Jardin d’automne

Jardin d’automne

Grand soleil et vent d’ouest supportable… ce matin, petit tour à Launac, pour faire visiter l’église à la cheffe de chœur de La Lauzeta (chœur d’enfants, de Toulouse), pour le concert de Noël (20 décembre 2019), organisé pour la troisième année par notre association, « Les arts au soleil ! ». Premier contact « en vrai », échanges, prises de repères. Une rencontre sympathique et intéressante.

Cet après-midi, petit tour de jardin… La maison se chauffe au soleil, les dernières roses sont embellies par le ciel d’un bleu incroyable (non, non, pas de retouche sur les photos !), et le chrysanthème rescapé de l’an dernier refleurit. C’est d’ailleurs sa deuxième floraison cette année, en mai/juin il s’était déjà cru en automne 😉 , et voilà qu’enfin il retrouve sa saison préférée !

Bien sûr, quand je fais un tour de jardin, il est indispensable que l’on m’accompagne… ou du moins c’est ce que les chats doivent penser, car, dès que je mets le nez hors de mon bureau, ils sont là ! Et de préférence sur mes pieds dès que je m’arrête…

Les dernières colchiques (mais pourquoi ne sont-elles pas mauves ici ?) profitent du soleil et le soleil joue dans les branches de l’albizia. Si les feuillages sont encore bien verts, l’herbe brûlée par le soleil de l’été n’a pas retrouvé sa couleur dans beaucoup d’endroits (il faut avouer que nous sommes loin d’un gazon soigné…), et après la balade Flipelette repart dans son coin pour un peu de repos, entre ombre et soleil.

Pendant ce temps… Raymond repeint les portes des chambres du haut, aux couleurs choisies par Frédérique et Naïs (sur les photos, ce n’est pas tout à fait le vrai rendu…). Les travaux ne sont pas encore terminés 😉 !

Malgré les arbres toujours verts, sur la terrasse l’automne nous rappelle qu’il est là, qu’on prenne les photos face au soleil ou en lui tournant le dos… Bonne fin de semaine !

Rose…

… ou pas ! Elle est rouge, blanche, dorée, rose… et elle m’enchante.

« Imaginez l’émerveillement de l’homme s’il voyait aujourd’hui la première rose ! Il ne saurait quel nom extraordinaire lui donner. »
Jules Renard

Mais elle était du monde où les plus belles choses
Ont le pire destin,
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
L’espace d’un matin. »    
François de Malherbe

« Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. »
Antoine de Saint-Exupéry – Le petit Prince

Un réveillon d’été ?

L’idée revenait, régulièrement… « on devrait faire les réveillons en été ». Et voilà, cette année, nous avons fini par le faire ! Ce qui nous a permis de découvrir les environs du Mas Saintes Puelles. Oh, pas très longtemps, et pas autant qu’on aurait aimé, étant donné la chaleur intense de ces journées d’été… c’est qu’on n’a plus 20 ans (ni 40, ni même 50) ma pauv’dame ! Rendez-vous était pris, du vendredi 27 juillet au mardi 31. Nous en avons profité pour raccompagner Miss Eriba chez Arlette, le jeudi soir._DSC1044 01_27jul18_on attend

Le jour d’arrivée, le vendredi, pendant que nous étions au calme (et presque au frais) dans le jardin, certains participants piaffaient dans les bouchons, et sont arrivés bien tard dans la soirée !

Mais il restait ensuite trois vraies journées de découvertes, de bavardages, de discussions.

Nous avons commencé, samedi après-midi, par une visite à l’abbaye de Villelongue.

Une abbaye cistercienne perdue au bord d’un ruisseau, ceinturée de hauts murs, et qui revit peu à peu grâce à ses nouveaux propriétaires (depuis 1963) et une association (créée en 1985), s’ouvrant ainsi vers « l’extérieur » ( http://www.abbaye-de-villelongue.com/ ). J’ai aimé l’ambiance qui se dégage du lieu, l’église en ruine, les sculptures, le cloître.

Mais j’avoue que nous avons particulièrement aimé le jardin, exubérant, fantastique « extraordinaire » comme le chantait Trénet… je ne sais si les canards parlaient anglais, mais nous y avons vu aussi des chouettes, un vélo bleu, un cercle magique, un miroir, un lit, des fleurs bleues et roses, des insectes bizarres… et beaucoup d’imagination !

Nous y avons tellement flâné qu’ensuite nous avons dû choisir : Montolieu et ses livres ? ou le moulin à papier de Brousses ?. Finalement, nous avons opté pour la solution sagesse, et continué vers Brousses-et-Villaret où, au fond d’un bois, et là aussi au bord d’un ruisseau, se trouvait ce moulin à papier, un des derniers moulins à papier d’Europe. Visites guidées toutes les heures, très intéressantes, vivantes… et (si j’ai bien compris) par les membres de la famille, travaillant dans ce moulin depuis plusieurs générations. Leur site : https://www.moulinapapier.com/ . Des passionné-e-s, c’est certain !

Évidemment, pour découvrir le village du livre, Montolieu, nous avons dû nous contenter d’une balade dans les rues, les librairies étant toutes – sauf une – fermées, ainsi que le musée des arts et métiers du livre (site : http://montolieu-livre.fr/ ).

Le soir, nous attendait le réveillon, avec… le cassoulet d’Arlette !

Dimanche, nous avions programmé une journée Pierre-Paul Riquet. Canal du Midi, histoire, sites, etc. Petit tour en bateau sur le canal, tout petit tour, « juste pour dire »… suivi d’une présentation de la création de cet ouvrage étonnant d’un monsieur têtu et obstiné, qui malheureusement n’a jamais pu voir son œuvre achevée. Relier l’Océan à la Méditerranée en se servant de la Garonne est une idée qui date de l’Antiquité, pour des raisons économiques, politiques, militaires. Mais c’est sous Louis XIV et grâce à la ténacité de Pierre-Paul Riquet que l’idée a enfin été réalisée. Bref, vous trouverez tout un tas de renseignements sur internet, et moi je mets ici les photos prises ce jour-là ! C’est Sophie qui nous a guidés dans la visite de l’exposition, sur l’aire du Lauragais, et elle a été formidable. Vous avez tout intérêt à lui demander de vous commenter cette exposition sur le Canal du Midi, elle (Sophie) est passionnante (et l’exposition aussi 😉 ).

Ensuite, nous voilà partis vers le premier bassin de retenue du Canal, le Lampy. Aïe… un dimanche, et qui plus est ce dimanche-là, début des vacances des aoûtiens, c’est à éviter ! Tant pis, nous avons tout de même réussi à nous caser, et à trouver un peu de fraîcheur sous les sapins (ou épicéas ?). Vu le monde au Lampy ( http://www.canaldumidi.com/Montagne-Noire/Lampy/Lampy.php ), nous avons décidé de ne pas continuer vers les lacs suivants, et sommes partis directement visiter l’abbaye de Saint Papoul. Une abbaye en Pays Cathare… J’avoue : la chaleur a eu raison de mon enthousiasme, mais pas que… un chœur, l’ensemble allemand Resonance, se préparait pour un concert en fin d’après-midi, et avait décidé de faire des photos du groupe dans le cloître… et notre flânerie a été ponctuée de leurs demandes constantes de bouger pour ne pas être « dans le cadre », ce qui nous a un tantinet énervés ! L’abbatiale nous a offert un peu de fraîcheur, mais les lieder de Schubert à fond le son (beaucoup de résonance dans l’église, avec un piano qui semblait avoir perdu la pédale douce et un baryton qui faisait son possible pour « passer » au-dessus) nous ont fait fuir… Dommage, du coup cette fin de journée a été un peu gâchée (la chaleur ? la fatigue ?), mais je dois souligner l’accueil extrêmement gentil des deux jeunes femmes présentes à l’entrée. Le site : http://www.abbaye-saint-papoul.fr/ .

Les plus courageux ont continué par la visite des installations au Seuil de Naurouze, un très agréable endroit pour passer une journée : balades, ombrages, le canal, l’écluse de l’Océan, l’épanchoir, la ligne de partage des eaux… et il est même possible de trouver une chambre au gîte de Naurouze.

Quand nous sommes revenus à la maison du Charroun, la soirée au calme a été bienvenue ! Le dernier jour de ce réveillon d’été a été consacré au repos… découvertes informatiques pour Annie et son nouvel appareil (mais comment ça marche ce truc ?), jeux divers (whist et scrabble…), le jardin, les oiseaux, les cigales, bref, repos bien mérité, avant la longue route (pour certains) du lendemain.

Une « aventure » à programmer à nouveau ? En tout cas… à suivre !

Derniers éclats ?

Après la pluie, c’est un vrai régal des yeux de trouver tous ces diamants étincelant au soleil… roses ou chrysanthèmes, giroflées ou feuilles cachées dans l’herbe, le moindre retour du soleil incite à quitter les dossiers en cours pour aller les admirer !

Et ce n’est pas notre « clandestin » qui me contredira, me suivant pas à pas (au risque de me faire trébucher…) dans mon tour de jardin.10_30octobre17_Browny

Islande, 9, côte Sud

_DSC0685C’est vrai que j’aurais pu, au lieu de donner des numéros, indiquer le lieu, même approximatif de ces balades en pages. Trop tard. Et donc, posant deux jours en une page, je vous propose des images de cette côte Sud de l’Islande, partie la plus courue du pays. Autant nous étions tranquilles la plupart du temps sur les routes, et avions l’impression d’être les reines de cette île, autant, dès notre arrivée sur cette partie du pays, nous retrouvons notre rang de touriste lambda ! Tout est à peu près calme pendant 75 kilomètres depuis Höfn, nous approchons doucement le Vatnajökull, entre ciel bleu et nuages.

Mais nous revenons à la réalité à Jökullsàrlòn : parkings surchargés de bus et véhicules, et le nombre de touristes correspondant… En plus, la grisaille est revenue. Moi qui ai un souvenir lumineux de mon premier passage ici, avec beaucoup beaucoup moins de monde, et du soleil, là, je suis presque déçue. Presque, seulement, car il faut reconnaître que cet endroit est assez magique, malgré tout. Icebergs bleutés ou striés de noir se baladant sur le lac… mais quel dommage, quel dommage, ces zodiacs hurlant entre les blocs de glace, polluant la surface de traces d’huile… J’espère qu’un jour l’Islande prendra conscience des dégâts causés, et freinera ces démonstrations.

Les blocs détachés du glacier glissent dans le chenal, suivant la marée, vers l’océan où ils voguent, ou s’échouent sur la plage, en centaines d’éclats dignes des plus grands verriers… Ici et là, des plumes, et même un goéland échoué sur la plage de sable noir.

Même le lac glaciaire suivant, Breidàrlòn, commence à être envahi de visiteurs pas toujours sensibles à l’environnement : le nombre de papiers, mouchoirs, jetés par terre…. mais ça, c’est un peu partout dans le pays que nous l’avons constaté, dès qu’il y a un site majeur (et comme il y en a beaucoup…). Allez, ne boudons pas notre chance, allons jusqu’au bord du lac, et profitons du glacier, des blocs de glace, des tons allant du blanc au gris, tout en douceur.

Nous passons à Svinafell, où nous dormirons le soir, déposons nos bagages, et filons pour une première balade dans le parc de Skaftafell, quelques kilomètres plus loin.

Courte balade, enfin, près de deux heures tout de même, jusqu’au lac glaciaire. Et là, nous sommes presque les seules !

D’ailleurs, le lendemain (8 septembre), nous ne croiserons que peu de marcheurs lors de notre petit circuit (environ 3 heures) jusqu’à Svartifoss puis Sjonarsker et retour par les vieilles fermes, Sel.

Arrêt pour le repas de midi à Kirkjubaejarklaustur, où nous découvrons de nouvelles variétés de pains pour accompagner notre soupe du jour 😉 et nous arrêtons à la sortie de la ville pour une courte marche dans les laves moussues, mais rassurez-vous, nous suivons un sentier bien balisé, pour ne pas abîmer le champ de lave.

Et nous partons vers Vìk, ses trolls pétrifiés, mais surtout Reynir et ses orgues basaltiques. Ciel bleu magnifique, mais malgré ça nous ne sous baignerons pas… nous aurions bien été les seules ! Plage de cailloux noirs, grottes feuilletées, et, grimpées sur ces tuyaux d’orgues de pierre, trois demoiselles « gothiques » et assez dénudées posant pour un photographe. Pour le clin d’œil, j’ai fait une photo, mais ils étaient nombreux à béer devant le groupe, au lieu de se balader sur la plage. Car ici aussi, la petite plage déserte d’il y a quelques années s’est bien adaptée, avec centre touristique, parking… j’ai eu du mal à m’y retrouver, pourtant ce n’est pas grand.

Après avoir rempli nos poches de beaux galets, nous repartons vers les prochaines découvertes, en longeant nos derniers glaciers, Myrdaljökull et Eyjafjallajökull. Deux cascades au menu, Skogafoss et Seyjalandsfoss. Skogafoss, à cette heure de l’après-midi est déjà dans l’ombre des falaises. Mais Seyjalandsfoss bénéficie du soleil de fin d’après-midi, et… nous aussi.

Le soir, nous aurons droit à un petit chalet au bord de la rivière à Hella, où l’électricité nous causera quelques petits soucis, soucis qui ne nous empêcheront pas de passer une belle nuit au calme. La suite, plus tard, mais c’est presque fini… En attendant, ici, c’est retour du soleil, et les dernières roses côtoient les premiers chrysanthèmes.