Urbanismes…

… Toulousains. Par-ci par-là, entre manifs et passages « en ville » (de plus en plus rares), cette ville de Toulouse est étonnante de richesse architecturale. Beaux immeubles anciens, d’autres plus modernes, vieilles maisons toulousaines encore debout dans certains quartiers, monuments bien sûr, les ombres des arbres sur les murs de briques le long des boulevards, hôtels des pastelliers, ce sont des centaines de pages que je pourrais écrire en photos !

Pour aujourd’hui, je me contenterai des derniers passages à Toulouse. Boulevards, surtout, puisque c’était pour des manifs, mais aussi, à l’occasion de quelques rendez-vous, dans des rues du cœur de ville.

Dans notre ancien quartier, encore quelques maisons abandonnées, jardins en friche, volets fermés, vieux rosiers, balcons repeints…

La ville, ce sont aussi quelques beaux tags…

Tag éphémère sur ces panneaux posés contre les vitres d’une école supérieure, lors de la manifestation du 1er mai, histoire de les protéger des idiots dévastateurs…

Sur le boulevard, côté nouveaux immeubles, près du beau jardin de Compans-Caffarelli, rencontre avec un illustre Toulousain.

Et puis il y a aussi l’architecture cachée, parkings, parc des expositions, à laquelle on ajoute des couleurs pour que ce soit moins triste, ou moins aseptisé, ou moins inhumain…

Côté statuaire, quelques personnages célèbres… Plus haut, c’était Carlos Gardel. Il y a bien sûr Pierre-Paul Riquet. Mais aujourd’hui je terminerai avec Jeanne d’Arc, témoin du haut de son socle de bien des défilés, veillant sur les fleuristes du marché du matin, surveillant le vieux manège installé au début de la grande rue d’Alsace Lorraine, devenue piétonnière… (je n’ai pas une passion débordante pour Jeanne, mais ce jour-là, sous les feuillages tout nouveaux, je l’ai trouvée bien fière !)

Souvenirs Romains, suite

Décidément, il semblerait que mars refuse de céder la place au mois d’avril, giboulées, rafales de vent d’ouest, ciel un coup gris un coup bleu… pas envie de mettre le nez dehors, alors je le mets dans mes photos de voyages 😉 . Et je continue avec ce premier séjour Romain, avril 2013. En 6 jours, le temps passe vite, et il y a tellement de découvertes à faire ! Lors de notre deuxième séjour, avec d’autres amis, nous avons complété un peu, mais dans ma tête il reste encore beaucoup à voir et j’aimerais bien y revenir… si vedrà… Bref, nous voici dans le Vatican. Richesses, ors, tableaux, cadeaux venus du monde entier, des plafonds éblouissants, des salles époustouflantes, mais beaucoup de monde ! Pourtant, nous avions choisi le mercredi, jour où en principe la foule se presse dehors et devant le balcon d’où le Pape donne sa bénédiction, et non dans les salles du palais. L’entrée n’est pas donnée, mais quelles que soient nos idées sur la religion c’est tout de même une visite à ne pas manquer. Et il faudrait bien au moins deux jours pour vraiment apprécier toutes ces richesses.

Juste à côté, le château Saint Ange. Évidemment, moi qui aime tant l’opéra, je n’avais pas envie de manquer cette visite ! Je ne sais pas de quel côté Tosca se jette dans le vide, Tibre ou jardins, mais la vue sur la ville est, là aussi, très belle.

Nous traversons le Tibre par le pont Sant’Angelo, et retour vers Trastevere par la longue Via Giulia, surnommée « le salon de Rome », rue pavée, anciens hôtels particuliers aux petites cours parfois luxueuses, antiquaires et galeries d’art, églises, bref, là encore autant de souvenirs des splendeurs passées… (lors de notre deuxième séjour, nous avions un appartement dans cette rue, plein centre, idéalement situé). L’ambassade de France se trouve dans cette rue, palazzo Farnese (visite sur demande « motivée », ce que j’ai fait, et qui a été acceptée).

Après les fastes du Vatican, ceux de la Galleria Borghèse. Billets retenus depuis longtemps, nous n’avions pas intérêt à arriver en retard ! Là encore, comment ne pas penser à la musique des Pins de Rome (Respighi), « I Pini della Villa Borghese »… Je craignais un peu la visite « minutée » de la Galleria, mais non, elle se fait tranquillement. Nous avons du temps pour découvrir le parc, puisque nous descendons tranquillement vers la piazza del Popolo. Puis par la Via Margutta nous arrivons sur la Piazza di Spagna et une des fameuses fontaines de la ville (que de monde !!!!)

Je crois que je me mélange un peu les pinceaux dans l’ordre des balades Romaines, mais ce n’est pas grave ! Un matin, il y a eu la grimpette d’une des collines, Aventino. C’était « pas loin » de notre logement… je dois avouer que maintenant je fais davantage attention, avant de dire « ce n’est pas loin » 😉 ! En tout cas, c’était bien agréable, très calme. En haut, la basilique Santa Sabina, aux pavages magnifiques. L’Aventino, je ne pouvais pas ne pas y aller… symbole de la rébellion contre l’autorité…

En redescendant, le circo Massimo, vaste plaine surmontée de ruines… puis la Bocca di Verità, un joli petit temple à côté. Et la petite église Santa Maria in Cosmedin. Les rencontres Romaines, si ce n’est pas la musique, c’est le cinéma…

J’allais oublier une des plus belles fontaines de Rome ! Celle où se bousculent des centaines et des centaines de personne chaque jour, et qui jettent une pièce par-dessus leur épaule avec le souhait de revenir à Rome… (n’hésitez pas à le faire, les pièces sont ensuite récupérées par les employés de la ville et la somme reversée à l’organisation Caritas, qui finance ainsi un restaurant pour les necessiteux). J’ai été subjuguée par les statues, les chevaux particulièrement, extraordinaires de mouvement, sauvagerie (dans le sens « nature ») de ces bêtes splendides. Alors, d’accord, c’est chargé, énorme, grandiose, tout ce que vous voulez, mais les jeux de lumière y sont magnifiques.

Bon, que reste-t-il dans mes souvenirs ??? Une charmante pâtisserie-confiserie place de la Colonna, la galerie A.Sordi, le Largo di Argentina (qui a bien changé depuis…) et ses chats, la galerie des Carrache dans l’ambassade de France, les marchés, les ruelles pleines d’escaliers, tant et tant d’images, de saveurs ! Mais… trop de voitures ! Dernières images de ce séjour, l’île Tibérine, le Tibre. Il paraît que « jamais deux sans trois »…

Souvenirs souvenirs…

Rafales de vent, températures hivernales (il y a 3 jours le baromètre marquait 29°… aujourd’hui 8°5 !), pluie. Les chats restent au chaud. Et nous aussi. Hier, je lisais sur le blog de « Flanel, le chat voyageur » ( https://chatvoyageur.wordpress.com ) le récit du voyage à Rome. Il y a 10 ans, à cette même date, je faisais les derniers préparatifs de notre premier séjour Romain… N’ayant débuté ce blog qu’en 2014, ce séjour n’y figure pas. Vous avez compris que ma ville de ❤ est Venise. Pourtant, ce premier séjour à Rome fut un enchantement. Quelle ville ! Des madones à chaque coin de rue ou presque, des angelots joufflus sur toutes les colonnes, des champions de culturisme un peu partout, des dorures en veux-tu en voilà, la ville, les maisons, les chats… bref, le plein de souvenirs magnifiques.

Une semaine. Séjour entre ami.e.s, location d’appartement. Un planning d’enfer, histoire de manquer le moins possible des richesses de la ville. Et un groupe d’ami.e.s me faisant une entière confiance pour le programme ! Logement dans Trastevere, deux appartements, une terrasse de toit (dont nous n’avons pas profité, c’était un peu compliqué d’y accéder 😉 surtout pour des soixantenaires et davantage). Arrivée en fin de matinée, à peine installés, en avant vers Gianicolo. C’était pas loin… mais ça grimpait ! La vue une fois là-haut valait bien un petit effort :

Santa Maria di Trastevere et ses ors, vieilles maisons ocres, escaliers, glycines un peu partout (dommage, ce n’était pas le moment de la floraison), un quartier vivant…

Retour Via della Luce les pieds un peu en marmelade d’avoir grimpé tant de marches… mais toutes et tous prêt.e.s à repartir dès le lendemain vers un nouveau quartier. Le matin, ce fut tour de ville en car touristique pour certain.e.s, avec un rendez-vous au forum pour tout le groupe. Moi, je suis partie à pied, avec deux autres marcheurs/ses. Bords du Tibre (un peu en colère, le fleuve ce jour-là), l’île Tibérine, les ruelles du ghetto, la fontaine des tortues, des palais, des portiques, des statues, une église…

L’arrivée sur la place Venezia, et ce grandiose portique à la gloire de Victor Emmanuel II… puis un premier aperçu du Forum depuis le Capitole, Trajan et sa colonne, et enfin le temps de rêver dans les allées antiques… coup de chance, il n’y a pas grand monde.

Et tant qu’on était dans les antiquités, nous terminons la journée avec le Colisée…

Ouf ! Retour vers Trastevere… On continue ? Troisième journée : Villa Doria Pamphili, des fontaines évidemment, le Panthéon, des églises aux plafonds peints (dont celle de Saint Louis des Français) ou en caissons dorés, ciel bleu, curiosités… et Le Caravage.

Nous irons demain vers le Vatican… des richesses innombrables, c’en est presque honteux, mais c’était une autre époque… En attendant, bonne soirée !

L’Art au Mieux…

L’Art au Mieux…

C’est le nom de ce festival réunissant peintres, sculpteurs, photographes, céramistes, à La Romieu, dans le Gers. Classé « plus beau village de France », étape sur le chemin de Compostelle, avec une collégiale et un cloître inscrits au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO, un marché aux rosiers (avant-dernier dimanche de Mai), un festival d’art (2ème samedi et dimanche de Juin), un marché de potiers (en septembre), des chemins de randonnée, ce village de presque 600 habitants mérite qu’on s’y arrête.

C’était la première fois que j’y allais, ce 20 juin 2022, justement à l’occasion du festival « L’Art au mieux ». Je vous parlerai surtout du cloître, ouvert aux exposants et au public pour l’occasion.

L’ensemble collégial St Pierre, site incontournable du nord du Gers, est l’œuvre d’Arnaud d’Aux de Lescout, fils d’un riche seigneur du village, devenu au fil du temps et sous la protection de son cousin le pape Clément V, cardinal très influent de la cour pontificale. Il fit édifier sa collégiale et le palais qui l’accompagnait en seulement 6 ans, de 1312 à 1318. L’Histoire me semble un peu compliquée ou trop longue à raconter, comme beaucoup de monuments religieux ou nobles en France, l’ensemble a souffert des guerres de religion, puis de la Révolution, mais si l’église Notre Dame a disparu, l’ensemble collégial ne semble pas avoir trop souffert.

Belles maisons en pierre blanche du Gers, autour de la place centrale (ancien emplacement de l’église Notre-Dame), ruelles fleuries, et une légende, La Romieu étant appelée « le village des chats ». Une légende veut qu’une fillette, Angeline, a débarrassé le village des rats grâce à son amour pour les chats, qu’elle avait réussi à cacher pendant une période de famine. Chats qui ont été bien accueillis, une fois la famine terminée, car sans chats dans le village, les rats pullulaient dans les greniers. Bon, c’est plus long que ça à raconter, vous trouverez la légende en suivant ce lien : https://www.la-romieu.fr/patrimoine-et-loisirs/patrimoine/le-village-des-chats . Et un sculpteur, amoureux de ce village, connaissant la légende, a décidé de glisser un peu partout des chats, sur les maisons, autour de la place…

J’espère que ce petit moment d’une après-midi à La Romieu vous donnera envie d’en savoir davantage, et d’aller voir de plus près ! Car si les amoureux de vieilles pierres ou des chats y trouveront leur bonheur, sachez que les amoureux des jardins pourront aussi profiter du séjour pour découvrir les Jardins de Coursiana, au pied du village. C’est ce que je me propose de faire dès que le printemps sera de retour… mieux découvrir ce village et ses environs !

Patrimoine en Beaujolais

Patrimoine en Beaujolais

Suite et fin (enfin !) de notre petit circuit de septembre 2022, je vous emmène pour une journée dans les Pierres Dorées, en Beaujolais. Et ça tombait juste sur la journée du Patrimoine. Mais même si nous allons dans ce coin depuis plus de 40 ans, les découvertes ne manquent pas ! Ce 17 septembre, visite du Manoir de la Garde à Jarnioux, datant de 1643.

Situé dans le département du Rhône, dans la partie des « Pierres Dorées », le village de Jarnioux ne se contente pas d’un simple manoir, mais comporte, sur la colline en face, un château, ancien château-fort fondé à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle, profondément remanié du XVe au XVIIe siècle, et entre les deux un ancien réseau de chemin de fer secondaire (1898-1934) à voie métrique, constitué de deux lignes, dont le tracé se situe intégralement dans le département du Rhône (une de ces fameuses et nombreuses lignes qui maillaient notre pays il y a longtemps). J’ai un peu raté la photo de cette voie ferrée, devenue voie verte, mais de la terrasse du manoir on avait une belle vue sur le château de Jarnioux.

Le manoir est un bel ensemble de bâtiments en pierres dorées : une chapelle (en rénovation), une orangerie, une immense salle à la charpente impressionnante (le cuvage), des caveaux, des jardins en terrasse, un panorama sur les monts du Lyonnais, un lieu presque magique !

Bon, j’ai raté toutes les photos de la salle du cuvage, j’en glisse deux prises sur le site du manoir. Car le manoir se loue pour des réceptions, mariages, etc ( https://www.manoirdelagarde.com/ ), organise « les journées des plantes rares » (en avril je crois). Mais moi j’ai tout de suite imaginé un concert de musique de chambre dans cette salle…

L’intérieur est tout aussi intéressant, même si seules deux pièces étaient visibles (et les photos pas simples à faire) : fresques à la chaux, mobilier ancien…

Et cette fois, contre la maison de nos amis, pas de kiwis mais des figues…

Prochaine « mise à jour » : retour vers le passé, juin 2022, balade dans un beau village du Gers. A bientôt !

Besançon en septembre

Besançon en septembre

L’an dernier 😉 , je vous avais dit que je vous emmènerai faire un tour à Besançon, et puis les jours ont passé, filant à une allure trop rapide pour moi (ou plutôt, c’est moi qui mets davantage de temps à faire ce que j’ai envie ou dois faire…), et nous voici déjà au milieu de ce premier mois de l’année 2023 ! Profitant de journées hivernales (mais c’est de saison, non ?), je trie photos, courriels et dossiers, et nous voici enfin à Besançon ! Bon, en ce moment il neige un peu plus là-haut qu’ici, mais un retour vers le beau temps de ce milieu de septembre ne peut que nous réchauffer… quoique, « faire la boucle » si on marche vite ne peut que nous réchauffer ! Mais ce jour-là (13 septembre) il faisait beau.

Les tags fantasmagoriques sous le tunnel ne nous ont même pas effrayées 😉 ! Chez nos amis, contre les murs (sud et ouest), cette année encore les actinidias étaient prolifiques (ben oui, les kiwis, si j’ai bien compris, ne poussent pas sur un kiwier 😉 ), les couleurs de l’automne décoraient la façade de la maison, et dans le jardin une anémone sauvage pleurait.

J’aime beaucoup cette ville. Ses anciennes maisons en pierre gris bleuté, la pierre de Chailluz, ses toits vernissés et colorés (pas tous, d’accord…), ses escaliers somptueux dans les cours (hélas de moins en moins accessibles)…

A voir et revoir, sans se lasser, la maison Victor Hugo, devenue musée. Citations tellement d’actualité, souvenirs, Histoire.

Un peu plus haut que chez Victor, les vestiges d’un temple ? théâtre ?, souvenirs de l’époque gallo-romaine, du temps où la ville s’appelait Vesontio, le square Castan (du nom de l’archéologue Alphonse Castan). A mes photos, j’ajoute deux images (des plans) trouvées sur Wikipédia ( Par moi-même/myself — Photographie personnelle, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1793898 ).

Et plus haut, la cathédrale Saint Jean abrite dans une de ses tours une horloge astronomique, construite par Auguste-Lucien Vérité (le même qui a conçu celle de Beauvais). Mauvaise surprise, l’horloge ne fonctionne plus, mais pour la voir on paie malgré tout « pour la restauration »… espérons ! En tout cas, c’est impressionnant.

Évidemment, quand on est pour plus d’un ou deux jours à Besançon, il ne faut pas hésiter à aller jusqu’à Ornans, pays de Courbet. La ville, le musée, les paysages pour y aller, les balades sur les lieux peints par Courbet, tout mérite une longue halte. Cette fois, nous n’avions que l’après-midi, et puis il pleuvait, alors, le Musée Courbet ! L’exposition du moment : « Ceux de la terre, la figure du paysan de Courbet à Van Gogh ». Superbe.

Retour à Besançon, et une dernière balade sur une des sept collines qui entourent la ville, Beauregard et Bregille, au-dessus du Doubs, face à la Citadelle, avec « le grand désert », les restes des bastions de Vauban. Longue boucle parfois en sous-bois, avec des vues magnifiques vers la Citadelle ou sur l’ancienne usine de La Rhodia, et sur le Doubs.

Nous sommes repartis vers le Beaujolais, vers d’autres paysages, à suivre sur une prochaine page ! Vu le temps qu’il fait dehors, je pense que je vais rattraper mon « retard » 😉 . Mais avant de fermer cette page, les crocus à l’entrée du parc Chamars ce matin du 14 septembre :

2023

2023

A vous toutes et tous, qui suivez mes balades, mes états d’âme, mes râleries et mes coups de cœur, je souhaite que cette année qui s’ouvre soit pleine de découvertes, de rencontres, de joies (oui, je sais bien qu’il y aura aussi, peut-être, des moments plus ou moins joyeux…), que vous gardiez une santé de fer, un moral d’acier et du soleil dans le ❤ ! A vous et tout votre entourage.

Très occupée tout ce mois de décembre 2022, entre organisation de concert de Noël, préparation de notre rencontre festive habituelle avec les ami.e.s, je n’ai rien publié, mais tout ça va probablement rentrer dans l’ordre 😉 !

Si vous cherchez à savoir d’où vient cette colombe (un peu colorée par mes soins pour l’occasion), je l’ai trouvée sur un mur à l’extérieur de la basilique Santa Maria in Trastevere à Rome.

Petite pause à…

Petite pause à…

… Dijon. Sur la route de Paris à Besançon, une halte repos dans la ville. Bon, c’est pas évident de circuler dans cette ville quand on ne la connait pas du tout… mais finalement, nous avons posé la voiture dans une petite rue qui nous semblait près du centre, parcmétré le temps d’une bonne pause, et en avant ! Tant pis pour les spécialités régionales, dans une rue piétonne un joli petit resto asiatique nous a plu… J’avoue, je ne connaissais pas Dijon. Et c’est bien beau, et plein de superbes maisons, d’Histoire, et tout et tout ! Même si nous n’étions que de passage, nous avons fait un bon petit tour de ville, enfin, du centre .

Nous prendrons peut-être davantage le temps une autre fois… d’autant qu’il faisait très chaud (12 septembre). Nous avons atterri sans le savoir dans la rue de la Chouette, oiseau symbole de la ville, sculptée sur un coin de la cathédrale. Mais des sculptures sur les maisons, sur l’église, il y en a partout… et pas uniquement des chouettes !

Le peu que nous avons découvert de cette ville est vraiment magnifique. Architecture, ruelles, toits vernissés, vieux murs, l’Histoire se rencontre partout dans ce vieux centre…

Nous n’allions pas repartir sans quelques spécialités… surtout que c’était une période de manque pour certain condiment 😉 …

Nous sommes repartis vers Besançon, en laissant derrière nous plein de découvertes à faire dans cette ville. La suite de notre circuit dans l’est sur une prochaine page…

Un château dans la falaise

Un château dans la falaise

La Roche-Guyon, dans le Val d’Oise. Je ne vous raconterai pas l’Histoire de ce château plutôt étonnant, dont une partie creusée dans la falaise, la plus ancienne, serait du genre château-fort, et une autre partie plus récente (XVIIIème siècle) beaucoup plus château de plaisance. Mais sachez juste qu’au Moyen-Âge le premier château était entièrement creusé dans la roche. Puis des ajouts successifs, donjon avec passage secret, corps de garde, et enfin écuries, pavillons, le château est remanié jusqu’au XIXème… bref, vous allez sur le site https://www.chateaudelarocheguyon.fr/ , et vous saurez tout, mieux que je ne pourrai vous l’expliquer ! Ah, oui, pour les fans de BD, Blake et Mortimer font partie de l’histoire du lieu, à suivre dans « Le piège Diabolique »… Et pour les amoureux de Victor Hugo, celui-ci s’est inspiré de la tour du donjon dans son roman « Han d’Islande ».

Samedi 10 septembre, journée grise et pluvieuse, nous voici donc partis vers le château. Document de visite en main, je pense que j’ai tout de même manqué quelques pièces, même en suivant les flèches…

Le plus intrigant pour moi était ce fameux donjon, avec ses escaliers taillés dans la pierre. On arrive d’abord dans un pigeonnier (1 500 nichoirs, creusés dans la roche…), puis on en sort, et on entre dans la falaise pour arriver en haut du donjon. La montée est rude, et la descente encore plus, 265 marches x 2…, mais de là-haut, une vue magnifique récompense les courageux (j’en étais 😉 !)

Le reste de la visite est de tout repos après cette escalade 😉 ! Salons, avec bien entendu une pièce aux murs recouverts de chinoiseries, chapelles, bibliothèque… et la sortie par des souterrains (claustrophobes s’abstenir).

Nous étions un peu pressés de rentrer, pas de balade dans le village, ni au bord de la Seine, ni dans le magnifique jardin potager-verger. Et en plus j’ai raté plein de photos… je pense qu’il faudra que j’y revienne 😉 ! (photo ci-dessous prise sur le site du village de La Roche-Guyon)

Un château en Hauts Tolosans

Un château en Hauts Tolosans

Profitant d’un passage « familial » au mois de juillet, nous avons réussi à sortir de notre retraite ombragée pour aller visiter le château de Merville (31330) http://www.chateau-merville.com/ . Somptueuse bâtisse de briques roses, le château date du XVIIIème siècle, et a traversé sans encombres les années, y compris celles de la Révolution. Filiation, mariage, héritage, aujourd’hui encore un marquis est à la tête du château. Les principales salles se visitent, ainsi que les jardins de buis, et un labyrinthe fait la joie des amateurs d’énigmes…

Mais nous avons préféré visiter les salles du château, que nous avons estimées (à juste titre) plus fraîches que les allées, même ombragées, du parc… Château habité, d’entrée le ton est donné !

Le vestibule, avec un magnifique lustre, et (merci à la canicule qui fait fermer les volets !) une ambiance tout en douceur pour l’accueil…

Puis vient le salon d’été, ouvert sur le parc, dallé, chinoiseries sur les panneaux… (j’en ai oublié de faire une photo d’ensemble ! j’en glisse donc une prise sur le site)

Toutes les pièces sont en enfilade, chambres aux lits à l’ancienne, bureaux, salle à manger, et sont beaucoup plus « chaleureuses », aux murs couverts de tapisseries, superbement conservées depuis leur installation à la fin du XVIIIème siècle. Bon, d’accord, les Troyens et leurs bagarres pour la belle Hélène, ce n’est pas vraiment la déco rêvée pour une chambre actuelle par exemple ! Dans une des salles, un magnifique « cabinet », marqueté, aux tiroirs secrets…

Une visite parfaite pour découvrir l’architecture et un mode de vie du XVIIIème, d’autant qu’ensuite les enfants (et les curieux) pourront profiter des jeux, énigmes, codes secrets à découvrir dans le labyrinthe, ou profiter des jardins, ou encore faire une halte à la Taverne…