2019, J-1

Petit tour en Savoie pour ce dernier jour de 2018 : Aix les Bains. Il fait toujours aussi frais, mais le soleil sera au rendez-vous en fin de matinée. Au programme, l’Histoire. Celle des ducs de Savoie, des rois d’Italie, châteaux et abbaye.

Nous débutons par le château de Thomas II, sur les rives du lac du Bourget. Seigneur de Piémont puis de Savoie, mariages divers qui font sa bonne fortune, nous voici en plein XIIIème siècle. Du château, il ne reste que quelques murs, une tour, et un donjon restauré. Tout cela aurait pu être complètement oublié, perdu parmi les roselières et les marais… mais heureusement, après de multiples ventes et reventes, il est racheté par la commune, des fouilles débutent, et le château (ou ce qu’il en reste) est classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Pour compléter le tout, c’est tout le site qui est placé en protection de biotope, une réserve ornithologique est créée, préservant l’environnement. Tout le lac du Bourget est d’ailleurs protégé, et la vie en zone humide revient peu à peu. Bon, je ne suis pas guide, ni historienne, je m’arrête donc là ! Place aux images. Nous entrons dans le site par la passerelle des Dames :

Puis, un chemin au milieu d’un bois, des roselières, nous mène à l’entrée du château. Pour moi qui aime faire des photos « en reflets », c’est magnifique !

Et voici le château.

Une tour, ou donjon, remise en état, sert maintenant d’observatoire pour les oiseaux et la faune du lac. Très documenté. Mais… pas ouvert à cette date ! Nous avons néanmoins pu y aller, et profiter des explications de notre guide-conférencière. Mais à part quelques canards, nous n’avons pas vu tous les oiseaux exposés en photo dans les salles , dommage.

Retour vers le parking, et sous le pont routier, où passe un sentier de promenade, des panneaux me faisaient de l’œil, moi qui aime les tags !

Pique-nique de midi décidé à l’unanimité moins une voix (mais je n’ai pas du tout réussi à convaincre qu’il aurait fait bon au bord du lac…) dans l’appartement de Danielle et Jean-Luc, avec vue sur la Dent du Chat

Au programme de l’après-midi, un tour du lac, pour arriver à l’abbaye de Hautecombe. Là aussi, rendez-vous avec l’Histoire. Abbaye Royale, nécropole de la Maison de Savoie, ducs, comtes, duchesses, rois et reines, situation superbe au-dessus du lac. Mais on comprend que les Bénédictins aient préféré la quitter, et la confier à la Communauté du Chemin Neuf, quand on voit l’afflux touristique… navettes depuis Aix les Bains, entrée dans l’abbaye par groupes d’une trentaine de personnes toutes les 5 minutes, audioguide impeccable, pas question de trainer pendant la visite ! Et sortie obligatoire par la boutique… En fait on ne visite que l’église abbatiale, de style (je n’invente pas) « baroque troubadour » : cénotaphes, statues de pleureuses en veux-tu en voilà, stucs et ornements, sculptures, une pieta, et même un mini Panthéon… parfait pour les amateurs de kitsch ! J’avoue en être sortie un peu déçue. En plus, la façade est en plein travaux, et nous n’avons vu que des échafaudages (je vous ai trouvé une photo sans échafaudage).

Nous étions arrivés sous un plein soleil, un ciel bleu de chez bleu, mais à la sortie de notre visite, le soleil déclinait déjà, lumières tout en douceur sur le lac, une merveille !

Nous avons pris le chemin du retour de la maison de l’épicier, et avons trouvé au bord de la route de belles boules de gui, parfait pour cette nuit de changement et de souhaits !

Encore une ou deux balades, et il faudra rentrer…

Un jour, un tour…

Faire découvrir notre coin de paradis et ses environs en 1 jour (et 1 soir) à deux amis Canadiens, c’est difficile. Parce qu’il faut choisir parmi toutes les beautés que nous propose notre campagne. Les vieilles halles, les villages, les petits musées et les grands, les routes champêtres, les églises, les châteaux, les maisons à colombage, les lavoirs, les champs, les bois, les curiosités… Non, en une journée, impossible ! Donc nous avons choisi un petit circuit tranquille de Galembrun à Galembrun. Mais à leur arrivée, et malgré la chaleur, nous avons déjà fait un petit tour dans Grenade, halle, Office de Tourisme (MERCI à toute l’équipe pour l’accueil, et merci mille fois, Chantal, pour les explications à propos de la halle, de la ville), église, et quelques curiosités par-ci par-là ! Tout de même, la plus ancienne halle au monde, c’était incontournable ! (je n’avais pas mon appareil… et plutôt que de faire des recherches dans mes photos, j’en ai volé sur un blog sympa « le blog de Maïté-infos »…)

Et donc, hier, circuit vers le Gers et ses collines tout en douceur. Dommage, la plupart des champs sont déjà labourés, les tournesols presque tous fanés (nous en avons tout de même trouvé quelques uns encore en fleur), mais malgré tout, les couleurs, les vallonnements ne manquaient pas de charme !

Première halte, Cadours. Le marché, l’église… à noter, pour les curieux, à l’entrée de l’église, la maquette de l’église en ail ! (ne pas oublier que Cadours est la capitale de l’ail violet). Un grand merci à Claudio pour ses photos de la maquette !

Deuxième halte incontournable : le château de Laréole ! L’exposition cette année est celle d’œuvres de Michel Batlle. J’appréhendais un peu, échaudée par l’expo de l’été dernier, mais non, finalement, j’ai bien aimé ces humains bizarres, et le lien avec les arts primitifs, sculptures et tableaux « habitaient » parfaitement les lieux

Pause repas à Cologne, au « Comptoir des Colibris » ( http://lecomptoirdescolibris.fr/ ). Nous y venions pour la première fois, et n’avons pas regretté ! Pas d’images de la halle, cette fois, mais nous sommes allés jusqu’à l’église, massive, imposante, où j’ai retrouvé une sculpture dont j’avais gardé le souvenir, dans un angle de mur. Balade le long des couverts, des douves, vue sur le lavoir et quelques reflets sur l’eau (un peu verdâtre) des douves, les dernières roses de la saison… Et retour pour redémarrer jusqu’à Sarrant.

Sarrant avait retrouvé son calme des jours « hors vacances »… et encore une fois l’église était fermée. Rencontre avec un chat, petite parlotte avec la dame du tourneur sur bois, tour de la Librairie-Tartinerie… trois rues, c’est vite parcouru 😉 ! Mais quel calme !

La petite route vers Brignemont tournicote, nous n’y avons pas rencontré de tracteur (c’est ma hantise sur ces routes étroites qui montent, descendent, tournent et retournent !), mais à Brignemont nous n’avons pu voir le moulin que de l’extérieur. Les touristes devenus moins nombreux, les travaux de fin d’été dans les champs, le meunier ne pouvait être aux champs et au moulin, et n’a donc pu nous raconter l’histoire du Papé…

Et comme il était encore temps, nous nous sommes arrêtés à « la maison du potier », à Cox. ( http://www.museecox.com/ ). Toujours autant de charme. Nous n’y étions pas revenus depuis plusieurs années. Un potier s’étant installé depuis deux ou trois ans au village, dans une des « pièces à vivre », de jolies œuvres inspirées des anciennes poteries trouvées et exposées dans les vitrines du musée ont pris place, ainsi que des plats venus du Mas Saintes Puelles, fabriqués par les frères Not. La vieille charrette pour transporter l’argile, le roulier et son harnachement, les anecdotes, le four et ses « statues », les tours, les anciennes machines, nous avons tout retrouvé avec plaisir !

Voilà, le circuit était terminé… retour à la maison, pour une soirée pleine de rires, de souvenirs, d’amitié. Encore deux images de fleurs trouvées le long de la route, pour vous souhaiter une belle fin d’août !

Un grand merci à Monique et Claudio pour cette journée baladeuse ! Revenez… il y a encore tellement à découvrir…

Rendez-vous aux jardins, 2

Drudas (31480). 220 habitants. Une magnifique place de village, ombragée grâce à de vieux marronniers (dont certains ont dû être remplacés), lieu de partage et de fêtes. Un village fleuri. Des maisons basses, façades à l’ancienne ou rénovées. Un château, à l’abandon puis réhabilité en 2017, devenu hôtel restaurant 4 étoiles. Au programme de ce rendez-vous, trois jardins : celui du château, et ceux de deux maisons d’hôtes : « La Clé des Champs » et « La Chartreuse ». Visites guidées cette fois, avec Chantal Sélier (guide conférencière de l’Office de Tourisme des Hauts Tolosans), et je n’étais pas seule…03juin18_RdV jardins Drudas_03Le château de Drudas (18ème et 19ème siècles) était la résidence d’été de la famille de Rességuier dont le fondateur, François-Marie-Louis, fut président du Parlement de Toulouse à la fin du 18ème. Belles façades, qui (à mon goût) sentent trop le neuf  😉 . Contrairement à hier au château de Larra, nous entrons dans les pièces de réception du château, grâce à Floriane B., adjointe de direction de ce château-hôtel de charme (et de luxe). Carrelage d’origine, magnifique briques, une belle montée d’escalier (dommage, pas assez de recul pour les photos…), parquets, bref une restauration haut de gamme qui a souhaité garder tous les éléments remarquables du bâtiment. Il faut avouer que le « parc » du château n’est pas un grand parc, c’est le moins qu’on puisse dire… mais les cèdres sont superbes. Pour davantage de détails : http://www.chateaudedrudas.com

J’avoue, même si je sais admirer une belle rénovation, j’aime bien trouver de vieux souvenirs sur les murs des maisons, les peintures écaillées, le crépi un peu fatigué, les pierres grignotées par les années… et  je « craque » plus facilement devant les marques du temps laissées sur les façades…

La visite continue, avec le jardin d’une maison d’hôtes du village, « La Clé des Champs ». Une maison en brique, ancienne dépendance du château. Jardin intime, avec ses coins d’ombre (bon, d’accord, pour aujourd’hui, nous n’avions pas à chercher l’ombre…), ses rosiers déjà presque fanés (merci les orages !), et pour l’été des hortensias de toutes sortes. Et du vert, du vert, du vert… (les renseignements pour la chambre d’hôte : http://lacledeschamps-drudas.com/fr/maison-d-hotes-cadours-31/ )

Troisième rendez-vous, « La Chartreuse ». Nous restons au 18ème siècle pour le bâtiment. Et comme nous sommes là pour le jardin, pour les chambres d’hôtes vous allez sur le site : https://www.lachartreuse-drudas.com/. Là aussi,  un jardin intime, mais avec une vue ouverte sur les collines de Pelleport magnifique. Et, c’est de saison, des rosiers, des arbres, du vert. Une cour intérieure avec son bassin et ses poissons rouges, un chat endormi dans une poterie… Et une rencontre surprenante, dans le jardin…

Les rendez-vous aux jardins des Hauts Tolosans sont terminés pour cette année. Ce sont vraiment des rendez-vous à ne pas manquer, que ce soit en visite guidée ou seul-e. Car les jardins qui ouvrent leurs portes ces jours-là laissent entrevoir l’âme de leurs jardiniers, qu’ils soient illustres ou simples particuliers, mais tous amoureux de leur patrimoine, de leur environnement, et heureux de partager pour un moment leur cadre de vie (du moins, c’est l’impression que j’ai eue..).

Et pour une autre vision de ces visites, un lien : https://uneviedallegresse.wordpress.com/2018/06/03/rendez-vous-aux-jardins-a-drudas/ , où vous verrez peut-être quelques photos des mêmes endroits, mais plus pro ! Celles de Guillemette.

Rendez-vous au jardin, 1

Bien sûr, j’aurais pu courir ces deux jours d’un jardin à un autre, mais il faut en garder pour les autres années 😉 . Alors il n’y aura que deux pages de ces journées « rendez-vous aux jardins » dans les Hauts Tolosans (ex Save-Garonne et Coteaux de Cadours), une pour ce samedi, et une pour demain.00_01juin18_Larra Ce matin, donc,  nous voilà partis vers le château de Larra. Nous n’avions encore jamais visité ce château, devenu Monument Historique en 1993, conçu dans le style de villa palladienne, et resté depuis sa construction (1721) la propriété de la même famille. Ce matin, à notre grande surprise, le propriétaire lui-même est venu nous accueillir très gentiment, et nous raconter son château et son parc, avant de nous laisser vagabonder dans le jardin et le parc boisé. De la route, on n’aperçoit pas vraiment la demeure, et donc la surprise est totale à l’arrivée devant les grilles entrouvertes pour l’occasion. Au fond d’une immense cour (il fallait de la place, nous raconte la châtelain, pour faire tourner les attelages, parfois de 6 chevaux…), une façade davantage château de plaisance que château fort (nous sommes au XVIIIème siècle), entourages de briques, grandes fenêtres. au centre du monument, un lanternontrès coiffé d’une toiture en ardoise, ancien puits de jour aujourd’hui transformé (j’aimerais bien loger là-haut !). A gauche, l’ancienne orangerie, devenue un temps chapelle du village, puis grange, et bientôt transformée en grande salle pour des événements. Un château « carré », et chaque façade identique. Vue sur la cour pour l’une, vue sur les jardins pour l’autre, vue sur le parc boisé pour la troisième (un peu délaissée…), et vue sur les bâtiments ex-agricoles pour la quatrième.

Pour ces « rendez-vous aux jardins », seul le parc se visite. Pour qui aime les rosiers, c’est un vrai paradis. Aujourd’hui, une lumière un peu bizarre, ciel mi-voilé mi-bleu… = photos tout aussi bizarres ! Tant pis. On y va :

Tout le long des allées du jardin, des flèches… à suivre ? Oui, mais dans le sens contraire, si vous avez envie de trouver le paon, qui se balade tranquillement… Je crois qu’il n’aime pas être photographié, il s’est dépêché de quitter son perchoir en vieilles briques pour partir vers le bois lorsque nous sommes arrivés !

Dans le jardin, quatre fontaines, dont il ne reste que la décoration… dommage, il parait que l’eau coulait autrefois, d’une fontaine à l’autre, jusqu’à une pièce d’eau, et même alimentait la demeure, et le lavoir (aujourd’hui devenu hangar pour les outils… mais peut-être un jour remis en état ?)

Entourant le jardin, un vieux mur de briques, et des grilles ouvrant vers les allées du parc, bordées de grands buis. Au bout de quelques mètres sur ces allées ombragées, on arrive à un carrefour en étoile… il n’y a plus qu’à choisir son chemin pour continuer ou revenir dans le jardin !

Nous sommes rentrés sagement, en admirant encore tout ce vert, les rosiers, les vieilles fontaines, et cette demeure qui, bien que très grande, ne s’impose pas (si j’osais… oh, allez, j’ose : ne « se la pète pas »), mais au contraire semble accueillante et bienveillante.

Vivement les journées du Patrimoine, pour en découvrir l’intérieur (mais peut-être n’aurai-je pas le droit de faire des photos ?). Demain, trois jardins dans le petit village voisin, Drudas : le parc du château (encore un château de plaisance, tout récemment rénové et ouvert), et celui de deux maisons d’hôtes.

Autour du Nouveau

Nouveau quoi ? Nouveau qui ? Mais voyons, le Beaujolais ! 19_18nov17_Troisième jeudi de novembre oblige, nous partons en Beaujolais. Voir nos amis. Et découvrir ce beau vignoble et sa production de l’année. Un château par-ci, une cave par-là, des livres et des saveurs, la mise en perce à la mairie de Villefranche-sur Saône, autant de moments festifs autour du raisin. Depuis plusieurs années maintenant, nous en avons fait une tradition nous aussi ! (j’espère que nos amis sauront nous dire, si un jour ils en ont marre de nous voir arriver…).

Bien sûr, première cave visitée, celle de ceux qui sont devenus nos copains, les jumeaux… je ne sais si je peux faire de la pub, mais après tout, c’est mon journal, alors j’ai bien le droit de nommer ce que j’aime (bien que je ne participe pas à la dégustation, je me contente de sentir…), donc, disais-je arrêt chez « les Monternot » à Blacé ( http://www.domainemonternot.com/ ) .

Passage aussi chez Claude Bernard, oui oui, lui-même ou plutôt sa maison, où « les amis de Claude Bernard » continuent à faire vivre les vignes ( http://www.agglo-villefranche.fr/musee-claude-bernard.html ) ! Et quelques nouvelles découvertes, au hasard des prospectus glissés dans la boîte à lettres des amis. A chaque arrêt, des gourmandises régionales accompagnent la dégustation des vins, saucisson cuit au gène, fromages régionaux, rosette, gratons… on aime le bien-vivre et le bel accueil, dans le Beaujolais !

Samedi, une découverte, un nouveau château, ouvert semble-t-il pour la première fois au public, avec un très beau petit parc, le château Champrenard, où la dégustation des vins a laissé perplexe nos deux goûteurs… mais, à suivre, car cela ne fait que 2 ans que le domaine a été racheté ( https://www.facebook.com/pg/chateaudechamprenard/posts/ ou https://www.twil.fr/france/beaujolais-et-lyonnais/chateau-de-champrenard.html ). Là aussi, la dégustation était accompagnée de saucisson lyonnais et grignotages, une expo photos et tableaux de Toto Pissaco (si si, pas d’erreur ! https://www.facebook.com/pissacototo ) était présentée, et j’ai craqué pour l’huile d’olive des Pouilles « Olio di serra », à la belle robe verte, proposée par une famille venue de Serracapriola… (la photo des tableaux de Toto Pissaco est de lui-même, piquée sur sa page FB, merci à lui 😉 !)

Le samedi soir, les illuminations de la mairie de Villefranche sont l’occasion d’un rappel historique des célébrités Caladoises depuis Anne de Beaujeu jusqu’à Benjamin Biolay, suivies d’un feu d’artifice (dommage, cette tour technique qui cache les 3/4 de la mairie si on n’a pas la chance d’être dans les tout premiers rangs…), et j’allais oublier le Marathon, le semi-marathon, la course des couleurs…

Beaucoup d’activités autour de cette longue fin de semaine, salon du livre, marché des saveurs, dans chaque village on trouve une animation.23755550_1548727978546344_2554290226328452037_n Au salon des livres en Beaujolais, à Arnas ( photos sur  https://www.facebook.com/salon.des.livres.en.beaujolais/ ), des rencontres agréables avec les auteurs, biographies, polars, histoire régionale, romans, histoire sociale. Sans oublier l’exposition de tableaux-photos « Urbex quarante-deux », étonnante. Bernard Pivot, Maud Tabachnik, ou auteurs moins connus, livre, revue ou BD, notre dimanche après-midi est passé bien vite ! Visuel-lhomme-qui-plantait01

Et, bien entendu, la soirée (comme toujours magnifique) « chez Paule », ( http://beaujolais-yves-bonnet.fr/WordPress3/ ou http://www.beaujolais-yves-bonnet.fr/ ), où nous avons redécouvert le livre « L’homme qui plantait des arbres » de Giono : dessin et peinture au rythme des mots ou du chant, c’était superbe.

Je n’ai pas fait beaucoup de photos, bizarrement, pendant ces quatre jours (sauf au château Champrenard, séduite par le parc…). J’ai écouté, regardé, essayé de voir autrement qu’au travers du viseur pour une fois.

Pourtant les journées sous la brume étaient plus que photogéniques, par exemple le matin de notre départ de Blacé… 33_20nov17Quant à la route, à l’aller et au retour, nous avons eu droit aux puys enneigés sous le ciel bleu. Et même les aires d’autoroutes savent être poétiques lorsqu’il fait beau ! Partis avec le brouillard, nous sommes rentrés avec le brouillard, après une route tantôt bleue et ensoleillée, tantôt grise, tantôt embrumée.

Mais sans hésiter, que la route soit grise ou ensoleillée, à l’arrivée en Beaujolais il y a l’amitié avant tout, et donc… nous reviendrons ! si vous le voulez bien…

2017, J – 2 !

Deuxième page de ce séjour en Beaujolais autour des festivités de fin et début d’années. 16-12-30_047_solutreUne journée toujours aussi embrouillardée, toujours aussi fraîche, et toujours aussi riche en découvertes : villages décorés, maisons de pierre, monuments historiques et/ou empreints de spiritualité, petit restaurant de campagne (chez Lamartine, excusez du peu !), du Beaujolais au Mâconnais et même bien près de la Bourgogne et du Charolais… Routes sinueuses, villages et clochers, premier arrêt : Liernes. Belles maisons en pierres ocre presque rosées, et…

… les œuvres de Ted Nomad, peintre en art de rue (pour ne pas dire street art), un artiste né dans le Mâconnais, qui peint dans quelques villages dont Liernes. Des liens : http://pontdevauxinfo.over-blog.com/2016/04/le-street-art-fait-son-entree-dans-la-cite-pontevalloise.html , ou http://www.artsper.com/en/contemporary-artists/france/3319/nomad-ted . Le village est joliment décoré, en plus de ces tags, sculptures en métal ou décors de Noël en branches devenues animaux, et cette étrange cantinière… Une belle église (fermée, bien entendu… quand certains nous rabâchent que la France est catholique alors que toutes ses églises sont fermées en permanence…), un clin d’œil aux fumeurs sur le terrain de pétanque, et une décoration naturelle autour de cette pompe au coin d’une maison :

Malgré le brouillard, nous tentons l’approche de Solutré. Les herbes givrées, les vignes blanches bien alignées, le chemin et la voûte des arbres, tout est très beau, très calme… mais impossible de distinguer cette fameuse roche, perdue au bout des vignobles ! Essayez quand même…

Tant pis, nous repartons sans grimper… Étape suivante : Milly. « Objets inanimés », « Ô temps suspends ton vol », et autres vers appris il y a bien longtemps, mais qui reviennent tout doucement. D’autant plus facilement maintenant avec les possibilités sur les portables des uns et des autres… oui, c’est de la triche, mais ça valait la peine d’être déclamé devant la maison natale de Lamartine, Alphonse de son prénom !

Village accueillant, grâce aussi à son auberge « chez Jack » ! Et oui, pause repas dans ce petit bar restaurant, aux succulents plats du terroir, le Mâconnais ! Ne pas oublier d’admirer le toit de l’église tout en pierre ! (église fermée, faut-il préciser ?)

(désolée pour certains visages flous, mais il y a toujours quelqu’un qui bouge au mauvais moment 😉 ). Adresse absolument recommandable, vraiment. Après cette halte intellectuelle et gastronomique, bien réchauffés, départ pour l’étape suivante : le château de Berzé, avant d’arriver à Cluny, dernière étape du jour. Pas de visite du château, accueil sympa par un bon gros et gentil chien (au grand désespoir des pantalons de Gil 😉 ), mais nous n’avons pas osé franchir la limite autorisée… sur le chemin qui mène vers le château, des bancs de pierre sous les arbres invitaient au repos, mais non, vraiment, le froid nous a dissuadés de faire halte !

Et enfin, Cluny. J’ai déjà écrit une page dans ce journal sur la ville et l’abbaye. Je vais donc juste vous redire combien, cette fois encore, j’ai aimé le lieu. Malgré le froid ! Les prophètes toujours à leur place dans la chapelle du père abbé, l’impressionnante hauteur de la nef, et cette construction à imaginer, puisqu’il ne reste plus que des plans, des piliers tronqués, les couloirs du monastère devenu école, la voûte somptueuse de l’atelier…

Après cette journée, la tête pleine de dates, de vers romantiques, de châteaux et de chapiteaux, retour vers la chaleur de la maison, où une potée comtoise nous a réchauffés !16-12-30_081_blace Le dernier jour de cette année 2016 sera plus tranquille côté tourisme… tout aussi enrichissant, certes, mais, à la demande générale, la matinée du samedi a offert un peu de repos à nos jambes et nos têtes. C’est que la différence entre nos 20 ans et nos années actuelles se font (un peu) sentir 😉 !

Au pays du Beaujolais.

Oui, je sais, c’est un peu le calme plat en ce moment sur mon journal d’ici et d’ailleurs… Nous avons pourtant eu quelques belles journées ensoleillées, des matins bleus, d’autres embrouillardés, de la pluie pour recommencer à remplir la mare du village. Aujourd’hui, préparatifs hivernaux : réinstaller les pots au chaud dans la maison, les oreilles d’éléphant, les hibiscus, le cactus, et cette plante bizarre rapportée d’Égypte par Georges et Gladys et qui grandit grandit…

06_19nov16_montmelas_01Mais novembre est l’occasion d’aller faire un tour chez nos amis, dans le Beaujolais. Troisième jeudi du mois, « il » arrive. Et nous aussi. Soirée spectacle « chez Paule », avec cette fois un programme autour de la guerre de 14-18, Histoire et chansons, particulièrement intéressant et réussi. Et première dégustation, puisque la salle est au-dessus du chai… Une salle chaleureuse, petite, conviviale. Et toujours des spectacles de qualité. http://beaujolais-yves-bonnet.fr/WordPress3/

Quelques caves, dont bien sûr celle des Jumeaux. Une visite chez un viticulteur en retraite, mais qui recevait tout de même… ne pas perdre les bonnes habitudes ! Mais aussi, difficile de s’arrêter lorsqu’on est passionné par son métier.

Le château de Montmelas exposait cette année des étiquettes signées d’auteurs Japonais.

Depuis le château, une vue extraordinaire sur la plaine de la Saône, les Alpes, le Mont Blanc (pluie assurée deux jours plus tard, paraît-il, dans ce cas).

Un tour à Villefranche, une fois la cohue du marathon passée (non, pas pour nous, le marathon… ni d’ailleurs la dégustation, il y avait vraiment trop de monde sur la place !). Mais nous y avons trouvé une très jolie « boîte à lire ».

Et pour terminer ces journées, la visite du très touristique « Hameau du vin » à Romanèche Thorins. Très touristique, mais aussi très intéressant. La vieille gare, avec son histoire des trains, de la SNCF, ses souvenirs…

(dont une plaque qui devrait faire réfléchir un certain candidat annoncé…). Et le musée du vin. La vigne et sa récolte du début à la fin : terres, outils, affiches (bien aimé la caricature de Faust, « le veau d’or » devenant le Pernod…), une belle fresque évoquant les transports du vin depuis l’antiquité, la verrerie, les bouchons, l’histoire de Noé. Dans le grand restaurant, où nous attendait (encore) une dégustation, un superbe limonaire.

Un dernier château avant de penser à rentrer, celui de Pravins (production bio), mais la nuit était là, alors ce sera juste une image de la superbe cheminée de la salle de dégustation. Pour les photos du château, ce sera une autre fois.

Retour sous un ciel tantôt bleu, tantôt bien mouillé, nous laissant tout juste deviner les belles couleurs d’automne des feuillages… l’or et les roux s’opposant, dans la traversée de la Corrèze, au vert presque noir des sapins.

Mais dans le Quercy, sous un ciel entre gris et bleu, les arbres s’en donnaient à cœur joie pour bien nous faire admirer leurs couleurs automnales.