Renouveau…

Renouveau…

Magnifique journée, ciel bleu, soleil, j’écris cette page en écoutant une retransmission depuis le théâtre de La Fenice, « la Mer » de Debussy et « Tableaux d’une exposition » de Moussorgski ( https://youtu.be/Rpy6iywvx7E ), une balade en fin d’après-midi, après avoir terminé le 4ème dossier de demande de subvention pour le prochain festival, « Danses et Musiques Pour Tous » organisé par notre association, juste avant l’heure officielle de retour à la maison 😉 … que demander de plus ? Bref, l’optimisme règne ! Donc, balade en fin d’après-midi, et comme je suis partie dans les champs voisins, j’étais accompagnée évidemment par Flipelette, mais cette fois nous étions trois, Noiri nous ayant rejoint.

Avant d’arriver dans le champ en jachère où en mai/juin je retrouve les orchis et orchidées sauvages, il faut traverser celui de Germaine, dont la partie proche de la maison est toujours entretenue par son fils : jardin à la terre fraîchement retournée, mais surtout beaucoup d’arbustes, des fleurs, et quelques fruitiers. Le rose délicat des fleurs de pêcher… quelle douceur !

Passage d’un champ à l’autre par une sente probablement tracée grâce aux allées et venues d’animaux sauvages, renards, et chevreuils (à voir les traces laissées par les sabots). Sur le champ, les sentes se croisent, dessinant un lacis de lignes pas vraiment droites… nous laissant le choix de la balade !

Au bout du champ, cette vue sur le vallonnement des champs travaillés, devenus verts, dont je ne me lasse pas… avec le coing qui autrefois marquait les limites des champs. Il y a une semaine, il était à peine en bourgeons, maintenant il se couvre de feuilles vert tendre. Pas assez de temps cette fois, mais il va falloir que j’aille vérifier si l’ancien chemin qui autrefois descendait jusqu’au ruisseau est toujours accessible, mais avec le remembrement et les rachats de terres, j’ai peur que ce ne soit plus possible…

Les haies d’églantiers, encore grises il y a une semaine, commencent maintenant à se couvrir de fleurs.

Et les bourdons ont repris leur ronde autour des fleurs. Encore un peu de patience, mars est là après-demain et le printemps dans trois semaines !

Le champ des voisins

Le champ des voisins

C’est de là qu’il y a la plus belle vue vers les collines, les plus beaux couchers de soleil, et j’avoue que j’aime aller y faire un tour de temps en temps. Souvent, même 😉 !

Avec le confinement et surtout le temps limité d’une heure…, c’est ma balade préférée ! D’abord, je vais voir les deux poules… avec notre Flipelette bien sûr. Qui commence à avoir tellement pris l’habitude de m’accompagner, qu’elle réclame tous les après-midi sa balade, si si ! (aujourd’hui, je n’avais pas pris l’appareil photo, juste mon téléphone, c’est que le chemin et le terrain ne sont pas « plans », ainsi que disait Germaine, et je me méfie toujours de mon genou et de possibles chûtes. Bref, donc, photos prises avec le téléphone.)

Après, une fois délestée de mes épluchures, j’essaie de faire quelques découvertes. Et c’est vrai que, même en y allant tous les deux jours, j’arrive à découvrir du nouveau ! Aujourd’hui, un arbuste auquel je n’avais pas encore prêté attention… qui s’est dévoilé depuis samedi il faut croire, parce que sinon je me demande comment j’ai fait pour le manquer :

Je me fais aussi des surprises, en changeant le chemin du retour… cette fois, j’ai laissé tomber les lilas pour passer plus bas, et …

… une superbe touffe de genêts, vraiment somptueuse au pied d’un acacia. Un peu plus haut, le talus est jonché de soucis, envahissant aussi le vieux banc :

Le figuier prépare la récolte, sur le petit pêcher (bien mal en point, aux feuilles toute cloquées) quelques fruits, et les artichauts sont prêts à croquer… il va falloir que j’appelle les voisins pour leur dire, ce serait dommage qu’à cause du confinement ils se perdent.

Tout d’un coup je vois Flipelette en arrêt devant un tronc d’acacia, puis grimper et farfouiller dans une fente… qu’a-t-elle vu ? J’ai eu beau regarder à mon tour quand elle est redescendue, je n’ai vu personne !

Le ciel était triste aujourd’hui, et les températures en baisse… Nous allons entamer la 5ème semaine de confinement, les masques ne sont toujours pas arrivés, les tests non plus, Sa Majesté va parler à son bon peuple tout à l’heure, les actionnaires continuent de se gaver, les patrons sont prêts à faire travailler leurs employés 60 heures par semaine et supprimer les congés, et je ne décolère pas… les Français auront-ils compris, « après » ???? ou continueront-ils à accepter, à dire « bof, de toute façon on n’y peut rien » ? Allez, je ne veux pas laisser le pessimisme gagner du terrain 😉 , ce n’est pas mon genre…

Dans la maison, un bouquet d’arums a remplacé le lilas. Prenez soin de vous et des autres.

Printemps confiné J8

Printemps confiné J8

Dans un courriel, une amie écrivait, à propos du confinement, « si on peut en rire… ». Bien sûr qu’on peut ! En France, nous n’avons pas de masques, nous n’avons pas de gel, nous avons le gouvernement le plus désorganisé et irresponsable qui soit, mais il nous reste l’humour… et il fleurit tout autant que le printemps, en ce moment. D’accord, parfois c’est plus de l’humour noir, qui vient du plus profond de notre colère, mais il est là.

Deux tristes nouvelles aujourd’hui, parmi d’autres bien sûr.

Et sinon ? J’ai fait mon petit tour vers les poules… accompagnée bien sûr par Flipelette.

De là, nous avons continué jusqu’au bout du champ voisin, là où le cognassier fleurit. Haies d’aubépine magnifiques sous le ciel bleu (et blanc, un peu).

Retour à la maison, et quelques pas dans le jardin. L’herbe coupée sent bon, au fond du terrain le soleil et l’ombre jouent entre les arbres, contre l’abri les fleurs alpines (on m’a dit que c’était une plante des Alpes…) sont superbes, dans un pot les pensées sauvages tournent leurs fleurs vers le soleil, et le rosier liane ne semble pas nous en vouloir pour la sévère coupe de printemps…

Fleurs du printemps par excellence, les pâquerettes se promènent partout, on a retrouvé l’entrée de l’ancien chemin, et le soleil couchant joue les coquets dans la vitre de l’appentis. Bonne soirée !

1er mars au jardin

1er mars au jardin

Juste avant la deuxième giboulée de mars du jour, petit tour de jardin… les violettes s’installent où ça leur chante et de plus en plus n’importe où, les muscaris sont fidèles au poste, les pissenlits rayonnent, les cyclamens se réveillent (d’où sortent-ils ? encore un plant que je croyais perdu…), les premiers iris contre le mur n’avaient encore jamais eu autant de fleurs !

Le prunier du voisin qui squatte dans la haie commune mélange fleurs et premières feuilles, près de la piscine le palmier (??) s’épanouit à plaisir, cet arbuste aux fleurs dorées dont j’oublie le nom d’une année sur l’autre éclaire la haie, les soucis orange pétard de chez Germaine illuminent la pente, les bourgeons pointent leur nez sur le cerisier, c’est bientôt le printemps !

Toujours chez Germaine (rien n’étant clôturé, c’est super, je peux continuer à aller me promener dans son champ, ou plutôt celui de son fils, pour faire mes photos 😉 ), ce que je pense être un pêcher, aux jolies fleurs roses un peu malmenées par le vent du jour…

Ce matin, au marché, petit plaisir, avec ces bouquets de jonquilles

Tout cela sent le printemps à venir, même les giboulées, oui oui : « mars qui rit malgré les averses prépare en secret le printemps »… secret mal gardé si on regarde autour de soi 😉

Et superbe gâterie du jour, ce tableau de Manon, « le chat doré »… merci merci ! (il paraît que c’est la fête des grand-mères, je crois bien qu’on n’a jamais fêté ça dans la famille, mais ça m’a fait très très plaisir !).

Manon Baffert, « le chat doré », 27/02/2020