Venise, J7… c’est fini…

… du moins pour cette année. Ou peut-être pas. Rome pointe son nez, fin avril, et depuis fin 2015 tant d’imprévus ont aussi pointé leur nez que je pense qu’il va falloir restreindre le budget voyages… Mais ceci est une autre histoire !

Dimanche pluvieux, ce 7 février, nous quittons donc notre appartement.

Après les journées de ciel bleu, la grisaille et la pluie un jour de départ vous démoralisent un tantinet ! Mais tant pis, nous entassons nos bagages dans le couloir de l’appartement, et nous bravons la pluie pour aller à la Ca’ d’Oro. Entrée gratuite le premier dimanche du mois, ça tombe bien. Oui mais… « on » en profite pour réduire le personnel, d’où : deuxième étage fermé…, et une acqua alta non encore terminée rend la magnifique cour et ses mosaïques inaccessibles… Pas grave, restent la belle dame à l’entrée, les statues, les bronzes, les tapisseries, le Saint Sébastien de Mantegna, quelques Carpaccio, et autres « babioles ». Et la vue sur la Pescaria.  Heu… la vue est bien brouillée…

Pendant cette semaine, je n’ai encore pas réussi à montrer à Janine l’escalier du palais Contarini del Bovolo. Vous savez, celui qui est caché dans une minuscule impasse, dont le fléchage est à peine lisible… Les groupes et les parapluies se bousculent à l’entrée de l’impasse, mais nous ne sommes que deux, et nous nous faufilons entre deux groupes, car l’espace est si réduit que c’est vraiment chacun son tour, surtout quand il pleut ! Bonne nouvelle : il semblerait que maintenant on puisse visiter un peu de ce palais. La cour est ouverte, et on nous dit que la chapelle est ouverte au public. A prévoir donc pour une prochaine fois 🙂 !

Pfff… la pluie embue l’appareil photo, dégouline partout, on commence à sentir l’humidité pénétrer dans le dos… direction San Toma, et la troupe se reconstitue, le temps d’un grignotage au petit bar où nous commencions à avoir nos habitudes… Avant de partir, nous avons le temps de faire une halte chez Goldoni. Depuis que je viens à Venise, je n’avais encore eu l’occasion de lui rendre visite… Nous en profitons pour nous sécher un peu (d’autant qu’il y a une petite salle où passe un film sur la vie de Goldoni), et enfin voir les quelques pièces ouvertes au tourisme… Très belle cour, toute petite, mais avec un beau puits. Les trois salles d’exposition sont agréables. Accueil par les personnages de ses pièces dans la première salle, puis un théâtre de marionnettes, et enfin la salle à manger. Je vous l’accorde, rien à voir avec les grands musées, palais, etc. de Venise, mais une jolie ambiance.

La suite c’est, la pluie redoublant, la décision de partir vers l’aéroport plus tôt. Une fin de séjour peu glorieuse…. Mais les images restent dans le cœur, je n’ai encore pas fini d’aimer Venise, de revenir et re-revenir la découvrir. Enfin, j’espère !

Venise, J6

DSC_0746_10477Le soleil est toujours là pour notre dernière vraie journée. Nous espérons bien pouvoir profiter dimanche d’une bonne demi-journée, mais la météo annonce de la pluie…

Donc, ce samedi 6 février au matin, nous partons vers le musée Ca’ Pesaro. Programme un peu chargé, puisque nous avons aussi prévu le palais Mocenigo (mon préféré), le Ghetto, la partie ouest de Cannaregio, et revenir jusqu’à San Giovanni e Paolo pour le musée de la médecine ! Du coup, nous « zapperons » la partie asiatique de Ca’Pesaro… très intéressante, mais qui mérite plus qu’un passage au pas de course. Surtout que, finalement, nous passons beaucoup de temps au premier étage de ce musée… statues, tableaux du début du XXème à nos jours, plafonds rococo, sols anciens… les œuvres contemporaines du deuxième étage me confortent dans l’idée que certains « artistes » se moquent complètement de nous : exposition d’un escabeau avec pot de peinture, vieux chiffons… un tuyau Castorama peint en « jaune vaporetto »  et grimpant tout le long du bel escalier de ce palais XVIIème… toutes ces « installations » me dépassent. Non, désolée, je n’ai pas fait de photo, même pour sourire… Mais j’ai piqué sur le site du musée deux photos de ces « installations » dites œuvres d’art.

Heureusement, le palais Mocenigo n’est pas loin, et nous pouvons nous remettre les yeux en place après cette « prise de tête » contemporaine. Au risque de passer pour une imbécile, j’avoue qu’une œuvre qui a besoin d’une page d’explication sur le pourquoi du comment des états d’âme du créateur a du mal à me toucher. Si le courant ne passe pas du premier coup d’œil, ou si je dois étouffer un fou-rire, pas la peine d’insister… Bref. Quelques mètres plus loin, arrêt visite de San Stae, et dans la rue qui mène au palais Mocenigo, en levant les yeux (impératif à Venise !), nous croisons encore une installation contemporaine…

et nous voici en plein XVIIIème siècle, appartements, costumes, tableaux, lustres de Murano, parfums…

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas écrit 😉 , entre ces palais XVIIIème, leur décoration, et l’art contemporain, on passe vraiment d’un état d’esprit à une toute autre vision de l’art, et je peux autant aimer des œuvres contemporaines que sourire devant les fanfreluches et falbalas d’une époque bien lointaine. Tout de même, je ne coince pas à ce point ! Nous continuons notre chemin, jusque chez le Capitaine Crochet, le restaurant « capitan Uncino », sur le Campo San Giacomo dell’Orio. Un restaurant découvert en 2012, et où nous aimons bien revenir. C’est qu’il nous faut reprendre des forces pour le chemin jusqu’au Ghetto, et surtout, la rue Rio Terra di Spagna est bordé de tellement de boutiques que si on n’y prend pas garde on peut y passer beaucoup de temps… donc encore une fois je bouscule mes troupes et leur demande de mettre des œillères 😉 , pour arriver dans les deux Ghetto.

On sent bien que c’est la fin de semaine, en ce début d’après-midi c’est la grande foule. Mais pas dans le Ghetto, bien calme, tranquille… les masques et costumés ne s’y promènent pas, il n’y a pas beaucoup de boutiques ouvertes (on est samedi). Nous en profitons !

Le groupe se sépare, les unes partant faire un tour chez Peggy Gugenheim, faire quelques achats, lécher quelques vitrines, et les autres traversant Cannaregio vers Castello en longeant les beaux quais, fondamente della Senza, dei Mori, della Misericordia, et retrouvant nos copains les Mori, ainsi que le chat du quartier (sûr, il nous a reconnus !), le pont sans parapet…

Et c’est le musée de la médecine, que Janine souhaitait visiter. On entre dans l’hôpital de Venise, grand hall, et le musée se trouve à droite. En fait, je n’ai trouvé aucune référence sur mes guides à propos de ce musée… on parle de « poussiéreuse bibliothèque », et ses « imposants plafonds boisés », et j’ai dû confondre avec un musée d’une autre ville, car il me semblait avoir lu quelque chose de plus précis. La grande salle n’est pas du tout poussiéreuse, et les plafonds de l’albergo en particulier sont effectivement superbes. Vieux manuscrits, anciens outils de soins….., le tout dans de belles vitrines et avec des jeux de glaces amusants…

Nous rentrons par les Mercerie, encore quelques costumées, dont deux démons flamboyants, une gondole nostalgique… demain, Venise, c’est fini…

et puis le soir tombant vite, nous arrivons à nous perdre en essayant un nouveau chemin pour aller de l’arrêt du vaporetto à notre dernier rendez-vous apéritif, au coin du campo San Agostin… !

La liste des souvenirs de ce séjour se termine… encore une ou deux visites demain, et nous reprendrons l’avion.

Venise, J5

DSC_0696_1_10451Une journée de balade ici et là, dans Cannaregio, puis San Marco… après tout, c’est le Carnaval, et les costumés sont si fantastiques à découvrir ! Mais nous commençons par du lourd : une fonderie de bronze. Dans Cannaregio, oui oui. Près de la lagune, au cas où ? Nous avions déjà vu cette fonderie ( http://www.valese.it/ ), mais le four n’était pas allumé… cette fois, c’était le bon moment, la fusion était en train de se faire. Bon, là aussi, la visite est devenue payante. Paolo nous explique que c’est pour dissuader les personnes qui prenaient le prétexte de la visite pour piquer des idées, voire des petites choses par-ci par-là… Petite anecdote : Raymond passant difficilement inaperçu, Paolo me dit qu’il l’a bien reconnu ! Par contre, pas question d’acheter au « prix atelier » un joli masque ou un heurtoir de porte ou autre si vous n’avez pas de liquide : il faut aller à la boutique, calle Fiubera. Voilà pour le côté pratique. Pour le reste…

Nous sommes restés dans l’atelier près de deux heures, fascinés par le travail de ces artisans. Le programme remanié en fonction du temps et des envies du moment, nous voici partis (au passage, je note que le tailleur de pierre de Santa Fosca a disparu… les promoteurs immobiliers ont gagné) vers l’église dei Miracoli, et le joli campo santa Maria Nova (par contre, le patron du bar au coin de la place n’est pas vraiment sympa… ou il s’est levé du mauvais pied… bref, il fait soleil, certes, mais frisquet, tant pis, nous n’avons pas envie de chercher plus loin). Ruelles, places, puits, reflets et gondole…

Quelques costumés passent, photos, poses…

Campo San Giovanni et Paolo, encore un beau puits, et… le salon de thé-pâtisserie Rosa e Salva… incontournable de nos passages à Venise 😉

 

DSC_0596_10434Nous notons les horaires de visite de la Scuola Grande di San Marco (l’hôpital, en fait, mais on visite l’entrée et les salles du haut, où se cache le musée de la médecine), nous y reviendrons le lendemain. Un « vide-greniers » se tient sur la place, sur le côté de l’église, nous y faisons un tour, et j’y trouve quelques perles de Murano… vraies anciennes ou fausses ?, elles sont jolies, le vendeur est sympa, tant pis, je prends… Après la pause goûter chez Rosa e Salva, nous passons par les petites rues pour admirer le petit palais della Tete, dressé comme un vaisseau sur les rii… avant d’arriver sur le Campo Santa Maria Formosa. Un beau groupe de costumés pose sur les escaliers du palais Grimani. De jeunes garçons jouent au foot dans un coin de la place. Un des costumés ne résiste pas à l’appel du ballon…

Arrivés place Saint Marc, nous décidons de faire le tour de l’intérieur de la basilique où nous ne sommes encore pas entrés (photos interdites, tant pis), puis d’aller visiter le musée Correr. Sur la place, c’est l’heure du concours de costumes, les uns patientent au pied de la piste, d’autres se baladent, et sous le soleil les masques étincellent…DSC_0622_1_10469Le musée Correr… à ne pas manquer, non plus ! Les appartements impériaux, les richesses du musée, l’Histoire de Venise, tableaux, sculptures, la bibliothèque monumentale, autant de trésors à découvrir, et pourtant je me suis toujours promenée dans ces salles très tranquillement, à croire que peu de personnes ont l’idée de le visiter…

La place San Marco paraît bien bruyante après ce moment de calme, et certains costumes un peu clinquants… mais les couleurs, les sourires, la gentillesse des costumés pour se laisser photographier ont vite fait de nous remettre dans l’ambiance ! En prime, concert avec un Brass Band. Plaisir des yeux et des oreilles, pourquoi s’en priver ? !

La cinquième journée se termine… soleil couchant sur la Salute et les gondoles le long de la piazzetta, et retour en vaporetto au milieu des plumes de paon et de costumés…

Bientôt la fin du séjour…

Venise, J4

Changement complet de lumière, ce jeudi 4 février : ciel bleu et soleil radieux. Les couleurs sont sublimées, les barques au repos semblent plus pimpantes, les vérandas et altanas plus accueillantes, et même les embouteillages sur le rio paraissent plus amusants…

Nous ne respecterons pas le programme prévu, on ne sait jamais, si la pluie revenait… et donc en avant pour Murano et Burano ! Tout de même plus agréables à visiter avec le beau temps. Le plus court chemin pour arriver à Fondamenta Nuove, pour nous, est d’aller prendre le traghetto de San Sofia, puis par les petites rues arriver jusqu’à l’église des Jésuites, et sur le quai. Mais tellement de surprises sur le chemin… un atelier de chaussures, aperçu des fenêtres donnant sur la place… le Grand Canal scintillant… sculptures ici et là, au ras du sol ou tout en haut des murs de briques… reflets sur les rii…

Arrêt chez Pietro Dri « il forcolaio matto », atelier où nous sommes accueillis avec un grand sourire (ce qui nous laisse penser que la boutique de la veille avec son « je travaille, entrée non souhaitée » » était une exception).

Et visite de la belle église des Gesuiti, toute de marbres bleus (il paraît qu’ils sont verts, moi je les ai vus bleus…) et blancs, rococo à souhait, avec là encore des toiles du Tintoret, du Titien. Et une entrée libre.

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Sur le quai tout ensoleillé, vue sur les montagnes enneigées, sur San Michele (que nous zapperons, car il faut avouer que nous avons un peu traîné en route, enfin, traîné n’est pas le mot, nous avons pris le temps d’admirer et découvrir…), et sur Murano.

A l’arrivée à Murano, les habituels rabatteurs pour les ateliers de verre nous attendent (enfin, pas juste nous 7, mais les personnes qui débarquent…), mais ce n’est que pour nous emmener dans un atelier d’exposition… à ma question de visite d’atelier, on me répond que tous les fours sont en réfection, qu’aucun atelier n’est ouvert au public ! Nous quittons les lieux aussitôt, pour retrouver les quais et… la multitude de boutiques exposant tant et tant de « yoyes » comme on dit chez moi. Probablement pas tout « fait à Murano »… Quelques boutiques sont tout de même plus attirantes, proposant de belles œuvres, heureusement.

Finalement, je tente le coup de demander chez Cenedese si on peut visiter les ateliers (nous y étions entrés, en 2014, mais avions pris rendez-vous). Une charmante jeune femme hésite un peu, puis finalement accepte, mais cette fois la visite est payante. Visite très intéressante, nous sommes restés presque une heure à regarder, avec toutes les explications et les réponses à nos questions, les artisans créer une méduse enchâssée dans un bloc de verre. Opération délicate visiblement. Et nous sommes repartis enchantés de notre arrêt.

Bon, ce fut un peu long, et de visite en arrêt, le temps passe vite… Encore quelques haltes, rencontre avec un petit duc de Murano, un beau puits…

Mais avant d’entrer dans le restaurant plus que sympathique du campo San Bernardo, j’arrive à bousculer un peu tout le monde pour aller jusqu’à la basilique dei Santi Maria e Donato, une des plus anciennes et des plus belles églises de la lagune : merveilleuse mosaïque bysantine dorée de l’abside, un sol en mosaïques étonnant : oiseaux exotiques, figures mythiques, formes géométriques… (et l’extérieur, côté canal, est magnifique)

On embarque à Faro pour Burano… l’arrivée est toujours étonnante, avec le campanile bien penché… mais j’aime, quand le temps permet l’arrêt à Mazzorbo, faire le tour du jardin de ce petit bout d’île, sauf que cette fois la sortie ne fonctionnait pas, et que nous avons dû faire demi-tour pour prendre le pont en bois qui raccroche Mazzorbo à Burano !

Que dire de Burano, sinon que la couleur est omniprésente, même si parfois les façades craquèlent… le musée de la dentelle, du « merletto », expose des chefs d’oeuvres. Quelques mamies y travaillent en papotant, et cette fois les résultats d’un concours d’œuvres sur la solidarité, la paix et la diversité étaient exposés.

C’était le jour du Carnaval des enfants… costumes bien différents de ceux qui déambulaient place Saint Marc ou San Zaccaria, ambiance bien bruyante, mais tellement tranquille, bon enfant et heureuse !

De « vrais » costumés profitaient aussi des couleurs de l’île, des enfants couraient entre les maisons, le linge séchait, le soleil se couchait….

Nous avons repris le bateau pour la longue traversée vers Venise… ciel rose sur Burano, ciel rougeoyant sur Venise…

Il restait encore une découverte à faire, sur le retour de Fondamente Nuova à la place San Marco, où nous reprenions le vaporetto pour San Stae :

L’incroyable librairie « Acqua Alta », ses escaliers de vieux livres, ses piles de livres dans toutes les langues, de tous les genres, dans des baignoires, des barques, des kayaks, des gondoles… Un bric-à-brac ahurissant dans lequel on se promène, et où le patron vous trouve en un clin d’œil le livre demandé… !

Demain, ou après-demain, la cinquième journée… à moins que je ne vous propose un petit tour à Saint Sernin… sous la pluie… Bonne soirée !

Venise, J3

DSC_1023_10329Fin d’une belle journée presque printanière… sinon estivale ! Porte ouverte, jardinage, taille des rosiers, nettoyage des yuccas, pendant que Raymond taillait la treille. Les violettes sont déjà là…

Mais après un superbe coucher de soleil flamboyant, avant un plat de spaghetti, je reprends les photos de Venise, pour cette troisième journée. Pluvieuse. Au départ, ça pouvait encore aller, mais j’avoue qu’à la fin de la journée, nous avons fait les quelques visites que j’avais prévues au pas de course et tout dégoulinants ! Petit coup d’oeil à la Ca’ d’Oro en face du marché du Rialto, enfilades de cheminées, ces magnifiques cheminées vénitiennes…

le marché aux poissons, avec cette fois un moineau curieux sur le banc (les mouettes et goélands semblaient moins présents, peut-être n’était-ce pas leur heure ?)

et les environs du marché : les instruments anciens dans la vieille église San Giacomo di Rialto au pied du pont, les voûtes peintes derrière les marchands de souvenirs probablement pas fait à Venise, un beau magasin consacré aux vêtements de gondoliers de luxe…, des costumés en vadrouille, des sculptures bizarres dans ces ruelles qui tournent, détournent, contournent.

Déjà, on commençait à se sentir un peu mouillés…DSC_0278_9965Enfin, nous quittons le Rialto pour San Rocco. Une merveille, que je ne me lasse pas d’aller voir à chacun de nos passages… la salle du haut est magique, tout simplement.

Et tranquillement malgré la pluie, de San Rocco nous arrivons sur le campo Santa Margherita. Tout embrumé. C’est l’heure du repas… et comme nous n’avons pas très envie de traîner devant chaque menu de restaurant, nous entrons dans le premier restaurant qui se présente. Bon choix, d’ailleurs. Un peu de temps pour parler avec la patronne, désolée de voir si peu de touristes… nous aussi, sommes étonnés, il y a vraiment peu de monde « en ville » nous semble-t-il. Effet du temps gris ? des événements passés ?

Heureusement, pour la suite de la journée, nous avions prévu de visiter la Ca’ Rezzonico. Temps pis ou tant pis, nous n’avons pas traîné sur la piazza San Barnaba, ni regardé de près le bateau marchand de fruits et légumes… tout juste admiré les gondoles, et le méli-mélo des fils électriques par-ci par-là sur les murs !

La Ca’ Rezzonico, encore un lieu que je ne me lasse pas de voir… Accueil par un gamin rieur et bien dodu au pied du grand escalier menant à la salle de bal. Plafonds décorés, fresques en trompe l’oeil, tableaux, mobilier XVIIIème, portes peintes, sculptures dont l’affreuse « Jalousie »,

et la sublime tête de femme voilée (mais je ne me souviens pas du sculpteur… aiuto !). Dimanche soir : voilà, ça y est, c’est une œuvre de Corradini, merci Elisabeth !

Malgré la pluie, et comme la chaleur du palais Rezzonico nous avait réconfortés, nous continuons vers le pont d’Accademia (où nous croisons une costumée un peu étrange), puis nous arrêtons dans un très chouette atelier de sculpteur-peintre. Qui n’avait pas mis sur sa porte « ne pas entrer, je travaille », comme nous l’avions vu sur une boutique où nous aurions probablement acheté quelques jolies gravures…

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Et nous rentrerons ensuite rapidement chez nous, après avoir vérifié que le campanile de Sant’ Angelo refusait décidément de se redresser…

A bientôt pour la quatrième journée !

Entre deux eaux…

Nous avons eu droit, il y a 3 jours à une belle giboulée de grêle, et un vent d’ouest bien costaud dans la nuit. Pas de dégâts pour nous dans le jardin, mais quelques arbres de jardins voisins n’ont pas tenu le choc…

Hier, enfin, grand ciel bleu soleil, en avant pour une (petite) marche dans les environs… DSC_0998_9939mais les chemins étant bien gorgés d’eau, j’ai juste fait un test d’une heure. Les chaussures étaient bien plus lourdes à l’arrivée qu’au départ ! Aujourd’hui, c’est mi-bleu mi-gris, pas très tentant de sortir, mais de toute façon c’était séance de Qi Gong… Et donc, me voilà partie vers la colline d’en face. Vérification de la mare du village, qui retrouve enfin une taille à peu près normale. Arrêt photo du village, perché sur sa colline (nous, c’est la maison ocre tout à gauche de la photo, on la voit un peu…).DSC_0999_9940 Et mon petit sentier encore tout encombré de feuilles mortes. De jolis coups de lumière sur les mousses.

Les bourgeons sont un peu en avance pour le printemps, et pourtant les températures en ce moment ne sont pas vraiment printanières… tant mieux, me direz-vous, il faut attendre encore plus d’un mois avant le changement de saison !

Et sur le chemin qui remonte vers la maison, des mousses d’or sur des branches de haies… curiosités de dame Nature !

Bon, demain, je replonge dans les canaux et rii, palais et musées, curiosités et quotidien de la Sérénissime, pour le J3.

Venise, J2

DSC_0105_9838Gros dilemme : plus d’une centaine de photos pour ce deuxième jour à Venise ! Et pourtant, j’avais emmené ma petite troupe dans un coin que je commence à bien connaître, et où je n’avais pas prévu de faire des tonnes d’images, les ayant déjà dans les yeux et la tête… mais que voulez-vous, quand on aime… on n’hésite pas à photographier ! Donc, ce mardi 2 février, nous voici en « route » pour San Pietro et Castello. Changement de vaporetto à San Marco, où, je l’avoue, j’avais prévu de rencontrer ce groupe de costumés un peu particulier, dont je suivais l’aventure depuis plus d’un an sur le blog : http://objectifcarnavaldevenise.com/category/avec-les-eleves/ . Peut-être les avez-vous aperçus dans l’émission « 66mn Grand Format » sur la 6 ( http://www.6play.fr/66-minutes-p_825/Emission-du-14-fevrier-c_11550292 ) ? Une véritable performance, tant pour ces élèves que pour leurs professeurs, et les parents ! Chance, à peine arrivés sur la piazzetta je les ai trouvés.

Je serais bien restée un peu plus avec eux, leur dire combien j’ai admiré leur travail, j’aurais aimé parler avec les mamans accompagnatrices, mais… le planning de visites-balades était là… Donc, j’ai juste eu le temps de leur glisser que j’avais suivi leur histoire et que ce qu’ils avaient réalisé était formidable, et j’ai retrouvé les amies devant d’autres costumés, avant de partir vers notre embarcadère pour Giardini.

Après tout de même une petite visite dans le hall du « Danieli »… Les « riva » défilent depuis le vaporetto, vers Giardini… Belle vision du campanile de San Giorgio dei Greci…

S’il est un coin retiré dans Venise, c’est bien San Pietro ! D’un calme étonnant après la foule sur les « riva » entre saint Marc et la via Garibaldi, cette petite île permet au touriste de vraiment souffler. De Giardini, sur lequel Garibaldi et son lion veillent, on longe Sant’ Anna avec son bateau marchand de fruits et légumes,

et on passe le pont, San Pietro est là, avec son campanile, penché lui aussi (à moins que ce soit les maisons qui penchent ?), sa superbe basilique, les filets de pêche sont encore mouillés, les enfants jouent sur l’herbe… une toute petite île, reliée à Castello par deux ponts.

Castello… autrefois mal famé (? paraît-il), ses ruelles, ses cours, les miroirs des rii, les étendoirs de linge, la rencontre étonnante du Parti Communiste et de Jésus à l’entrée d’une rue, un superbe tag, et… cette interdiction de déposer des ordures visiblement pas comprise par tous !

Arsenale et ses murailles, son portail imposant…

les cloîtres imbriqués de San Francesco della Vigna, le commissariat de Brunetti,

et tous ces « médaillons » gravés sur les façades des maisons, animaux étranges, vierges, angelots… dans des entrelacs de fils électriques !

J’ai retrouvé cette « cantina » aux tags superbes, où les slogans contemporains et l’ancienne raison d’être du bâtiment se rejoignent :

au hasard des rues, des costumés ne refusant pas la pose photo, un vieux portail, de jolis magasins colorés…

Nous passons faire un petit coucou à Vivaldi, place Bandiera e Moro…

Il fait déjà sombre quand nous arrivons à l’église San Zaccaria, tableaux à foison, sa crypte superbe, les ors de la chapelle bien cachée…

et la traversée de San Pietro à San Marco s’achève, les jambes un peu fatiguées, encore un ou deux maschere, et repos sur le vaporetto jusqu’à « chez nous ».

La météo ne s’annonce pas souriante pour la troisième journée, on verra bien !