les tests non plus, Sa Majesté va parler à son bon peuple tout à l’heure, les actionnaires continuent de se gaver, les patrons sont prêts à faire travailler leurs employés 60 heures par semaine et supprimer les congés, et je ne décolère pas… les Français auront-ils compris, « après » ???? ou continueront-ils à accepter, à dire « bof, de toute façon on n’y peut rien » ? Allez, je ne veux pas laisser le pessimisme gagner du terrain 😉 , ce n’est pas mon genre…

Dans la maison, un bouquet d’arums a remplacé le lilas. Prenez soin de vous et des autres.

Orchidées sauvages

Orchidées sauvages

Découvertes par hasard dans un champ en friche tout à côté de chez nous, je vais de temps temps vérifier qu’elles sont toujours là… hélas, un fauchage il y a deux étés les a fait pratiquement disparaître, mais où ? Sur les 4 variétés que j’avais trouvées, il ne reste plus que deux sortes d’orchidées sauvages…

La plus connue, l’orchis purpurea, reste tout de même pas mal implantée dans ce champ !

La deuxième devient beaucoup plus difficile à dénicher. C’est l’ophrys « araignée ».

Je sais bien que nous avons besoin de l’agriculture, évidemment, et que nous ne pouvons pas laisser toutes les terres en friche pour le bonheur des amoureux de la nature… mais honnêtement depuis plus de 40 ans que nous habitons dans ce coin de campagne, j’ai vu tellement de haies, de plantes, disparaitre, je me demande ce que nous allons laisser de nature à nos descendants ?

Comme aujourd’hui c’était une sortie « épluchures-poules » et donc très courte, Flipelette m’a accompagnée. Tant que je reste dans le coin, elle me suit, c’est amusant. Mais elle recherchait l’ombre, et faisait des haltes dans les hautes herbes dès que je m’arrêtais !

En face, sur l’autre versant de notre « coulée verte », le bois redevient peu à peu vert.

Et au retour, petit arrêt près des lilas (j’avais pris le bon objectif…) en espérant y retrouver les papillons. Raté. Les « deltas » n’étaient plus là, les papillons blancs tournoyaient sans se poser, je n’ai réussi à photographier que ce papillon jaune, un peu dans l’ombre… et encore, il a fallu faire vite, entre deux coups de vent !