L’Art au Mieux…

L’Art au Mieux…

C’est le nom de ce festival réunissant peintres, sculpteurs, photographes, céramistes, à La Romieu, dans le Gers. Classé « plus beau village de France », étape sur le chemin de Compostelle, avec une collégiale et un cloître inscrits au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO, un marché aux rosiers (avant-dernier dimanche de Mai), un festival d’art (2ème samedi et dimanche de Juin), un marché de potiers (en septembre), des chemins de randonnée, ce village de presque 600 habitants mérite qu’on s’y arrête.

C’était la première fois que j’y allais, ce 20 juin 2022, justement à l’occasion du festival « L’Art au mieux ». Je vous parlerai surtout du cloître, ouvert aux exposants et au public pour l’occasion.

L’ensemble collégial St Pierre, site incontournable du nord du Gers, est l’œuvre d’Arnaud d’Aux de Lescout, fils d’un riche seigneur du village, devenu au fil du temps et sous la protection de son cousin le pape Clément V, cardinal très influent de la cour pontificale. Il fit édifier sa collégiale et le palais qui l’accompagnait en seulement 6 ans, de 1312 à 1318. L’Histoire me semble un peu compliquée ou trop longue à raconter, comme beaucoup de monuments religieux ou nobles en France, l’ensemble a souffert des guerres de religion, puis de la Révolution, mais si l’église Notre Dame a disparu, l’ensemble collégial ne semble pas avoir trop souffert.

Belles maisons en pierre blanche du Gers, autour de la place centrale (ancien emplacement de l’église Notre-Dame), ruelles fleuries, et une légende, La Romieu étant appelée « le village des chats ». Une légende veut qu’une fillette, Angeline, a débarrassé le village des rats grâce à son amour pour les chats, qu’elle avait réussi à cacher pendant une période de famine. Chats qui ont été bien accueillis, une fois la famine terminée, car sans chats dans le village, les rats pullulaient dans les greniers. Bon, c’est plus long que ça à raconter, vous trouverez la légende en suivant ce lien : https://www.la-romieu.fr/patrimoine-et-loisirs/patrimoine/le-village-des-chats . Et un sculpteur, amoureux de ce village, connaissant la légende, a décidé de glisser un peu partout des chats, sur les maisons, autour de la place…

J’espère que ce petit moment d’une après-midi à La Romieu vous donnera envie d’en savoir davantage, et d’aller voir de plus près ! Car si les amoureux de vieilles pierres ou des chats y trouveront leur bonheur, sachez que les amoureux des jardins pourront aussi profiter du séjour pour découvrir les Jardins de Coursiana, au pied du village. C’est ce que je me propose de faire dès que le printemps sera de retour… mieux découvrir ce village et ses environs !

Patrimoine en Beaujolais

Patrimoine en Beaujolais

Suite et fin (enfin !) de notre petit circuit de septembre 2022, je vous emmène pour une journée dans les Pierres Dorées, en Beaujolais. Et ça tombait juste sur la journée du Patrimoine. Mais même si nous allons dans ce coin depuis plus de 40 ans, les découvertes ne manquent pas ! Ce 17 septembre, visite du Manoir de la Garde à Jarnioux, datant de 1643.

Situé dans le département du Rhône, dans la partie des « Pierres Dorées », le village de Jarnioux ne se contente pas d’un simple manoir, mais comporte, sur la colline en face, un château, ancien château-fort fondé à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle, profondément remanié du XVe au XVIIe siècle, et entre les deux un ancien réseau de chemin de fer secondaire (1898-1934) à voie métrique, constitué de deux lignes, dont le tracé se situe intégralement dans le département du Rhône (une de ces fameuses et nombreuses lignes qui maillaient notre pays il y a longtemps). J’ai un peu raté la photo de cette voie ferrée, devenue voie verte, mais de la terrasse du manoir on avait une belle vue sur le château de Jarnioux.

Le manoir est un bel ensemble de bâtiments en pierres dorées : une chapelle (en rénovation), une orangerie, une immense salle à la charpente impressionnante (le cuvage), des caveaux, des jardins en terrasse, un panorama sur les monts du Lyonnais, un lieu presque magique !

Bon, j’ai raté toutes les photos de la salle du cuvage, j’en glisse deux prises sur le site du manoir. Car le manoir se loue pour des réceptions, mariages, etc ( https://www.manoirdelagarde.com/ ), organise « les journées des plantes rares » (en avril je crois). Mais moi j’ai tout de suite imaginé un concert de musique de chambre dans cette salle…

L’intérieur est tout aussi intéressant, même si seules deux pièces étaient visibles (et les photos pas simples à faire) : fresques à la chaux, mobilier ancien…

Et cette fois, contre la maison de nos amis, pas de kiwis mais des figues…

Prochaine « mise à jour » : retour vers le passé, juin 2022, balade dans un beau village du Gers. A bientôt !

Besançon en septembre

Besançon en septembre

L’an dernier 😉 , je vous avais dit que je vous emmènerai faire un tour à Besançon, et puis les jours ont passé, filant à une allure trop rapide pour moi (ou plutôt, c’est moi qui mets davantage de temps à faire ce que j’ai envie ou dois faire…), et nous voici déjà au milieu de ce premier mois de l’année 2023 ! Profitant de journées hivernales (mais c’est de saison, non ?), je trie photos, courriels et dossiers, et nous voici enfin à Besançon ! Bon, en ce moment il neige un peu plus là-haut qu’ici, mais un retour vers le beau temps de ce milieu de septembre ne peut que nous réchauffer… quoique, « faire la boucle » si on marche vite ne peut que nous réchauffer ! Mais ce jour-là (13 septembre) il faisait beau.

Les tags fantasmagoriques sous le tunnel ne nous ont même pas effrayées 😉 ! Chez nos amis, contre les murs (sud et ouest), cette année encore les actinidias étaient prolifiques (ben oui, les kiwis, si j’ai bien compris, ne poussent pas sur un kiwier 😉 ), les couleurs de l’automne décoraient la façade de la maison, et dans le jardin une anémone sauvage pleurait.

J’aime beaucoup cette ville. Ses anciennes maisons en pierre gris bleuté, la pierre de Chailluz, ses toits vernissés et colorés (pas tous, d’accord…), ses escaliers somptueux dans les cours (hélas de moins en moins accessibles)…

A voir et revoir, sans se lasser, la maison Victor Hugo, devenue musée. Citations tellement d’actualité, souvenirs, Histoire.

Un peu plus haut que chez Victor, les vestiges d’un temple ? théâtre ?, souvenirs de l’époque gallo-romaine, du temps où la ville s’appelait Vesontio, le square Castan (du nom de l’archéologue Alphonse Castan). A mes photos, j’ajoute deux images (des plans) trouvées sur Wikipédia ( Par moi-même/myself — Photographie personnelle, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1793898 ).

Et plus haut, la cathédrale Saint Jean abrite dans une de ses tours une horloge astronomique, construite par Auguste-Lucien Vérité (le même qui a conçu celle de Beauvais). Mauvaise surprise, l’horloge ne fonctionne plus, mais pour la voir on paie malgré tout « pour la restauration »… espérons ! En tout cas, c’est impressionnant.

Évidemment, quand on est pour plus d’un ou deux jours à Besançon, il ne faut pas hésiter à aller jusqu’à Ornans, pays de Courbet. La ville, le musée, les paysages pour y aller, les balades sur les lieux peints par Courbet, tout mérite une longue halte. Cette fois, nous n’avions que l’après-midi, et puis il pleuvait, alors, le Musée Courbet ! L’exposition du moment : « Ceux de la terre, la figure du paysan de Courbet à Van Gogh ». Superbe.

Retour à Besançon, et une dernière balade sur une des sept collines qui entourent la ville, Beauregard et Bregille, au-dessus du Doubs, face à la Citadelle, avec « le grand désert », les restes des bastions de Vauban. Longue boucle parfois en sous-bois, avec des vues magnifiques vers la Citadelle ou sur l’ancienne usine de La Rhodia, et sur le Doubs.

Nous sommes repartis vers le Beaujolais, vers d’autres paysages, à suivre sur une prochaine page ! Vu le temps qu’il fait dehors, je pense que je vais rattraper mon « retard » 😉 . Mais avant de fermer cette page, les crocus à l’entrée du parc Chamars ce matin du 14 septembre :

2023

2023

A vous toutes et tous, qui suivez mes balades, mes états d’âme, mes râleries et mes coups de cœur, je souhaite que cette année qui s’ouvre soit pleine de découvertes, de rencontres, de joies (oui, je sais bien qu’il y aura aussi, peut-être, des moments plus ou moins joyeux…), que vous gardiez une santé de fer, un moral d’acier et du soleil dans le ❤ ! A vous et tout votre entourage.

Très occupée tout ce mois de décembre 2022, entre organisation de concert de Noël, préparation de notre rencontre festive habituelle avec les ami.e.s, je n’ai rien publié, mais tout ça va probablement rentrer dans l’ordre 😉 !

Si vous cherchez à savoir d’où vient cette colombe (un peu colorée par mes soins pour l’occasion), je l’ai trouvée sur un mur à l’extérieur de la basilique Santa Maria in Trastevere à Rome.

Petite pause à…

Petite pause à…

… Dijon. Sur la route de Paris à Besançon, une halte repos dans la ville. Bon, c’est pas évident de circuler dans cette ville quand on ne la connait pas du tout… mais finalement, nous avons posé la voiture dans une petite rue qui nous semblait près du centre, parcmétré le temps d’une bonne pause, et en avant ! Tant pis pour les spécialités régionales, dans une rue piétonne un joli petit resto asiatique nous a plu… J’avoue, je ne connaissais pas Dijon. Et c’est bien beau, et plein de superbes maisons, d’Histoire, et tout et tout ! Même si nous n’étions que de passage, nous avons fait un bon petit tour de ville, enfin, du centre .

Nous prendrons peut-être davantage le temps une autre fois… d’autant qu’il faisait très chaud (12 septembre). Nous avons atterri sans le savoir dans la rue de la Chouette, oiseau symbole de la ville, sculptée sur un coin de la cathédrale. Mais des sculptures sur les maisons, sur l’église, il y en a partout… et pas uniquement des chouettes !

Le peu que nous avons découvert de cette ville est vraiment magnifique. Architecture, ruelles, toits vernissés, vieux murs, l’Histoire se rencontre partout dans ce vieux centre…

Nous n’allions pas repartir sans quelques spécialités… surtout que c’était une période de manque pour certain condiment 😉 …

Nous sommes repartis vers Besançon, en laissant derrière nous plein de découvertes à faire dans cette ville. La suite de notre circuit dans l’est sur une prochaine page…

Un château dans la falaise

Un château dans la falaise

La Roche-Guyon, dans le Val d’Oise. Je ne vous raconterai pas l’Histoire de ce château plutôt étonnant, dont une partie creusée dans la falaise, la plus ancienne, serait du genre château-fort, et une autre partie plus récente (XVIIIème siècle) beaucoup plus château de plaisance. Mais sachez juste qu’au Moyen-Âge le premier château était entièrement creusé dans la roche. Puis des ajouts successifs, donjon avec passage secret, corps de garde, et enfin écuries, pavillons, le château est remanié jusqu’au XIXème… bref, vous allez sur le site https://www.chateaudelarocheguyon.fr/ , et vous saurez tout, mieux que je ne pourrai vous l’expliquer ! Ah, oui, pour les fans de BD, Blake et Mortimer font partie de l’histoire du lieu, à suivre dans « Le piège Diabolique »… Et pour les amoureux de Victor Hugo, celui-ci s’est inspiré de la tour du donjon dans son roman « Han d’Islande ».

Samedi 10 septembre, journée grise et pluvieuse, nous voici donc partis vers le château. Document de visite en main, je pense que j’ai tout de même manqué quelques pièces, même en suivant les flèches…

Le plus intrigant pour moi était ce fameux donjon, avec ses escaliers taillés dans la pierre. On arrive d’abord dans un pigeonnier (1 500 nichoirs, creusés dans la roche…), puis on en sort, et on entre dans la falaise pour arriver en haut du donjon. La montée est rude, et la descente encore plus, 265 marches x 2…, mais de là-haut, une vue magnifique récompense les courageux (j’en étais 😉 !)

Le reste de la visite est de tout repos après cette escalade 😉 ! Salons, avec bien entendu une pièce aux murs recouverts de chinoiseries, chapelles, bibliothèque… et la sortie par des souterrains (claustrophobes s’abstenir).

Nous étions un peu pressés de rentrer, pas de balade dans le village, ni au bord de la Seine, ni dans le magnifique jardin potager-verger. Et en plus j’ai raté plein de photos… je pense qu’il faudra que j’y revienne 😉 ! (photo ci-dessous prise sur le site du village de La Roche-Guyon)

Un château en Hauts Tolosans

Un château en Hauts Tolosans

Profitant d’un passage « familial » au mois de juillet, nous avons réussi à sortir de notre retraite ombragée pour aller visiter le château de Merville (31330) http://www.chateau-merville.com/ . Somptueuse bâtisse de briques roses, le château date du XVIIIème siècle, et a traversé sans encombres les années, y compris celles de la Révolution. Filiation, mariage, héritage, aujourd’hui encore un marquis est à la tête du château. Les principales salles se visitent, ainsi que les jardins de buis, et un labyrinthe fait la joie des amateurs d’énigmes…

Mais nous avons préféré visiter les salles du château, que nous avons estimées (à juste titre) plus fraîches que les allées, même ombragées, du parc… Château habité, d’entrée le ton est donné !

Le vestibule, avec un magnifique lustre, et (merci à la canicule qui fait fermer les volets !) une ambiance tout en douceur pour l’accueil…

Puis vient le salon d’été, ouvert sur le parc, dallé, chinoiseries sur les panneaux… (j’en ai oublié de faire une photo d’ensemble ! j’en glisse donc une prise sur le site)

Toutes les pièces sont en enfilade, chambres aux lits à l’ancienne, bureaux, salle à manger, et sont beaucoup plus « chaleureuses », aux murs couverts de tapisseries, superbement conservées depuis leur installation à la fin du XVIIIème siècle. Bon, d’accord, les Troyens et leurs bagarres pour la belle Hélène, ce n’est pas vraiment la déco rêvée pour une chambre actuelle par exemple ! Dans une des salles, un magnifique « cabinet », marqueté, aux tiroirs secrets…

Une visite parfaite pour découvrir l’architecture et un mode de vie du XVIIIème, d’autant qu’ensuite les enfants (et les curieux) pourront profiter des jeux, énigmes, codes secrets à découvrir dans le labyrinthe, ou profiter des jardins, ou encore faire une halte à la Taverne…

Ailleurs…

… et pourtant à peine à 200 kilomètres ! Nous sommes partis pour deux vraies journées (+ l’aller et le retour) dans le Périgord Noir. Entre Sarlat et Montignac. Je n’avais rien préparé, et je me suis même rendu compte que je n’avais aucune carte du coin… mais surtout que je ne connaissais pas du tout ces quelques kilomètres carrés où nous allions rester ces deux jours !

Premier jour… aïe, un pneu crevé ! Première visite, un garage au plus près de La Chapelle Aubareil où nous logions. Montignac Lascaux. Oui, avec les regroupements de communes, on a souvent droit à des noms de villes à rallonge ! Heureusement, l’adresse était bonne, et rendez-vous est pris pour le lendemain milieu d’après-midi pour changer les pneus (et oui, 1 pneu crevé = 2 pneus à changer, si ce n’est pas réparable, et ça ne l’était pas 😦 ). Montignac Lascaux, ça vous dit quelque chose, non ? Alors nous voici partis à la recherche de « LA » grotte de Lascaux. Lascaux 1, Lascaux II, Lascaux III, Lascaux IV ? On se perd sur des routes tortillons, un château par-ci, un site préhistorique par là…

Et finalement, nous étions tout près de cette reconstitution de Lascaux ! Le bâtiment neuf, bof… adossé à une colline très boisée, tout en longueur, en pentes, géométrie dans l’espace… Billet acheté (22 € tout de même…), nous attendons le moment de la découverte. Pas trop de monde, une classe de maternelle, des groupes, des individuels, l’espace intérieur du bâtiment est grand, aéré, tout va bien. Le moment venu, j’avoue être curieuse et un peu sceptique à propos de cette copie… Présentation du lieu, couloirs, béton, toujours cette géométrie, cassures, et clarté.

Puis le noir. La torche du guide se promène, un couloir, et au-dessus de nous… une merveille, des centaines de merveilles. Cerfs, bisons, chevaux prennent vie par les dessins, les couleurs. Et, bizarrement, malgré le fait d’être en groupe, de savoir que c’est une copie, je suis embarquée dans cet autre monde, ce monde « d’avant », un monde de mystère, de vie, et peut-être de chamanisme… je suis ailleurs, chez moi.

Non, bien sûr, ces photos n’ont pas été faites dans la grotte ! J’ai été très obéissante 😉 . Mais la salle « l’atelier » permet de revoir de près ces peintures, tranquillement, et de faire autant de photos qu’on le souhaite. J’ai quand même raté la photo mystère, celle dite de l’homme oiseau… un homme renversé par un bison et à ses côtés un oiseau… la mort ? l’au-delà ? Les historiens planchent sur ces sujets, mais après tout, pourquoi ne pas imaginer soi-même ….

Il était temps de rentrer ensuite, après un passage dans la vie réelle… courses pour les ados et jeunes avec qui nous cohabitions pour ces deux jours, et à nouveau ces petites routes tortueuses, bordées de bois, de champs, tantôt suivant une vallée, tantôt grimpant à flanc de colline au milieu de forêts.

Deuxième journée de découvertes, pas de grottes (pourtant ce n’est pas ce qui manque !), mais j’avais repéré un site troglodyte pas loin, le village de La Madeleine. A flanc de falaise, au-dessus de la Vézère. Des abris « primitifs », une histoire vieille de 20 000 ans, du Magdalénien… puis ces habitats ont été occupés au fil des années par les gens des villages environnants, qui se protégeaient ainsi des envahisseurs ! Il y a même le long de la cavité qui entaille la falaise un lieu qui s’appelle le déversoir, d’où ils basculaient dans le vide et dans la Vézère les intrus !!! Vers le XIVème siècle, un château s’est construit, le château-fort de Petit-Marzac, une chapelle. Habité jusqu’au XIXème siècle, l’arrivée de l’ère industrielle et du train ont tout transformé. Bon, confort très minimaliste… la source fournissait de l’eau, les forêts du bois, les animaux et les champs la nourriture, mais serait-on capable de revenir à ce style de vie, avec tous les « besoins » que la vie actuelle a créés ?????

Nous étions pratiquement les seuls dans le village, mais une jolie chenille et un chevalier nous ont salués !

Il restait un peu de temps avant l’heure du garage 😉 , Les Eyzies n’étaient pas loin, et après une halte au petit restaurant « La Source » à Tursac (oui, ce n’est pas trop dans mes habitudes de donner des noms de restaurants, mais celui-ci nous a beaucoup plu, sympa, calme, zen même, produits frais et très bien cuisinés https://restaurantlasource.net/ ), nous continuons notre tourisme… Le temps n’est pas particulièrement agréable, frais, ondées passagères, humide… mais tant pis, tout est si beau autour de nous ! Encore une falaise, sous laquelle les maisons s’abritent.

Et toujours la Vézère.

Pendant que la voiture se rechaussait de neuf, nous en profitons pour faire un tour dans Montignac. De vieux quartiers dont nous ne verrons qu’une petite partie. Maisons fleuries, et… la Vézère !

Et le voyage se terminait ce mercredi. Retour vers les Hauts Tolosans. Avec une halte à Sarlat. Alors, là, je suis un peu sur la réserve. Non pas que la vieille ville ne mérite pas qu’on s’y arrête et qu’on y flâne, au contraire. Mais pas le mercredi !!!!! Car c’est jour de marché. Moi qui pensais faire quelques courses de fruits et légumes tranquillement, ce fut raté. Une foule de touristes déambulant au milieu des étals, souvent sans même regarder autour d’eux. Des étals de nourritures « pour touristes », noix, charcuterie, fromages, babioles… les mêmes qu’à Carcassonne ou autre cité ancienne. Finalement, j’ai trouvé un producteur de légumes, et nous avons vite quitté cette « rue » pour grimper vers des lieux plus tranquilles, prêts à revenir à Galembrun sans plus tarder. C’était sans compter sur la curiosité. Tout de même, les bâtiments de la vieille ville semblaient bien beaux… Jolie surprise sur notre chemin, un restaurant nous a arrêtés. L’endroit était calme, quelques marches à monter, une petite carte sympa. Alors, grosses faims passez votre chemin, sauf si vous commandez tout en double 😉 . Mais la salle est très agréable, ambiance 1930, musique de fond jazz, très belles photos prises par le patron/cuisinier, et accueil souriant (« La Galerie » à Sarlat). Le marché devait être terminé après cette halte, nous sommes donc revenus vers la vieille ville, pour quelques instants. Maison de La Boétie, vieux hôtels, église, portails sculptés, toits d’ardoise bien pentus, et le soleil de retour…

Voilà voilà. Nous avons retrouvé nos habitudes, notre calme campagne… mais vivement une autre escapade 😉 !

Colonha, passejada

Colonha, passejada

Ne pas confondre Cologne et Cologne… c’est pour cela que j’ai choisi le nom gascon de cette petite ville du Gers, Colonha, bastide fondée en 1284 par le sénéchal Eustache de Beaumarchais qui représentait le roi de France et le comte de Toulouse. Le plan de la bastide est caractéristique des bastides royales de plaine. La ville s’étire le long de deux axes perpendiculaires, et dans un rectangle à pans coupés s’inscrivent neuf îlots de forme carrée ou rectangulaire, la place occupant le centre. J’ai déjà publié des photos de cette ville, et ce jour-là, ayant une heure libre devant moi, j’en ai profité pour faire le tour « complet »… ce n’était pas bien long, et j’ai pu aller et venir d’une « grande » rue à l’autre, arpenter les rues perpendiculaires, et lever le nez !

L’arrivée depuis Galembrun nous amène devant les fossés… encore en eau, et habités d’un côté par des oies, canards et ragondins (quoique cette fois je n’en ai pas vu), et de l’autre un lavoir où on imagine le rude travail des lavaderas de l’époque…

Murs en briques et pierres blanches, la petite ville est très fréquentée en été… ce jour-là, elle était plutôt calme, même si la place centrale était bien entourée de voitures. Pas de photos de la place, cette fois. Je suis partie vers les anciennes allées du foirail. Puits, travail, larges trottoirs…

Quelques curiosités dans les petites rues aux vieilles maisons parfois joliment restaurées, parfois un peu tristes…

L’église, située un peu en dehors de la bastide… et toujours fermée…

Et bien sûr, je n’ai pu m’empêcher de faire quelques photos de cette maison de poète, à l’angle de la place, avec ses dictons, ses fleurs… et devant laquelle on a envie de s’assoir et rêver…

N’oublions pas les « couverts » qui entourent la place, ces passages abrités, posés sur des piliers en bois ou en brique comme ici, qui entourent la place centrale d’une bastide du sud-ouest de la France… bien pratiques quel que soit le temps, pour s’abriter du soleil ou de la pluie… mais ce jour-là, il faisait beau !

Vous pouvez trouver d’autres photos de Cologne en suivant les liens : https://bborda-silvand.blog/2018/08/30/un-jour-un-tour/ ou https://bborda-silvand.blog/2020/02/17/un-tour-a-cologne/ , où vous aurez d’autres aperçus de la bastide (et des environs).

Escapade estivale

Escapade estivale

Grâce à Amandine, nous avons tout de même fait une courte escapade cet été ! Concert de fin de stage à Bruniquel. Et nous ne connaissions pas ce village, ni les alentours d’ailleurs. Vera étant de passage à Toulouse juste à ce moment-là, nous voilà partis vers le Quercy aveyronnais (le Bas Quercy) pour un jour et demi.

Découverte du village de Montricoux, où nous avons passé la nuit au « chat qui dort », chambre d’hôtes en plein cœur du village, sur la Grand’rue. Accueil sympa, belle chambre, dans une ancienne maison complètement rénovée. Le village est perché sur une colline, l’Aveyron passe tout en bas. Ruelles, maisons à pans de bois, vieilles pierres, un château, sur les bords de l’Aveyron un moulin. Pour l’Histoire, sachez que ce site était déjà habité à l’époque paléolithique, les Cadurques l’ont habité à l’époque Gauloise, les Templiers y sont passé et ont bâti une commanderie, un donjon, un château, les guerres de religion puis la révolution ont détruit un peu tout, bref, de « Mormacus » puis Mons-Riculfi qui deviendra en langue d’oc Mont-Ricolf et plus tard Mont-Ricos qui veut dire : Mont rude, âpre (Monricos), nous arrivons au nom actuel, Montricoux. Attention, nous sommes dans le Sud où toutes les lettres se prononcent, mais pas ici, surtout pas de « t » quand vous parlez de ce village, c’est Mon(t)ricoux !

Et après Montricoux, nous voici à Bruniquel. Là aussi, l’Histoire est présente depuis l’ère paléolithique (exposition dans le château), un scribe de Moissac fait mention pour la première fois du village au XI° siècle sous le nom de Brunichildum (une légende attribue la fondation de la cité à la Reine Brunehaut, qui fut effectivement une grande bâtisseuse). Quelques séquelles de la guerre de 100 ans, et si la croisade des Albigeois épargne Bruniquel, les guerres de religion vont accroître l’opposition entre les deux châteaux postés tout en haut du village puisque le château vieux appartient à un vicomte catholique et le château jeune à un réformé, constructions et destructions de châteaux et remparts, querelles familiales, bref, en 1987 la commune rachète les deux châteaux et entreprend petit à petit sa rénovation. Pour arriver aux châteaux, il faut grimper la rue principale… heureusement, on peut aussi grimper en zigzagant d’un côté à l’autre, c’est moins fatigant 😉 !

Beaucoup de végétation, vieilles maisons aux jardins clos, de jolies boutiques (mais pas autant qu’à Carcassonne ou au Mont St Michel…) dont une que j’ai particulièrement aimée : des sculptures en recyclage importées du Zimbabwe par une boutique-association. Fleurs, oiseaux bariolés, nous accueillaient au milieu des plantes…

Balade dans les ruelles en galets, pavés irréguliers, heureusement que je ne mets pas de talons aiguilles !!!!

Entre Montricoux et Bruniquel, ma collection de vieilles portes s’est enrichie…

Et les châteaux ? Ah bien sûr, nous y allons. Le stage de chant (lyrique) ayant lieu là-haut, ainsi que les spectacles du festival Offenbach (25ème édition cette année), nous avons pu, avant le concert de fin de stage, le visiter. Enfin, une grande partie. Des expositions dans les salles : découvertes archéologiques, rénovation des châteaux, photos des spectacles Offenbach, et bien sûr toute une salle consacrée au tournage du film « Le vieux fusil » de Robert Enrico, avec Romy Schneider, Philippe Noiret et Jean Bouyse. Avant de partir à l’assaut des escaliers du château, petite pause dans les jardins au pied des murailles.

Et donc les châteaux. Ils sont « posés » sur un rocher, à 90 mètres au-dessus de l’Aveyron. Le donjon, la galerie Renaissance avec une vue époustouflante sur la rivière tout en bas, la cheminée en bois sculpté de la salle d’apparat, les chapiteaux de la salle des chevaliers (remaniés au début du XXème siècle), la porte d’entrée du Château Jeune, la petite tour d’angle de l’entrée du Château Vieux et son entourage de jasmin (dommage, la vieille cuisine était fermée), les vieux escaliers…

Évidemment, j’ai fait provision de portes plus ou moins vieilles, mais j’ai aussi renoué avec une ancienne manie : trouver les chats habitants des villages… pas difficiles à trouver, ici, j’avoue !

Pour le moment, pas d’autres déplacements en vue. Un peu plus tard, si tout va bien, nous essaierons d’aller vers ma Basquaisie, mais aussi vers le Beaujolais, Besançon, la Champagne, la Bourgogne, ou… ?????????????