Derniers jours d’octobre…

Derniers jours d’octobre…

Dans une semaine, c’est le passage à la saison sombre, l’entrée dans Samain… pour certains c’est juste une fête comme tant d’autres, importée à grand fracas commercial, toiles d’araignées, citrouilles, chapeaux de sorcières, déguisements et ricanements plus ou moins réussis… mais c’est aussi une vieille tradition qui s’était un peu diluée au cours des années, un peu perdue sous les coups de publicité « halloweenesques », et qui depuis quelque temps revient dans certains milieux plus proches de la nature que des hypercentres commerciaux 😉 ! Bref, retour aux sources !

D’ailleurs, si vous êtes intéressé.e.s par une célébration de ce passage, voici un lien : https://www.facebook.com/events/1560173134317108 .

Ceci dit, petits sorciers, squelettes et sorcières seront les bienvenu.e.s à la maison, pour un passage gourmand le soir du 30 😉 !

Et pour débuter cette dernière semaine d’octobre, j’avais pris la décision de faire une jolie boucle de 8 ou 9 kilomètres, mais voilà… impossible de m’endormir hier, alors j’ai lu jusqu’à 3 heures et des poussières, et le réveil ne sonnant plus que lors d’occasions bien précises (et rares), je n’ai émergé que… trop tard pour partir. Alors cet après-midi, tour des champs avec Flipelette (qui en était privée depuis longtemps). Dernières fleurs, beaucoup de pissenlits, quelques scabieuses, les jolies dentelles blanches de ces fleurs sauvages dont je ne connais pas le nom, et des chardons bien secs…

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Dans les haies encore vertes, baies rouges, orange, mauves ou noires… pour le régal des oiseaux.

Derrière leur grillage, les dernières fleurs du jardin de Germaine, les lis des Incas (Alstroemère), éclairent les feuillages vert sombre des lauriers-roses de leur beau rose mêlé d’orange… (j’espère ne pas me tromper sur le nom de ces fleurs 😉 )

Flipelette était toute fière de m’accompagner sur son terrain de balade favori… pourvu que ces champs restent longtemps ainsi, et que notre petite coulée verte ne disparaisse pas au profit de lotissements…

Et à l’arrivée de cette rapide balade, après un peu de ménage et rangement, j’ai profité des derniers rayons de soleil sur la terrasse… Hier soir, après l’assemblée générale de l’association ( https://assolesartsausoleil.wordpress.com ) il restait quelques muffins au chocolat, ç’aurait été dommage qu’ils se perdent 😉 !

Septembre 2021

Septembre 2021

Toujours ces contraintes sanitaires… je ne suis pas malade, mais n’ayant pas de passeport sanitaire, me voilà un peu obligée de restreindre mes envies… pour le moment, je tiens encore le coup, pas trop déprimée de ne pouvoir repartir à Venise ou Rome, découvrir Naples (où nous devions aller en avril 2019), ou deux ou trois petits coins d’Islande que j’aimerais bien connaître (et en revoir d’autres). Bref, septembre fut un mois calme, et campagnard. Enfin, calme n’est pas vraiment le mot, car les activités des associations redémarrent, il faut relancer la machine 😉 ,préparer l’A.G., et autres petites choses qui finalement prennent pas mal de temps ! Mais j’ai réussi à aller marcher chaque jour. Ou presque. La campagne des Hauts Tolosans n’a pas encore les couleurs d’automne, les tournesols ont perdu leurs ors, et les fleurs se font rares. Mais comme chez nous il n’y a pas eu de canicule ni de feux intempestifs, l’herbe est restée bien verte.

Début septembre, c’est encore l’été… derniers bains de pollen pour les bourdons, mais aussi des fins de journées parfois ennuagées.

Balades dans les environs, parfois très tranquilles lorsque nous partions vers « la plaine », ou un peu moins plates lorsque nous allions vers Pelleport ou les petites collines vers l’ouest du village. Le beau chemin de l’ancienne voie ferrée, les sentiers vers Laroque, le coin des fougères après Le Poutou…

Un ciel parfois bleu parfois gris, la terre aux tons allant du beige au roux, les champs de sorgho presque mûr, ou ceux des tournesols aux têtes bien tristes de voir arriver l’automne…

Les fleurs sauvages disparaissent, quelques pissenlits éclairent encore les champs avec par endroits le bleu des chicorées, le long des fossés la prêle grandit, les baies reprennent leur place dans les haies, les coings commencent à sécher…

Cette année j’ai l’impression qu’il y a eu davantage de sorgho dans les champs. Leurs hampes rousses sont étonnantes, et les limaces semblent apprécier le refuge de leurs longues tiges !

Bien sûr, lorsque l’envie n’était pas vraiment au rendez-vous, et que je partais pour une rapide balade dans les champs voisins, Flipelette m’accompagnait… mais quand l’herbe était trop humide, elle préférait attendre !

Octobre est arrivé. Aujourd’hui c’est gris, pluie, vent. Hier c’était soleil. Bref… madame Météo n’est pas toujours très sympa, et ne nous a pas offert d’été indien(s) cette année. Au début du mois, j’ai fait une longue balade, de Galembrun à Naples ( 😉 ), 11 km d’une colline à l’autre, avec un passage dans une forêt bien malmenée, mais aussi de belles vues sur nos coteaux des Hauts Tolosans, vers Drudas.

Bon mois d’octobre ! Octobre bleu, roux, vert, mais aussi octobre rose, à soutenir.

Tour de champ

Tour de champ

Quelques jours de pluie, d’autres de soleil… et les champs voisins ont vu herbes et fleurs des champs grandir, fleurir. Les sentes sont moins bien repérables, et j’essaie de ne pas trop en sortir. Peu de papillons, cette fois. Mais les ophrys et orchidées sauvages se sont multipliées, et ça me fait plaisir 😉 . Parmi elles, ces orchis « bouc » (parce qu’il parait qu’elles sentent fort…), que je préfère appeler « ruban » avec leur langue qui part en ruban tortillon !

Blanc et or, jaune, mauve, taches vives au milieu des herbes…

Les ophrys se multiplient cette année, avec leurs fleurs ressemblant à des pantins mauve plus ou moins vif pour l’ophrys pyramidal

Leur nom est aussi sombre que leur couleur, mais je les aime bien, les serapia vomeracea, qui vous tirent une langue marron, et c’est encore la famille des ophrys !

Et la plus rare dans les champs proches de chez nous, la belle ophrys bourdon. J’en ai trouvé peu, dommage.

Si les papillons étaient peu nombreux (j’en ai dérangé quelques uns), les insectes se régalent dans le cœur des fleurs ! Papillons ou abeilles sur les centaurées et les herbes, coccinelle, mais aussi cette petite araignée blanche dite araignée crabe sur une scabieuse, et qui semblait avoir paralysé une abeille… parfois, même chez les insectes, le partage est difficile 😦

Pour le moment ces champs sont en jachère, fauchés seulement à l’été… j’espère qu’ils resteront ainsi le plus longtemps possible, afin de préserver au maximum cette nature dont notre Terre a bien besoin !

Du jardin au champ

Du jardin au champ

Puisqu’on nous promet la pluie pour lundi, il était temps que Flipelette m’emmène en balade ! Nous ne sommes pas allées dans les champs voisins pour une vraie balade depuis longtemps, et elle réclamait… Nous voilà donc parties vers les champs voisins. J’espère que je ne verrai pas l’arrivée de nouveaux propriétaires qui clôtureront tout, parce que sinon cela nous manquera ! Apparemment ce n’est pas à l’ordre du jour, et c’est tant mieux. Et l’herbe pousse, en attendant l’époque du fauchage, c’est-à-dire dans deux ou trois mois. D’ici là les orchidées sauvages seront revenues. Pour le moment, pas beaucoup de fleurs sauvages. Il faut dire que nous n’avons pas eu de vraie pluie depuis longtemps, et que ces prairies sont un peu sèches en ce moment. Mais s’il n’y a pas beaucoup de fleurs, par contre des nuées de papillons ou insectes que je n’avais encore jamais vus :

Difficiles à saisir, mais j’ai presque réussi ! Donc, peu de fleurs, mais tout de même quelques marguerites. Pas assez pour faire un bouquet des champs, j’ai préféré les laisser aux abeilles et autres insectes !

Dans les haies, l’églantier est en fleurs, quelques taches bleues par-ci par-là au milieu des herbes neuves, des pissenlits fanés et d’autres en attente de floraison (mais pas les dent-de-lion, qui parsèment allègrement les pelouse, ils n’aiment pas les prairies !)

Flipelette prend son temps au milieu des herbes, j’en profite pour pister un couple de papillons bleus… de loin !

Sur le chemin près de la maison, toujours bien entretenu, les princesses du printemps, des tapis de pâquerettes qui relèvent vaillamment leurs têtes après chaque passage de tondeuse.

La balade dans les champs est terminée, mais nous avons le temps de faire le tour des fleurs du jardin… Les iris ont enfin daigné s’ouvrir. Ils sont toujours les derniers du village, je ne sais pas pourquoi.

La bourrache resplendit… et fait le bonheur des abeilles !

Et le vieux rosier, arrivé ici il y a plus de 40 ans, continue de nous offrir ses roses. Quant au rosier liane et ses petites roses crème en pompon, c’est le refuge des oiseaux qui vont et viennent des mangeoires aux haies proches (un vrai tourbillon que nous regardons fascinés lors des repas sur la terrasse), et nous régalent de leurs chants. J’ai vu un nid bien à l’abri des branches, mais vu les piaillements, je pense qu’il doit bien y en avoir d’autres…

Plus ce temps « covidien » avance, plus je suis heureuse de vivre dans ce coin de campagne ! La nature se moque bien de tous ces tracas, elle est là, elle continue, malgré tout, malgré le climat qui change, malgré les inepties de certains, malgré l’irrespect des grands de ce monde pour notre Terre…

Printemps !

Printemps !

On y est… de confinement en déconfinement puis en reconfinement puis… bref, c’est le printemps ! Il n’est pas arrivé d’un seul coup d’un seul, on sentait bien depuis plusieurs semaines, et malgré le froid, que la nature se réveillait, les dames de 11 heures, les muscaris, les pissenlits, les violettes, les bourgeons puis les feuilles, c’est sûr, il arrivait. Et aujourd’hui il est là. Tout ensoleillé.

Le vieux cerisier, malgré la coupe sévère d’hiver, commence à mêler fleurs et feuilles, les pruniers blanchissent aussi… Saurez-vous reconnaître les fleurs de l’un et de l’autre ? Elles sont aussi délicates les unes que les autres, et si je ne savais pas où sont les arbres, j’avoue que j’aurais du mal à faire la différence…

Dans certains pays, c’est une nouvelle année qui commence… et quand j’ai ouvert la page « printemps » du livre « Haïkus des quatre saisons », voici ce que j’ai trouvé :

Bon printemps à vous ! Et comme aujourd’hui c’est aussi la journée internationale du bonheur, je vous souhaite de savoir profiter de tous les petits bonheurs quotidiens, même si tout n’est pas rose en ce moment…, mais ça aide !

Il arrive…

Il arrive…

Mais oui, dans à peine plus d’un mois il sera là. Et déjà la nature se prépare… Les hellébores (très discrètes cette année) terminent leur floraison :

Et dans le jardin, les premières violettes sont là !

Dans l’herbe, ces jolies petites fleurs bleues, les pâquerettes et les ficaires s’installent un peu partout. Certains arbustes fleurissent déjà, les bourgeons pointent leur nez… le printemps aurait-il pris de l’avance ?

Pas tout à fait… après trois journées plutôt agréables, le vent est de retour ce soir, et miss Météo nous promet la pluie pour cette fin de semaine. D’ailleurs, la grosse barre de nuage, tout au fond, au-dessus des collines avance inexorablement et gagne du terrain (ou du ciel 😉 )… pas de couleurs lumineuses, ce soir, en quelques minutes tout est devenu gris sombre !

Confinement, 2ème

Confinement, 2ème

Nous revoici donc confinés. Pas très net, d’ailleurs, ce confinement… travail -transports- école-maison, utile… les loisirs ? pas utile. Encore une fois les petits commerces sont oubliés, librairies, boutiques de fringues, de jouets, de déco… mais dans les grandes surfaces les rayons livres, sport, jeux, déco restent ouverts. Quelle triste année cette année 2020 ! Si encore tous les bénéfices que feront ces hypermarchés allaient dans les caisses de… je sais pas… tiens, la santé par exemple ?

Et s’il n’y avait que le confinement. Mais non. L’horreur extrémiste revient, plus forte que jamais. Et nos (ir)responsables de s’agiter, de s’apitoyer… eux qui se courbent devant les chefs des pays finançant ces fous se réclamant d’un Dieu auquel ils ne comprennent rien, eux qui vendent des armes et font des affaires avec ces « chefs »… quelle hypocrisie !

Bon, j’étais partie pour poster quelques photos de ma campagne galembrunoise, et me voilà en train de colérer… pourtant, je sais bien qu’il faut faire la part des choses, celles sur lesquelles on peut agir, celles sur lesquelles on ne peut rien !

Allez, haut les cœurs ! On avance, on respire… reprise des balades 1h/1km de rayon, mais masquée cette fois (du moins je suppose). Penser que j’ai la chance d’être en pleine campagne. En profiter pour regarder… le sentier tracé par je-ne-sais-quel animal… le délicat dessin d’une fleur sauvage… la lumière du soleil au travers d’une feuille tombée dans l’herbe… les pommes oubliées sur le vieux pommier… la monnaie du pape cachée dans la haie… ce paysage quotidien de champs, bois, coteaux, sa lumière…

Et les fins de journées lumineuses, le soleil couchant illuminant les briques… que la nature est belle !

Balade au champ

Balade au champ

Journée ensoleillée, une petite balade dans mon champ préféré après celle d’hier sur les routes pour cause d’humidité 😉 ! Je voulais savoir quelles fleurs j’allais y trouver en cette période d’automne. Pas beaucoup… quelques pissenlits tenaces, une fleur de chicorée, des herbes dorées, des chardons fanés, bref, nous sommes loin de l’explosion printanière !

Exploration sous la surveillance de mon accompagnatrice habituelle… qui me réclamait cette balade depuis quelque temps ! si si, je vous assure.

Les couleurs étaient dans les haies. Feuillages dorés, roux, violets, ou même encore vert. Baies noires, bleutées, rouges, noires ou orangées. Les grands arbres n’ont pas encore pris leurs couleurs automnales, comme dans les montagnes ou certains coins de France plus hauts sur la carte… mais bientôt ils pourront rivaliser avec ceux de la forêt d’Iraty 😉 !

Ce matin, la rosée sublimait l’herbe, les feuilles tombées, et les quelques fleurs du jardin…

Cette nuit, nous nous rapprochons de l’heure solaire, celle qui décide du rythme naturel. Y reviendrons-nous un jour ? Je repense à notre arrivée dans ce village, voici plus de 40 ans, il y avait encore, chez notre voisin, des vaches pour qui l’heure « officielle » ne voulait rien dire, et des oies qu’on menait boire à la mare… maintenant, il ne reste de cette activité paysanne que la meule à aiguiser de Maurice dans un coin de la vieille grange.

Tournesols, encore

Tournesols, encore

C’est le moment ! Ils commencent même à faner dans certains champs, et j’ai bien failli encore une fois les manquer ! Alors aujourd’hui, j’ai profité de la température clémente pour aller dans les champs voisins avant que les fleurs ne disparaissent.

Au-dessus des arbres verts, le bleu et le gris se partagent le ciel

Sur les coteaux, au loin, le vert des tournesols mûrs et le beige des champs moissonnés se mélangent à l’or des tournesols encore en fleurs, formant de magnifiques damiers.

Sous le vent d’ouest, les pétales sont un peu échevelés, mais lorsque le soleil éclaire cette mer de fleurs, c’est un flamboiement d’or (et de vert) somptueux.

A la limite des champs, les coings seront bientôt prêts à être cueillis.

Dans le pré en jachère, se balançant au vent, les herbes deviennent dorées sans pour autant concurrencer les tournesols voisins..

Le mois d’août est là. Journées de canicule entrecoupées de journées plus calmes. Visites des ami-e-s et de la famille. L’été…

Tournesols

Tournesols

… et autres plantes campagnardes. Balade tranquille dans les environs, petit bois, le Marguestaud, et chemins autour ou le long des champs.

Mauve, chicorée, millepertuis, camomille… toute une pharmacie ! Mais aussi des petits chardons, quelques daturas en bordure de champ, des baies d’un rouge éclatant, et ces belles hampes de fleurs mauve-rose (dont je n’arrive pas à retrouver le nom) poussant le long des fossés…

Le maïs n’est pas encore formé, mais ses « barbes » m’ont rappelé mon enfance landaise…

Et donc les tournesols. Les environs commencent à se dorer, même sous le ciel gris !

A propos des tournesols, si vous connaissez les « nombres de Fibonacci », savez-vous que les tournesols en offrent un bon exemple ? « Les petites structures qui couvrent la surface orangée centrale sont alignées en deux formations spiralées tournant en sens contraire. On peut dénombrer les structures dans chaque spirale :il y en a 21 dans un sens et 34 dans l’autre. Il s’agit bien d’une paire de nombres de Fibonnaci successifs. » (tiré du livre de Hubert Reeves, « J’ai vu une fleur sauvage-L’herbier de Malicorne »).

Retour par le petit sentier (nettoyé depuis le printemps), passage le long de la réserve d’eau bien envahie par les roseaux et diverses plantes…

Une dernière image des environs, moutons et béliers dans leur pré, tournesols fleuris ou à fleurir en fond, le bois de Tourguil, le bois du loup… campagne des Hauts Tolosans.

Déjà le milieu du mois de juillet ! Le festival « Danses et Musiques Pour Tous » aurait dû avoir lieu cette semaine… le COVID 19 et les protocoles sanitaires imposés en ont décidé autrement. Espérons que l’été 2021 fera revivre le festival et… le village !