Ailleurs…

… et pourtant à peine à 200 kilomètres ! Nous sommes partis pour deux vraies journées (+ l’aller et le retour) dans le Périgord Noir. Entre Sarlat et Montignac. Je n’avais rien préparé, et je me suis même rendu compte que je n’avais aucune carte du coin… mais surtout que je ne connaissais pas du tout ces quelques kilomètres carrés où nous allions rester ces deux jours !

Premier jour… aïe, un pneu crevé ! Première visite, un garage au plus près de La Chapelle Aubareil où nous logions. Montignac Lascaux. Oui, avec les regroupements de communes, on a souvent droit à des noms de villes à rallonge ! Heureusement, l’adresse était bonne, et rendez-vous est pris pour le lendemain milieu d’après-midi pour changer les pneus (et oui, 1 pneu crevé = 2 pneus à changer, si ce n’est pas réparable, et ça ne l’était pas 😦 ). Montignac Lascaux, ça vous dit quelque chose, non ? Alors nous voici partis à la recherche de « LA » grotte de Lascaux. Lascaux 1, Lascaux II, Lascaux III, Lascaux IV ? On se perd sur des routes tortillons, un château par-ci, un site préhistorique par là…

Et finalement, nous étions tout près de cette reconstitution de Lascaux ! Le bâtiment neuf, bof… adossé à une colline très boisée, tout en longueur, en pentes, géométrie dans l’espace… Billet acheté (22 € tout de même…), nous attendons le moment de la découverte. Pas trop de monde, une classe de maternelle, des groupes, des individuels, l’espace intérieur du bâtiment est grand, aéré, tout va bien. Le moment venu, j’avoue être curieuse et un peu sceptique à propos de cette copie… Présentation du lieu, couloirs, béton, toujours cette géométrie, cassures, et clarté.

Puis le noir. La torche du guide se promène, un couloir, et au-dessus de nous… une merveille, des centaines de merveilles. Cerfs, bisons, chevaux prennent vie par les dessins, les couleurs. Et, bizarrement, malgré le fait d’être en groupe, de savoir que c’est une copie, je suis embarquée dans cet autre monde, ce monde « d’avant », un monde de mystère, de vie, et peut-être de chamanisme… je suis ailleurs, chez moi.

Non, bien sûr, ces photos n’ont pas été faites dans la grotte ! J’ai été très obéissante 😉 . Mais la salle « l’atelier » permet de revoir de près ces peintures, tranquillement, et de faire autant de photos qu’on le souhaite. J’ai quand même raté la photo mystère, celle dite de l’homme oiseau… un homme renversé par un bison et à ses côtés un oiseau… la mort ? l’au-delà ? Les historiens planchent sur ces sujets, mais après tout, pourquoi ne pas imaginer soi-même ….

Il était temps de rentrer ensuite, après un passage dans la vie réelle… courses pour les ados et jeunes avec qui nous cohabitions pour ces deux jours, et à nouveau ces petites routes tortueuses, bordées de bois, de champs, tantôt suivant une vallée, tantôt grimpant à flanc de colline au milieu de forêts.

Deuxième journée de découvertes, pas de grottes (pourtant ce n’est pas ce qui manque !), mais j’avais repéré un site troglodyte pas loin, le village de La Madeleine. A flanc de falaise, au-dessus de la Vézère. Des abris « primitifs », une histoire vieille de 20 000 ans, du Magdalénien… puis ces habitats ont été occupés au fil des années par les gens des villages environnants, qui se protégeaient ainsi des envahisseurs ! Il y a même le long de la cavité qui entaille la falaise un lieu qui s’appelle le déversoir, d’où ils basculaient dans le vide et dans la Vézère les intrus !!! Vers le XIVème siècle, un château s’est construit, le château-fort de Petit-Marzac, une chapelle. Habité jusqu’au XIXème siècle, l’arrivée de l’ère industrielle et du train ont tout transformé. Bon, confort très minimaliste… la source fournissait de l’eau, les forêts du bois, les animaux et les champs la nourriture, mais serait-on capable de revenir à ce style de vie, avec tous les « besoins » que la vie actuelle a créés ?????

Nous étions pratiquement les seuls dans le village, mais une jolie chenille et un chevalier nous ont salués !

Il restait un peu de temps avant l’heure du garage 😉 , Les Eyzies n’étaient pas loin, et après une halte au petit restaurant « La Source » à Tursac (oui, ce n’est pas trop dans mes habitudes de donner des noms de restaurants, mais celui-ci nous a beaucoup plu, sympa, calme, zen même, produits frais et très bien cuisinés https://restaurantlasource.net/ ), nous continuons notre tourisme… Le temps n’est pas particulièrement agréable, frais, ondées passagères, humide… mais tant pis, tout est si beau autour de nous ! Encore une falaise, sous laquelle les maisons s’abritent.

Et toujours la Vézère.

Pendant que la voiture se rechaussait de neuf, nous en profitons pour faire un tour dans Montignac. De vieux quartiers dont nous ne verrons qu’une petite partie. Maisons fleuries, et… la Vézère !

Et le voyage se terminait ce mercredi. Retour vers les Hauts Tolosans. Avec une halte à Sarlat. Alors, là, je suis un peu sur la réserve. Non pas que la vieille ville ne mérite pas qu’on s’y arrête et qu’on y flâne, au contraire. Mais pas le mercredi !!!!! Car c’est jour de marché. Moi qui pensais faire quelques courses de fruits et légumes tranquillement, ce fut raté. Une foule de touristes déambulant au milieu des étals, souvent sans même regarder autour d’eux. Des étals de nourritures « pour touristes », noix, charcuterie, fromages, babioles… les mêmes qu’à Carcassonne ou autre cité ancienne. Finalement, j’ai trouvé un producteur de légumes, et nous avons vite quitté cette « rue » pour grimper vers des lieux plus tranquilles, prêts à revenir à Galembrun sans plus tarder. C’était sans compter sur la curiosité. Tout de même, les bâtiments de la vieille ville semblaient bien beaux… Jolie surprise sur notre chemin, un restaurant nous a arrêtés. L’endroit était calme, quelques marches à monter, une petite carte sympa. Alors, grosses faims passez votre chemin, sauf si vous commandez tout en double 😉 . Mais la salle est très agréable, ambiance 1930, musique de fond jazz, très belles photos prises par le patron/cuisinier, et accueil souriant (« La Galerie » à Sarlat). Le marché devait être terminé après cette halte, nous sommes donc revenus vers la vieille ville, pour quelques instants. Maison de La Boétie, vieux hôtels, église, portails sculptés, toits d’ardoise bien pentus, et le soleil de retour…

Voilà voilà. Nous avons retrouvé nos habitudes, notre calme campagne… mais vivement une autre escapade 😉 !

Colonha, passejada

Colonha, passejada

Ne pas confondre Cologne et Cologne… c’est pour cela que j’ai choisi le nom gascon de cette petite ville du Gers, Colonha, bastide fondée en 1284 par le sénéchal Eustache de Beaumarchais qui représentait le roi de France et le comte de Toulouse. Le plan de la bastide est caractéristique des bastides royales de plaine. La ville s’étire le long de deux axes perpendiculaires, et dans un rectangle à pans coupés s’inscrivent neuf îlots de forme carrée ou rectangulaire, la place occupant le centre. J’ai déjà publié des photos de cette ville, et ce jour-là, ayant une heure libre devant moi, j’en ai profité pour faire le tour « complet »… ce n’était pas bien long, et j’ai pu aller et venir d’une « grande » rue à l’autre, arpenter les rues perpendiculaires, et lever le nez !

L’arrivée depuis Galembrun nous amène devant les fossés… encore en eau, et habités d’un côté par des oies, canards et ragondins (quoique cette fois je n’en ai pas vu), et de l’autre un lavoir où on imagine le rude travail des lavaderas de l’époque…

Murs en briques et pierres blanches, la petite ville est très fréquentée en été… ce jour-là, elle était plutôt calme, même si la place centrale était bien entourée de voitures. Pas de photos de la place, cette fois. Je suis partie vers les anciennes allées du foirail. Puits, travail, larges trottoirs…

Quelques curiosités dans les petites rues aux vieilles maisons parfois joliment restaurées, parfois un peu tristes…

L’église, située un peu en dehors de la bastide… et toujours fermée…

Et bien sûr, je n’ai pu m’empêcher de faire quelques photos de cette maison de poète, à l’angle de la place, avec ses dictons, ses fleurs… et devant laquelle on a envie de s’assoir et rêver…

N’oublions pas les « couverts » qui entourent la place, ces passages abrités, posés sur des piliers en bois ou en brique comme ici, qui entourent la place centrale d’une bastide du sud-ouest de la France… bien pratiques quel que soit le temps, pour s’abriter du soleil ou de la pluie… mais ce jour-là, il faisait beau !

Vous pouvez trouver d’autres photos de Cologne en suivant les liens : https://bborda-silvand.blog/2018/08/30/un-jour-un-tour/ ou https://bborda-silvand.blog/2020/02/17/un-tour-a-cologne/ , où vous aurez d’autres aperçus de la bastide (et des environs).

Escapade estivale

Escapade estivale

Grâce à Amandine, nous avons tout de même fait une courte escapade cet été ! Concert de fin de stage à Bruniquel. Et nous ne connaissions pas ce village, ni les alentours d’ailleurs. Vera étant de passage à Toulouse juste à ce moment-là, nous voilà partis vers le Quercy aveyronnais (le Bas Quercy) pour un jour et demi.

Découverte du village de Montricoux, où nous avons passé la nuit au « chat qui dort », chambre d’hôtes en plein cœur du village, sur la Grand’rue. Accueil sympa, belle chambre, dans une ancienne maison complètement rénovée. Le village est perché sur une colline, l’Aveyron passe tout en bas. Ruelles, maisons à pans de bois, vieilles pierres, un château, sur les bords de l’Aveyron un moulin. Pour l’Histoire, sachez que ce site était déjà habité à l’époque paléolithique, les Cadurques l’ont habité à l’époque Gauloise, les Templiers y sont passé et ont bâti une commanderie, un donjon, un château, les guerres de religion puis la révolution ont détruit un peu tout, bref, de « Mormacus » puis Mons-Riculfi qui deviendra en langue d’oc Mont-Ricolf et plus tard Mont-Ricos qui veut dire : Mont rude, âpre (Monricos), nous arrivons au nom actuel, Montricoux. Attention, nous sommes dans le Sud où toutes les lettres se prononcent, mais pas ici, surtout pas de « t » quand vous parlez de ce village, c’est Mon(t)ricoux !

Et après Montricoux, nous voici à Bruniquel. Là aussi, l’Histoire est présente depuis l’ère paléolithique (exposition dans le château), un scribe de Moissac fait mention pour la première fois du village au XI° siècle sous le nom de Brunichildum (une légende attribue la fondation de la cité à la Reine Brunehaut, qui fut effectivement une grande bâtisseuse). Quelques séquelles de la guerre de 100 ans, et si la croisade des Albigeois épargne Bruniquel, les guerres de religion vont accroître l’opposition entre les deux châteaux postés tout en haut du village puisque le château vieux appartient à un vicomte catholique et le château jeune à un réformé, constructions et destructions de châteaux et remparts, querelles familiales, bref, en 1987 la commune rachète les deux châteaux et entreprend petit à petit sa rénovation. Pour arriver aux châteaux, il faut grimper la rue principale… heureusement, on peut aussi grimper en zigzagant d’un côté à l’autre, c’est moins fatigant 😉 !

Beaucoup de végétation, vieilles maisons aux jardins clos, de jolies boutiques (mais pas autant qu’à Carcassonne ou au Mont St Michel…) dont une que j’ai particulièrement aimée : des sculptures en recyclage importées du Zimbabwe par une boutique-association. Fleurs, oiseaux bariolés, nous accueillaient au milieu des plantes…

Balade dans les ruelles en galets, pavés irréguliers, heureusement que je ne mets pas de talons aiguilles !!!!

Entre Montricoux et Bruniquel, ma collection de vieilles portes s’est enrichie…

Et les châteaux ? Ah bien sûr, nous y allons. Le stage de chant (lyrique) ayant lieu là-haut, ainsi que les spectacles du festival Offenbach (25ème édition cette année), nous avons pu, avant le concert de fin de stage, le visiter. Enfin, une grande partie. Des expositions dans les salles : découvertes archéologiques, rénovation des châteaux, photos des spectacles Offenbach, et bien sûr toute une salle consacrée au tournage du film « Le vieux fusil » de Robert Enrico, avec Romy Schneider, Philippe Noiret et Jean Bouyse. Avant de partir à l’assaut des escaliers du château, petite pause dans les jardins au pied des murailles.

Et donc les châteaux. Ils sont « posés » sur un rocher, à 90 mètres au-dessus de l’Aveyron. Le donjon, la galerie Renaissance avec une vue époustouflante sur la rivière tout en bas, la cheminée en bois sculpté de la salle d’apparat, les chapiteaux de la salle des chevaliers (remaniés au début du XXème siècle), la porte d’entrée du Château Jeune, la petite tour d’angle de l’entrée du Château Vieux et son entourage de jasmin (dommage, la vieille cuisine était fermée), les vieux escaliers…

Évidemment, j’ai fait provision de portes plus ou moins vieilles, mais j’ai aussi renoué avec une ancienne manie : trouver les chats habitants des villages… pas difficiles à trouver, ici, j’avoue !

Pour le moment, pas d’autres déplacements en vue. Un peu plus tard, si tout va bien, nous essaierons d’aller vers ma Basquaisie, mais aussi vers le Beaujolais, Besançon, la Champagne, la Bourgogne, ou… ?????????????

Launac en avril, 2

Launac en avril, 2

Quelques maisons, de vieux murs, des curiosités… et des noms de rue qui font rêver…

Quelques belles maisons « bourgeoises » anciennes en « centre ville », mais il y en a aussi deux très belles, style « maison de maître » à la sortie de Launac. Dans Launac, certaines maisons ont été rénovées pour le plus grand plaisir des yeux. On aimerait que tout ce cœur de village voie les façades remises à neuf, aux couleurs assorties, vieilles briques et crépis colorés… mais ce n’est pas évident à faire, tout ayant un coût, et c’est donc au bon vouloir et aux possibilités des habitants des lieux. Rénovées ou pas, de toute façon je préfèrerai toujours les vieilles maisons aux maisons nouvelles !

Vieux murs en travaux, petites curiosités, ici un mât de nichoirs à oiseaux, là un mur inondé de lobélias cascadant, une ancienne entrée, un passage fermé entre deux grandes maisons, le beau carrelage sous un couvert, des masques africains comme des totems en haut d’un balcon, le mélange briques et galets d’un mur, ou bien ce vieux mur en terre crue, les avancées de poutres à la limite de l’étage…

Je n’ai pas fait le tour complet de Launac… il y a de nouvelles restaurations en cours, des coins à découvrir, le lac, le chemin du Moulin, les chemins cachés, de nouveaux quartiers, même si le village n’est pas bien grand ! Pourtant Launac a une histoire très riche. J’ai trouvé un historique très intéressant des tribulations de Launac sur ce blog, avec des textes de Michel Comby, historien local de Thil, hélas décédé récemment : http://unmondedimage.canalblog.com/archives/2021/02/05/38786758.html , un article récent (février 2021). Je reste beaucoup plus « nez en l’air » dans mes intentions, et beaucoup moins érudite… mais j’ai été ravie de découvrir cette page d’histoire de Launac, je ne savais pas tout ça ! Et si vous y passez au cours d’un de vos voyages, n’hésitez pas à vous y arrêter !

Échappée familiale, 4

Échappée familiale, 4

(et fin). Ce samedi 10 octobre était tout ensoleillé, bleu, juste ce qu’il fallait pour une belle fête d’anniversaire ! Petit tour dans Coincy (02), appelée parait-il « la petite Venise de l’Aisne »… nous n’avons vu qu’un ruisseau, l’Ordimouille, qui traverse le village, mais après tout, pourquoi pas ? 😉

Une église, Notre Dame de l’Assomption, dont nous n’avons pas trouvé l’entrée… (ou du moins pas de porte ouverte), mais de la chambre où nous étions, belle vue du clocher (et dès 7 heures du matin, réveil bien sonore… 😉 ) ! J’ai cherché en vain des renseignements sur cette église, dont une partie semble avoir disparu.

L’après-midi, visite guidée de Château-Thierry au programme. Un monsieur plein de bonne volonté, qui nous a dit être à la retraite, apparemment seul disponible ce jour-là, mais dont la spécialité était les passages de la guerre 14/18 à Château-Thierry. Surtout avec des cartes postales. Ah… nous étions loin de notre guide-conférencière des Hauts Tolosans, Chantal… Mais heureusement, il n’y a pas que les aventures guerrières de la ville à découvrir, et notre guide avait aussi quelques connaissances sur l’Histoire de Château-Thierry et ses illustres habitants ! Dont Jean De La Fontaine. Maison natale transformée en musée, et une ou deux anecdotes sur ce monsieur pas très sympa au final… moraliste, peut-être, mais dans ses fables…

J’espère bien revenir visiter plus tranquillement la ville. De belles maisons, une tour de l’Horloge, d’anciennes fontaines (ce fut une ville d’eaux), un château médiéval avec murailles et presque tout ce qui va avec un château-fort, l’ancien Hôtel-Dieu transformé en musée (comme la maison de La Fontaine, d’ailleurs), et de jolis clins d’œil aux fables par-ci par là dans la ville.

Juste en face de l’entrée du château-fort, un joli jardin médiéval, où j’aurais bien voulu flâner un peu (et pas seulement moi…), mais notre guide était déjà reparti vers la ville !

J’avoue être restée un peu sur ma faim, mais ce n’est que partie remise, j’espère ! Retour à Coincy par de petites routes, parfois entre deux bois, parfois entre deux champs de betteraves. Et le soir, nous avons pu fêter les 50 ans de Joëlle. Quelques jours de vadrouille bien agréables, de rencontres sympathiques, de retrouvailles familiales. Prochaine échappée mi-novembre vers le Beaujolais, car les amis nous attendent pour « le nouveau »…

Échappée familiale, 3

Échappée familiale, 3

Après une dizaine de jours avec une grosse reprise des activités, je replonge dans les moments de cette semaine d’échappée vers le presque haut de la France ! D’autant qu’aujourd’hui le vent souffle en rafales, le ciel est bien gris… ce n’est pas que le ciel était bleu, ce vendredi 9 octobre, pour notre route vers Coincy (02), mais nous avons fait quelques découvertes, sur la route vers Auxerre (que j’avais envie de découvrir, même rapidement…). En Puisaye, au hasard d’une jolie petite route, au-dessus du village de Druyes-les-Belles-Fontaines, un étonnant château-fort du Moyen Âge, construit à la fin du XIIème par les comtes de Nevers sur la colline dominant la vallée de la Druyes.

Un peu plus loin, un moulin. Inaccessible, portails verrouillés… dommage.

Vers midi, arrivée à Auxerre. Encore une ville en hauteur ! Alors nous avons programmé Cocotte pour nous amener jusqu’à la place de la Mairie, en principe centre ville de toute ville qui se respecte ! Nous sommes donc arrivés au pied de la Tour de l’Horloge. En travaux… mais en plein dans la zone piétonne, parfait pour une visite rapide du centre de la vieille ville. Et là (voilà ce que c’est quand on ne prépare pas ses visites 😉 ), nous découvrons que le lien pour la visite de la ville est… Cadet Roussel. Car ce monsieur, moqué dans la chanson pour ses excentricités, fut premier huissier audiencier au bailliage et siège présidial d’Auxerre !

Il n’y a pas que lui comme célébrité de la ville. Au hasard de notre balade, nous avons rencontré Marie Noël (poétesse), Restif de la Bretonne (écrivain), et – va savoir ! – il y en a peut-être encore d’autres ?

Vieilles maisons parfois rénovées, parfois « en l’état », ruelles en pentes, espace piétonnier, quelques enseignes préservées ou anciennes

Encore une ville qui mériterait un plus long passage, bien sûr… les bords de l’Yonne, quatre ou cinq églises, des parcs et des jardins… Nous étions tout près de la cathédrale Saint Etienne, église édifiée sur plusieurs siècles, romane, incendiée, rebâtie au XIème, à nouveau détruite puis reconstruite au XVIème, bref, beaucoup de constance pour garder cet édifice majestueux. Portails gothiques racontant plein d’histoires, vitraux magnifiques avec là aussi quelques histoires, immense nef. Et un orgue qui m’a semblé récent.

En quittant la ville, nous avons pu l’admirer depuis les bords de l’Yonne, mais malheureusement nous n’avons pu nous arrêter… c’est sur le site de l’Office de Tourisme d’Auxerre ( https://www.ot-auxerre.fr/ ) que j’ai volé cette image :

Un peu de route sous la pluie, vers Coincy.

Et nous avons enfin vu des coins de ciel bleu. Champs de betteraves à perte de vue, coteaux, forêts… Rue du Dauphin, une belle vieille maison, chaleureuse, des ami-e-s à découvrir, nouvelle halte familiale, jusqu’à dimanche !

Échappée familiale 2

Échappée familiale 2

Ce n’est pas « la petite maison dans la prairie », mais c’est dans une bien jolie maison que nous logeons depuis mardi, chez une de mes sœurs (je sais, je l’ai mise hier soir déjà sur la première « échappée familiale, mais pourquoi se priver d’une deuxième vue 😉 )

Une ancienne ferme dépendant, avec pratiquement tous les bâtiments alentour, du château des Barres, construit par le baron Chaillou des Barres, baron d’Empire, et encore dans cette famille. Mais maintenant l’hérititier est un comte…. Bref. Belle balade hier le long d’une partie d’une ancienne voie romaine, sous les arbres. Zut, je n’avais pris ni l’appareil photo ni le téléphone… Donc ce matin, j’ai fait un mini tour des environs immédiats :

Et cet après-midi nous sommes allés à Clamecy, toujours pour un visite express… La ville pourrait être agréable, mais elle est triste. D’accord, le soleil n’était pas vraiment au rendez-vous. Mais en plus, beaucoup de maisons à vendre, des magasins fermés. Dommage, vraiment, car il y a de jolies ruelles bordées de vieilles maisons, des hôtels particuliers, dont la maison de Romain Rolland (musée fermé)

Et une collégiale (collégiale Saint Martin) au portail tout en dentelle, un peu étonnante sur cette place. Hélas, la saison touristique est passée, et il faut croire que les touristes aventureux qui osent sortir pendant d’autres mois que l’été n’ont pas droit aux explications à propos de la ville et ses richesses… car l’office de tourisme est fermé 5 jours sur 7 en octobre… Mais internet est là, et vous saurez que cette collégiale est du XIIIème, puis XVIème, on s’en doute en voyant le portail bien représentatif du gothique flamboyant !

A côté de cette place, dans une petite rue pavée, un chouette magasin d’antiquités et brocante, dans une maison minuscule. Coup de ❤ pour ses pièces où s’accumulent vaisselle ancienne, vieux livres, meubles d’autrefois, linge… présentés dans les pièces auxquelles tout cela correspond ! salle de bains, bureau, chambres, le tout un peu en bazar, mais un endroit à trouvailles ! à condition de prendre son temps 😉

Fin de la visite, nous n’avons pas vu la rivière, l’autre église… une autre fois ! Ah, si, nous y avons aussi trouvé une cave assez fantastique 😉 , et croisé un chat (heu… mauvais réglage de l’appareil… désolée)

Randonnée toulousaine

Randonnée toulousaine

Ouf, je commençais à être en manque de manif… quinze jours « sans » ! J’avoue, nous aurions pu aller à une ou deux prévues, mais les allers-retours Galembrun/Toulouse nous ont un peu refroidis (heu… le temps aussi, d’ailleurs 😉 ). Bon, alors, tout de même cette semaine, il fallait se bouger, non mais. Pour une fois, je mets tout en vrac, les manifestants, les immeubles, les « Rosie la riveteuse », et… la pluie ! La réalité aussi est que nous avons dû courir après la manif qui avait pris une autre direction que celle d’habitude, et que nous attendions là où elle n’avait pas prévu de passer ! (au fait, camarades, ce serait sympa dans vos méls d’indiquer les trajets). Donc cette fois, nous avons rattrapé tout le monde vers le Monument aux Morts.

Nous avons continué avec eux, en traversant quelques beaux quartiers toulousains, pour arriver à la Fac de Sciences.

Là, après les discours, les « Rosie » ont pris toute la place, et finalement, je m’y suis mise moi aussi, mais je n’avais pas prévu le petit foulard à pois, la combinaison bleue et les gants de ménage… la prochaine fois ! Et, non, pas de photo de moi en train de protester, vu que c’est moi qui prends les photos 😉 !

Nous avions rendez-vous avec Martine, pour un repas entre ami-e-s, alors nous avons longé le Jardin des Plantes (j’ai un peu lorgné, nostalgique, en face, vers le Jardin Royal où, quand je suis arrivée à Toulouse, j’avais rêvé d’habiter…) jusqu’à Saint Michel pour un petit tour de métro.

Le temps de papoter, discuter de tout et de rien comme de vieux amis (que nous sommes), de découvrir la cuisine du jour de ce petit resto sympa, « Jour de Marché », et nous voici revenus à Galembrun, où les rafales de vent sont (aussi) de retour, pliant les branches du laurier, entre ciel gris et ciel bleu, nuages blancs et nuages gris encre…

Une de plus…

Une de plus…

La dernière manifestation où nous sommes allés, à Toulouse, le 20 février, proposait un circuit différent. L’occasion de découvrir de nouveaux immeubles, grilles, balcons, et faire quelques photos supplémentaires de cette si belle ville (pour les photos de la manif, c’est sur ma page Face Book)

Partant de ce que certains osent appeler « les ramblas toulousaines »… (je peux vous dire que ce n’est pas vraiment comme à Barcelone, même si ces allées Jean Jaurès sont devenues plutôt agréables 😉 ), nous avions rendez-vous sur la place d’Arménie. J’aime beaucoup la façade de l’ex-église, dommage qu’elle soit squattée par une banque… mais sous le soleil, la fontaine était très belle.

Et puis nous avons suivi les camarades, retrouvé Claire, fidèle au poste, continué jusqu’à Arnaud-Bernard, où « Rosie la riveteuse » et ses copines ont une fois de plus chanté et dansé « à cause de Macron », applaudies chaleureusement… tiens, d’ailleurs, voici un lien « l’appel des petites connes », que je vous invite à signer : https://france.attac.org/se-mobiliser/reforme-des-retraites/article/l-appel-des-petites-connes

Bon, d’accord, elles sont moins nombreuses à Toulouse qu’à Paris 😉 , mais il ne tient qu’à vous et nous, mesdames-moiselles d’agrandir le groupe ! Rendez-vous bientôt ?

Un tour à Cologne

Un tour à Cologne

Cologne dans le Gers, pas tout là-haut en Allemagne (même si cette ville mérite aussi d’être découverte). Et oui, les deux villes, la grande et la petite, sont jumelées !

Cologne n’était pas prévue au départ, ce dimanche de février. Et finalement ce dimanche après-midi s’est transformé en une tournée routière… Galembrun/Verdun sur Garonne d’abord, puis Verdun/Cologne, retour Cologne/Verdun, et de là retour à Galembrun. Ouf ! Mais il faisait beau, et dès le départ, j’ai eu droit à de superbes ciels :

Je ne sais pourquoi, « Cocotte » (notre guide GPS), mise en fonction pour ne pas faire trop de route en plus, m’a fait partir de Verdun à Cologne par de toutes petites routes. Ce n’était pas désagréable, mais par moments je me suis demandé si elle n’était pas perdue 😉 ! Au détour d’un croisement, en pleine campagne, rencontré cette Pieta, assez étonnante :

Finalement, de tournicoti en tournicota, je me suis retrouvée à Laréole, et tiens, pourquoi pas un petit arrêt photo depuis le bord de la route (château fermé de début octobre à fin mai, plus d’informations : https://www.hautegaronnetourisme.com/le-chateau-de-lareole )

Et puis comme finalement je suis arrivée un peu trop tôt à Cologne (j’y allais pour faire des photos d’un stage organisé par Guillemette : https://uneviedallegresse.wordpress.com/2020/01/15/atelier-retrouver-sa-vibration-originelle-a-cologne-32/ ), je me suis promenée dans Cologne. Je suis restée dans le centre, que je finis par connaître par cœur, mais où je me balade toujours avec plaisir. Les « couverts » autour de la jolie halle (si difficile à photographier, merci les voitures stationnées tout autour 😉 ), les maisons en briques ou en pierre blanche, le lavoir où les lavandières auraient du mal à laver leur linge : il était inondé !, les douves avec leurs volatiles à palmes, et cette maison joliment fleurie aux inscriptions sur les volets…

Après ma séance photos, je suis repartie à Verdun, récupérer Manon, mais – allez savoir pourquoi ? – Cocotte ne m’a pas fait passer par les mêmes petites routes qu’à l’aller ! J’étais un peu pressée, pour faire attendre Manon le moins possible, mais dans mon rétroviseur j’ai profité de quelques beaux moments de ciel au couchant du soleil… Tout de même, je n’ai pas résisté à un arrêt de 5 secondes, pour vous en faire profiter aussi !