Derniers jours d’hiver

Derniers jours d’hiver

Après quelques journées grises et ventées (normal, c’est encore l’hiver 😉 ), après des heures passées sur des dossiers, après le casse-tête pour la restauration du prochain festival Danses et Musiques Pour Tous (pas encore réglé d’ailleurs), cet après-midi, entre ciel bleu et nuages blancs, j’ai fait mon tour de champ habituel, une petite heure de marche dans l’herbe des champs oubliés, en compagnie de Flipelette.

Le printemps n’arrive officiellement que dans une semaine, dans les haies les églantiers préparent leurs fleurs, lichens et boutons mêlés, et de jeunes feuillages apportent une touche claire aux feuillages sombres des anciens…

Avec toute l’humidité de ces derniers jours, la mousse prend ses aises sur les chemins et certains troncs d’arbres, les chaussures sont trempées et chaque pas fait flic-floc 😉 , et le vert, ou plutôt les verts deviennent la couleur dominante dans les champs…

… sauf sur le chemin en haut de la vieille ferme voisine… où le rose du cognassier du Japon côtoie le jaune or du forsythia. Et voilà que même la nature fait chanter les couleurs d’un pays presque voisin.

Je ne sais pas quelle sera la couleur du ciel ce soir, je vais être occupée à préparer la confiture de kiwis probablement, mais hier soir c’était bien beau…

Profitez bien de cette dernière semaine d’hiver, et donnons-nous rendez-vous au printemps ! Pour le moment, notre Flipelette récupère après cette balade, qui m’a semblé bien courte, mais qu’en est-il pour elle ?

A la recherche du chemin perdu…

A la recherche du chemin perdu…

Bon, assez flemmardé, les journées ensoleillées se succèdent et je n’ai pas le courage de bouger, c’est une honte ! Je ne vais tout de même pas attendre que les mauvais jours reviennent… Hier, petite remise en jambes, tour des champs voisins de long en large et de bas en haut (eh oui, de ce côté-ci c’est loin d’être plat !). Et aujourd’hui, en route pour 5 petits kilomètres. Mais là aussi de haut en bas et de bas en haut !!!

L’amandier de la voisine, les violettes du jardin, une jonquille, les haies d’églantiers, les tapis de pâquerettes… la nature renaît !

Traversée des champs jusqu’au Marguestaud (qui coule encore bien), par endroits le sol est déjà fendillé de sécheresse, mais quelques flaques stagnent en bas du champ… Et avant de repartir à la recherche de mon chemin disparu, arrêt à la petite mare dans le bois pour admirer les reflets.

Il y avait une sortie de sentier, avant le « nettoyage » de cette partie du bois, et il rejoignait la jolie boucle qui faisait tout le tour du bois… autrefois… Je l’ai cherchée en vain plusieurs fois déjà. Cette fois, je prends le « chemin des diligences » en longeant le bois, et j’ai bien retrouvé le passage. Je me suis engagée dans ce petit sentier, pour tomber encore une fois dans un cul-de-sac ! Zut et re-zut ! Demi-tour. En faisant attention à ne pas me prendre les pieds dans les ronces… la prochaine fois, je pars avec un sécateur !

Retour sur le large chemin, et au débouché je pars à droite, le long du champ et de la forêt… tiens, la vieille maison a disparu… et le champ a doublé de volume… mais ils ont gardé le passage. Me voici à nouveau à l’entrée du bois, une autre. Encore un sentier bien tracé. Pourvu qu’il ne s’arrête pas net !

Et enfin, enfin, cette fois c’est bon ! Après un passage entre les brandes et quelques ronces, revoici la forêt et le chemin connu. Les « dragons » chers à mes fritouillettes ont été avalés par le temps, mais j’en ai trouvé un plus récent 😉 ! Bizarrement peu de chants d’oiseaux. Il faut dire que j’aurai fait cette balade avec en fond sonore les motos « vertes » qui tournaient dans les environs, mais heureusement pas dans le bois, du moins au moment où j’y étais.

Retour au village, par la fameuse côte du Moulin… quelques arrêts pour apprécier le vert des champs (et souffler…), mais je n’ai pas eu le courage de repartir par les champs une fois arrivée en haut, j’ai pris le chemin « civilisé » (et « plainier », selon l’expression du coin) pour revenir à la maison, me faire un thé et m’assoir au soleil.

Et ce soir, encore un moment magique sous les acacias de chez Germaine et Maurice.

Fin de journée…

Fin de journée…

… en bleu. Et oui, encore ! Il faut dire que le temps était plutôt maussade toute cette semaine, alors quand le bleu revient, c’est le sourire assuré. Journée un peu occupée à finir mon album de l’année 2021, donc beaucoup d’écran depuis hier après-midi. Mais ça y est, j’ai réussi à terminer le tout avant la fin de l’après-midi, et j’ai pu aller marcher un petit peu dans les champs voisins, en bonne compagnie, bien sûr 😉 . Autant par moments j’ai envie de vert autour de moi, autant en cette fin d’après-midi j’ai aimé voir tout ce bleu au-dessus de moi.

Le temps de faire le tour des deux champs, et déjà le soleil déclinait… mais cette fois pas de couleurs rougeoyantes, il a tranquillement remonté sa couette de nuages sur les yeux, et est parti tout au fond sans esbroufe, avec à peine un peu d’or cuivré …

Malgré la fraîcheur des matins (et des soirées), quelques arbres commencent à bourgeonner et fleurir.

Et dans la pente près de la vieille maison, cette fleur (dont bien sûr j’ai oublié le nom) descend en cascade. Dire que dans notre jardin elle refuse de s’étaler…

Espérons que les nuages vont profiter de la nuit pour traverser notre petit coin des Hauts Tolosans, et que demain nous retrouverons soleil et ciel bleu… j’ai bien envie d’aller faire un tour dans le bois de La Pleysse.

Hiver, encore…

Hiver, encore…

Dernier jour de janvier, rendez-vous pour une « révision » du genou. Bien sûr test nécessaire pour entrer à l’hôpital… Pas de problème, encore négatif (depuis juillet 2021, c’est le 4ème que je fais), et étant donné les chiffres astronomiques de cas positifs annoncés quotidiennement, je finis par croire que je suis soit la seule en France à ne pas être touchée (pas encore), soit une extra-terrestre 😀 ! Bref, tout va bien, le genou fonctionne tout comme il faut, et me voilà partie à pied de Saint Cyprien vers St Pierre des Cuisines pour aider à la mise en place du concert de musique de chambre de l’association Internotes ( https://lesclefsdesaintpierre.org/ ). Ciel pluvieux pour ce dernier jour de janvier. La Garonne est bien sombre, et le pont Saint Pierre presque désert. Mais j’aime bien la couleur de la rambarde.

Après avoir fini notre part de « travail », tout en écoutant les ex-collègues répéter, nous rentrons. Car bien sûr un test n’est pas suffisant pour assister au concert… privés de musique, les non-citoyen.ne.s !

Et nous voici déjà en février… il faut commencer à sérieusement penser au Marché des Créateurs, affiche, inscriptions, réservations des chapiteaux, en espérant que d’ici là il n’y aura pas de 6ème ou 7ème vague… penser aussi au Festival, contacter les élus qui pourraient nous aider à faire avancer le dossier (envoyé depuis 1 mois) au plus près de nos besoins financiers… Et continuer le quotidien ! Dehors, les matins sont froids, blancs, la colline en face est perdue dans les nuages, notre petite vallée disparait dans le brouillard, et ce temps ne m’incite pas à marcher autant que je le devrais…

J’ai profité de ce temps bouillardeux pour faire quelques provisions de confitures d’oranges et de mandarines… cet été, en prenant le petit-déjeuner sous une chaleur caniculaire, je rêverai à ces journées où la température ne dépassait pas les 10 ° !!!!!

Mais tout de même, parfois le soleil arrive à traverser tout ce blanc, et c’est incroyable comme cela fait du bien ! Et cet après-midi, enfin du soleil !, je me suis secouée, et suis partie marcher dans les champs voisins. Le sol est bien humide, et souvent recouvert de mousses (et de gadoue dans pas mal de coins). J’aime prendre au hasard les sentes tracées par les animaux, je ne risque pas de me perdre ici, le seul truc est de ne pas se laisser entraver par les ronces cachées dans les herbes, car c’est la chute assurée… Les nuages et le soleil font miroiter les champs les uns après les autres. Un peu de vent. Je respire.

Les petits chardons semblent faits de fils d’or dès que le soleil paraît. Je cherche les premières feuilles, les premiers bourgeons, mais les haies restent grises… Il faut arriver près de la maison de Germaine pour trouver dans la haie des bourgeons de lilas, et les fleurs du cognassier du Japon déjà prêtes à éclore.

Et ce soir, le soleil s’est couché sans un nuage pour transformer l’horizon en paysage fantasmagorique… juste de l’or rouge sur fond de ciel bleu… Bonne fin de semaine !

Dernier jour avant…

Dernier jour avant…

… avant décembre. Ce dernier jour de novembre est… blanc ! Ce matin, blanc du sol au ciel, herbes givrées, poudrées « à frimas » et tout autour le brouillard dense. Disparue la forêt sur la colline en face, disparue la petite vallée… à peine voyait-on les arbres au fond du jardin !

Vers 15 heures, petit tour de champ habituel… baskets trempés au bout de 2 mètres ! Flipelette, qui dormait sur mon bureau, s’est dépêchée de me rejoindre 😉 . Heureusement que les sentes sont bien tracées par les passages des animaux, et aussi que je connais bien ces endroits ! Depuis mon « observatoire à coucher de soleil », la campagne était noyée dans le brouillard, bien différent des écharpes de brumes de certains jours d’automne..

Le cognassier ne délimitait plus rien, les fermes disséminées ça et là sur les collines avaient disparu, ainsi que Naples, les bois et les champs…

La balade a été un peu écourtée, j’avoue… mais j’ai bien aimé ce nouveau paysage aux frontières imaginaires !

Dans les haies quelques gratte-cul au rouge flamboyant, et dans l’herbe une menthe encore givrée 😉 .

Il n’y aura pas de coucher de soleil lumineux, coloré, bleu et ors, ce soir. Mais nous avons eu droit à tellement de belles fin de journées ce mois-ci. Allez, pour ce dernier jour de novembre tout gris et blanc, les lumières somptueuses offertes certains soirs…

Automne en Hauts Tolosans

Automne en Hauts Tolosans

Même si vous ne jurez que par l’été et la chaleur, avouez que les soirs et matins d’automne méritent qu’on les aime… Commençons par les soirées. Parfois c’est la course pour essayer d’avoir la plus belle lueur, d’autres fois à peine revenue à la maison les couleurs se sont transformées et j’ai l’impression de rater le plus beau, mais souvent c’est « je profite de ce moment présent, de ces petits bonheurs du soir, et tant pis s’il y en a de plus colorés juste après »

Et puis il y a les matins… Hélas, je ne suis pas une lève-tôt, je dois manquer beaucoup de beaux levers de soleil ou de paysages encore embrumés ! Mais quand ça arrive… ouvrir les volets sur un ciel tout bleu, se retrouver dans un cocon tout blanc, ou, comme ce matin, foncer vers le champ voisin pour admirer notre coulée verte et les collines émerger de la brume…

Et la jolie surprise de ce mois d’octobre, ces roses qui tous les matins s’offrent à la rosée… Belle fin de semaine, toutes et tous !

Ce soir…

Ce soir…

J’ai repris mon poste de guet dans le champ voisin, retour sur le soleil couchant… Une barre de nuages au-dessus de la flèche de l’église, tout au fond, et le soleil commençant sa descente…

Patience… quelques minutes et il est presque complètement caché.

… pour réapparaitre tout doucement, légèrement voilé. Et au-dessus des branches, le ciel est toujours bleu. Magique !

Tour de champ

Tour de champ

D’accord, un chat ne parle pas, du moins comme nous , mais je vous assure qu’il sait se faire comprendre, et qu’il comprend ! En l’occurrence notre Flipelette. Je ne sors pas assez, selon elle, et lorsqu’elle me voit mettre des chaussures et m’habiller, c’est visiblement la joie. Oh, elle ne saute pas de joie en aboyant comme un chien ferait, non, c’est plus discret : elle va vers la porte, me regarde et lance quelques petits appels. Et si j’ajoute « on va se promener ? », plus d’hésitation ! Mais nous n’avons qu’une balade en commun, celle qui va vers les champs voisins… les autres, plus longues et surtout traversant le village ou une route, ne l’intéressent pas 😉 . Donc nous voilà parties pour une mini balade cet après-midi. Ce matin, tout était blanc de givre, mais avec le soleil, tout est bien vert. Et bleu côté ciel. Dès le départ, jolie surprise : le cognassier du Japon bourgeonne et offre même quelques fleurs.

Le long d’un talus resté à l’ombre, les herbes couchées sont encore blanches…

Un arbuste s’est écroulé, enguirlandé de gui. Branches grises, au travers desquelles le soleil éclaire les bouquets de gui. Au bout du chemin, là où le soleil n’est plus caché par les taillis, belle lumière sur les feuillages roux.

Au fond d’un terrain un peu à l’abandon, sous des pins, une guérite ? au joli toit pointu semble attendre un sauveteur…

Je finis par atterrir chez notre voisine d’en face. Sur la façade ensoleillée, les dernières roses et de charmantes clochettes se côtoient et profitent des rayons de soleil. Dans une heure, ce sera le soir…

J’ai pourtant fait vite pour aller récupérer la commande au groupement local bio de Launac (https://www.local.ht/chez-carrement-bon-a-launac), qui regroupe des producteurs du coin (agriculteurs, boulanger, biscuiterie), mais déjà le superbe passage du jour au soir se terminait. En beauté, mais je n’ai pu photographier que les tous derniers feux…

Champs, haies, campagne

Champs, haies, campagne

Courte balade ce samedi autour de mes champs préférés (lorsque je n’ai pas beaucoup de temps), pendant que cuisaient les meringues (cuisson 45 minutes, balade 35 minutes, parfait !). Haies gris et or, quelques baies rouge vif ou noires luisant au soleil, mousses blanches ou vertes, feuilles sèches se balançant au vent frais (très frais…), le tout sur fond de ciel bleu…

Les champs, de ce côté du village, sont tous en pente plus ou moins douce. Le « chemin », dû à un simple passage de faucheuse, grimpe jusqu’au ciel. Et tout là-haut, la lune a peut-être rendez-vous avec le soleil…

Il reste encore des haies ici. J’espère qu’elles ne disparaitront pas, comme de l’autre côté du village… En bas, la petite route. En haut,, un jeune chêne au feuillage roux. Par terre, une coquille blanche repose au milieu de mousses, feuilles sèches et herbes.

Au bord du champ, près de la route, les « fleurs » échevelées d’un arbuste. Fusain ? A vérifier au printemps…

Retour à la maison, pour constater que le froid a peut-être eu raison de la bonne marche du gaz (et oui, on fonctionne encore à la bouteille de gaz chez nous…), et que les meringues sont un peu raplapla ! Mais tout à fait mangeables. Bon, on essaie d’emmitoufler ladite bouteille, tout en surveillant le soleil couchant… à deux minutes près, les somptueuses couleurs disparaissent vite ! Et j’ai bien failli les manquer…

Dernière ligne droite avant le changement d’année… les températures sont en baisse, mais tant que le soleil est là, le moral arrive à rester à un niveau correct, quelles que soient les nouvelles. Haut les cœurs ! « Andrà tutto bene », avaient accroché les Vénitiens sur leurs balcons au tout début de cet envahissant virus… on veut y croire.