jardins de village, 3

jardins de village, 3

Et bien non, pas de jardin magnifiquement fleuri, bien arrangé, et tout et tout. Je suis restée à la maison, et j’ai essayé de nettoyer au moins les cheminements… ce n’était pas évident, au début j’ai commencé avec mes nu-pieds et suis tombée sur un nid de fourmis qui se sont bien défendues !, du coup j’ai dû mettre mes sabots. Mais c’est bon, maintenant les chats pourront aller de la maison à la terrasse sans se mouiller les pattes les jours de pluie ! Donc, voilà les photos « avant », pendant et « après ». Vous remarquerez que j’ai épargné un bouton d’or au milieu du chemin 😉

Pendant que je sarclais les dalles, Raymond tondait. Pour le moment, le gros massif de trèfles est resté en place… on pourrait peut-être le sculpter, faire un cercle, un cœur ???

Côté fleurs, les acanthes finiront bien par fleurir, les pivoines aussi, il faut patienter… A propos de l’acanthe, connaissez-vous la légende ? C’est à Vitruve (1. IV, c. I,) que l’on doit de nous avoir transmis la légende de l’origine de l’utilisation de la feuille d’acanthe en architecture. Voici l’anecdote, nous dit il, que l’on raconte au sujet de l’invention du chapiteau de cette colonne. Une jeune fille de Corinthe, arrivée à l’âge nubile, fut atteinte d’une maladie qui l’emporta ; après sa mort, de petits vases qu’elle avait aimés pendant sa vie, furent recueillis par sa nourrice, arrangés dans une corbeille, et déposés sur sa tombe, et pour qu’ils se conservent plus longtemps au grand air, elle les recouvrit d’une tuile. Cette corbeille avait été par hasard placée sur une racine d’acanthe. Pressée par le poids qui pesait en plein sur elle, cette racine d’acanthe poussa vers le printemps des tiges et des feuilles. Ces tiges grandirent tout autour de la corbeille, puis rencontrant aux angles de la tuile une résistance qui les comprimait, elles furent forcées à leur extrémité de se recourber en forme de rouleau. Le sculpteur Callimaque, que l’élégance et la délicatesse de son ciseau firent nommer chez les Grecs Καλλίμαχος ὁ Κυρηναῖος , passant auprès de ce tombeau, aperçut ce panier et les feuilles qui l’entouraient d’une manière si gracieuse. Charmé de cette forme nouvelle, il l’adopta pour les colonnes qu’il éleva à Corinthe. Ce fut d’après ce modèle qu’il établit et régla les proportions de l’ordre corinthien…

Voilà, chez nous, c’est surtout vert…. Et je vous raconte tout ça avec à côté de moi les musicien-ne-s de l’orchestre du Metropolitan Opera, et des artistes que je n’aurai probablement jamais l’occasion d’entendre « en vrai », en suivant la soirée de gala programmée sur internet par le Met’, sur metopera.org. Tant pis si le son sur mon petit ordinateur n’est pas génial, et si par moments la liaison est un peu hachée !

jardins de village, 2

jardins de village, 2

Réveil dans la brume, mais le soleil est arrivé en grand, et à midi, repas dehors. Ensuite, petit tour dans le village pour la suite des jardins au village. Certaines maisons sont séparées de leur jardin par un chemin, par exemple dans la « descente des jardins ».

C’est un très joli petit coin du hameau, le talus est fleuri, entretenu. Il ne manque qu’un banc pour se reposer entouré de verdure 😉 !

En face, un grand jardin séparé en trois. Serres, carrés, cabane, fleurs pour le moment, mais dans quelque temps il y aura aussi des légumes d’été… tout est bien entretenu, ça fait envie ! Mais je reconnais que chez nous, avec notre terrain en pente, et les « invasions » estivales, un vrai jardin bien délimité aurait du mal à survivre… c’est bien la raison pour laquelle nous avons laissé beaucoup de place à la « pelouse » ! Bref, aujourd’hui, c’est le jardin de Maryline et Michel que nous visiterons…

Une autre descente bien fleurie, surtout en ce moment avec les roses épanouies, juste après, en revenant vers l’église. Deux jolis jardins, mais peut-être pour une autre fois…

Dans un coin de l’église, dont le pourtour est toujours superbement entretenu, un massif d’iris sur fond de vieilles briques :

Et je suis revenue de ma courte balade avec des pieds de bourrache, gentiment donnés par Maryline. Il va falloir que je leur trouve une place qui leur plaira… et puisqu’il paraît que ces fleurs font fuir les pucerons, je vais essayer de les associer aux rosiers.

Belle fin de semaine !

jardins de village, 1

jardins de village, 1

Il n’y aura probablement pas de « rendez-vous au jardin » cette année, alors je vais vous proposer quelques jardins du côté de notre village. D’abord, un petit tour dans celui de Simone et Paul. Hier, en apportant les courses à Simone, tous ces iris dans le jardin m’ont attirée. Moi qui ai du mal à retrouver les miens…

Quand nous sommes arrivés ici, cette maison était en ruines. Mais avec un charme…. et puis Paul a tout remis en état, et c’est un petit bijou de maison campagnarde !

Je ne vais pas tout dévoiler, je ne me permettrais pas, juste la partie visible par tous depuis notre place… Iris, cinéraires, pensées, mais aussi :

Bref, un vrai joli jardin… Ce n’est pas que le nôtre ne soit pas beau, non, il est très différent ! Les lilas y sont toujours en retard, mais ils sont là, sauvages, poussés à hue et à dia par le vent d’ouest, contre lequel ils font un peu barrière avec sureaux et acacias.

D’ailleurs je ne sais pas pourquoi mais chez nous tout fleurit plus tard que dans les autres jardins du hameau. Les roses se réveillent enfin, quelques unes du moins. Mais je crois bien qu’un ou deux rosiers ont disparu cet hiver.

Vers le fond du terrain, le prunier promet encore une belle récolte. Les aubépines se mêlent aux acacias et autres arbustes à fleurs blanches, le sapin d’Amandine se refait une jeunesse avec ses petits bouts de branches d’un vert clair et vif.

Et nous avons même une mini jungle, avec un ancien chemin en contrebas, un enchevêtrement de troncs d’arbres, de branches, d’herbes, et ce vieux morceau de tronc tout évidé dans lequel le lierre s’installe peu à peu :

Et devant la Mathusine Junior, le rosier-églantier aux jolies roses toute simples (que j’avais oublié de tailler) nous offre généreusement un flot de fleurs !

Demain, peut-être, j’irai faire un tour près des jardins du « cœur de ville ».

Juste en face

Juste en face

Notre maison est en haut d’un coteau, une petite route passe en bas, et en face, c’est une autre colline, avec une grimpette dans un bois pour arriver sur le tracé de l’ancienne ligne de chemin de fer qui allait de Cadours à Grenade, en desservant les petits villages. Inutile de préciser (mais je le fais tout de même 😉 , avez-vous remarqué que, quand on annonce « inutile de préciser », la précision suit de toute façon, dans tous les discours) qu’il n’y a plus de train, et que si vous n’avez pas de véhicule il est difficile d’aller d’un village à l’autre. Mais ça, c’est une autre histoire !

Hier samedi, sous un ciel un peu blanc-gris-laiteux-avec-un-tout-petit-peu-de-soleil, j’en ai eu assez de mon aller-retour dans le champ des voisins, et je suis allée dans le bois des voisins (pas les mêmes). Une heure, un kilomètre. En réalité, un peu plus d’un kilomètre, car si je fais à peine 1 km en 1 heure, c’est que je marche vraiment mal, et je ferais mieux de rester à la maison… Mais voilà, je prends le temps de me pencher vers les fleurs, les bestioles, de m’arrêter pour respirer, regarder autour de moi, de m’engager sur un sentier, revenir sur mes pas, bref, je vais à mon rythme. En plus, c’est vrai, je ne marche plus aussi vite, surtout quand il faut monter ou descendre. Et de ce côté, ce n’est que ça, montée ou descente ! Je descend donc par le champ des voisins, je traverse la route, je reprends un chemin entre deux champs et je grimpe ensuite dans le bois.

Bien sûr, avant d’arriver sur ce chemin, il y a des arrêts : les premières marguerites, les trèfles roses, les herbes, les « chatons » d’un arbre encore sur les branches ou par terre, des touffes de bugles (à moins que ce soient plutôt des sauges…) d’un bleu surprenant.

Un papillon sur un bouton d’or… pas farouche !

La grimpette au milieu des arbres, un chemin bien tracé et tassé par les passages des moto-crosseurs du coin (grrrr….). Mais dans ce petit bois, pas beaucoup de gros arbres. Je crois me souvenir qu’il y a eu quelques coupes. Des genêts, des consoudes, des aubépines, des troncs moussus.

Et me voilà sur l’ancienne voie de chemin de fer. Un chemin tranquille, plat. Mais autour, c’est toujours les coteaux, avec des dépressions au milieu des bois, puis les champs reviennent. Mais je ne vais pas plus loin, règlementation oblige !

Tout au long du chemin, des herbes parsemées de fleurs bleues (non, pas du lin), bien sûr une ou deux orchis purpurea, des pissenlits, des sauges, des vesces sauvages, un papillon blanc (moins poseur que le premier 😉 ), autant de raisons de m’arrêter, photographier…

Demi-tour réglementaire, je reviens par le même chemin, pas de boucle cette fois. Pourtant il y en a une très chouette à faire, mais elle fait 7 ou 8 kilomètres… Il y a quelques années, j’aurais pu rejoindre une autre petite route, hélas, une partie de cette voie a été rachetée par un particulier, et on ne peut que faire demi-tour ! Je vais tout de même jusqu’au bout de cette partie et reviens sur mes pas, en admirant au passage un vieux chêne dans la prairie en contrebas, caché par des genêts. Et… les premières grappes d’acacia de l’année !

Je reprends le chemin en descendant cette fois, me revoilà en bas, les lignes presque parallèles des champs m’amusent, et… je rate ma photo, j’ai oublié qu’il faisait plus sombre à l’abri des arbres 😉 … avec mon appareil argentique, j’aurais réfléchi avant d’appuyer, là, il suffit de recommencer… effacer ? garder ? bof…

Me voici presque à mon point de départ… plus qu’un champ à remonter, la route à traverser, et le dernier champ, le plus dur. Heureusement, il y a des haltes obligées 😉

Une dernière surprise avant la maison.

Et ce samedi, la lumière était bien différente de la veille, sur les collines et les champs…

… des perles de pluie

… des perles de pluie

Il a enfin plu ! Ce n’est pas que j’aime énormément la pluie, mais je reconnais que la terre en a besoin. Et puis ça évite les arrosages, surtout quand on a pas mal de plantes en pots et que la maison est exposée plein sud ! Marché à Launac ce matin, comme tous les dimanche. Toujours aussi efficacement organisé. Il y avait même un abri supplémentaire pour celles/ceux qui devaient faire la queue. Mais à l’heure où nous y sommes allés, nous n’avons pas eu besoin de l’abri. En apportant les courses à Simone, notre voisine, j’ai découvert dans sa haie un arbre de Judée auquel je n’avais jamais fait attention… Avec la pluie de cette nuit, et sous la lumière du jour, les fleurs semblaient des diamants roses.

« Moi je t’offrirai des perles de pluie… », chantait Brel. Elles sont là, posées délicatement sur les feuilles des trèfles, sur les herbes, accrochées aux cerises (encore vertes, ne rêvons pas 😉 ), ourlant les pétales et les boutons des roses.

Et au milieu des fuchsias vivaces (je les appelle les envahisseurs… ils occupent chaque année davantage d’espace !), un ancien rosier un peu oublié m’offre à nouveau ses fleurs.

Hier, samedi, agréable « exercice physique » sur la colline d’en face, j’y reviendrai sur une autre page. Bon dimanche, courage pour cette 6ème semaine de confinement (je pense surtout aux citadins), et prenez soin de vous !

Et à Venise ? (3)

Et à Venise ? (3)

Une fin de semaine à Venise, ça vous tente ? Grâce à Luca et Daniela, qui postent sur leur page FB et sur leur site une photo presque quotidiennement, c’est possible ! Venise, sereine, Venise libérée de ses énormes paquebots qui déversaient un flot de touristes sans scrupules (les croisiéristes, pas les touristes, ou du moins pas tous j’espère…), Venise ensoleillée, Venise qui peut respirer, où les Vénitiens les vrais (il en reste encore quelques uns) peuvent se retrouver pour papoter sur un banc (en gardant la distance recommandée), sur les quais, et peut-être redécouvrir une ville qu’ils ne voyaient plus, surtout dans certains quartiers et certaines rues. Car il faut bien l’avouer, ces hordes de touristes débarquant le matin pour repartir l’après-midi ne pouvaient que suivre les rues les plus connues, ne voir que les lieux « communs » de la ville (pourtant pas si communs que ça), et s’agglutiner Place Saint Marc, sur le pont du Rialto ou celui de la Paille, et c’est bien dommage. Ils n’avaient pas le temps de bader, de lever le nez, de rêver, de s’assoir sur une placette pour regarder la vie… Aujourd’hui, la vie semble avoir déserté la ville, mais restent les habitants amoureux de la cité, et qui aiment partager leur passion.

Les coins cachés de Cannaregio, Castello, ici un palais, là un marchand de légume devant une église, et des canaux, des reflets, des couleurs…

Et pour une fois, vous n’aurez pas à jouer des coudes pour admirer le Pont des Soupirs…

Merci à Luca et Daniela pour ces images, n’hésitez pas à visiter leur site, surtout si vous projetez un séjour à Venise, il est plein de renseignements, de bons plans, d’idées ! Et bien qu’ils vivent à Venise, ils ont ajouté Florence et Rome à leur site, avec là encore plein de trouvailles. https://www.e-venise.com/

Fin de semaine

Fin de semaine

Cinquième fin de semaine confinée. Mardi, nous débuterons la 6ème semaine. Parfois, je me dis qu’on aurait pu rester confiné en plein hiver, avec le froid, la grisaille, la pluie. Au lieu de ça, même en ville, on peut voir les arbres refleurir, entendre les oiseaux… Tout à l’heure, j’ai cueilli le premier bouquet de roses de l’année, sur le beau vieux rosier de la maison de famille trop souvent fermée maintenant…. quel parfum !

Cette fin de journée est magnifique, une lumière extraordinaire sur les collines des Hauts Tolosans, du vert, de l’or, et le vent sur les herbes…

Madame Météo annonce de la pluie… il en faut, c’est vrai. En attendant, très belle fin de semaine, toutes et tous !

Prairies, haies, printemps en campagne

Prairies, haies, printemps en campagne

Bientôt, peut-être ?, des sorties plus longues, un peu plus loin… on verra. C’est qu’ils sont loin d’être clairs, « là-haut », et malheureusement nous ne pouvons qu’attendre le résultat de leurs consultations. Pourtant, ils ne manquent pas de spécialistes autour d’eux, pour leur expliquer quoi/comment/quand/pourquoi… encore faudrait-il que ces fameux spécialistes soient d’accord entre eux. Bref, nous sommes bien mal partis…

Re-courte balade dans le champ du voisin tout à l’heure. Les orchidées sont toujours là, beaucoup ont disparu depuis deux ou trois ans… peut-être la sécheresse ? C’est vrai que ce champ est plutôt sec, alors que juste à côté les herbes sont bien vertes et hautes… Bon, tant pis, voici mes trouvailles du jour, herbes et fleurs sauvages dont, pour la plupart, j’ignore le nom, malheureusement :

Dans les haies, l’églantine fleurit enfin, l’aubépine est toujours présente, et cet arbuste dont, encore une fois, je ne connais pas le nom, mais qui embaume les alentours !

Retour au jardin (heu… jardin est un bien grand mot pour notre terrain plus herbu que jardiné 😉 ), une première rose, de celles qui sentent si bon, aux pétales dignes d’un « berlingot », et pas mal de boutons, de promesses à venir.

Et puis je n’oublie pas qu’aujourd’hui est un jour anniversaire. 46 ans + 1an et demi. Alors je nous offre ces roses et nigelles du jardin (juin 2019…).

Le champ des voisins

Le champ des voisins

C’est de là qu’il y a la plus belle vue vers les collines, les plus beaux couchers de soleil, et j’avoue que j’aime aller y faire un tour de temps en temps. Souvent, même 😉 !

Avec le confinement et surtout le temps limité d’une heure…, c’est ma balade préférée ! D’abord, je vais voir les deux poules… avec notre Flipelette bien sûr. Qui commence à avoir tellement pris l’habitude de m’accompagner, qu’elle réclame tous les après-midi sa balade, si si ! (aujourd’hui, je n’avais pas pris l’appareil photo, juste mon téléphone, c’est que le chemin et le terrain ne sont pas « plans », ainsi que disait Germaine, et je me méfie toujours de mon genou et de possibles chûtes. Bref, donc, photos prises avec le téléphone.)

Après, une fois délestée de mes épluchures, j’essaie de faire quelques découvertes. Et c’est vrai que, même en y allant tous les deux jours, j’arrive à découvrir du nouveau ! Aujourd’hui, un arbuste auquel je n’avais pas encore prêté attention… qui s’est dévoilé depuis samedi il faut croire, parce que sinon je me demande comment j’ai fait pour le manquer :

Je me fais aussi des surprises, en changeant le chemin du retour… cette fois, j’ai laissé tomber les lilas pour passer plus bas, et …

… une superbe touffe de genêts, vraiment somptueuse au pied d’un acacia. Un peu plus haut, le talus est jonché de soucis, envahissant aussi le vieux banc :

Le figuier prépare la récolte, sur le petit pêcher (bien mal en point, aux feuilles toute cloquées) quelques fruits, et les artichauts sont prêts à croquer… il va falloir que j’appelle les voisins pour leur dire, ce serait dommage qu’à cause du confinement ils se perdent.

Tout d’un coup je vois Flipelette en arrêt devant un tronc d’acacia, puis grimper et farfouiller dans une fente… qu’a-t-elle vu ? J’ai eu beau regarder à mon tour quand elle est redescendue, je n’ai vu personne !

Le ciel était triste aujourd’hui, et les températures en baisse… Nous allons entamer la 5ème semaine de confinement, les masques ne sont toujours pas arrivés, les tests non plus, Sa Majesté va parler à son bon peuple tout à l’heure, les actionnaires continuent de se gaver, les patrons sont prêts à faire travailler leurs employés 60 heures par semaine et supprimer les congés, et je ne décolère pas… les Français auront-ils compris, « après » ???? ou continueront-ils à accepter, à dire « bof, de toute façon on n’y peut rien » ? Allez, je ne veux pas laisser le pessimisme gagner du terrain 😉 , ce n’est pas mon genre…

Dans la maison, un bouquet d’arums a remplacé le lilas. Prenez soin de vous et des autres.