un peu d’air frais

un peu d’air frais

A force de la réclamer, la pluie est arrivée… et bien arrivée pendant ce qui semble déjà trop longtemps… jamais contents ! Mais ce matin, c’était juste du brouillard, et on pouvait espérer que le soleil ne bouderait pas.

Et, superbe, vers 14 heures, le ciel bleu. Il était temps de sortir faire un tour de champ, ma petite marche quand la flemme est là mais que « tout de même il fait beau alors tu vas te bouger un peu »… Et puis Flipelette commence à prendre un peu de poids à passer son temps sur les fauteuils ou sur mon bureau 😉 !

Vers 15 heures, enfin, nous voici dans le champ voisin.

Sous le soleil un peu embrumé les champs verdissants ressemblent à du velours, les gouttes d’eau scintillent sur les baies oranges ou rouges, et les lichens jouent les stars sur les branches sèches des buissons. Tout au fond du champ, alors que nous rentrions, un faisan se dépêchait de se glisser dans les fourrés… j’espère que les voitures garées en bord de champ n’étaient pas des voitures de chasseurs, et qu’il a pu rejoindre sa cache !

Pour terminer l’après-midi (17 heures à peine…), un timide coucher de soleil, sous un ciel hésitant entre le bleu et le gris (histoire de rester dans les tons de ces derniers jours ?), et la brume se réinstalle pour la nuit…

Plaine, la plaine…

Plaine, la plaine…

Si le côté « ouest » de Galembrun est tout en collines, descentes et grimpettes, le côté « est » est devenu au fil des années une vaste et morne plaine ( 😉 )… haies disparaissant dans la nuit, ou au vu de tous pour peu qu’on regarde… (si je n’avais pas eu la curiosité d’aller voir si les ruches étaient encore dans le petit bois, je n’aurais rien remarqué je crois depuis le chemin)

Donc, me voilà partie vers la plaine… vastes étendues de marron-beige-parfois-roux, nuages…

Quelques fleurs des champs osent pousser le long du chemin qui n’est plus bordé de haies depuis longtemps (sauf à côté de la vieille ferme du « cheval d’or », dont les propriétaires bagarrent dur pour les défendre…)

Je voulais aller jusqu’à La Pleysse, voir si enfin les feuillages prenaient leurs belles couleurs d’automne, mais je me suis laissée tenter par un petit tour vers la vieille maison abandonnée entre champs et petit bois. Et puis, les feuillages dorés sans soleil, c’est moins joli 😉 … oui, bon, j’avoue, c’est davantage la curiosité… maison bien fermée, donc probablement pas complètement abandonnée. Mais l’été, il doit faire bon sous l’avant-toit !

Un mini bois derrière la maison, où il me semblait avoir vu des ruches à une époque, mais non, pas ou plus de ruches… par contre une partie bien nettoyée, les haies arrachées fumant encore (première photo de cette page)

Sur le bord du chemin, à la sortie du mini bois, trois bacs de galets… une mine d’or pour moi, qui rapporte de chaque balade un caillou pour mettre dans un coin du jardin, mon coin à trouvailles diverses, cailloux, plantes, morceaux de porcelaine, coquillages, et même une fois un crâne de chevreuil…

Et pour terminer, le chemin des fées… et une des dernières roses d’un des plus beaux rosiers du village (et le plus ancien). A bientôt, pour un retour dans le temps, les deux dernières parties de notre circuit de septembre, entre ami.e.s et tourisme !

Tour de champ, la reprise

Tour de champ, la reprise

Dimanche ensoleillé, aurons-nous droit à un petit été indien ?… à suivre ! Quant à moi, été indien ou pas, il est temps que je reprenne mes marches dans les environs. J’ai donc (re)commencé cet après-midi, par un petit tour dans les champs. Avec Flipelette, bien sûr !

Dans l’ancien chemin, à l’ombre des sureaux et autres arbustes sauvages, les colchiques s’épanouissent (et oui, ici, elles sont jaune d’or). Les champs sont un peu ternes après les récoltes, avec beaucoup de beige, mais le terrain de notre voisine commence à redevenir vert…

Après les matins bien frais de ces derniers temps, dans les haies les baies sont un peu « fripées ». Les gratte-culs sont nombreux… dommage, je ne sais pas comment faire la confiture de ces baies, si délicieuse…

Le champ de tournesol le plus proche n’est encore pas récolté. Les fleurs sont bien tristes malgré le beau ciel bleu et le soleil.

Les pyracanthas sont magnifiques, et les oiseaux nombreux qui nichent dans les haies. Peu de fleurs… une sorte de bruyère, des pissenlits, des chardons…

Et un papillon…

A propos d’insectes, ce matin, accrochée en bas du volet, une mante religieuse. J’ai dû faire quelques acrobaties pour la photographier ! et juste dessous, sur le billot de bois (qui sert d’escalier à notre Flipelette 😉 ),une deuxième mante, plus petite et plus verte… Mère et fille ? Mâle et femelle ? Qui va manger qui ? Ou juste poste d’observation ? Toujours est-il que quatre heures plus tard, les deux semblaient se surveiller, l’une sur le mur et l’autre sur le sol… et encore quatre heures après, seule la verte est là, revenue sur le vieux billot de bois, tête en bas…

Et puisque nous sommes en octobre, en solidarité avec « octobre rose », cette rose encore épanouie.

Ma campagne

Ma campagne

Juste à côté, quelques mètres à faire sur la pente du champ voisin, et c’est là… Avec ces températures un coup c’est l’été un coup on revient en presque hiver, les couleurs sont étonnantes pour la saison. Les orchis et orchidées sauvages sont déjà sur la fin, et les marguerites ont soif…

Quelques papillons, toujours aussi difficiles à saisir, le moindre geste les effarouche… mais il me semblent moins nombreux ? c’est peut-être trop tôt ? après tout nous ne sommes que le 2 juin !

Les champs de blé sont presque prêts à être moissonnés… espérons qu’aucun orage n’arrivera avant !

Il me semble tout de même que l’an dernier à la même date (2 juin) il y avait davantage de couleurs, de fleurs. Cette fois, quelques fleurs, bien sûr, mais je n’ai pas rapporté de beau bouquet de fleurs des champs !

Dans le versant « jardin » du champ de Germaine, de petites grappes de troènes fleurissent dans la haie, un yucca dresse fièrement ses fleurs crèmeuses, et s’il est trop tôt (et s’il fait un peu gris…) pour profiter d’un beau coucher de soleil, la vue vers les collines est toujours aussi apaisante !

(petit) tour de champ

(petit) tour de champ

Juste pour voir si les orchis et autres orchidées sauvages avaient réapparu dans le champ voisin… après encore quelques mises au point dans les dossiers pour le 9ème Marché des Créateurs du 6 juin, puis dans ceux du festival Danses et Musiques Pour Tous (vérifications de la restauration), me voilà partie un peu tardivement pour mon tour habituel, avec Flipelette. Mais aujourd’hui, malgré son départ en flèche, la miss avait du mal à me suivre, et paraissait très inquiète. Alors j’ai fait au plus vite ! Les orchis sont là, me voilà rassurée ! Surtout les serapia vomeracea, qui semblent avoir bien proliféré.

Beaucoup de marguerites, aussi. Et dans le premier champ, les herbes folles se font bercer par le vent. Du coup, tout est un peu flou…

Je reviens aux orchis… elles ne sont pas encore bien fleuries, et moins nombreuses que d’habitude. C’est peut-être un peu tôt encore ? Orchis mauves, pour commencer :

Et la belle orchis pourpre aux fleurs semblables à des marionnettes en jupe…

Une ophrys araignée perdue au milieu des herbes…

Au coin de la haie, avant la vue sur la petite vallée, les collines et les champs de blé, l’églantine frissonne sous le vent.

Dans le terrain bien caché par ses haies, un peu laissé à l’abandon, les aubépines et autres petits arbustes grimpent à l’assaut de la vieille grue… tandis que dans l’ombre les monnaies du pape offrent leurs fleurs mauves, en attendant de faner et devenir ces jolies fleurs d’un blanc presque translucide, qui font le bonheur des fleuristes pour les bouquets de fleurs séchées !

Retour par le jardin de Simone, accueillie par ce magnifique rosier sur le petit hangar de bois.

Ce soir le ciel est nuageux. Demain, j’espère pouvoir aller faire un grand tour, sur l’ancien tracé du chemin de fer, et j’en profiterai pour distribuer les tracts des prochains événements…

Sauvages

Sauvages

Balade du jour, jusqu’au bois de la Pleysse, les blés verts sous le bleu du ciel, l’ombre du chemin vert avant la longue traversée des champs en plein soleil…

Mais le long de ces chemins, pâquerettes, bien sûr, trèfle rose ou blanc, boutons d’or, délicates fleurs de lin, et quelques autres dont je ne connais pas le nom, soulignent encore plus le vert des herbes.

C’est vrai qu’en ce moment, le vert est roi ! Pourtant sur cette « plaine », il laisse la place au beige marron des champs prêts à être ensemencés pour les tournesols je crois. Au milieu de ce beige, sur cette immense plaine désertée par les haies (merci, messieurs les céréaliers), les couleurs du tracteur hersant la terre, jantes jaune d’or, cabine verte et machine rouge… poésie rurale… si l’on veut… oui, bon, j’aimais bien les haies qui permettaient de traverser les champs, autrefois !

On entrera dans le bois sur une prochaine page. Sachez qu’après la traversée de cette « plaine » sous le soleil, ce fut un véritable soulagement ! J’imagine ce que doit être l’arrivée dans une oasis après une traversée de désert… 😉 !

Re-v’là l’printemps !

Re-v’là l’printemps !

Reprise tranquille des balades après ces journées hivernales. Comme je n’ai pas bougé depuis un petit moment (j’avais pourtant pris de bonnes décisions 😉 ), je suis restée dans les environs immédiats, mieux vaut recommencer en douceur…

Les boutons d’or commencent à se montrer, sur l’aubépine les feuilles prennent peu à peu la place des fleurs, dans la haie le lilas s’épanouit, les soucis ruissellent de bonheur sous la lumière du soleil, la monnaie du pape cache ses fleurs mauve-rose dans l’ombre du talus…

L’agriculteur du coin oublie complètement se laisser un peu de place entre les champs, semant ou labourant au ras des haies et du champ voisin, et ce vieux passage d’il y a plus de 40 ans entre la maison et le Marguestaud disparait petit à petit 😦 . Jusqu’à quand tiendra le cognassier, qui marquait autrefois les limites d’un champ ? Mystère. Pour le moment, il est encore là, avec ses fleurs délicates, aux pétales encore un peu froissés et frissonnant sous le léger vent de cette après-midi.

A l’autre bout du champ, juste à l’angle des terres cultivées et d’un dernier terrain en friche, les jeunes feuilles du vieil arbre semblent de la dentelle, de loin. Et je me réjouis de voir que les dames de onze heures gagnent du terrain, mélangées aux pousses de blé…

Et pour une fois, j’ai cueilli quelques branches de lilas dans la haie. Le bouquet (modeste, je n’aime pas couper les fleurs…) tient compagnie à la belle Burkinabé (bronze de Malick Guira) sur le vieux bahut.

Derniers jours d’hiver

Derniers jours d’hiver

Après quelques journées grises et ventées (normal, c’est encore l’hiver 😉 ), après des heures passées sur des dossiers, après le casse-tête pour la restauration du prochain festival Danses et Musiques Pour Tous (pas encore réglé d’ailleurs), cet après-midi, entre ciel bleu et nuages blancs, j’ai fait mon tour de champ habituel, une petite heure de marche dans l’herbe des champs oubliés, en compagnie de Flipelette.

Le printemps n’arrive officiellement que dans une semaine, dans les haies les églantiers préparent leurs fleurs, lichens et boutons mêlés, et de jeunes feuillages apportent une touche claire aux feuillages sombres des anciens…

Avec toute l’humidité de ces derniers jours, la mousse prend ses aises sur les chemins et certains troncs d’arbres, les chaussures sont trempées et chaque pas fait flic-floc 😉 , et le vert, ou plutôt les verts deviennent la couleur dominante dans les champs…

… sauf sur le chemin en haut de la vieille ferme voisine… où le rose du cognassier du Japon côtoie le jaune or du forsythia. Et voilà que même la nature fait chanter les couleurs d’un pays presque voisin.

Je ne sais pas quelle sera la couleur du ciel ce soir, je vais être occupée à préparer la confiture de kiwis probablement, mais hier soir c’était bien beau…

Profitez bien de cette dernière semaine d’hiver, et donnons-nous rendez-vous au printemps ! Pour le moment, notre Flipelette récupère après cette balade, qui m’a semblé bien courte, mais qu’en est-il pour elle ?

A la recherche du chemin perdu…

A la recherche du chemin perdu…

Bon, assez flemmardé, les journées ensoleillées se succèdent et je n’ai pas le courage de bouger, c’est une honte ! Je ne vais tout de même pas attendre que les mauvais jours reviennent… Hier, petite remise en jambes, tour des champs voisins de long en large et de bas en haut (eh oui, de ce côté-ci c’est loin d’être plat !). Et aujourd’hui, en route pour 5 petits kilomètres. Mais là aussi de haut en bas et de bas en haut !!!

L’amandier de la voisine, les violettes du jardin, une jonquille, les haies d’églantiers, les tapis de pâquerettes… la nature renaît !

Traversée des champs jusqu’au Marguestaud (qui coule encore bien), par endroits le sol est déjà fendillé de sécheresse, mais quelques flaques stagnent en bas du champ… Et avant de repartir à la recherche de mon chemin disparu, arrêt à la petite mare dans le bois pour admirer les reflets.

Il y avait une sortie de sentier, avant le « nettoyage » de cette partie du bois, et il rejoignait la jolie boucle qui faisait tout le tour du bois… autrefois… Je l’ai cherchée en vain plusieurs fois déjà. Cette fois, je prends le « chemin des diligences » en longeant le bois, et j’ai bien retrouvé le passage. Je me suis engagée dans ce petit sentier, pour tomber encore une fois dans un cul-de-sac ! Zut et re-zut ! Demi-tour. En faisant attention à ne pas me prendre les pieds dans les ronces… la prochaine fois, je pars avec un sécateur !

Retour sur le large chemin, et au débouché je pars à droite, le long du champ et de la forêt… tiens, la vieille maison a disparu… et le champ a doublé de volume… mais ils ont gardé le passage. Me voici à nouveau à l’entrée du bois, une autre. Encore un sentier bien tracé. Pourvu qu’il ne s’arrête pas net !

Et enfin, enfin, cette fois c’est bon ! Après un passage entre les brandes et quelques ronces, revoici la forêt et le chemin connu. Les « dragons » chers à mes fritouillettes ont été avalés par le temps, mais j’en ai trouvé un plus récent 😉 ! Bizarrement peu de chants d’oiseaux. Il faut dire que j’aurai fait cette balade avec en fond sonore les motos « vertes » qui tournaient dans les environs, mais heureusement pas dans le bois, du moins au moment où j’y étais.

Retour au village, par la fameuse côte du Moulin… quelques arrêts pour apprécier le vert des champs (et souffler…), mais je n’ai pas eu le courage de repartir par les champs une fois arrivée en haut, j’ai pris le chemin « civilisé » (et « plainier », selon l’expression du coin) pour revenir à la maison, me faire un thé et m’assoir au soleil.

Et ce soir, encore un moment magique sous les acacias de chez Germaine et Maurice.

Tour de champ, novembre

Tour de champ, novembre

La grisaille de ce matin ayant cédé la place à un beau ciel bleu, juste avant le thé, me voilà partie pour une courte marche dans les champs voisins, accompagnée bien sûr de Flipelette ! Cette fois, je ne me suis pas contentée du tour des deux champs voisins, nous avons fait un peu d’exploration… Départ, bien sûr en suivant une des sentes laissées par les visiteurs sauvages du coin… mais cette fois je n’ai pas vu le faisan. Baies dans les haies, passant du rouge bordeaux au noir. Les coings sont plus que mûrs sur les branches, et le cognassier se prend un peu pour un arbre de Noël avec toutes ces boules rouges, beiges et grises ! Le sorgho a été ramassé, ne restent que les demi-tiges dont les feuilles scintillent au soleil.

Coup d’œil sur les collines de Naples à l’est, et de Drudas à l’ouest. Champs labourés, à la terre parfois presque noire, parfois marron beige, parcelles envahies d’herbes sèches presque blanches, bosquets et petits bois encore verts. Et ciel bleu ! Mais vers l’ouest, les nuages s’annoncent pour la soirée…

Pour le retour, changement d’habitudes. Nous voilà parties vers le petit vallon et le terrain bien herbu et embroussaillé de Simone, bordé de magnifiques haies de pyracanthas flamboyants sous le soleil ! Le surnom de « buisson ardent » qu’on lui donne est vraiment de rigueur !

Flipelette suit au milieu des herbes plus hautes qu’elle, mais j’ai l’impression qu’elle connait le coin, bien qu’elle paraisse prudente et attentive au moindre bruit !

En bas du terrain, je découvre un endroit boisé. Un joli coin. Surtout avec ces éclats de lumière qui filtrent entre les arbres. Une touffe de bambous, étonnante. Dessins des mousses sur les troncs… Et sur tout ce vert, en haut du terrain, un beau tracteur bleu !

Me revoilà en terrain connu ! Une petite halte papotage avec Simone, et retour avant le coucher du soleil… (il se couche tôt en ce moment 😉 ), mais ce soir, je n’aurai pas droit au spectacle en technicolor qu’il sait parfois offrir…