Gothique

Gothique

Le thème de #En FranceAussi ce mois-ci est « gothique »… Vaste sujet ! Architecture ? Civilisation des Goths ? Mais depuis les années 1970/1980, il y a aussi le « mouvement gothique » ! Je ne ferai probablement pas d’article pour illustrer ce terme, n’ayant pour l’illustrer (peut-être) que le déguisement famille Adams d’Amandine, ou cette photo prise par Guillemette ( http://www.guillemettesilvand.fr ) en février dernier à Venise (et Venise n’est pas en France…) :

Je n’ai pas assez de photos de nos belles cathédrales gothiques, Reims, Bayonne, Albi, les Augustins de Toulouse (gothique Occitan) pour pouvoir faire une vraie page. Alors tant pis, je n’écrirai probablement pas sur En France Aussi ( https://www.facebook.com/groups/EnFranceAussi/ ), puisque je vous propose de partir nous balader du côté de Highgate, à Londres. Parce que qui dit « mouvement gothique » dit aussi inspiration fantastique, roman gothique… et noir, et il semble bien que ce mouvement est parti de l’Angleterre !

En 2004 (ouaouh, je suis revenue bien en arrière dans le temps… j’avais encore un appareil argentique), j’avais accompagné Raymond au Congrès de la FIM à Londres. Bien entendu j’avais potassé le Routard, pour ne pas perdre une miette de la ville pendant les 3 journées du congrès ! Car s’il y a toujours les incontournables, parfois un petit encart vous dévoile un bijou à découvrir… et c’est là que j’ai découvert Highgate. Deux cimetières, en face l’un de l’autre. Un que l’on visite en toute liberté, où se trouve la tombe de Marx :

Et le deuxième, en face, que l’on ne visite qu’accompagné. Magnifique lieu, mais où je ne me risquerais pas, même si c’était possible, à la nuit tombante… Un endroit fascinant, plein de verdure, d’arbres, de lierre entourant des colonnes de temples (il y a même une avenue de l’Égypte, avec temple et obélisques), de statues kitsch, de souvenirs de gens célèbres ou non, nostalgique, paisible, presque féérique… mais une féérie un peu sombre.

J’en suis ressortie complètement dépaysée, et avant de revenir vers la « vie », j’ai marché un long moment dans ce quartier très calme, aux belles maisons anciennes ou à l’ancienne…

Pour visiter le cimetière de Highgate, il faut prendre rendez-vous sur le site https://highgatecemetery.org/visit/cemetery/west . L’entretien en est assuré par une association, et les guides sont bénévoles, mais l’entrée est payante. Station de métro : Archway. Et après il faut grimper si je me souviens bien ! Mais vraiment quelle récompense à l’arrivée !

Toulouse

Toulouse

Pendant les manifs, outre les rencontres, les discussions, par moments les petites inquiétudes quand les blocs de CRS sont un peu trop présents, j’en profite aussi pour admirer la ville, ses immeubles, ses façades, et ses balcons. Et des manifs, en ce moment, il y en a ! Nous ne pouvons pas nous permettre d’aller à toutes, car la route est longue vers Toulouse, mais chaque participation apporte quelques nouveautés…

Dans le centre ville aux beaux immeubles du XIXème, souvent restaurés (pas toujours), les grilles des balcons sont superbes.

Bon, d’accord, tous les immeubles ne sont pas anciens, même au cœur de la ville, et les grilles ouvragées sont parfois remplacées par du béton…

Ne pas oublier non plus, lorsqu’on se promène dans le centre, quelques immeubles anciens… tel celui de l’ancien hôtel des ventes eu celui de « La Dépêche » (maintenant installée du côté du Mirail). Pour le Capitole, quelques photos sur cette page : https://bborda-silvand.blog/2018/06/26/ville-ou-campagne-les-deux/ , ou celle-ci : https://bborda-silvand.blog/2014/02/13/couleur-toulouse/ , mais j’y reviendrai peut-être une autre fois.

Et puisque très souvent nous arrivons par le canal du Midi et le quartier « des Chalets », où nous avons habité quelques années, lors de notre dernière manif, nous avons fait une découverte amusante dans ce quartier (la maison est bien cachée derrière ses portails et murs décorés et tagués)…

Mais hélas, Toulouse, c’est aussi : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/visages-histoires-parcours-vie-occupent-26-tentes-du-centre-ville-toulousain-1727769.html?fbclid=IwAR2pnqeDW2MkzQrd76IaxUZCVOcr1DvXXXUgasTwWTFbuvoRmtlKPM2PDWg

Alors que tant d’immeubles d’anciens bureaux sont vides…

Toulouse un 1er Mai…

Un matin tout ensoleillé, la ville est calme… Sur le chemin pour rejoindre la manif, je profite du peu de circulation pour faire quelques photos, Arnaud-Bernard (où se terminera la manif), Saint Sernin, Saint Raymond, l’église du Taur, vieilles maisons rue Saint Rome…

Place Esquirol, lieu de départ de la manifestation, tout était bien moins calme. Mais joyeux. Trajet bien cadré : forces de police dans toutes les rues qui bordaient la manif, pour empêcher le cortège d’aller sur la place du Capitole… ce qui apparemment n’a gêné personne, ni les centaines de GJ devant, ni les centaines de manifestant derrière la banderole commune. Et quand je dis centaines… nous étions beaucoup de centaines ! Bonne humeur, partout, chansons. Nous avons terminé place Arnaud Bernard, et avons quitté les lieux sans qu’aucun débordement n’ait eu lieu. Pas de vitrine cassée, pas d’accrochages. Méli-mélo de photos de manifestants et de beaux immeubles toulousains :

En partant vers le Mirail, j’ai enfin réussi à photographier la maison de l’écluse du Béarnais !

Avant de rentrer retrouver notre calme campagnard, nous avons partagé le repas traditionnel à la Maison du Parti. Ambiance conviviale, retrouvailles, discussions…

Bien sûr, passage à la librairie de la Renaissance, ouverte par Roselyne pour l’occasion (et dont j’ai suivi les conseils et les coups de cœur). Et je ne suis pas la seule à avoir profité de cette ouverture exceptionnelle !

Pas de muguet au jardin pour ce 1er Mai… cette fleur qui, parait-il pousse « comme du chiendent » refuse obstinément de s’enraciner chez nous ! Mais j’ai eu une belle surprise, lors de mon petit tour de jardin, et je suis certaine que ce coquelicot vous portera bonheur autant que le muguet traditionnel. Allez, pour faire bonne mesure, j’ajoute un bouquet « du jour » tout de même 😉 .

Juste un peu de Toulouse

Juste un peu de Toulouse

Hier, mercredi, petit tour « en ville », avant d’aller au concert du soir à la Halle aux Grains. Deux petites heures, mais une bonne balade. Trop longue au gré de Solal, mais nous avons tout de même fait une jolie boucle. Départ de Saint Étienne. Je me suis contentée de la cathédrale, j’ai « zappé » les petites rues autour, ce sera pour une autre fois !

Ayant dû aller déposer un dossier à la Halle (où, du coup, j’ai discuté un moment avec Mahmoud), je « courais » un peu derrière les rendez-vous avec Magali et Solal… rue Croix Baragnon et ses boutiques de luxe, place de la Trinité et son bel hôtel napoléonien, puis rue Saint Rome, pour enfin arriver à retrouver Magali et Solal !

De là, nous voilà partis vers Fermat et les Jacobins. Désolée, vous n’aurez pas droit à la photo du fameux « palmier », j’étais un peu perplexe devant « l’installation » lumineuse du lieu. Mais j’ai bien apprécié un passage de l’explication de sa vision du lieu par l’artiste, Sarkis.

Arrêt au port de la Daurade. Nous pensions nous balader le long de Garonne, mais tout est en travaux… Et j’ai fait une découverte, je n’avais encore jamais fait attention à cette source. Pourtant, j’en ai fait des balades le long de ces quais, avec les chiens, du temps où nous habitions Toulouse ! Je me souviens même qu’une fois j’avais eu du mal à récupérer Marien qui n’avait pas résisté à l’envie de se baigner…

Nous avons opté pour un retour vers la Halle aux Grains « direct », mais tout de même, n’avons pas oublié de nous arrêter à l’Hôtel d’Assézat.

Le beau vieux cèdre de la cathédrale Saint Étienne, côté pile et côté face :

Pour terminer la journée, concert. Musique russe, Tchaïkovski / concerto pour violon et Rachmaninov / 2ème symphonie. Romantisme, virtuosité, triomphalisme, énergie, et de beaux moments de tendresse dans les mélodies…


Images, souvenirs de la Sérénissime : en vrac !

Oui, parce qu’il faut bien en finir un jour, et revenir à notre printemps franco-campagnard 😉 ! Alors, dans le désordre (mais désordre splendide), souvenirs de la Ca’Mocenigo, de la Ca’Pesaro, du musée Accademia (clin d’oeil à mes collègues et néanmoins ami-e-s), de la Fenice…

… des ruelles, des toits et des cheminées…

… des tags et autres dessins de pas de porte, des rencontres de rues, des préparatifs pour une fête, des annonces ici et là…

… des masques, encore… dont un qui, intrigué par Manon et son carnet de croquis, est venu lui demander de lui envoyer ses dessins !

… la place de Sant’Angelo, et son campanile qui fait douter de la façon de prendre une photo…

… Castello, autre quartier à découvrir, avec son calme, le linge qui sèche au-dessus de nos têtes, ses images antinomiques…

… sans oublier…

Maintenant, vous savez tout (ou presque) de ce séjour vénitien ! Il me reste quelques jours pour essayer de profiter tranquillement de ce printemps, des fleurs de pruniers à celles de cerisiers, des muscaris, des champs jaune citron du colza… dans une semaine puis dans deux, Purpan. Ensuite, j’espère que je ne verrai plus mes photos en flou, et que tout ira mieux ! A bientôt.

Images, souvenirs de la Sérénissime : deux îles du Nord

Cette fois-ci, comme c’était une première pour nos misstinguettes, nous nous sommes contentés de Murano et Burano. Deux des îles « du Nord ». Hyper-connues, mais dont on ne se lasse pas ! Nous avons donc fait l’impasse sur San Michele et Torcello. Mais aussi sur Sant’Erasmo (où nous n’avons jamais mis les pieds). Quant à San Francisco del Deserto, je ne sais pas si nous arriverons un jour à y aller, tellement cela semble compliqué ! Bref, nous partons prendre le bateau (j’avoue, photo tellement ratée que je l’ai complètement transformée, et ça me plaît bien, finalement 😉 ). En fond, le cimetière de Venise, San Michele, là où reposent Diaghilev, Stravinsky, Ezra Pound, au milieu des Vénitiens…

Murano, la plus grande de la lagune. Ville du verre. A votre descente du bateau, vous êtes harponnés pour aller visiter les ateliers des souffleurs de verre… mais pas ceux des fabricants de ces si jolies « perles » multicolores, qui ressemblent à des bonbons 😉 . Trois impératifs pour cette île : la basilique, l’achat d’un collier en perles de Murano pour notre amie Monique, et… trouver une place au petit restaurant populaire Ai Bisatei. Bon, d’accord, le restaurant a un peu changé depuis ses débuts, mais à midi ce sont toujours les travailleurs qui viennent s’y restaurer, même si de plus en plus de touristes viennent se mêler à eux. Évidemment, les haltes-magasins n’ont pas manqué… surtout après le passage dans l’atelier Cenedese, où nous avions rendez-vous pour une démonstration. Dommage, nous sommes tombés sur la fabrication de verres de table, pas très très intéressant, car un peu répétitif, mais … nous nous sommes réchauffés 😉 !

Balade ensuite jusqu’à la basilique dei Santi Maria e Donato. Fondations au VIIème, construction au XIIème, pierre blanche d’Istrie et briques rouges, pavement intérieur en mosaïques où animaux fantastiques, aigles, poissons et paons courent entre figures géométriques, et la « Vierge orante » au manteau bleu sur fond d’or. Un pur chef d’œuvre.

Tant pis pour le musée du verre, il faut reprendre le bateau pour Burano, et nous retraversons la « ville » …

Sur le trajet, quelques îlots qui semblent inhabités, et au loin Burano, reconnaissable à son campanile bien penché (mais quel campanile ne penche pas, dans cet endroit ? A tel point qu’on se demande parfois comment prendre la photo !) et les couleurs des maisons qui se devinent et se précisent au fur et à mesure de l’approche.

Et cette fois, je ne voulais pas manquer la petite église Santa Caterina, dans l’île de Mazzorbo (reliée à Burano par une passerelle), et le cimetière. Donc, arrêt à Mazzorbo. Évidemment, je n’avais pas pris le bon guide (à ce sujet, je regrette que le Routard, la bible de la famille 😉 , ne dise rien sur Mazzorbo, qui mérite qu’on s’y arrête et qu’on en fasse le tour). Maisons colorées mais aux volets fermés pour la plupart, jolie église, et un cimetière magnifiquement entretenu. Vue inhabituelle sur le village de Burano. Entre le cimetière et Burano, arrêt dessin pour Manon…

Bien entendu, avec tous ces arrêts, nous sommes arrivés en presque fin d’après-midi à Burano ! Pas de musée de la dentelle (trop tard). Et puis il commençait à faire frais, et il paraît que je les avais trop fait marcher… nous nous replions sur un café pour la pause goûter, avant de faire un petit tour de l’île.

Avant de quitter l’île, nous avons droit à un ciel plein de douceur, aux couleurs dignes de celles des peintres que nous rencontrons à chaque coin d’église ou de palazzo !

Que me reste-t-il à vous raconter ??? Venise la nuit, vue du vaporetto qui nous ramenait à San Marcuola, et quelques curiosités ici et là au hasard de nos balades… alors, à bientôt !

Images, souvenirs de la Sérénissime : quelques églises…

Oui, « quelques » seulement, car si on veut visiter toutes les églises de Venise, il faut y passer plus que 7 jours ! Qui plus est, entre les heures de visite, les fermetures, les églises en entrée payante, il faut un peu jongler…

Nous avons commencé par San Zaccaria, d’abord parce que à certaines heures les costumés s’y retrouvent, ensuite parce que non seulement l’église est étonnante avec sa « galerie » de tableaux (Bellini, Tintoret, Tiepolo), mais on y visite aussi une crypte (du Xème siècle), une chapelle où les amateurs de dorures seront comblés (triptyques de Vivarini) et de magnifiques mosaïques (dont j’ai raté les photos…). Bref, c’était l’occasion de contenter les fans d’églises, de peintures et … de costumés !

Bien entendu, nous n’avons pas manqué l’église Santa Maria dei Frari. Trois nefs, douze colonnes, tableaux du Titien, de Bellini, de Vivarini, de Veneziano (1339), 124 stalles décorées en bois marqueté et … les tombeaux des plus grandes figures de Venise, monuments funéraires ahurissants, presque monstrueux… Le Titien, Canova, le doge Pesaro, Monteverdi.

A côté de l’église dei Frari, la Scuola Grande di San Rocco. A ne pas manquer. Œuvres du Tintoret, mais un tableau du Titien et un de Tiepolo. La grande salle du premier, au plafond d’ors encadrant les tableaux du Tintoret, au sol comme souvent de marbres, et dont les murs sont recouverts de boiseries, sculptures représentant les vices et les vertus humaines (je n’ai pas compté qui des deux remportait le plus grand nombre de sculptures 😉 ). Dans la salle de l’Albergo, un des chefs d’œuvres du Tintoret, la Crucifixion.

De l’église San Stae, lumineuse et plutôt simple, je n’ai photographié que cet entourage de la tombe d’un illustre doge dont je n’ai pas noté le nom.

J’aurais beaucoup aimé faire découvrir l’église des Jésuites Santa Maria Assunta, dont j’avais gardé un très beau souvenir. Hélas, nous sommes arrivés trop tôt (nous partions vers « les îles ») et rentrés trop tard… Par contre, dans l’ancien couvent jouxtant l’église, une toute récente auberge de jeunesse s’est installée. A essayer ?

Santa Maria Formosa, qui a donné son nom à la belle place qui l’entoure, place bordée de palais (dont celui du vainqueur de la bataille de Lépante), abrite un triptyque de Vivarini (encore lui, oui !), une icône. Bien que l’entrée soit payante (ou Chorus Pass), personnellement je n’ai pas été époustouflée comme dans d’autres églises…

Mais j’aime bien aller faire un petit coucou à la figure bizarre qui garde l’entrée du campanile de l’église !

Nous aurions bien voulu goûter aux pâtisseries et douceurs de Salva e Rosa, place Santi Giovanni e Paolo, malheureusement c’était archi-complet .. le petit café voisin nous a accueilli et requinqués, juste assez pour aller faire un tour rapide dans la basilique Santi Giovanni e Paolo, immense et grandiose.

Sur les Zattere, nous avons eu le temps de faire le tour de l’église dei Gesuati ou Santa Maria de Rosario, avant de prendre le vaporetto. Où l’on apprend (si on ne le savait pas) que les soucis de comportement de l’Église ne datent pas d’aujourd’hui : l’emplacement de l’église avait été acheté par les Dominicains après que l’ordre des Gesuiti avait été dissous, au XVIIème, en raison de mœurs un peu légères. Là encore, tableau du Tintoret, plafond de Tiepolo, et bien sûr une madone au Rosaire toute en ors et fioritures rococos.

Il reste donc des dizaines et des dizaines d’églises à voir… Saint Jean au Rialto, qui abrite une collection d’instruments de musique, la Salute bien sûr, la Madonna dell’Orto, San Giorgio dei Greci (église grecque orthodoxe, photos interdites), mais il faut garder quelques découvertes pour les futurs séjours, n’est-ce pas ?

…. à suivre !