16 avril…

16 avril…

C’était en 1974, au siècle dernier ! Nous avions acheté notre maison à Galembrun un an environ auparavant. Deux pièces, des « dépendances », l’eau à l’évier avec un petit chauffe-eau au gaz, et un grenier… autant vous dire que la maison a bien changé depuis ! Nous aussi… mais si peu 😉 !

Après cette séquence souvenir… un petit tour au jardin. Accompagnée, bien sûr !

Nettoyage des dalles à l’étendoir sous la surveillance de Flipelette et Noiri, vérification des promesses du cerisier, des iris (toujours les derniers du village…), le long de la haie le lierre a recouvert les anciennes briques, le vieux chêne et les acacias commencent à reverdir. Et ce printemps, le devant de mon bureau a décidé de se parer d’or.

Le rosier-liane cascade et ruisselle de toutes ses petites roses pompons…

Et le bouton de rose a fini par s’ouvrir, malgré la fraîcheur… un mois à se préparer, je pense au Petit Prince et sa rose…

Nous sommes déjà dans la deuxième moitié du mois d’avril… Dans une prochaine page, je vous emmènerai à la découverte de Launac, maisons et petites curiosités ! Bonne soirée !

Giboulées de mai…

Giboulées de mai…

Moi je voudrais bien faire ce qu’il me plaît en mai… hélas, ce mois de mai 2020, nous sommes bien embêtés : faut-il écouter le dicton ? faut-il écouter les recommandations ? Recommandations qui sont aussi changeantes que le temps en ce moment, d’ailleurs.

En tout cas, la météo n’incite pas trop à sortir, depuis quelque temps. Les arrosoirs sont remplis à ras bord, les dessous de pots ne désemplissent pas, et à peine le soleil nous invite-t-il à mettre le nez dehors qu’une averse vient nous enlever toute envie de sortie. Sans parler du vent, rafales de vent d’ouest qui font plier les pivoines (toujours en boutons) situées juste sur leur passage. Mais j’ai réussi à faire un petit tour, avec mes sabots…

Les cerises rougissent, le plancher autour de la piscine est constellé de fleurs d’acacias,

Les roses commencent à colorer le jardin jusque-là bien vert, avec leurs touches de rose-orangé, rose bonbon, rose berlingot, blanc… parées de diamants de pluie !

Les géraniums profitent de ce mélange de soleil et de pluie pour grandir… les deux derniers arrivés, offerts par Simone, replantés dans de vrais pots, font concurrence aux plus anciens, dont le géranium au parfum de citronnelle placé sous la fenêtre.

Devant mon bureau, le « jardin de pots » fait merveille ! Et les chats bien évidemment m’ont suivie dans la courte sortie…

Confinement J1

Confinement J1

Depuis aujourd’hui, mardi 17 mars midi, nous voici donc très officiellement confinés, confinement renforcé, avec document à porter sur soi pour justifier « sur l’honneur » de nos déplacements. Quand on voit le peu de cas que les grands de ce monde font de l’honneur, on a envie d’en rigoler. Pour nous, qui ne sortions qu’une fois par semaine pour faire nos courses, ça ne va pas trop nous changer ! Par contre, je me demande si, quand je vais aller marcher dans les champs et bois du coin, il va falloir que j’aie ce papier sur moi ???

Alors cet après-midi, nous nous sommes confinés… au jardin. Un peu de nettoyage de mauvaises herbes pour moi, arbre mort à couper pour Raymond. La nature redémarre, et avec les pluies de ces dernières semaines, tout est bien vert. Le long du muret, les fraisiers fleurissent. Au fond du terrain, les fleurs des pruniers font la causette avec les pissenlits et au milieu des hautes herbes je retrouve cette plante sauvage dont bien sûr j’ai encore oublié le nom (une seule? bizarre). Le lierre nouveau serpente dans les briques anciennes, et sur ce qui en principe est du « gazon » (… 😉 ) ficaires, boutons d’or et autres fleurs campagnardes s’en donnent à cœur joie !

Dans la haie près du lilas, je découvre encore des muscaris, peut-être des bulbes déposés là « pour voir » ?, les lilas pointent quelques feuilles, et je surveille de près la croissance des pivoines, dont les feuillages tout neufs semblent vernis.

L’entrée du chemin est le lieu de prédilection des pissenlits. Quant au chemin censé longer la clôture, il disparait au milieu des herbes !

Les gouttes de pluie sur les iris me font craquer, un vrai tableau ! Ah, si j’étais peintre…

1er mars au jardin

1er mars au jardin

Juste avant la deuxième giboulée de mars du jour, petit tour de jardin… les violettes s’installent où ça leur chante et de plus en plus n’importe où, les muscaris sont fidèles au poste, les pissenlits rayonnent, les cyclamens se réveillent (d’où sortent-ils ? encore un plant que je croyais perdu…), les premiers iris contre le mur n’avaient encore jamais eu autant de fleurs !

Le prunier du voisin qui squatte dans la haie commune mélange fleurs et premières feuilles, près de la piscine le palmier (??) s’épanouit à plaisir, cet arbuste aux fleurs dorées dont j’oublie le nom d’une année sur l’autre éclaire la haie, les soucis orange pétard de chez Germaine illuminent la pente, les bourgeons pointent leur nez sur le cerisier, c’est bientôt le printemps !

Toujours chez Germaine (rien n’étant clôturé, c’est super, je peux continuer à aller me promener dans son champ, ou plutôt celui de son fils, pour faire mes photos 😉 ), ce que je pense être un pêcher, aux jolies fleurs roses un peu malmenées par le vent du jour…

Ce matin, au marché, petit plaisir, avec ces bouquets de jonquilles

Tout cela sent le printemps à venir, même les giboulées, oui oui : « mars qui rit malgré les averses prépare en secret le printemps »… secret mal gardé si on regarde autour de soi 😉

Et superbe gâterie du jour, ce tableau de Manon, « le chat doré »… merci merci ! (il paraît que c’est la fête des grand-mères, je crois bien qu’on n’a jamais fêté ça dans la famille, mais ça m’a fait très très plaisir !).

Manon Baffert, « le chat doré », 27/02/2020