Toulouse

Toulouse

Pendant les manifs, outre les rencontres, les discussions, par moments les petites inquiétudes quand les blocs de CRS sont un peu trop présents, j’en profite aussi pour admirer la ville, ses immeubles, ses façades, et ses balcons. Et des manifs, en ce moment, il y en a ! Nous ne pouvons pas nous permettre d’aller à toutes, car la route est longue vers Toulouse, mais chaque participation apporte quelques nouveautés…

Dans le centre ville aux beaux immeubles du XIXème, souvent restaurés (pas toujours), les grilles des balcons sont superbes.

Bon, d’accord, tous les immeubles ne sont pas anciens, même au cœur de la ville, et les grilles ouvragées sont parfois remplacées par du béton…

Ne pas oublier non plus, lorsqu’on se promène dans le centre, quelques immeubles anciens… tel celui de l’ancien hôtel des ventes eu celui de « La Dépêche » (maintenant installée du côté du Mirail). Pour le Capitole, quelques photos sur cette page : https://bborda-silvand.blog/2018/06/26/ville-ou-campagne-les-deux/ , ou celle-ci : https://bborda-silvand.blog/2014/02/13/couleur-toulouse/ , mais j’y reviendrai peut-être une autre fois.

Et puisque très souvent nous arrivons par le canal du Midi et le quartier « des Chalets », où nous avons habité quelques années, lors de notre dernière manif, nous avons fait une découverte amusante dans ce quartier (la maison est bien cachée derrière ses portails et murs décorés et tagués)…

Mais hélas, Toulouse, c’est aussi : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/visages-histoires-parcours-vie-occupent-26-tentes-du-centre-ville-toulousain-1727769.html?fbclid=IwAR2pnqeDW2MkzQrd76IaxUZCVOcr1DvXXXUgasTwWTFbuvoRmtlKPM2PDWg

Alors que tant d’immeubles d’anciens bureaux sont vides…

Toulouse un 1er Mai…

Un matin tout ensoleillé, la ville est calme… Sur le chemin pour rejoindre la manif, je profite du peu de circulation pour faire quelques photos, Arnaud-Bernard (où se terminera la manif), Saint Sernin, Saint Raymond, l’église du Taur, vieilles maisons rue Saint Rome…

Place Esquirol, lieu de départ de la manifestation, tout était bien moins calme. Mais joyeux. Trajet bien cadré : forces de police dans toutes les rues qui bordaient la manif, pour empêcher le cortège d’aller sur la place du Capitole… ce qui apparemment n’a gêné personne, ni les centaines de GJ devant, ni les centaines de manifestant derrière la banderole commune. Et quand je dis centaines… nous étions beaucoup de centaines ! Bonne humeur, partout, chansons. Nous avons terminé place Arnaud Bernard, et avons quitté les lieux sans qu’aucun débordement n’ait eu lieu. Pas de vitrine cassée, pas d’accrochages. Méli-mélo de photos de manifestants et de beaux immeubles toulousains :

En partant vers le Mirail, j’ai enfin réussi à photographier la maison de l’écluse du Béarnais !

Avant de rentrer retrouver notre calme campagnard, nous avons partagé le repas traditionnel à la Maison du Parti. Ambiance conviviale, retrouvailles, discussions…

Bien sûr, passage à la librairie de la Renaissance, ouverte par Roselyne pour l’occasion (et dont j’ai suivi les conseils et les coups de cœur). Et je ne suis pas la seule à avoir profité de cette ouverture exceptionnelle !

Pas de muguet au jardin pour ce 1er Mai… cette fleur qui, parait-il pousse « comme du chiendent » refuse obstinément de s’enraciner chez nous ! Mais j’ai eu une belle surprise, lors de mon petit tour de jardin, et je suis certaine que ce coquelicot vous portera bonheur autant que le muguet traditionnel. Allez, pour faire bonne mesure, j’ajoute un bouquet « du jour » tout de même 😉 .

Juste un peu de Toulouse

Juste un peu de Toulouse

Hier, mercredi, petit tour « en ville », avant d’aller au concert du soir à la Halle aux Grains. Deux petites heures, mais une bonne balade. Trop longue au gré de Solal, mais nous avons tout de même fait une jolie boucle. Départ de Saint Étienne. Je me suis contentée de la cathédrale, j’ai « zappé » les petites rues autour, ce sera pour une autre fois !

Ayant dû aller déposer un dossier à la Halle (où, du coup, j’ai discuté un moment avec Mahmoud), je « courais » un peu derrière les rendez-vous avec Magali et Solal… rue Croix Baragnon et ses boutiques de luxe, place de la Trinité et son bel hôtel napoléonien, puis rue Saint Rome, pour enfin arriver à retrouver Magali et Solal !

De là, nous voilà partis vers Fermat et les Jacobins. Désolée, vous n’aurez pas droit à la photo du fameux « palmier », j’étais un peu perplexe devant « l’installation » lumineuse du lieu. Mais j’ai bien apprécié un passage de l’explication de sa vision du lieu par l’artiste, Sarkis.

Arrêt au port de la Daurade. Nous pensions nous balader le long de Garonne, mais tout est en travaux… Et j’ai fait une découverte, je n’avais encore jamais fait attention à cette source. Pourtant, j’en ai fait des balades le long de ces quais, avec les chiens, du temps où nous habitions Toulouse ! Je me souviens même qu’une fois j’avais eu du mal à récupérer Marien qui n’avait pas résisté à l’envie de se baigner…

Nous avons opté pour un retour vers la Halle aux Grains « direct », mais tout de même, n’avons pas oublié de nous arrêter à l’Hôtel d’Assézat.

Le beau vieux cèdre de la cathédrale Saint Étienne, côté pile et côté face :

Pour terminer la journée, concert. Musique russe, Tchaïkovski / concerto pour violon et Rachmaninov / 2ème symphonie. Romantisme, virtuosité, triomphalisme, énergie, et de beaux moments de tendresse dans les mélodies…


Ma manif du jour.

Le rendez-vous était à 14 heures à Arnaud-Bernard. Au début, comme toujours d’ailleurs, on se dit que zut y a presque personne.

Et puis on démarre, et peu à peu, on réalise qu’on n’est vraiment pas seuls, le cortège grandit…

Un peu avant Jeanne d’Arc, jonction avec les gilets jaunes. Applaudissements des deux côtés, belle ambiance. (je ne sais pas si le lien va fonctionner, mais voici celui d’une vidéo de ce moment : https://www.facebook.com/CGTanras/videos/294582007828620/?t=35 )

Pourquoi, comment tout cela dégénère, c’est un mystère ? Pas vraiment… Un automobiliste qui veut forcer le passage et la discussion qui s’envenime ? Mais aussi, malheureusement, nous avons vu comment certains provoquaient volontairement. Ici, 3 jeunes sans GJ (ni rouge) avec des cailloux dans les mains, tu leur parles il t’envoient sur les roses, ils n’étaient pas dans la manif mais sortaient d’une petite rue… Là un petit groupe masqué et GJ qui contourne la manif pour aller devant… Ou un jeune habillé « normal » qui arrive en tirant une poubelle pleine de cartons et traverse la manif, 2 minutes plus tard on voit de la fumée noire devant, au niveau de la jonction… Et des forces de l’ordre qui n’attendent que ça pour sortir leur arsenal… Les deux manifs se sont retrouvées, mais ont dû reculer, puis tout a redémarré, pour finalement renoncer à passer, simplement parce que quelques personnes (qui avaient été repérées par le service d’ordre de la manif syndicale, mais n’ont pas pu être stoppés) avaient envie de semer la pagaille. Bref, on a un peu pleuré et mouché, et préféré renoncer à continuer, on n’a plus 20 ans 😉 ! Je crois que finalement certains ont continué, si j’en juge par certaines vidéos postées sur Face Book.

Comme d’habitude, j’ai pris quelques photos dans le quartier des Chalets, au retour.

 

Et nous avons retrouvé notre campagne, mais faire 75 km dans l’après-midi pour être refoulés, c’est rageant… la fin d’après-midi était encore une fois superbe, on va dire que c’est une sorte de consolation…

(à vous de deviner quelle est la photo prise en direct et celle prise en reflet sur la vitre de la voiture…). Bonne fin de semaine !

18 ans en 40…

Si vous passez dans la rue Alsace-Lorraine, à Toulouse, vous ne verrez cette plaque que si vous la cherchez et levez les yeux. Pourtant, elle marque le premier acte de Résistance à Toulouse, celui de six jeunes de 18 ans, membres des Jeunesses Communistes. _DSC0939Le 5 novembre 1940, Toulouse se prépare à accueillir le Maréchal Pétain, nouvellement installé à la tête du gouvernement de Vichy, et dont c’est la première sortie officielle. La ville a un air de fête, les Toulousains sont nombreux dans les rues et manifestent leur joie. Tous ? Non. Un petit groupe de jeunes communistes, a décidé de faire une action d’éclat.  Angèle, Jean, Yves, Marcel, André, Robert écrivent, impriment des tracts, et mettent au point une machine qui les enverra dans la rue, du haut d’un immeuble. Et lorsque le cortège arrive, une pluie de tracts tombe du haut des toits du 13 de la rue : « La jeunesse de France ne veut pas du Maréchal félon ». Les officiels mènent l’enquête, et les 6 amis sont vite arrêtés, emprisonnés, torturés, envoyés dans des camps. Mais ils entrent dans l’Histoire ce 5 novembre 1940, avec ce qui est l’une des premières actions spectaculaires de la Résistance (d’autant plus méritoire pour ces jeunes qu’il était alors interdit au PCF d’agir contre le régime de Vichy, dans le cadre du pacte de non-agression germano-soviétique).

Cet acte de résistance est honoré chaque année à Toulouse. Et ce matin nous étions devant le 13 de la rue Alsace-Lorraine, puis à la Mairie de Toulouse, pour renouveler le souvenir. Les jeunes communistes étaient présents, les moins jeunes aussi, les ami-e-s, Françoise et Robert Bettini, toutes et tous réunis dans une ambiance où les mots Résistance, Liberté, Fraternité, Solidarité se veulent encore et toujours présents, et trouvent encore et toujours de l’écho.

Angèle Bettini-del Rio est partie retrouver son mari et leurs camarades il y a un an presque jour pour jour. Mais nous n’oublierons pas.201505081449-full

https://www.ladepeche.fr/article/2015/05/08/2101041-angele-bettini-j-ai-toujours-cru-a-la-victoire.html   et   https://criminocorpus.hypotheses.org/14008

Anne de Kiev, reine de France

… à Toulouse ! Pourquoi donc ? Tout simplement parce que ces deux villes sont jumelées, car sinon, cette femme assez extraordinaire n’aurait pas grand chose à faire à Toulouse. Même si sa belle-mère était fille d’un comte de Toulouse. 220px-Stamp_of_Ukraine_s210Bref, Anne de Kiev épouse Henri 1er, roi de France, le 19 mai 1051. Il faut dire que ce roi recherchait des alliances pour renforcer le royaume de France, et la fille de Yaroslav le Sage, belle de surcroît, ne pouvait qu’être une bonne garantie ! Ils ont trois garçons, elle devient veuve à 30 ans, brave les mauvaises langues en épousant un comte à la vie un peu mouvementée, élève ses garçons dont le premier devient Philippe 1er, roi de France, et finira sa vie dans un couvent de Senlis qu’elle avait fait construire. Pour davantage de détails : http://www.perspectives-ukrainiennes.org/article-anne-de-kiev-reine-de-france-comtesse-de-valois-119252568.html . La voici donc maintenant Toulousaine, sa statue installée dans une niche à Saint Pierre des Cuisines (au passage, rien à voir avec la cuisine, c’est plutôt une version francisée de Coquinis, petits artisans, en l’occurrence ici ce seraient des pêcheurs).

Et ce mardi 2 octobre 2018 a eu lieu l’inauguration de la statue d’Anne de Kiev à Saint Pierre des Cuisines. Du beau monde, ambassadeur, maires, président de l’association kiévienne (heu… les habitants de Kiev s’appellent comment ?) de la reine Anne, l’association toulousaine Yaroslavna. Six jeunes enfants de Kiev avaient aussi fait le voyage, accompagnés par Viera, notre chère amie de Kiev, promue traductrice (et au dernier moment, c’est dire si elle était concentrée) pour l’occasion !

Et voilà le grand moment :

Ensuite, discours, présentations et congratulations diverses, ont donné lieu à moult photographies. J’en ai fait moi aussi ma part d’ailleurs, mais je ne faisais pas partie des officiels ! (j’avoue, nous étions là surtout pour Viera…)

La chorale Yaroslavna (Yaroslavna étant le nom de l’association de soutien au jumelage Toulouse – Kiev), ou du moins une petite partie, car certain-e-s travaillaient ce mardi-là, ont chanté quelques airs ukrainiens,

et je suppose que ce fut le tour des petits-fours et des discussions autour du buffet, mais nous avons déclaré forfait, et sommes repartis vers notre campagne ! Avec au passage quelques découvertes dans un quartier oscillant entre modernisme et ancienneté… de la Garonne et le pont Saint Pierre aux immeubles en construction (ou déjà présents, à Compans Caffarelli) en passant par Saint Pierre des Chartreux, et les anciennes rues de ce quartier entre Saint Pierre et Arnaud-Bernard.

Et quand vous passerez dans ce coin, n’hésitez pas à aller faire un petit coucou à Anne de Kiev, je crois que ce fut une sacrée bonne femme, en son XIème siècle !023_02oct18_Toulouse-Anne de Kiev

Automne, J1

Oui, je suis un peu en retard… car nous voici déjà au 3ème jour de cette belle saison. Grand soleil, ciel bleu et jolie fraîcheur le matin ! Je continue mes petits-déjeuners dans mon coin de terrasse, mais avec un châle sur les épaules 😉 . Or donc…. ce premier jour d’automne 2018, la journée promettait d’être bien occupée : un tour au Castéra après le marché, un concert de musique baroque l’après-midi à Toulouse.

A Galembrun c’était une matinée Trail, mais autant j’aime marcher à mon allure tranquille, autant je fuis les gros rassemblements de marcheurs et compétiteurs. Donc, Le Castéra pour commencer. J’étais déjà passée dans ce village… ou du moins « devant » le village, mais n’y étais jamais entrée. Magnifique vue sur le Gers, avec tout au fond les Pyrénées se confondant avec le ciel dans une douceur bleutée (si si, regardez bien !)

Agréable découverte de ce petit village : un hôtel pour insectes à l’entrée, des maisons à colombages, beaucoup de fleurs, quelques belles portes anciennes… Comme nous devions revenir à Galembrun, nous n’avons pas pu tester le restaurant, mais sa terrasse était bien accueillante ! Comme, d’ailleurs, les exposants de cette Journée de Bien-Être !

Départ pour Toulouse assez tôt : la chapelle des Carmélites se situant dans une petite rue du centre de Toulouse, avec de plus des travaux autour de Saint Sernin (grrrr, ils ont détruit des dizaines d’arbres autour de l’église), bref, nous avons compté large pour ne pas avoir à courir ! Du coup, nous sommes tombés nez à nez (ou pas loin) avec… ça :

(on attend donc le retour de Jeanne et sa monture…). En route vers la chapelle.

Et nous y voilà ! Surtout, si vous passez à Toulouse, ne manquez pas cette découverte :

« Musique en dialogue aux Carmélites », tout est dit ! Entremêler textes et musique, quelle belle idée ! Ce jour-là, c’était l’histoire de la rencontre entre le Maître Buxtehude, grande star de l’époque, et Jean-Sébastien Bach, jeune débutant. Gilles Cantagrel pour le dialogue, cantates de Bach et Buxtehude pour la musique, l’orchestre « Les Passions » et quatre chanteurs solistes pour l’interprétation, un moment lumineux pour ce premier jour d’automne (je n’ai pas fait de photo pendant le concert, mais merci  @Jean-Jacques Ader de me laisser partager quelques unes des siennes)

Et nous avons repris le chemin du retour… Saint Sernin, jeux d’ombres en dentelle sur les murs des maisons toulousaines…

Oui, c’est bien l’automne, même si dans la colline en face les arbres sont encore verts : les colchiques, ainsi que ces marguerites jaunes de septembre (et dont nous n’arrivons pas à trouver le nom exact) nous le disent. Bel automne à vous !