Escapade estivale

Escapade estivale

Grâce à Amandine, nous avons tout de même fait une courte escapade cet été ! Concert de fin de stage à Bruniquel. Et nous ne connaissions pas ce village, ni les alentours d’ailleurs. Vera étant de passage à Toulouse juste à ce moment-là, nous voilà partis vers le Quercy aveyronnais (le Bas Quercy) pour un jour et demi.

Découverte du village de Montricoux, où nous avons passé la nuit au « chat qui dort », chambre d’hôtes en plein cœur du village, sur la Grand’rue. Accueil sympa, belle chambre, dans une ancienne maison complètement rénovée. Le village est perché sur une colline, l’Aveyron passe tout en bas. Ruelles, maisons à pans de bois, vieilles pierres, un château, sur les bords de l’Aveyron un moulin. Pour l’Histoire, sachez que ce site était déjà habité à l’époque paléolithique, les Cadurques l’ont habité à l’époque Gauloise, les Templiers y sont passé et ont bâti une commanderie, un donjon, un château, les guerres de religion puis la révolution ont détruit un peu tout, bref, de « Mormacus » puis Mons-Riculfi qui deviendra en langue d’oc Mont-Ricolf et plus tard Mont-Ricos qui veut dire : Mont rude, âpre (Monricos), nous arrivons au nom actuel, Montricoux. Attention, nous sommes dans le Sud où toutes les lettres se prononcent, mais pas ici, surtout pas de « t » quand vous parlez de ce village, c’est Mon(t)ricoux !

Et après Montricoux, nous voici à Bruniquel. Là aussi, l’Histoire est présente depuis l’ère paléolithique (exposition dans le château), un scribe de Moissac fait mention pour la première fois du village au XI° siècle sous le nom de Brunichildum (une légende attribue la fondation de la cité à la Reine Brunehaut, qui fut effectivement une grande bâtisseuse). Quelques séquelles de la guerre de 100 ans, et si la croisade des Albigeois épargne Bruniquel, les guerres de religion vont accroître l’opposition entre les deux châteaux postés tout en haut du village puisque le château vieux appartient à un vicomte catholique et le château jeune à un réformé, constructions et destructions de châteaux et remparts, querelles familiales, bref, en 1987 la commune rachète les deux châteaux et entreprend petit à petit sa rénovation. Pour arriver aux châteaux, il faut grimper la rue principale… heureusement, on peut aussi grimper en zigzagant d’un côté à l’autre, c’est moins fatigant 😉 !

Beaucoup de végétation, vieilles maisons aux jardins clos, de jolies boutiques (mais pas autant qu’à Carcassonne ou au Mont St Michel…) dont une que j’ai particulièrement aimée : des sculptures en recyclage importées du Zimbabwe par une boutique-association. Fleurs, oiseaux bariolés, nous accueillaient au milieu des plantes…

Balade dans les ruelles en galets, pavés irréguliers, heureusement que je ne mets pas de talons aiguilles !!!!

Entre Montricoux et Bruniquel, ma collection de vieilles portes s’est enrichie…

Et les châteaux ? Ah bien sûr, nous y allons. Le stage de chant (lyrique) ayant lieu là-haut, ainsi que les spectacles du festival Offenbach (25ème édition cette année), nous avons pu, avant le concert de fin de stage, le visiter. Enfin, une grande partie. Des expositions dans les salles : découvertes archéologiques, rénovation des châteaux, photos des spectacles Offenbach, et bien sûr toute une salle consacrée au tournage du film « Le vieux fusil » de Robert Enrico, avec Romy Schneider, Philippe Noiret et Jean Bouyse. Avant de partir à l’assaut des escaliers du château, petite pause dans les jardins au pied des murailles.

Et donc les châteaux. Ils sont « posés » sur un rocher, à 90 mètres au-dessus de l’Aveyron. Le donjon, la galerie Renaissance avec une vue époustouflante sur la rivière tout en bas, la cheminée en bois sculpté de la salle d’apparat, les chapiteaux de la salle des chevaliers (remaniés au début du XXème siècle), la porte d’entrée du Château Jeune, la petite tour d’angle de l’entrée du Château Vieux et son entourage de jasmin (dommage, la vieille cuisine était fermée), les vieux escaliers…

Évidemment, j’ai fait provision de portes plus ou moins vieilles, mais j’ai aussi renoué avec une ancienne manie : trouver les chats habitants des villages… pas difficiles à trouver, ici, j’avoue !

Pour le moment, pas d’autres déplacements en vue. Un peu plus tard, si tout va bien, nous essaierons d’aller vers ma Basquaisie, mais aussi vers le Beaujolais, Besançon, la Champagne, la Bourgogne, ou… ?????????????

Launac en avril, 2

Launac en avril, 2

Quelques maisons, de vieux murs, des curiosités… et des noms de rue qui font rêver…

Quelques belles maisons « bourgeoises » anciennes en « centre ville », mais il y en a aussi deux très belles, style « maison de maître » à la sortie de Launac. Dans Launac, certaines maisons ont été rénovées pour le plus grand plaisir des yeux. On aimerait que tout ce cœur de village voie les façades remises à neuf, aux couleurs assorties, vieilles briques et crépis colorés… mais ce n’est pas évident à faire, tout ayant un coût, et c’est donc au bon vouloir et aux possibilités des habitants des lieux. Rénovées ou pas, de toute façon je préfèrerai toujours les vieilles maisons aux maisons nouvelles !

Vieux murs en travaux, petites curiosités, ici un mât de nichoirs à oiseaux, là un mur inondé de lobélias cascadant, une ancienne entrée, un passage fermé entre deux grandes maisons, le beau carrelage sous un couvert, des masques africains comme des totems en haut d’un balcon, le mélange briques et galets d’un mur, ou bien ce vieux mur en terre crue, les avancées de poutres à la limite de l’étage…

Je n’ai pas fait le tour complet de Launac… il y a de nouvelles restaurations en cours, des coins à découvrir, le lac, le chemin du Moulin, les chemins cachés, de nouveaux quartiers, même si le village n’est pas bien grand ! Pourtant Launac a une histoire très riche. J’ai trouvé un historique très intéressant des tribulations de Launac sur ce blog, avec des textes de Michel Comby, historien local de Thil, hélas décédé récemment : http://unmondedimage.canalblog.com/archives/2021/02/05/38786758.html , un article récent (février 2021). Je reste beaucoup plus « nez en l’air » dans mes intentions, et beaucoup moins érudite… mais j’ai été ravie de découvrir cette page d’histoire de Launac, je ne savais pas tout ça ! Et si vous y passez au cours d’un de vos voyages, n’hésitez pas à vous y arrêter !

Échappée familiale, 4

Échappée familiale, 4

(et fin). Ce samedi 10 octobre était tout ensoleillé, bleu, juste ce qu’il fallait pour une belle fête d’anniversaire ! Petit tour dans Coincy (02), appelée parait-il « la petite Venise de l’Aisne »… nous n’avons vu qu’un ruisseau, l’Ordimouille, qui traverse le village, mais après tout, pourquoi pas ? 😉

Une église, Notre Dame de l’Assomption, dont nous n’avons pas trouvé l’entrée… (ou du moins pas de porte ouverte), mais de la chambre où nous étions, belle vue du clocher (et dès 7 heures du matin, réveil bien sonore… 😉 ) ! J’ai cherché en vain des renseignements sur cette église, dont une partie semble avoir disparu.

L’après-midi, visite guidée de Château-Thierry au programme. Un monsieur plein de bonne volonté, qui nous a dit être à la retraite, apparemment seul disponible ce jour-là, mais dont la spécialité était les passages de la guerre 14/18 à Château-Thierry. Surtout avec des cartes postales. Ah… nous étions loin de notre guide-conférencière des Hauts Tolosans, Chantal… Mais heureusement, il n’y a pas que les aventures guerrières de la ville à découvrir, et notre guide avait aussi quelques connaissances sur l’Histoire de Château-Thierry et ses illustres habitants ! Dont Jean De La Fontaine. Maison natale transformée en musée, et une ou deux anecdotes sur ce monsieur pas très sympa au final… moraliste, peut-être, mais dans ses fables…

J’espère bien revenir visiter plus tranquillement la ville. De belles maisons, une tour de l’Horloge, d’anciennes fontaines (ce fut une ville d’eaux), un château médiéval avec murailles et presque tout ce qui va avec un château-fort, l’ancien Hôtel-Dieu transformé en musée (comme la maison de La Fontaine, d’ailleurs), et de jolis clins d’œil aux fables par-ci par là dans la ville.

Juste en face de l’entrée du château-fort, un joli jardin médiéval, où j’aurais bien voulu flâner un peu (et pas seulement moi…), mais notre guide était déjà reparti vers la ville !

J’avoue être restée un peu sur ma faim, mais ce n’est que partie remise, j’espère ! Retour à Coincy par de petites routes, parfois entre deux bois, parfois entre deux champs de betteraves. Et le soir, nous avons pu fêter les 50 ans de Joëlle. Quelques jours de vadrouille bien agréables, de rencontres sympathiques, de retrouvailles familiales. Prochaine échappée mi-novembre vers le Beaujolais, car les amis nous attendent pour « le nouveau »…

Échappée familiale, 3

Échappée familiale, 3

Après une dizaine de jours avec une grosse reprise des activités, je replonge dans les moments de cette semaine d’échappée vers le presque haut de la France ! D’autant qu’aujourd’hui le vent souffle en rafales, le ciel est bien gris… ce n’est pas que le ciel était bleu, ce vendredi 9 octobre, pour notre route vers Coincy (02), mais nous avons fait quelques découvertes, sur la route vers Auxerre (que j’avais envie de découvrir, même rapidement…). En Puisaye, au hasard d’une jolie petite route, au-dessus du village de Druyes-les-Belles-Fontaines, un étonnant château-fort du Moyen Âge, construit à la fin du XIIème par les comtes de Nevers sur la colline dominant la vallée de la Druyes.

Un peu plus loin, un moulin. Inaccessible, portails verrouillés… dommage.

Vers midi, arrivée à Auxerre. Encore une ville en hauteur ! Alors nous avons programmé Cocotte pour nous amener jusqu’à la place de la Mairie, en principe centre ville de toute ville qui se respecte ! Nous sommes donc arrivés au pied de la Tour de l’Horloge. En travaux… mais en plein dans la zone piétonne, parfait pour une visite rapide du centre de la vieille ville. Et là (voilà ce que c’est quand on ne prépare pas ses visites 😉 ), nous découvrons que le lien pour la visite de la ville est… Cadet Roussel. Car ce monsieur, moqué dans la chanson pour ses excentricités, fut premier huissier audiencier au bailliage et siège présidial d’Auxerre !

Il n’y a pas que lui comme célébrité de la ville. Au hasard de notre balade, nous avons rencontré Marie Noël (poétesse), Restif de la Bretonne (écrivain), et – va savoir ! – il y en a peut-être encore d’autres ?

Vieilles maisons parfois rénovées, parfois « en l’état », ruelles en pentes, espace piétonnier, quelques enseignes préservées ou anciennes

Encore une ville qui mériterait un plus long passage, bien sûr… les bords de l’Yonne, quatre ou cinq églises, des parcs et des jardins… Nous étions tout près de la cathédrale Saint Etienne, église édifiée sur plusieurs siècles, romane, incendiée, rebâtie au XIème, à nouveau détruite puis reconstruite au XVIème, bref, beaucoup de constance pour garder cet édifice majestueux. Portails gothiques racontant plein d’histoires, vitraux magnifiques avec là aussi quelques histoires, immense nef. Et un orgue qui m’a semblé récent.

En quittant la ville, nous avons pu l’admirer depuis les bords de l’Yonne, mais malheureusement nous n’avons pu nous arrêter… c’est sur le site de l’Office de Tourisme d’Auxerre ( https://www.ot-auxerre.fr/ ) que j’ai volé cette image :

Un peu de route sous la pluie, vers Coincy.

Et nous avons enfin vu des coins de ciel bleu. Champs de betteraves à perte de vue, coteaux, forêts… Rue du Dauphin, une belle vieille maison, chaleureuse, des ami-e-s à découvrir, nouvelle halte familiale, jusqu’à dimanche !

Échappée familiale 2

Échappée familiale 2

Ce n’est pas « la petite maison dans la prairie », mais c’est dans une bien jolie maison que nous logeons depuis mardi, chez une de mes sœurs (je sais, je l’ai mise hier soir déjà sur la première « échappée familiale, mais pourquoi se priver d’une deuxième vue 😉 )

Une ancienne ferme dépendant, avec pratiquement tous les bâtiments alentour, du château des Barres, construit par le baron Chaillou des Barres, baron d’Empire, et encore dans cette famille. Mais maintenant l’hérititier est un comte…. Bref. Belle balade hier le long d’une partie d’une ancienne voie romaine, sous les arbres. Zut, je n’avais pris ni l’appareil photo ni le téléphone… Donc ce matin, j’ai fait un mini tour des environs immédiats :

Et cet après-midi nous sommes allés à Clamecy, toujours pour un visite express… La ville pourrait être agréable, mais elle est triste. D’accord, le soleil n’était pas vraiment au rendez-vous. Mais en plus, beaucoup de maisons à vendre, des magasins fermés. Dommage, vraiment, car il y a de jolies ruelles bordées de vieilles maisons, des hôtels particuliers, dont la maison de Romain Rolland (musée fermé)

Et une collégiale (collégiale Saint Martin) au portail tout en dentelle, un peu étonnante sur cette place. Hélas, la saison touristique est passée, et il faut croire que les touristes aventureux qui osent sortir pendant d’autres mois que l’été n’ont pas droit aux explications à propos de la ville et ses richesses… car l’office de tourisme est fermé 5 jours sur 7 en octobre… Mais internet est là, et vous saurez que cette collégiale est du XIIIème, puis XVIème, on s’en doute en voyant le portail bien représentatif du gothique flamboyant !

A côté de cette place, dans une petite rue pavée, un chouette magasin d’antiquités et brocante, dans une maison minuscule. Coup de ❤ pour ses pièces où s’accumulent vaisselle ancienne, vieux livres, meubles d’autrefois, linge… présentés dans les pièces auxquelles tout cela correspond ! salle de bains, bureau, chambres, le tout un peu en bazar, mais un endroit à trouvailles ! à condition de prendre son temps 😉

Fin de la visite, nous n’avons pas vu la rivière, l’autre église… une autre fois ! Ah, si, nous y avons aussi trouvé une cave assez fantastique 😉 , et croisé un chat (heu… mauvais réglage de l’appareil… désolée)

Randonnée toulousaine

Randonnée toulousaine

Ouf, je commençais à être en manque de manif… quinze jours « sans » ! J’avoue, nous aurions pu aller à une ou deux prévues, mais les allers-retours Galembrun/Toulouse nous ont un peu refroidis (heu… le temps aussi, d’ailleurs 😉 ). Bon, alors, tout de même cette semaine, il fallait se bouger, non mais. Pour une fois, je mets tout en vrac, les manifestants, les immeubles, les « Rosie la riveteuse », et… la pluie ! La réalité aussi est que nous avons dû courir après la manif qui avait pris une autre direction que celle d’habitude, et que nous attendions là où elle n’avait pas prévu de passer ! (au fait, camarades, ce serait sympa dans vos méls d’indiquer les trajets). Donc cette fois, nous avons rattrapé tout le monde vers le Monument aux Morts.

Nous avons continué avec eux, en traversant quelques beaux quartiers toulousains, pour arriver à la Fac de Sciences.

Là, après les discours, les « Rosie » ont pris toute la place, et finalement, je m’y suis mise moi aussi, mais je n’avais pas prévu le petit foulard à pois, la combinaison bleue et les gants de ménage… la prochaine fois ! Et, non, pas de photo de moi en train de protester, vu que c’est moi qui prends les photos 😉 !

Nous avions rendez-vous avec Martine, pour un repas entre ami-e-s, alors nous avons longé le Jardin des Plantes (j’ai un peu lorgné, nostalgique, en face, vers le Jardin Royal où, quand je suis arrivée à Toulouse, j’avais rêvé d’habiter…) jusqu’à Saint Michel pour un petit tour de métro.

Le temps de papoter, discuter de tout et de rien comme de vieux amis (que nous sommes), de découvrir la cuisine du jour de ce petit resto sympa, « Jour de Marché », et nous voici revenus à Galembrun, où les rafales de vent sont (aussi) de retour, pliant les branches du laurier, entre ciel gris et ciel bleu, nuages blancs et nuages gris encre…

Une de plus…

Une de plus…

La dernière manifestation où nous sommes allés, à Toulouse, le 20 février, proposait un circuit différent. L’occasion de découvrir de nouveaux immeubles, grilles, balcons, et faire quelques photos supplémentaires de cette si belle ville (pour les photos de la manif, c’est sur ma page Face Book)

Partant de ce que certains osent appeler « les ramblas toulousaines »… (je peux vous dire que ce n’est pas vraiment comme à Barcelone, même si ces allées Jean Jaurès sont devenues plutôt agréables 😉 ), nous avions rendez-vous sur la place d’Arménie. J’aime beaucoup la façade de l’ex-église, dommage qu’elle soit squattée par une banque… mais sous le soleil, la fontaine était très belle.

Et puis nous avons suivi les camarades, retrouvé Claire, fidèle au poste, continué jusqu’à Arnaud-Bernard, où « Rosie la riveteuse » et ses copines ont une fois de plus chanté et dansé « à cause de Macron », applaudies chaleureusement… tiens, d’ailleurs, voici un lien « l’appel des petites connes », que je vous invite à signer : https://france.attac.org/se-mobiliser/reforme-des-retraites/article/l-appel-des-petites-connes

Bon, d’accord, elles sont moins nombreuses à Toulouse qu’à Paris 😉 , mais il ne tient qu’à vous et nous, mesdames-moiselles d’agrandir le groupe ! Rendez-vous bientôt ?

Un tour à Cologne

Un tour à Cologne

Cologne dans le Gers, pas tout là-haut en Allemagne (même si cette ville mérite aussi d’être découverte). Et oui, les deux villes, la grande et la petite, sont jumelées !

Cologne n’était pas prévue au départ, ce dimanche de février. Et finalement ce dimanche après-midi s’est transformé en une tournée routière… Galembrun/Verdun sur Garonne d’abord, puis Verdun/Cologne, retour Cologne/Verdun, et de là retour à Galembrun. Ouf ! Mais il faisait beau, et dès le départ, j’ai eu droit à de superbes ciels :

Je ne sais pourquoi, « Cocotte » (notre guide GPS), mise en fonction pour ne pas faire trop de route en plus, m’a fait partir de Verdun à Cologne par de toutes petites routes. Ce n’était pas désagréable, mais par moments je me suis demandé si elle n’était pas perdue 😉 ! Au détour d’un croisement, en pleine campagne, rencontré cette Pieta, assez étonnante :

Finalement, de tournicoti en tournicota, je me suis retrouvée à Laréole, et tiens, pourquoi pas un petit arrêt photo depuis le bord de la route (château fermé de début octobre à fin mai, plus d’informations : https://www.hautegaronnetourisme.com/le-chateau-de-lareole )

Et puis comme finalement je suis arrivée un peu trop tôt à Cologne (j’y allais pour faire des photos d’un stage organisé par Guillemette : https://uneviedallegresse.wordpress.com/2020/01/15/atelier-retrouver-sa-vibration-originelle-a-cologne-32/ ), je me suis promenée dans Cologne. Je suis restée dans le centre, que je finis par connaître par cœur, mais où je me balade toujours avec plaisir. Les « couverts » autour de la jolie halle (si difficile à photographier, merci les voitures stationnées tout autour 😉 ), les maisons en briques ou en pierre blanche, le lavoir où les lavandières auraient du mal à laver leur linge : il était inondé !, les douves avec leurs volatiles à palmes, et cette maison joliment fleurie aux inscriptions sur les volets…

Après ma séance photos, je suis repartie à Verdun, récupérer Manon, mais – allez savoir pourquoi ? – Cocotte ne m’a pas fait passer par les mêmes petites routes qu’à l’aller ! J’étais un peu pressée, pour faire attendre Manon le moins possible, mais dans mon rétroviseur j’ai profité de quelques beaux moments de ciel au couchant du soleil… Tout de même, je n’ai pas résisté à un arrêt de 5 secondes, pour vous en faire profiter aussi !

Balade au bois

Balade au bois

Jeudi, journée marche ! Manif le matin à Toulouse, mais là, il faut bien avouer que ce n’est pas vraiment de la marche… j’ai ajouté quelques fenêtres, balcons, à ma collection 😉 . Quant aux immeubles modernes de Compans-Cafarelli, les ombres en dentelles des arbres encore nus apportaient une touche de poésie – bien nécessaire – sur leurs murs.

Nous avons attendu l’arrivée de la manifestation au pont sur le canal, près d’Héraklès. Et la descente de cette marée humaine depuis le pont des Catalans, envahissant les 4 voies et les côtés du pont était vraiment impressionnante !

Avant de quitter notre village, il a fallu dégivrer les vitres…

Retour à Galembrun, et re-marche l’après-midi, avec Guillemette, dans le bois de Galembrun. Je suis toujours à la recherche de la boucle qui faisait le tour du bois… hélas, le départ est impeccable, mais il se transforme vite en ruisseau… ce n’était pas prévu, et les chaussures (pas vraiment de marche) se sont vite couvertes de gadoue. Nous avons réussi à ne pas nous étaler, mais je n’en ai pas été loin… bref, nous avons pas mal pataugé !

Il va falloir en prendre son parti, les coupes effectuées par je ne sais quelle entreprise (qui paraît-il était chapeautée par l’ONF) n’ont pas arrangé ce côté du bois… mais c’était très joli, ce ruisseau serpentant entre les herbes, joncs, genêts. Et je reviendrai quand les genêts seront en fleurs, ce sera sûrement magnifique.

Une fois franchi ce passage, nous avons retrouvé le chemin « d’avant » (et je confirme, c’était mieux avant… 😉 ) pour terminer la boucle. Les pins (rares dans ce bois) balancent leur cime au soleil, les rayons de soleil illuminent les mousses au pied des arbres ou sur les branches mortes, mais les feuilles ne pointent pas encore sur les branches. Et les tapis de pervenches ont disparu 😦

Retour tranquille par la route, puis le champ « de Germaine », celui où, en mai-juin, poussent les orchidées sauvages. Et pour terminer, les fleurs du cognassier du Japon, de plus en plus magnifiques, sur le haut du coteau.

Ce soir, Mahler, 2ème symphonie « Résurrection » à la Halle aux Grains. Entre-temps, j’ai nettoyé mes chaussures, rassurez-vous 😉 !

Balade en pays Bisontin

Balade en pays Bisontin

Comme chaque année, nous nous retrouvons entre amies et amis pour passer ensemble le changement d’année… cette fois, c’étaient les amis de Besançon qui recevaient. Nous voilà donc partis, le 28 décembre, pour « monter » vers l’Est ! Route tranquille, traversée du Massif Central, puis la « transversale » qui nous fait frôler Montceau-les-Mines et Beaune…

Tout le monde se retrouve le 29 en fin de journée…

Première découverte : le musée des Beaux Arts, tout récemment rénové. Une exposition : la Chine rêvée de François Boucher.

Le musée est vraiment intéressant, tant du point de vue « mise en espace » que par la richesse des œuvres présentées. Je me suis régalée, mais je n’ai pas tout vu, il va me falloir encore un ou deux passages pour pouvoir tout apprécier !… Parmi les tableaux, des Courbet bien sûr (le grand tableau sur la chasse, magnifique certes, mais qui me fait horreur), et de ses contemporains. Parmi d’autres tableaux, petit clin d’œil pour Jean-Luc, qui nous racontait ses déboires à propos d’un tableau représentant St François d’Assise parlant aux oiseaux, ou son enfance religieuse, avec « la leçon de catéchisme », et « St François d’Assise parlant aux poissons », mais aussi un petit tour en Égypte ancienne, ou bien une vision de la Vouivre (personnage légendaire de Franche-Comté, mais pas uniquement), ou le buste de cette superbe jeune femme… bref, quelques uns de mes coups de cœur :

Et l’architecture intérieure… murs de béton, rampes, escaliers, les époques s’enchevêtrent, et par les ouvertures sur la superbe place de la Révolution, vues les toits de la ville, ou la grande roue installée là pour les fêtes.

Le lendemain, dernier jour de 2019, temps superbe. Parfait pour le pique-nique traditionnel ! Il ne faisait pas chaud chaud, mais nous avons respecté les traditions, et sommes partis pour le site de la source du Lison. Magnifique.

J’ai d’ailleurs pu comparer le Lison « en vrai » avec celui du tableau vu la veille au musée des Beaux Arts de Besançon :

Nous sommes allés jusqu’au Creux Billard, courte mais ardue grimpette… merci les genoux !

Et c’était l’heure du pique-nique

J’avoue, il faisait bien frais… mais le pont du diable n’était pas loin, alors nous y sommes partis ! petite route, sous-bois, la campagne, et une plongée vers le ruisseau de Château-Renaud vertigineuse ! Voici le lien vers la légende. En fin de page, vous verrez la tête du diable, que je n’ai pas pu photographier, il aurait fallu que je m’attache à une corde… : https://www.lieux-insolites.fr/doubs/pontdiable/pontdiable.htm

Réveillon le soir, vœux, et le séjour s’est poursuivi entre parties de whist, de scrabble, discussions, balades le long de la boucle du Doubs à Besançon… et non, pas de photos : le froid peut-être ? mon appareil refusait de faire toute mise au point ! J’ai tout de même fait celle-ci, avec mon téléphone, un coin de mur m’a attiré l’œil :

La route du retour s’est passée sous la grisaille, le brouillard, la pluie… les puys avaient disparu, par moments, on ne voyait plus que le ruban de l’autoroute… retour tristounet !

Et nous voici repartis pour une nouvelle année, avec ses joies, ses peines, ses luttes. Je souhaite qu’elle vous apporte du soleil dans le cœur et dans la tête, qu’elle vous enthousiasme, qu’elle vous fasse… tout le bien que vous désirez !