Re-v’là l’printemps !

Re-v’là l’printemps !

Reprise tranquille des balades après ces journées hivernales. Comme je n’ai pas bougé depuis un petit moment (j’avais pourtant pris de bonnes décisions 😉 ), je suis restée dans les environs immédiats, mieux vaut recommencer en douceur…

Les boutons d’or commencent à se montrer, sur l’aubépine les feuilles prennent peu à peu la place des fleurs, dans la haie le lilas s’épanouit, les soucis ruissellent de bonheur sous la lumière du soleil, la monnaie du pape cache ses fleurs mauve-rose dans l’ombre du talus…

L’agriculteur du coin oublie complètement se laisser un peu de place entre les champs, semant ou labourant au ras des haies et du champ voisin, et ce vieux passage d’il y a plus de 40 ans entre la maison et le Marguestaud disparait petit à petit 😦 . Jusqu’à quand tiendra le cognassier, qui marquait autrefois les limites d’un champ ? Mystère. Pour le moment, il est encore là, avec ses fleurs délicates, aux pétales encore un peu froissés et frissonnant sous le léger vent de cette après-midi.

A l’autre bout du champ, juste à l’angle des terres cultivées et d’un dernier terrain en friche, les jeunes feuilles du vieil arbre semblent de la dentelle, de loin. Et je me réjouis de voir que les dames de onze heures gagnent du terrain, mélangées aux pousses de blé…

Et pour une fois, j’ai cueilli quelques branches de lilas dans la haie. Le bouquet (modeste, je n’aime pas couper les fleurs…) tient compagnie à la belle Burkinabé (bronze de Malick Guira) sur le vieux bahut.

Hiver, encore…

Hiver, encore…

Dernier jour de janvier, rendez-vous pour une « révision » du genou. Bien sûr test nécessaire pour entrer à l’hôpital… Pas de problème, encore négatif (depuis juillet 2021, c’est le 4ème que je fais), et étant donné les chiffres astronomiques de cas positifs annoncés quotidiennement, je finis par croire que je suis soit la seule en France à ne pas être touchée (pas encore), soit une extra-terrestre 😀 ! Bref, tout va bien, le genou fonctionne tout comme il faut, et me voilà partie à pied de Saint Cyprien vers St Pierre des Cuisines pour aider à la mise en place du concert de musique de chambre de l’association Internotes ( https://lesclefsdesaintpierre.org/ ). Ciel pluvieux pour ce dernier jour de janvier. La Garonne est bien sombre, et le pont Saint Pierre presque désert. Mais j’aime bien la couleur de la rambarde.

Après avoir fini notre part de « travail », tout en écoutant les ex-collègues répéter, nous rentrons. Car bien sûr un test n’est pas suffisant pour assister au concert… privés de musique, les non-citoyen.ne.s !

Et nous voici déjà en février… il faut commencer à sérieusement penser au Marché des Créateurs, affiche, inscriptions, réservations des chapiteaux, en espérant que d’ici là il n’y aura pas de 6ème ou 7ème vague… penser aussi au Festival, contacter les élus qui pourraient nous aider à faire avancer le dossier (envoyé depuis 1 mois) au plus près de nos besoins financiers… Et continuer le quotidien ! Dehors, les matins sont froids, blancs, la colline en face est perdue dans les nuages, notre petite vallée disparait dans le brouillard, et ce temps ne m’incite pas à marcher autant que je le devrais…

J’ai profité de ce temps bouillardeux pour faire quelques provisions de confitures d’oranges et de mandarines… cet été, en prenant le petit-déjeuner sous une chaleur caniculaire, je rêverai à ces journées où la température ne dépassait pas les 10 ° !!!!!

Mais tout de même, parfois le soleil arrive à traverser tout ce blanc, et c’est incroyable comme cela fait du bien ! Et cet après-midi, enfin du soleil !, je me suis secouée, et suis partie marcher dans les champs voisins. Le sol est bien humide, et souvent recouvert de mousses (et de gadoue dans pas mal de coins). J’aime prendre au hasard les sentes tracées par les animaux, je ne risque pas de me perdre ici, le seul truc est de ne pas se laisser entraver par les ronces cachées dans les herbes, car c’est la chute assurée… Les nuages et le soleil font miroiter les champs les uns après les autres. Un peu de vent. Je respire.

Les petits chardons semblent faits de fils d’or dès que le soleil paraît. Je cherche les premières feuilles, les premiers bourgeons, mais les haies restent grises… Il faut arriver près de la maison de Germaine pour trouver dans la haie des bourgeons de lilas, et les fleurs du cognassier du Japon déjà prêtes à éclore.

Et ce soir, le soleil s’est couché sans un nuage pour transformer l’horizon en paysage fantasmagorique… juste de l’or rouge sur fond de ciel bleu… Bonne fin de semaine !