Début de fin…

Début de fin…

… de semaine. Aujourd’hui, c’était mini sortie. Apporter les fromages de chèvre (qui continuent à être livrés à domicile le vendredi, ça aide pour savoir quel jour on est 😉 ) à la copine dans le village, aller porter les épluchures aux poules du voisin, alors ce sera images du village ! Comme beaucoup de villages dans cette partie de la Haute Garonne, situé dans la pointe N/NO du département, avec d’un côté (à environ 20 km) le Gers, et de l’autre (aussi 15 à 20 km) le Tarn et Garonne, le village est sur une colline. Mais ce qui est un peu étonnant, c’est ce qui l’entoure : à l’Est, c’est plat ! à l’Ouest, commencent les coteaux du Gers.

Le hameau de Galembrun. Avec toutes les pages publiées sur mes balades dans les environs, vous en avez déjà une petite idée ! Il y a donc « la plaine », à l’Est. Ses grands champs sans haies ou si peu. Ses chemins de traverse, qui autrefois quadrillaient les champs, effacés par les agriculteurs du coin… C’est qu’il faut de la place pour manœuvrer avec leurs tracteurs monstrueux !

Le hameau, lui, est beaucoup plus vert ! Au Moyen Âge, c’était un centre d’échanges important. Launac l’a détrôné. Notre voisine, qui aurait maintenant 96 ans, a connu l’époque du chemin de fer reliant Cadours à Grenade (dont il reste le tracé, devenu un beau chemin de balade). Quand nous sommes arrivés, en 1973, il y avait des bus. Plus nombreux que maintenant… La vie semble s’être un peu arrêtée, c’est vrai. Mais on y est bien. Et j’avoue qu’en ce moment, je suis bien contente de ne pas être restée en pleine ville, à Toulouse (même avec tous les services que cela apporte…). Bref. Donc, Galembrun, quelques maisons regroupées autour de la place, une église, une mare, de l’espace !

Les branches des saules, avec leurs feuilles toute neuves, se balancent au-dessus de l’eau, concerts de grenouilles assurés (pour le moment, personne n’a intenté de procès à ces dames… 😉 )

Dans le village, des chênes « remarquables », dont celui-ci, à côté d’un vieux pigeonnier un peu délaissé et bien caché !

Sur le bord des chemins, les herbes folles poussent, fleurissent, dans quelques coins les bugles marient le vert et le bleu sans scrupule (quand j’étais petite, dans les Landes, on se moquait de moi parce que dans mes dessins je mettais du bleu à côté du vert, je n’ai jamais su pourquoi, ce sont des couleurs qui se trouvent partout dans la nature !), et j’ai découvert un massif de bourrache à côté duquel j’ai dû passer souvent sans faire attention pour prendre le petit « chemin des fées » qui mène à notre maison…

Voilà pour la mini balade du jour… pas de paysage à couper le souffle, pas de monument extraordinaire, mais le calme de la campagne, dans les Hauts Tolosans. (désolée pour la qualité médiocre des photos, je n’étais pas partie pour ça, je n’avais que mon téléphone, et les photos font un peu image ancienne, couleurs bizarres…). Bonne soirée !

1 kilomètre et pas plus d’1 heure !

1 kilomètre et pas plus d’1 heure !

Aujourd’hui, j’en ai eu assez du trajet maison – tour du terrain – poules du voisin, alors je suis allée un peu plus loin. Mais toujours dans les limites imposées. Même si je me demande comment, dans nos chemins au milieu des champs, il pourrait y avoir un contrôleur… Je n’ai même pas fait le kilomètre de rayon, ce sera pour une autre fois ! Pervenches sur les talus le long de la petite route, une ancienne croix du temps où on faisait encore des processions dans les villages pour les rogations (en mai, je crois), genêts et aubépine dans les broussailles et le long du sentier…

J’ai rejoint la voie de l’ancien chemin de fer, pour rattraper une autre petite route. Feuillages tout neufs dans le bois, et des pieds de consoude près des champs.

En continuant la descente (ah, oui, de ce côté du village, c’est grimpette dans tous les sens !), le chemin passe entre un champ labouré et une prairie, avant de remonter vers une route que j’ai prise sur 20 mètres, pour retrouver un autre chemin longeant un champ, celui où travaillaient des agriculteurs lundi dernier ( https://bborda-silvand.blog/2020/03/30/hiver-au-printemps/ ). Et là, surprise : plus de chemin ! la bande enherbée officiellement obligatoire a disparu… et le chemin aussi. Tout juste si, en haut, ils n’ont pas rasé le cognassier. Les chevilles et le genou ont un peu travaillé, entre les mottes de terre et le talus… Je vais encore me fendre d’un courrier de réclamation… Dans la haie, une branche cassée d’aubépine où butinaient les abeilles.

Ouf, ils sont passés au ras du cognassier, mais l’ont épargné…

Voilà, j’étais presque revenue à mon point de départ. Plus qu’une toute petite grimpette, et ça y était. Le temps, tout de même, de regarder où en étaient les orchis, « mes » orchidées sauvages, si menacées… il n’en reste que deux sortes dans ce champ en jachère depuis des années, et encore, il faut vraiment chercher. C’est peut-être un peu tôt, je reconnais.

Dans les herbes et fleurs du dernier morceau de chemin, beaucoup de butineuses. Les fleurs de saison, pâquerettes et pissenlits égaient les tapis verts.

Une autre surprise m’attendait. Mais une jolie surprise cette fois . Je vous laisse en respirer virtuellement l’odeur… Bonne soirée !

Et à Venise ? (2)

Et à Venise ? (2)

L’Italie continue de souffrir, tout comme beaucoup d’autres pays, c’est vrai. Nous devrions être depuis 5 jours à Naples, une ville que je ne connais pas, que je connaitrai peut-être un jour. Mais, vous le savez, mon cœur est resté à Venise (oui, bon, et aussi en Islande). Et à Venise, c’est comme ici, les habitants sont confinés. Et si j’ai bien lu, c’est même plus strict : E-Venise oui, bien sûr, il y a en plus beaucoup de contrôles. Par contre vous pouvez aller faire vos courses avec votre attestation, et comme à Venise, dès que vous avez besoin de quelque chose d’un peu particulier, il faut marcher, cela vous autorise à vous éloigner un peu plus. Et pour la promenade, ici c’est 200 mètres maxi autour du domicile. Je pense que c’est pour cela que les photos sont moins fréquentes sur la page de Luca et Daniela 😦 !

Depuis le 19 mars ( https://bborda-silvand.blog/2020/03/19/et-a-venise/ ) je n’ai trouvé que quelques photos, confinement oblige… Et comme aujourd’hui je n’ai pas eu le courage d’aller faire ma sortie autorisée, je me suis amusée à essayer de trouver les mêmes lieux en temps « normal », dans mes nombreuses photos, sans réussir à pouvoir faire la comparaison chaque fois. Et parfois, on a aussi peu de monde en temps ordinaire que maintenant… Par exemple, le Ghetto, quelle que soit la période où nous y sommes allés, il n’y avait presque personne. Et pourtant, j’en ai accompagné des amis à Venise, et souvent en période de Carnaval !

Ce n’est pas le cas sur la piazzeta San Marco, et encore, j’essaie toujours de patienter, d’attendre une éclaircie avant de faire la photo 😉 ! sauf une fois où j’étais tellement sidérée par tant de monde (après avoir passé la moitié de la journée dans des coins plus que calmes), que j’ai fini par faire une photo… quant à celle de nuit, bien sûr, en fin de journée il y a déjà bien moins de monde, beaucoup de « touristes » quittant Venise en fin d’après-midi.

Évidemment, la lumière de ces journées de mars est beaucoup plus vive que pendant celles de février… et je ne peux pas rivaliser avec les photos prises par Luca et/ou Daniela, bien plus belles que les miennes 😉 . Par contre, je n’ai pas réussi à trouver de photo du pont du Rialto en période « normale », je n’aime pas faire des photos avec la foule… Ni de photo du Sottoportego del Magazen, pourtant emprunté plus d’une fois ! Les photos sont du 21 et du 24 mars (2020). J’avoue n’avoir jamais vu le passage et encore moins le pont Rialto aussi vides de monde en pleine journée !

Le 23 mars, une photo de la Sculoa di San Marco et la place Zannipolo (photo où le bleu du ciel est fabuleux). Dommage, je n’ai pas retrouvé la photo avec les gamins jouant au foot contre le mur de l’église, le ballon tapant sur les tombes, mais j’ai un joli reflet d’une fin de journée. Mais là aussi, pas beaucoup de monde, c’était fin février 2012.

Autre place où flâner à Venise… le campo Santa Maria Nova. Bizarrement, alors que j’aime beaucoup cette petite place, je n’en ai pas de photo personnelle.

Voilà, petite visite de Venise entre le 21 et le 31 mars 2020… et à d’autres moments ! Pour ce soir, je vous laisse dans cette si belle ville. Ici le soleil semble de retour, après deux journées grises et froides. Je repartirai probablement tourner dans mon périmètre demain !

Hiver au printemps ?

Hiver au printemps ?

Et voilà, l’hiver est revenu ! Décidée tout de même à aller respirer un peu, j’ai commencé par chercher ce que je n’avais pas encore photographié sur le terrain 😀 . Par exemple, le jasmin d’hiver, le panier au coin du séchoir, les petites roses crème du rosier liane, et les verts mêlés des plantes sauvages ou volontairement installées par ci par là…

Finalement, un semblant de début de soleil, quelques mini trouées de bleu au milieu du gris, Flipelette qui visiblement avait envie de m’emmener un peu plus loin que le jardin, le bruit de tracteurs dans les champs voisins, une fumée… nous voici parties vers « chez Germaine » !

Deux tracteurs au travail. Et un grand feu. J’espère que ce n’est pas encore une haie supprimée… à se demander si certains ont bien compris la nécessité des haies, des lieux humides, d’un peu plus d’écologie, de respect de la biodiversité…

Du haut du champ, à côté de mon cognassier préféré, belle vue sur les environs. Tout au fond, à gauche, le village de Drudas avec son église, le château est caché par les arbres. De l’autre côté, des champs, quelques fermes. Au loin, des champs de colza en fleur. Et sur l’autre versant de la coulée verte, presque derrière moi, un petit bois où se mélangent couleurs hivernales et printanières.

Au retour (je n’ai pas dépassé 500 mètres autour du domicile 😉 ), je commence à repérer les orchis sauvages… zut, je n’avais pas le bon objectif, et c’est un peu flou. Je me rattraperai dans 10 jours !

Voilà pour ma sortie du jour. En bordure du champ, sur un vieux tronc coupé des champignons s’accrochent.

Et le vieux mur m’offre une symphonie de couleurs assorties à la journée. François a été enterré tout à l’heure. Presque dans la clandestinité. P….. de conerivirus 😦

Les arbres

Les arbres

S’appuyer contre un arbre, l’entourer de ses bras, s’asseoir tout contre. Et tout va mieux. Nous avons un très vieux chêne sur le terrain. Il marque une limite entre le terrain du voisin et le nôtre. En ce moment, alors que les acacias ouvrent leurs feuilles, lui est encore nu, il se prépare. C’est un peu mon phare dans les mauvais moments. On y a installé un nichoir pour les oiseaux, mais sert-il ou pas, on ne le sait pas. Il y a aussi un ballon-balançoire, irrésistible pour les enfants qui viennent. Il accepte tout, il grandit. Et nous aide à grandir.

Nous avons quelques chênes « remarquables » dans le village, mais les acacias et robiniers sont présents un peu partout. Chez nous, ils se mêlent aux sureaux, haies sauvages contre le vent d’ouest… et quand on voit l’inclinaison de certains troncs, vous comprenez combien parfois le vent d’ouest est « remarquable » lui aussi 😉 !

Pas de sortie au village aujourd’hui, juste le terrain. Et ce sont les troncs d’arbres, leurs écorces que j’ai eu envie de photographier. Éclatées, boursoufflées, rainurées, enveloppées de lierre, crevassées, elles disent toute la ténacité de la nature pourvu qu’on la laisse tranquille…

Sur les althæas, les « gendarmes » ou « cherche-midi » profitent des derniers rayons du soleil. J’ai l’impression qu’il y en a un peu moins cette année ? ou alors c’est que je n’ai pas surveillé ces « diables » à leur heure préférée ?

Et pour vous souhaiter une belle fin de semaine, une rose. D’un petit rosier planté dans un coin, un peu oublié, un peu piétiné lors des derniers travaux, mais tenace lui aussi !

Adishatz François…

Adishatz François…

Triste printemps pour Galembrun, François nous a quittés hier. Non, pas à cause du conerivirus, mais à cause de trop de maux accumulés. Un brin d’herbe ou un « palillo » avait un jour remplacé la cigarette, trop tard… mais le petit sourire en coin et l’œil bleu parfois un peu moqueur étaient toujours là. Il n’aura rien vu de son 79ème printemps. Sur la place, son banc reste orphelin. Dans le chemin du Commandeur, les poules continuent à gratter devant sa maison, mais les volets sont fermés. Adishatz, François ! Tu aurais pu attendre encore un peu, que nous puissions toutes et tous partager la tristesse de ta famille, au lieu de ça, lundi, nous serons chacun chez soi…

Alors j’ai fait un tour de village, comme il le faisait souvent… Le « centre ville », avec sa grande place partagée par une des 3 routes qui desservent les maisons du hameau. L’église, le cimetière, la mare, l’ancienne école, l’aire de jeux des petits, et la partie goudronnée, transformée selon les années en terrain de basket, en piste de patinage, et qui accueille bien sûr les festivités, vide-greniers, fête locale, omelette pascale, festival…

C’est vrai, notre hameau est très traditionnel, représentatif de la France rurale ! Statue de la Vierge, quelques croix, monument aux morts… (et beaucoup de fils électriques, téléphoniques… 😉 )

Iris et fleurs sauvages longent le bord des routes, les jardins sont rarement cachés, la glycine et les rosiers passent allègrement au-dessus des murs, une trouée entre les arbres d’un chemin et nous sommes en plein milieu des champs, des sentiers se cachent entre deux maisons, les places n’ont pas de noms de célébrités, les rues non plus…

Notre petite place semble le bout du monde pour les livreurs… quatre maisons, un chemin caché, un puits fermé (d’où le nom de la place !), et… les dames d’onze heures soigneusement épargnées par les tondeuses des « hommes verts » de la municipalité 😉

Voilà. Pas de monument célèbre (bien que dans l’église il y ait un tableau répertorié aux Monuments Historiques), pas de personnalités nées au village, pas d’artiste internationalement reconnu… mais du charme, du calme, on se dit bonjour, on échange un peu, on s’entraide si besoin.

Je terminerai avec une rose, un des plus beaux rosiers du village, contre le mur d’une vieille maison de famille… pour François.

Confinement J10

Confinement J10

Aujourd’hui, jeudi 26 mars, en ce moment (19h15), nous devions être avec nos amis en train de siroter un apéritif sur la piazza Bellini… du moins, c’était prévu dans le programme que j’avais imaginé pour notre séjour Napolitain. Corona en a décidé autrement. Peut-être ne connaitrai-je jamais Naples (il paraît que je suis vieille, selon les déclarations de nos gouvernants), peut-être y partirai-je une autre fois ? On verra ! Si vous avez envie de vous balader un peu, je vous propose un tour sur le site de mon frère, Jérôme Borda, photographe, http://www.waysofnature.com et de sa série « Carnet Napolitain ». En attendant, je tourne et retourne dans le jardin… toujours suivie (ou accompagnée ?) par Flipelette ! Mais il va vraiment falloir que je reprenne d’autres chemins, en respectant la distance réglementaire bien sûr ! 1 kilomètre autour de la maison… parce que bon, le cerisier, les pruniers, les pissenlits, les pâquerettes et les dames d’onze heures, je crois que j’ai un peu épuisé le sujet !!! Juste deux ou trois photos encore, parce que en cette fin d’après-midi le cerisier était vraiment magnifique, et on le retrouvera à la saison des fruits 😉 …

Si les chênes sont encore bien sombres, les acacias commencent à s’habiller…

Les coins fouillis restent toujours aussi fouillis… ce n’est pas encore que j’aurai un jardin digne des magazines 😉 ! Les feuilles d’acanthe débordent sur les fleurs sauvages, le deuxième pied de pivoine grimpe (aurai-je une fleur ? deux fleurs ? cette année…) malgré sa mauvaise exposition (le pauvre reçoit les rafales de vent d’ouest), et le vieux tronc d’arbre se creuse de plus en plus au milieu des herbes et du lierre.

Contre le mur de bois de la cabane, protégé de la pluie par une plaque de plexiglas (ou truc du même genre), les herbes (confinées…) dessinent un véritable tableau.

J’ai presque épuisé ma pile de bouquins… mais comme, par principe, je ne veux pas passer de commande chez Amazon, je vais reprendre quelques anciennes lectures. De circonstance 😉 . L’un raconte 6 mois sur les bords du lac Baïkal dans une isba, loin de toute civilisation (ou du moins de ce que nous appelons civilisation). L’autre est un chef d’œuvre, dont le titre est un clin d’œil à cette période que nous vivons. A bientôt !