Le champ des voisins

Le champ des voisins

C’est de là qu’il y a la plus belle vue vers les collines, les plus beaux couchers de soleil, et j’avoue que j’aime aller y faire un tour de temps en temps. Souvent, même 😉 !

Avec le confinement et surtout le temps limité d’une heure…, c’est ma balade préférée ! D’abord, je vais voir les deux poules… avec notre Flipelette bien sûr. Qui commence à avoir tellement pris l’habitude de m’accompagner, qu’elle réclame tous les après-midi sa balade, si si ! (aujourd’hui, je n’avais pas pris l’appareil photo, juste mon téléphone, c’est que le chemin et le terrain ne sont pas « plans », ainsi que disait Germaine, et je me méfie toujours de mon genou et de possibles chûtes. Bref, donc, photos prises avec le téléphone.)

Après, une fois délestée de mes épluchures, j’essaie de faire quelques découvertes. Et c’est vrai que, même en y allant tous les deux jours, j’arrive à découvrir du nouveau ! Aujourd’hui, un arbuste auquel je n’avais pas encore prêté attention… qui s’est dévoilé depuis samedi il faut croire, parce que sinon je me demande comment j’ai fait pour le manquer :

Je me fais aussi des surprises, en changeant le chemin du retour… cette fois, j’ai laissé tomber les lilas pour passer plus bas, et …

… une superbe touffe de genêts, vraiment somptueuse au pied d’un acacia. Un peu plus haut, le talus est jonché de soucis, envahissant aussi le vieux banc :

Le figuier prépare la récolte, sur le petit pêcher (bien mal en point, aux feuilles toute cloquées) quelques fruits, et les artichauts sont prêts à croquer… il va falloir que j’appelle les voisins pour leur dire, ce serait dommage qu’à cause du confinement ils se perdent.

Tout d’un coup je vois Flipelette en arrêt devant un tronc d’acacia, puis grimper et farfouiller dans une fente… qu’a-t-elle vu ? J’ai eu beau regarder à mon tour quand elle est redescendue, je n’ai vu personne !

Le ciel était triste aujourd’hui, et les températures en baisse… Nous allons entamer la 5ème semaine de confinement, les masques ne sont toujours pas arrivés, les tests non plus, Sa Majesté va parler à son bon peuple tout à l’heure, les actionnaires continuent de se gaver, les patrons sont prêts à faire travailler leurs employés 60 heures par semaine et supprimer les congés, et je ne décolère pas… les Français auront-ils compris, « après » ???? ou continueront-ils à accepter, à dire « bof, de toute façon on n’y peut rien » ? Allez, je ne veux pas laisser le pessimisme gagner du terrain 😉 , ce n’est pas mon genre…

Dans la maison, un bouquet d’arums a remplacé le lilas. Prenez soin de vous et des autres.

Pâques 2020, samedi

Pâques 2020, samedi

Avec ce soleil, ces journées presque estivales, toutes portes et fenêtres ouvertes, on oublierait que ce n’est que le début du printemps ! Depuis même pas un mois ! Il y a trois jours, premier « coucou » entendu. Aujourd’hui, c’était la huppe. Et tous les arbres du jardin retrouvent leurs feuilles. Certains plus vite que d’autres. Les fruitiers ont été les premiers. Et d’ailleurs, sur le vieux cerisier, nous en sommes aux promesses…

Je ne parlerai pas beaucoup du lilas, le nôtre est toujours le dernier du village à fleurir (mais nous sommes patients), ni des pivoines qui se font autant désirer que la rose du Petit Prince… enfin si, un peu tout de même ! Et aussi des adorables pompons crème du rosier liane, du jasmin d’hiver qui préfère visiblement fleurir au printemps, de la fleur d’acanthe qui se prépare pour sa première floraison chez nous…

Mais là où on sent vraiment le printemps, c’est dans le renouveau des feuillages des arbres… après les fruitiers, l’érable et ses pendeloques tremblantes au moindre souffle de vent, l’acacia arrive tout en douceur, d’un vert tendre presque doré au soleil, le chêne vient en avant-dernier, tandis que les althæas et l’albizia se font concurrence pour savoir qui se fera le plus attendre. Ah, j’oubliais notre savonnier, qui grandit tout doucement (peut-être l’endroit ne lui est-il pas favorable ?), mais qui s’obstine !

Aujourd’hui, samedi avant Pâques, j’ai le souvenir que dans les Landes (et probablement dans d’autres régions), on chaulait les maisons, on repeignait… même mon mécréant de grand-père le faisait 😉 , mais c’était peut-être simplement pour fêter l’arrivée du printemps ! Dans chaque fête religieuse, il y a une explication de tradition bien plus ancienne, raison pour laquelle je ne comprendrai jamais ces querelles partisanes entre les tenants d’un dieu ou d’un autre. S’il ne m’a pas laissé sa « main verte », mon grand-père m’aura au moins laissé sa logique sur ces sujets… Donc, voilà-t-y pas que j’ai fait du ménage ???? oh un peu, hein… pendant que Raymond travaillait dans le jardin. Ce qui est râlant, c’est que on remarque bien davantage l’herbe joliment tondue que mon sol de cuisine tout propre 😀 !

Belles fêtes de Pâques, un peu particulières cette année…, que vous soyez croyants ou pas.

Avançons masqués

Avançons masqués

Ce n’est pas dans mes habitudes de publier des photos sur lesquelles je suis, mais aujourd’hui c’est exceptionnel. Guillemette ( https://uneviedallegresse.wordpress.com ) nous a fabriqué des « masques barrière », le mercredi est jour de courses (même quand il n’y a plus d’accompagnements à assurer), et donc nous avons inauguré nos masques.

Et ben c’est pas du tout du tout pratique, ça donne chaud, ça met de la buée sur les lunettes (c’est peut-être parce que mettre un masque est très technique, Sibeth aurait-elle raison ?), et on n’a qu’une envie, c’est rentrer à la maison et l’enlever ! Et le laver, le sécher, etc etc… heureusement qu’on ne sort qu’une fois par semaine 😉 !

Lundi gris

Lundi gris

Gris et froid. Alors qu’hier nous avons ouvert grand les portes, aujourd’hui c’est calfeutrage !

Mais… le plus jeune chêne du terrain commence à ouvrir ses feuilles.

Heureusement, les couleurs de mon bureau ne sont pas assorties au temps … Et pour le réconfort et l’énergie, outre les couleurs des rideaux et du mur, une tisane aux fruits. Sous la haute surveillance – ou la protection – de Ganesh !

Bonne fin de journée, protégez-vous, et … le soleil reviendra c’est sûr !

Les arbres

Les arbres

S’appuyer contre un arbre, l’entourer de ses bras, s’asseoir tout contre. Et tout va mieux. Nous avons un très vieux chêne sur le terrain. Il marque une limite entre le terrain du voisin et le nôtre. En ce moment, alors que les acacias ouvrent leurs feuilles, lui est encore nu, il se prépare. C’est un peu mon phare dans les mauvais moments. On y a installé un nichoir pour les oiseaux, mais sert-il ou pas, on ne le sait pas. Il y a aussi un ballon-balançoire, irrésistible pour les enfants qui viennent. Il accepte tout, il grandit. Et nous aide à grandir.

Nous avons quelques chênes « remarquables » dans le village, mais les acacias et robiniers sont présents un peu partout. Chez nous, ils se mêlent aux sureaux, haies sauvages contre le vent d’ouest… et quand on voit l’inclinaison de certains troncs, vous comprenez combien parfois le vent d’ouest est « remarquable » lui aussi 😉 !

Pas de sortie au village aujourd’hui, juste le terrain. Et ce sont les troncs d’arbres, leurs écorces que j’ai eu envie de photographier. Éclatées, boursoufflées, rainurées, enveloppées de lierre, crevassées, elles disent toute la ténacité de la nature pourvu qu’on la laisse tranquille…

Sur les althæas, les « gendarmes » ou « cherche-midi » profitent des derniers rayons du soleil. J’ai l’impression qu’il y en a un peu moins cette année ? ou alors c’est que je n’ai pas surveillé ces « diables » à leur heure préférée ?

Et pour vous souhaiter une belle fin de semaine, une rose. D’un petit rosier planté dans un coin, un peu oublié, un peu piétiné lors des derniers travaux, mais tenace lui aussi !

Confinement J10

Confinement J10

Aujourd’hui, jeudi 26 mars, en ce moment (19h15), nous devions être avec nos amis en train de siroter un apéritif sur la piazza Bellini… du moins, c’était prévu dans le programme que j’avais imaginé pour notre séjour Napolitain. Corona en a décidé autrement. Peut-être ne connaitrai-je jamais Naples (il paraît que je suis vieille, selon les déclarations de nos gouvernants), peut-être y partirai-je une autre fois ? On verra ! Si vous avez envie de vous balader un peu, je vous propose un tour sur le site de mon frère, Jérôme Borda, photographe, http://www.waysofnature.com et de sa série « Carnet Napolitain ». En attendant, je tourne et retourne dans le jardin… toujours suivie (ou accompagnée ?) par Flipelette ! Mais il va vraiment falloir que je reprenne d’autres chemins, en respectant la distance réglementaire bien sûr ! 1 kilomètre autour de la maison… parce que bon, le cerisier, les pruniers, les pissenlits, les pâquerettes et les dames d’onze heures, je crois que j’ai un peu épuisé le sujet !!! Juste deux ou trois photos encore, parce que en cette fin d’après-midi le cerisier était vraiment magnifique, et on le retrouvera à la saison des fruits 😉 …

Si les chênes sont encore bien sombres, les acacias commencent à s’habiller…

Les coins fouillis restent toujours aussi fouillis… ce n’est pas encore que j’aurai un jardin digne des magazines 😉 ! Les feuilles d’acanthe débordent sur les fleurs sauvages, le deuxième pied de pivoine grimpe (aurai-je une fleur ? deux fleurs ? cette année…) malgré sa mauvaise exposition (le pauvre reçoit les rafales de vent d’ouest), et le vieux tronc d’arbre se creuse de plus en plus au milieu des herbes et du lierre.

Contre le mur de bois de la cabane, protégé de la pluie par une plaque de plexiglas (ou truc du même genre), les herbes (confinées…) dessinent un véritable tableau.

J’ai presque épuisé ma pile de bouquins… mais comme, par principe, je ne veux pas passer de commande chez Amazon, je vais reprendre quelques anciennes lectures. De circonstance 😉 . L’un raconte 6 mois sur les bords du lac Baïkal dans une isba, loin de toute civilisation (ou du moins de ce que nous appelons civilisation). L’autre est un chef d’œuvre, dont le titre est un clin d’œil à cette période que nous vivons. A bientôt !

Confinement J2

Confinement J2

Désolée, mais le mercredi est le jour des courses, car, non, nous ne stockons pas, et en temps « normal » nous profitons des accompagnements aux atelier/bus pour faire les courses de la semaine. Bien sûr, depuis lundi il n’y a plus d’accompagnement, cours de dessin, de théâtre, de chant sont annulés, mais nous avons (bêtement ?) gardé ce jour.

Ce midi, premier repas dehors de l’année 2020…

Nous avons pris notre papier « sur l’honneur », et nous voilà partis à Cadours d’abord, pour le marché. Les producteurs étaient là, sauf Martine et Serge qui n’avaient pas pu se réapprovisionner comme ils l’auraient souhaité. La poissonnière nous a prévenu que c’était son dernier marché à Cadours, plus de pêche, plus de réapprovisionnement. Le boucher avait mis son masque et ses gants, mais la machine pour la CB servait à tout le monde sans gel à côté, alors ça fait un peu sourire… ben oui, je n’ai pas de gel dans ma poche, il n’y en a plus, et le savon est tout aussi efficace… sauf quand on n’est pas chez soi 😉 !

Et cet après-midi, grand calme à la BioCoop, à SuperU… à part une recharge de savon liquide, les gants dont Raymond se sert pour nettoyer le poêle et des baguettes de pain à cuire (rayons vides), nous avons fait nos courses habituelles. Sans être bousculés !

Petit détour à Point Vert, toujours pour les gants… j’ai trouvé admirable la caissière, avec son casque-visière protecteur. Mis à part le fait qu’elle le relevait les 3/4 du temps, je me demande vraiment si c’était efficace.

Merci à toutes les caissières, qui gardent le sourire malgré tout, qui sont là, qui vous demandent gentiment de respecter les distances. Qui s’excuseraient presque parce que vous n’avez pas trouvé un produit, dévalisé stupidement samedi dernier. Mais tant qu’à se protéger, éviter les postillons des uns et des autres, j’avoue que ce buste de femme voilée, à la Ca’ Rezzonico, est tout de même plus classe que les masques canard 😉 … je blague !

Rassurez-vous, je ne vais pas faire une chronique quotidienne de ce confinement généralisé… c’était notre première sortie en période de confinement, alors ça m’a un peu amusée de partager. Bonne soirée, prenez soin de vous ! La prochaine fois, ce sera une balade en pleine nature, promis.

Confinement J1

Confinement J1

Depuis aujourd’hui, mardi 17 mars midi, nous voici donc très officiellement confinés, confinement renforcé, avec document à porter sur soi pour justifier « sur l’honneur » de nos déplacements. Quand on voit le peu de cas que les grands de ce monde font de l’honneur, on a envie d’en rigoler. Pour nous, qui ne sortions qu’une fois par semaine pour faire nos courses, ça ne va pas trop nous changer ! Par contre, je me demande si, quand je vais aller marcher dans les champs et bois du coin, il va falloir que j’aie ce papier sur moi ???

Alors cet après-midi, nous nous sommes confinés… au jardin. Un peu de nettoyage de mauvaises herbes pour moi, arbre mort à couper pour Raymond. La nature redémarre, et avec les pluies de ces dernières semaines, tout est bien vert. Le long du muret, les fraisiers fleurissent. Au fond du terrain, les fleurs des pruniers font la causette avec les pissenlits et au milieu des hautes herbes je retrouve cette plante sauvage dont bien sûr j’ai encore oublié le nom (une seule? bizarre). Le lierre nouveau serpente dans les briques anciennes, et sur ce qui en principe est du « gazon » (… 😉 ) ficaires, boutons d’or et autres fleurs campagnardes s’en donnent à cœur joie !

Dans la haie près du lilas, je découvre encore des muscaris, peut-être des bulbes déposés là « pour voir » ?, les lilas pointent quelques feuilles, et je surveille de près la croissance des pivoines, dont les feuillages tout neufs semblent vernis.

L’entrée du chemin est le lieu de prédilection des pissenlits. Quant au chemin censé longer la clôture, il disparait au milieu des herbes !

Les gouttes de pluie sur les iris me font craquer, un vrai tableau ! Ah, si j’étais peintre…

Une semaine en mars

Une semaine en mars

Semaine bien perturbée par l’intrusion de COVID19 dans nos vies, et les déclarations contradictoires, parfois surréalistes, des uns et des autres. Qui croire ? Que croire ? Notre hameau semble à des lieues de tout ce délire, mais… allez savoir ! Beaucoup travaillent en ville, à l’hôpital, vont et viennent, et ce petit truc semble saisir la moindre occasion pour se balader de l’un à l’autre, sans oublier celles et ceux qui sont porteurs sans le savoir. Sans le prendre à la légère, j’essaie tout de même de me garder de l’affolement, de la panique. J’ai bien peur que trop d’informations finissent par tellement tout mélanger que plus personne n’y comprend rien, quand on voit le nombre d’articles scientifiques et pseudo-scientifiques qui circulent. Mais ce dont je suis sûre, c’est que les personnels soignants vont faire les frais de toutes ces années d’austérité, de gel (sans mauvais jeu de mot) des finances, des suppressions de postes, de lits et de moyens.

Depuis hier, nous voici donc « confinés ». Restez chez vous ! (mais allez voter… avec les résultats que l’on sait, un peu plus d’abstentions que d’habitude…). Bref. J’en profite pour mettre à jour les quelques photos prises ces derniers jours.

Une courte balade dans le village sous le soleil, le 10 mars. Pour une fois, je n’avais pas oublié les deux petits quignons de pain sec gardés en réserve pour l’âne ! Quelques photos de ce que j’appelle « le jardin mexicain », en bord d’une des trois routes du village. Et à la sortie du village, une croix visiblement remise en état depuis peu ? ou alors dégagée des ronces ? Quant à la marre, elle a bien profité des pluies des dernières semaines.

Sur notre petite place, les dames d’onze heures (ornithogales) sont au rendez-vous, accompagnées cette fois de muscaris arrivés probablement d’un jardin voisin… en tout cas, merci aux « hommes verts » du village d’avoir gentiment évité de tout passer sous la tondeuse lors de leur dernier passage 😉 !

Ce soir-là, nous avons eu droit à un somptueux coucher de soleil, une fois de plus !

Vendredi 13 mars… petit tour dans le champ de Germaine (ben oui, même si elle n’est plus là, je ne me résous pas à l’appeler autrement), le pêcher encore en fleurs, et nouvelles couleurs étonnantes pour la fin de journée.

Samedi, fin de semaine, début du confinement… j’ai profité d’une superbe journée ensoleillée pour un petit tour de jardin, avant de me poser sur la terrasse, au calme, en regardant les oiseaux aller et venir. Les muscaris sont toujours là, le cerisier fleurit, la maison respire au soleil, sous la belle lumière rasante de fin d’après-midi.

Dimanche matin, marché à Launac… oh, pas de crainte, c’est très rare qu’il y ait plus de 50 personnes rassemblées ! C’est d’ailleurs dommage, car il est bien pratique, et je ne comprendrai jamais que les habitants n’en profitent pas. Si un jour il disparait (on ne sait jamais, les commerçants présents pourraient en avoir assez de ne pas avoir davantage de monde), je serai curieuse de voir et entendre les réactions des habitants… Oui, je suis allée voter. Et ensuite, passé une bonne partie de l’après-midi chez la voisine, à jouer au scrabble ! Les distances n’étaient peut-être pas respectées, tant pis 😉 . Aujourd’hui il refait gris, il pleut, et c’est bien triste. Tiens, je vais faire des crêpes…

Un dimanche à la campagne

Un dimanche à la campagne

2 février, Chandeleur. Je ne pensais pas qu’on y était déjà ! Pourtant, ça aurait dû faire tilt, avec toutes les animations qui proposaient des crèpes aujourd’hui.

A commencer par le marché de Launac, ce matin. Et comme chaque fois qu’il y a quelque chose à déguster gratuitement, il y avait du monde… je ne suis même pas mauvaise langue, je vous assure. Par exemple, à 10h30, sortie de la messe. D’habitude, les paroissiens restent à papoter devant l’église et rentrent chez eux (nous avons une paroisse un peu particulière, avec un prêtre intégriste). Là, et bien les enfants rappliquent, se servent, et repartent… au moment des huîtres, ou de la galette, idem. Mais ils ne font aucun achat sur le marché. Et pourtant, légumes, boucherie-charcuterie et fromages, pain et pâtisseries, olives et fruits secs, miel, fleurs, plats préparés (sous votre nez), tout est là… en plus, c’est l’occasion de retrouver des personnes qu’on ne voit pas tous les jours, de discuter, de faire de nouvelles connaissances, le marché, c’est un lieu de rencontres, de convivialité. Trop de personnes l’oublient, préférant faire leurs courses dans l’isolement bruyant des supermarchés…

Et cet après-midi, c’était la bourse aux livres (et crèpes) de l’association L’Autan et l’Harmattan, à Merville (parrainages pour la scolarisation d’enfants et jeunes dans des villages, création de salles de classe, de latrines, plantations, etc etc). Des centaines de livres, contemporains, plus anciens, à votre portée, de 50 centimes à 10 € pour le prix le plus cher… j’y ai trouvé le bouquin de Jean-Christophe Ruffin sur Jacques Cœur (sorti en 2012) pour 3 €, pratiquement neuf… En prenant le temps de bien farfouiller, on peut certainement tomber sur des perles.

Partie « juste le temps de déposer ma lettre » à mon « filleul », bien évidemment, entre les bouquins et les associations présentes, je suis restée plus de deux heures… Aimé et Saï, les batikiers de Ouagadougou invités par l’association (et qui participent chaque année à notre Marché de Créateurs, et au Marché solidaire pendant le festival) étaient là avec leurs oeuvres, et leurs outils de travail

Mais il y avait aussi l’association Aromamada (Madagascar) et ADVO (Inde), avec qui j’ai aussi pas mal discuté… J’ai acheté une pierre magnifique, du jaspe, de Madagascar, et, ô bonheur, j’ai trouvé un superbe Ganesh !

Et ce soir, un super coucher de soleil, que j’ai suivi pendant un long moment…

Beau mois de février !