L’été au château

L’été au château

Le château de Laréole a rouvert ses portes pour l’été, et cette année l’artiste exposé est Bernard Cadène. Je suis allée ce dimanche de début juin, tout ensoleillée, à la découverte de ce peintre. J’avoue que toutes les expositions ne sont pas forcément à mon goût, mais je les ai toutes vues. Il faut dire que je ne suis pas très au point sur la connaissance de la peinture, des tableaux, et que je réagis au coup de cœur sans savoir « expliquer ».

Bernard Cadène, artiste toulousain, toujours bien vivant, est né le 9 septembre 1942 à Albi (Tarn). Il est peintre, sculpteur, affichiste et publicitaire français. Sa famille est d’origine aveyronnaise. Il vit à Cugnaux (Haute-Garonne) à côté de Toulouse.

Pour entrer dans la cour du château de Laréole, nous avons le choix entre deux allées, toutes deux joliment bordées d’arbres. Nous sommes arrivées par l’allée de la place du village. Très agréable, mais pas sympa pour les sandales d’été… les gravillons se faufilent partout 😉 !

Je ne me lasse pas de ce château… J’y venais de temps en temps, quand les enfants étaient petits, alors qu’il était tout embroussaillé, mal – sinon pas du tout – entretenu, et les garçons s’y amusaient bien. Depuis, tout est bien lisse, bien ordonné, mais je prends toujours autant de plaisir à y venir. Portail, conciergerie, la cour avant le château, les communs, l’ancienne orangerie, et ce magnifique platane ancien (plusieurs centaines d’années dit-on).

Petite halte à l’accueil, très souriant et sympathique. Juste devant l’entrée, un portant avec tous les documents sur notre région des Hauts Tolosans édités par l’Office de Tourisme, bien en évidence, permet de compléter la visite du château avec d’autres visites de lieux tout aussi intéressants de la région ( https://tourisme.hautstolosans.fr )

Et nous entrons dans le château…

L’exposition ? Étonnante. Gaie. Beaucoup de couleurs sur les tableaux, éclatants. Des dessins sur Toulouse, des orages, la mer, les marchés. Une statue.

Des textes de présentation intéressants, et un qui m’a vraiment amusée, me rappelant mon indignation devant certaine « installation » prétendûment artistique au musée de Ca Pesaro (Venise, art du XXème et contemporain). Certaines « œuvres » (chaises bariolées aux citations parfois burlesques) un brin potaches… n’oublions pas que Bernard Cadène a « fait » les Beaux Arts et participé à la fanfare des Beaux Arts, à Toulouse…

Bernard Cadène ayant aussi été publiciste, j’ai bien aimé l’humour de cette ancienne pub pour Anconetti, et le commentaire qui l’accompagnait :

Dans la dernière salle, deux tableaux éclatants entourent l’imposante cheminée, sans que les lions semblent s’en trouver mal…

La visite terminée, nous repartons par les vergers, l’allée ombragée. Dans le petit bois, une orchidée sauvage pointe encore sa hampe. Une visite tranquille. La foule estivale n’est pas encore arrivée 😉 et nous en profitons pour bénéficier très égoïstement des trésors de notre petit pays avant tout le monde !

A partir du 17 juin, le château est ouvert du mardi au dimanche, de 10 heures à 18 heures. Entrée libre. Visites guidées (très intéressantes, sur l’histoire du château), horaires à l’entrée.

Rose…

… ou pas ! Elle est rouge, blanche, dorée, rose… et elle m’enchante.

« Imaginez l’émerveillement de l’homme s’il voyait aujourd’hui la première rose ! Il ne saurait quel nom extraordinaire lui donner. »
Jules Renard

Mais elle était du monde où les plus belles choses
Ont le pire destin,
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
L’espace d’un matin. »    
François de Malherbe

« Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. »
Antoine de Saint-Exupéry – Le petit Prince

Une pivoine

Une pivoine

Ce printemps, belle surprise offerte par un pied de pivoine installé depuis quelques années… elle a mis du temps à se préparer, mais quelle beauté ! et huit fleurs se sont ouvertes au fil des jours…

Il reste encore plusieurs fleurs épanouies. Celle-ci était la première… je l’ai photographiée jour après jour, en pensant au poème de Ronsard, « et rose elle a vécu ce que vivent les roses… » (c’est sûr, la rime et l’émotion n’auraient pas eu la même beauté avec une pivoine 😉 ), mais le fil du temps a eu raison d’elle comme il a eu raison de la rose de Ronsard.

Campagne…

Campagne…

Petite tournée de « boitage » aujourd’hui dans le village. J’en ai profité pour essayer de retrouver les orchidées sauvages, mais aussi voir un peu où en était Dame Nature en ce moment : les matins sont frais, quand le soleil est là les températures sont estivales, et il ne pleut finalement pas tellement… sauf cet après-midi où j’ai décidé de sortir… Les champs sont bien verts, les bois ont retrouvé leurs feuillages, et les fossés sont parsemés de jaune, de bleu, de blanc, d’orangé, au milieu des herbes.

Perdues les orchidées enrubannées rencontrées il y a quelques années sur un coin de champ abandonné… il a été nivelé, ratissé, écrasé… mais j’y ai trouvé ces fleurs, légères, tout en délicatesse (par contre, j’ai bien ramassé 3 kg de terre sous mes baskets pour pouvoir les photographier 😉 ). Fleurs encore jamais vues dans le coin…

Les chardons nouveaux longent le pré où s’ennuie l’âne gris et, avec leur bleu tendre, nous laisseraient croire qu’on peut les cueillir sans peur des piqûres. Et ces fleurs blanches (dont j’ai encore oublié le nom, bien sûr…) me rappellent des souvenirs d’enfance, quand on les faisait éclater sur le dos de la main !

Retour dans le centre du village, les roses, iris, oreilles de souris, passiflore, rivalisent sur le moindre bout de terrain. La pluie n’a pas tout abîmé, heureusement. Dans mon jardin, le pavot rescapé a décidé que c’était le moment de sortir de sa « coquille »…

Sur la place du village, les panneaux installés pour les élections n’ont pas reçu de visites, sauf une… La municipalité avait pourtant joué le jeu, en installant les 34 panneaux !

Et pour les narguer, sur un devant de porte tout fleuri, cette plante grasse nous offre une fleur, magnifique. Superbe !

Mai, entre ville et campagne

Un joli mois de mai ? Les roses commencent à s’épanouir au jardin, les nigelles deviennent envahissantes (mais si belles !), les cerises rougissent, les fleurs blanches des ixoras se mélangent à celles des sureaux et des acacias, les lumières de fin de journée (lorsque le soleil nous fait l’honneur de sa présence) donnent à l’herbe du jardin des airs de gazon anglais… et les pivoines daignent enfin éclore !

Quant aux coquelicots, ils continuent à éclairer le vieux mur de l’ancien poulailler, et devant mon bureau les pavots semblent se décider à paraître… bientôt !

Avec ces écarts de température, la fraicheur du matin, la chaleur de l’après-midi, certains ne s’y retrouvent plus, et le géranium se retrouve à côté du chrysanthème !

Mai 2019, c’est aussi les préparatifs des élections européennes… meetings, fêtes, rencontres. Pour nous, c’était les 11 et 12 mai, à Toulouse, la fête de l’HUMA31. Belle ambiance festive, combattive, échanges, rencontres, lectures, débats, spectacles. Cuba et la Retirada des républicains Espagnols étaient à l’honneur.

Il y a eu aussi les trois week-end « Festiv’halles », proposés par la Compagnie des Mots à Coulisses, dans trois villages des Hauts Tolosans, Grisolles, Launac et Grenade. Mais comme il reste encore un week-end de théâtre, je reviendrai plus tard sur ces moments. Et le Congrès du Syndicat National des Artistes Musiciens a eu lieu cette année à Toulouse. Nous étions invités, mais n’avons pu nous joindre aux congressistes que le lundi soir, pour une belle soirée conviviale, musicale et amicale. Danses traditionnelles de nos régions, un vrai régal. Je ne sais pas quand la musique s’est arrêtée, car nous sommes repartis avant la fin, mais après les « régionaux » du Conservatoire Occitan, les syndiquées Bordelaises-Brésiliennes étaient bien parties pour tenir jusqu’au matin… quelle énergie ! (d’ailleurs, impossible de faire une photo nette…)

Du soleil, certes, ces derniers quinze jours, mais aussi de la pluie… le temps de sublimer roses et nigelles !

Depuis hier tout de même nous avons bien chaud dans la journée… ce qui m’a permis de renouer avec la piscine, et quelques aller-retour bienvenus pour se préparer à l’été !

Dimanche à Saint Clar

Dimanche à Saint Clar

Vernissage, ce dimanche 5 mai, de l’exposition « Reflets » de Guillemette. On aime bien ce village du Gers, et le vernissage était une belle occasion d’aller y faire un tour. C’était, en plus, un dimanche de vide-greniers. Et de soleil, un peu ennuagé, mais avec de belles trouées de ciel bleu.

La médiathèque qui accueille l’expo est installée dans un beau bâtiment, le palais de l’évêque devenu l’ancien presbytère, avant d’être transformé en médiathèque en 2013.

Dehors, sous un petit vent frisquet, dans toutes les rues pavées, les places, les greniers s’étaient donc vidés, et les vieilleries s’étaient installées. Vêtements, bien sûr, mais aussi toute une ancienne quincaillerie (j’imaginais le temps passé à tout installer… et ranger !), marché aux fleurs sous la halle, vaisselle devant les « couverts ». Et la belle pierre blanche des maisons.

Au pied de l’église aussi, quelques vieilleries. Et les hirondelles, enfin de retour, ont retrouvé leurs nids, installés juste au milieu des arcs sur la façade, allant et venant, pas du tout gênées par les cris, la musique, les étalages et la foule.

Finalement, il faisait un peu frais, et nous avons écourté la balade… en passant tout de même par la vieille église transformée en lieu culturel, le jardin des 4 saisons…

Et nous avons repris la route du retour. Le Gers en magnifique en ce moment, oh non pardon, le Gers est toujours magnifique… et je me suis promis de m’arrêter une prochaine fois dans un ou deux petits villages sur notre chemin, particulièrement celui de Tournecoupe.


jardin

jardin

Fin d’après-midi au jardin. Un bourdon s’attarde autour des fleurs d’acacia (désolée, appareil mal réglé, mais je n’ai pas pu refaire la photo, il n’a pas voulu prendre la pose…). Les pavots (ou coquelicots) semés à la va-vite s’installent au milieu des soucis. Les nigelles se préparent. La ciboulette et le thym fleurissent.

Et au fond du jardin… les premières cerises !

Comment ne pas être admirative devant la nature quand on voit ce cœur de pavot ?