Automne en Hauts Tolosans

Automne en Hauts Tolosans

Même si vous ne jurez que par l’été et la chaleur, avouez que les soirs et matins d’automne méritent qu’on les aime… Commençons par les soirées. Parfois c’est la course pour essayer d’avoir la plus belle lueur, d’autres fois à peine revenue à la maison les couleurs se sont transformées et j’ai l’impression de rater le plus beau, mais souvent c’est « je profite de ce moment présent, de ces petits bonheurs du soir, et tant pis s’il y en a de plus colorés juste après »

Et puis il y a les matins… Hélas, je ne suis pas une lève-tôt, je dois manquer beaucoup de beaux levers de soleil ou de paysages encore embrumés ! Mais quand ça arrive… ouvrir les volets sur un ciel tout bleu, se retrouver dans un cocon tout blanc, ou, comme ce matin, foncer vers le champ voisin pour admirer notre coulée verte et les collines émerger de la brume…

Et la jolie surprise de ce mois d’octobre, ces roses qui tous les matins s’offrent à la rosée… Belle fin de semaine, toutes et tous !

Ce soir…

Ce soir…

J’ai repris mon poste de guet dans le champ voisin, retour sur le soleil couchant… Une barre de nuages au-dessus de la flèche de l’église, tout au fond, et le soleil commençant sa descente…

Patience… quelques minutes et il est presque complètement caché.

… pour réapparaitre tout doucement, légèrement voilé. Et au-dessus des branches, le ciel est toujours bleu. Magique !

Tour de champ

Tour de champ

D’accord, un chat ne parle pas, du moins comme nous , mais je vous assure qu’il sait se faire comprendre, et qu’il comprend ! En l’occurrence notre Flipelette. Je ne sors pas assez, selon elle, et lorsqu’elle me voit mettre des chaussures et m’habiller, c’est visiblement la joie. Oh, elle ne saute pas de joie en aboyant comme un chien ferait, non, c’est plus discret : elle va vers la porte, me regarde et lance quelques petits appels. Et si j’ajoute « on va se promener ? », plus d’hésitation ! Mais nous n’avons qu’une balade en commun, celle qui va vers les champs voisins… les autres, plus longues et surtout traversant le village ou une route, ne l’intéressent pas 😉 . Donc nous voilà parties pour une mini balade cet après-midi. Ce matin, tout était blanc de givre, mais avec le soleil, tout est bien vert. Et bleu côté ciel. Dès le départ, jolie surprise : le cognassier du Japon bourgeonne et offre même quelques fleurs.

Le long d’un talus resté à l’ombre, les herbes couchées sont encore blanches…

Un arbuste s’est écroulé, enguirlandé de gui. Branches grises, au travers desquelles le soleil éclaire les bouquets de gui. Au bout du chemin, là où le soleil n’est plus caché par les taillis, belle lumière sur les feuillages roux.

Au fond d’un terrain un peu à l’abandon, sous des pins, une guérite ? au joli toit pointu semble attendre un sauveteur…

Je finis par atterrir chez notre voisine d’en face. Sur la façade ensoleillée, les dernières roses et de charmantes clochettes se côtoient et profitent des rayons de soleil. Dans une heure, ce sera le soir…

J’ai pourtant fait vite pour aller récupérer la commande au groupement local bio de Launac (https://www.local.ht/chez-carrement-bon-a-launac), qui regroupe des producteurs du coin (agriculteurs, boulanger, biscuiterie), mais déjà le superbe passage du jour au soir se terminait. En beauté, mais je n’ai pu photographier que les tous derniers feux…

Champs, haies, campagne

Champs, haies, campagne

Courte balade ce samedi autour de mes champs préférés (lorsque je n’ai pas beaucoup de temps), pendant que cuisaient les meringues (cuisson 45 minutes, balade 35 minutes, parfait !). Haies gris et or, quelques baies rouge vif ou noires luisant au soleil, mousses blanches ou vertes, feuilles sèches se balançant au vent frais (très frais…), le tout sur fond de ciel bleu…

Les champs, de ce côté du village, sont tous en pente plus ou moins douce. Le « chemin », dû à un simple passage de faucheuse, grimpe jusqu’au ciel. Et tout là-haut, la lune a peut-être rendez-vous avec le soleil…

Il reste encore des haies ici. J’espère qu’elles ne disparaitront pas, comme de l’autre côté du village… En bas, la petite route. En haut,, un jeune chêne au feuillage roux. Par terre, une coquille blanche repose au milieu de mousses, feuilles sèches et herbes.

Au bord du champ, près de la route, les « fleurs » échevelées d’un arbuste. Fusain ? A vérifier au printemps…

Retour à la maison, pour constater que le froid a peut-être eu raison de la bonne marche du gaz (et oui, on fonctionne encore à la bouteille de gaz chez nous…), et que les meringues sont un peu raplapla ! Mais tout à fait mangeables. Bon, on essaie d’emmitoufler ladite bouteille, tout en surveillant le soleil couchant… à deux minutes près, les somptueuses couleurs disparaissent vite ! Et j’ai bien failli les manquer…

Dernière ligne droite avant le changement d’année… les températures sont en baisse, mais tant que le soleil est là, le moral arrive à rester à un niveau correct, quelles que soient les nouvelles. Haut les cœurs ! « Andrà tutto bene », avaient accroché les Vénitiens sur leurs balcons au tout début de cet envahissant virus… on veut y croire.

Ciels et balade

Ciels et balade

Dernière longue balade de novembre, juste au moment où enfin il devenait possible de marcher un peu plus loin et un peu plus longtemps… (au fait, savez-vous que nous sommes le seul pays où il faut une attestation pour sortir de chez soi ?). Et heureusement, car, sans le vouloir j’ai dépassé l’heure autorisée jusque là ! Partie (un peu tard) pour une boucle bien connue, vers le petit bois « sans nom » proche du village, je me suis engagée sur une sente encore inexplorée… ce qui m’a valu quelques moments moins faciles que prévu 😉 ! Dès le départ, ciel magnifique, bleu, parsemé de nuages, certains blancs, certains plus sombres, et il l’est resté jusqu’au bout de la balade.

Avant d’arriver au bois, j’ai une fois de plus fait le tour de la retenue d’eau, de plus en plus envahie par les roseaux, et malheureusement de moins en moins remplie d’eau…

D’habitude, j’entre dans ce bois par un joli sentier, mais cette fois j’ai changé, et c’est plutôt sur une sente, passage tracé par les habitant.e.s du bois, que je me suis engagée… heureusement, j’ai trouvé un bâton pour freiner certaines glissades possibles, sur les feuilles mortes, la terre un peu molle, et surtout la transformation de la sente en petit ruisseau… mais j’ai continué. Pas de vent, le soleil zigzaguait entre les feuillages, un superbe moment plein de calme et de beauté !

Mais voilà, arrivée au bout du sentier… je me suis retrouvée devant un champ. Pas inconnu, et nouvellement planté d’arbres. J’ai donc longé le champ, pour atterrir dans un autre, bien labouré celui-là… et même si le soleil a été bien présent tout ce mois de novembre, dans la journée l’humidité des matins frais ne se dissipe pas. Tant pis, je pensais savoir où j’étais, j’ai donc avancé en bordure du champ. Ce n’était pas une bonne idée ! D’abord, le champ n’en finissait pas, puis une fois au bout, j’ai dû repartir un peu en arrière pour, enfin !, me retrouver sur un chemin connu, mais je peux vous assurer que les genoux ont bien travaillé ! (et que je préfère, de loin, marcher dans le sable que sur des sols un peu mous et boueux 😉 ).

Bref, retour sur un sol plus ferme. Mais l’heure tournait… et je n’avais pas d’autre choix que de continuer, pour récupérer le chemin habituel ! Un pré en jachère (depuis de longues années, maintenant), où au printemps je viens souvent car on y voit beaucoup de papillons et d’insectes colorés, mais là, l’herbe était presque blanche, créant une ambiance un peu irréelle, étonnante. Et enfin, le bord du Marguestaud en bas du bois.

Qui connaît le nom de cette plante ? Je ne suis pas certaine que ce soit la linaire commune, dite aussi « chasse-venin » (et en plus, c’est un peu flou… manque de patience 😉 )

Manque aussi de lumière, parce qu’il était 17 heures passé, et que fin novembre le soleil commence à descendre assez tôt… il était temps que je boucle le circuit ! Je suis allée tout de même jusqu’au gué, pour les reflets sur l’eau endormie du Marguestaud.

Si je voulais voir les couleurs du soleil couchant, il fallait que je me dépêche… la lune était déjà en place, et vers l’ouest il commençait à y avoir quelques nuages.

J’ai accéléré le pas, heureusement cette fois pas de sol boueux, et je connaissais bien le chemin. Et j’ai pu profiter, depuis Laroque, des derniers rayons du soleil.

Au village, les lumières étaient déjà allumées sur le mur de l’ancienne école, et à la maison le sapin de Noël avait retrouvé sa place mais pas encore ses lumières…

Espérons que la fin de cette année nous permettra encore quelques belles balades. Aujourd’hui, 1er décembre, le ciel est gris, le vent souffle, il pleut… mais cadeau du jour, un de ces petits bonheurs qui ensoleillent la journée, la dernière rose de l’année sur le vieux rosier !

Novembre, semaines 2 et 3

Novembre, semaines 2 et 3

Beaucoup de journées ensoleillées, ce mois-ci ! Et donc de magnifiques fins de journées, avec des couchers de soleil somptueux, parfois « nus » parfois un peu ennuagés, soit par les « fils » laissés par les avions, soit par quelques nuages de fin de journée…

Quelques balades dans les environs proches, munie de mon auto-autorisation au cas où je rencontrerais quelques contrôles au milieu des champs… chose qui tout de même serait un peu étonnante quand je ne passe que dans les champs voisins, accompagnée bien sûr de Flipelette (quand je pars vers la route, elle ne me suit pas). Fleurs de saison ? Folie de cet automne ensoleillé (mais frais) ? Du lilas refleurit, on voit encore des papillons, j’ai même rencontré un bourdon sniffant ces fleurs rouge vif qui continuent à éclairer le jardin.

Dans les haies, les branches mortes des buissons se couvrent de lichens, les baies noires ou rouges retiennent les rayons du soleil, et sur les vieux troncs coupés des champignons bénitiers s’entremêlent avec le lierre

La lumière est magnifiée par une légère brume bleutée, et le vieux banc est idéalement placé pour un admirer toute notre petite coulée verte, jusqu’aux bois.

Cadeau de ces superbes journées, la hampe d’un yucca, fleurs nacrées, sous le vieux chêne

Balade sur la colline en face de la maison, dans le petit bois, où passe la belle allée tracée par l’ancienne voie du tortillard qui reliait Cadours et Grenade. Les essences d’arbres n’offrent pas toute la gamme des rouges mordorés de certaines forêts, mais ici et là un rayon illumine d’or des feuillages, ou embellit une feuille morte suspendue entre deux branches, le vert des mousses tapisse le sentier, les feuilles dessinent des tapis multicolores, et sur les coins ombreux la rosée perle les jeunes herbes…

Au marché de Launac, le concours de citrouilles décorées a permis aux artistes d’exprimer leurs idées, rêves, fantasmes… pirates enchainés, toiles d’araignées, et même coronavirus !

Au milieu de tout ce soleil, une matinée de pluie… vite remplacée par un beau ciel bleu !

Mais malgré le soleil, les matinées sont plus que fraîches… et il a fallu rentrer les plantes ! La terrasse balayée, re-balayée continue à accueillir les feuilles de la treille (et du chêne voisin), aussi avons-nous décidé d’attendre que toutes les feuilles soient tombées avant de recommencer 😉 !

Ah, j’allais oublier, une drôle de rencontre sur le bord de la petite route…

Voilà, la dernière semaine de novembre débute, resterons-nous confinés en décembre ? J’avoue que par moments j’aimerais bien aller marcher un peu plus longtemps, j’aimerais bien aussi participer aux manifestations toulousaines avec lesquelles je me sens solidaire mais hélas pas active… Courage, nous finirons bien par en sortir ! En attendant, profitons de ces journées lumineuses (même si les manteaux sont ressortis…), et comme Ganesh, mon petit bouddha favori, faisons provision de soleil !

1er novembre

1er novembre

Allez, plus que 2 mois et 2020 ne sera plus, espérons-le, qu’un (très) mauvais souvenir ! Novembre, l’automne dans toute sa splendeur, et mois de mes fleurs préférées : les chrysanthèmes (oui bon, pas que…), souvenirs d’enfance chez mon grand-père. Mon grand-père, extraordinaire jardinier amateur, s’était spécialisé dans les chrysanthèmes « boule », les gens venaient de loin pour lui en acheter pour la Toussaint. Moi, je préfère les petites fleurs… mais j’ai gardé le parfum de ces plantes dans mon souvenir, et celui de la grande pièce où il les alignait, la belle salle à manger où on ne mangeait jamais…

Encore une belle fin de journée pour ce premier jour de novembre ! Prenez soin de vous et des vôtres, courage, nous finirons bien par en sortir !

31 octobre

31 octobre

Samain ? Halloween ? Si cette nuit est devenue une fête très commerciale (comme beaucoup d’autres fêtes, d’ailleurs), il faut remonter loin dans le temps pour en trouver l’origine. Elle représentait la première des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique, fêtée aux environs de notre 1er novembre, et marque le début de la période sombre (pour les Gaels, l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et une saison claire). C’est une fête de transition — le passage d’une année à l’autre — et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux. C’est aussi la période du souvenir, souvenir des morts, passage d’un monde dans l’autre. Mais pour la plupart, c’est simplement une soirée où des enfants déguisés en toutes sortes de personnages bizarres (parfois plus ou moins bien réussis) viennent essayer de vous faire peur pour avoir des bonbons…

Ce dernier jour d’octobre s’est ouvert sur du blanc… 8 heures, comme isolés dans un monde tout blanc. Et soudain, au fond, la lumière.

Puis le soleil a dispersé cette brume, la forêt sur la colline a réapparu, un beau ciel bleu s’est installé. Petite marche cet après-midi, très courte, vers « la plaine », entre vert et bleu…

Et ce soir, sublimes couleurs au soleil couchant… la brume commence à voiler le paysage de notre petite vallée, et j’ai eu droit à une danse des moucherons pour fêter l’arrivée de cette nuit particulière 😉

Hélas, en ces jours de confinement, tout comme ils n’ont pas eu droit au spectacle qui leur était destiné aujourd’hui à Launac (organisé par l’association des Parents d’Élèves des Écoles de Launac et l’association les Arts au Soleil), j’ai bien peur que les enfants ne puissent passer dans les maisons du hameau et n’aient pas droit aux confiseries…

Une semaine en mars

Une semaine en mars

Semaine bien perturbée par l’intrusion de COVID19 dans nos vies, et les déclarations contradictoires, parfois surréalistes, des uns et des autres. Qui croire ? Que croire ? Notre hameau semble à des lieues de tout ce délire, mais… allez savoir ! Beaucoup travaillent en ville, à l’hôpital, vont et viennent, et ce petit truc semble saisir la moindre occasion pour se balader de l’un à l’autre, sans oublier celles et ceux qui sont porteurs sans le savoir. Sans le prendre à la légère, j’essaie tout de même de me garder de l’affolement, de la panique. J’ai bien peur que trop d’informations finissent par tellement tout mélanger que plus personne n’y comprend rien, quand on voit le nombre d’articles scientifiques et pseudo-scientifiques qui circulent. Mais ce dont je suis sûre, c’est que les personnels soignants vont faire les frais de toutes ces années d’austérité, de gel (sans mauvais jeu de mot) des finances, des suppressions de postes, de lits et de moyens.

Depuis hier, nous voici donc « confinés ». Restez chez vous ! (mais allez voter… avec les résultats que l’on sait, un peu plus d’abstentions que d’habitude…). Bref. J’en profite pour mettre à jour les quelques photos prises ces derniers jours.

Une courte balade dans le village sous le soleil, le 10 mars. Pour une fois, je n’avais pas oublié les deux petits quignons de pain sec gardés en réserve pour l’âne ! Quelques photos de ce que j’appelle « le jardin mexicain », en bord d’une des trois routes du village. Et à la sortie du village, une croix visiblement remise en état depuis peu ? ou alors dégagée des ronces ? Quant à la marre, elle a bien profité des pluies des dernières semaines.

Sur notre petite place, les dames d’onze heures (ornithogales) sont au rendez-vous, accompagnées cette fois de muscaris arrivés probablement d’un jardin voisin… en tout cas, merci aux « hommes verts » du village d’avoir gentiment évité de tout passer sous la tondeuse lors de leur dernier passage 😉 !

Ce soir-là, nous avons eu droit à un somptueux coucher de soleil, une fois de plus !

Vendredi 13 mars… petit tour dans le champ de Germaine (ben oui, même si elle n’est plus là, je ne me résous pas à l’appeler autrement), le pêcher encore en fleurs, et nouvelles couleurs étonnantes pour la fin de journée.

Samedi, fin de semaine, début du confinement… j’ai profité d’une superbe journée ensoleillée pour un petit tour de jardin, avant de me poser sur la terrasse, au calme, en regardant les oiseaux aller et venir. Les muscaris sont toujours là, le cerisier fleurit, la maison respire au soleil, sous la belle lumière rasante de fin d’après-midi.

Dimanche matin, marché à Launac… oh, pas de crainte, c’est très rare qu’il y ait plus de 50 personnes rassemblées ! C’est d’ailleurs dommage, car il est bien pratique, et je ne comprendrai jamais que les habitants n’en profitent pas. Si un jour il disparait (on ne sait jamais, les commerçants présents pourraient en avoir assez de ne pas avoir davantage de monde), je serai curieuse de voir et entendre les réactions des habitants… Oui, je suis allée voter. Et ensuite, passé une bonne partie de l’après-midi chez la voisine, à jouer au scrabble ! Les distances n’étaient peut-être pas respectées, tant pis 😉 . Aujourd’hui il refait gris, il pleut, et c’est bien triste. Tiens, je vais faire des crêpes…