Automne, J1

Oui, je suis un peu en retard… car nous voici déjà au 3ème jour de cette belle saison. Grand soleil, ciel bleu et jolie fraîcheur le matin ! Je continue mes petits-déjeuners dans mon coin de terrasse, mais avec un châle sur les épaules 😉 . Or donc…. ce premier jour d’automne 2018, la journée promettait d’être bien occupée : un tour au Castéra après le marché, un concert de musique baroque l’après-midi à Toulouse.

A Galembrun c’était une matinée Trail, mais autant j’aime marcher à mon allure tranquille, autant je fuis les gros rassemblements de marcheurs et compétiteurs. Donc, Le Castéra pour commencer. J’étais déjà passée dans ce village… ou du moins « devant » le village, mais n’y étais jamais entrée. Magnifique vue sur le Gers, avec tout au fond les Pyrénées se confondant avec le ciel dans une douceur bleutée (si si, regardez bien !)

Agréable découverte de ce petit village : un hôtel pour insectes à l’entrée, des maisons à colombages, beaucoup de fleurs, quelques belles portes anciennes… Comme nous devions revenir à Galembrun, nous n’avons pas pu tester le restaurant, mais sa terrasse était bien accueillante ! Comme, d’ailleurs, les exposants de cette Journée de Bien-Être !

Départ pour Toulouse assez tôt : la chapelle des Carmélites se situant dans une petite rue du centre de Toulouse, avec de plus des travaux autour de Saint Sernin (grrrr, ils ont détruit des dizaines d’arbres autour de l’église), bref, nous avons compté large pour ne pas avoir à courir ! Du coup, nous sommes tombés nez à nez (ou pas loin) avec… ça :

(on attend donc le retour de Jeanne et sa monture…). En route vers la chapelle.

Et nous y voilà ! Surtout, si vous passez à Toulouse, ne manquez pas cette découverte :

« Musique en dialogue aux Carmélites », tout est dit ! Entremêler textes et musique, quelle belle idée ! Ce jour-là, c’était l’histoire de la rencontre entre le Maître Buxtehude, grande star de l’époque, et Jean-Sébastien Bach, jeune débutant. Gilles Cantagrel pour le dialogue, cantates de Bach et Buxtehude pour la musique, l’orchestre « Les Passions » et quatre chanteurs solistes pour l’interprétation, un moment lumineux pour ce premier jour d’automne (je n’ai pas fait de photo pendant le concert, mais merci  @Jean-Jacques Ader de me laisser partager quelques unes des siennes)

Et nous avons repris le chemin du retour… Saint Sernin, jeux d’ombres en dentelle sur les murs des maisons toulousaines…

Oui, c’est bien l’automne, même si dans la colline en face les arbres sont encore verts : les colchiques, ainsi que ces marguerites jaunes de septembre (et dont nous n’arrivons pas à trouver le nom exact) nous le disent. Bel automne à vous !

A Paris. Ah, Paris !

_DSC0163

Déjà 15 jours depuis notre retour rocambolesque de Paris ! L’hiver arrive à grands pas, ciel gris, vent froid, pluie, donc pas de balade dans la nature… Le concert de Noël est au point pour le moment (on verra vendredi 22 si tout se passe aussi bien que prévu 😉 ), les soirées spectacles pour le Festival de juillet sont presque complètement réglées, j’ai donc le temps de raconter ce mini séjour parisien de début décembre.

Deux vraies journées à Paris, et quelques heures. Un ciel hivernal, avec quelques petits pans bleutés par moments… Nous avions loué, rue Saint Denis, un appartement pour nous trois. Heureuse surprise, nous étions comme chez nous dans ce chaleureux appartement. Et finalement bien moins bruyant qu’on aurait imaginé…

Un premier jour chargé, deux musées au programme ! Départ d’un bon pied, par les rues de ce quartier bien animé… façades, graffitis, vieilles enseignes, le passage du Grand Cerf sur notre chemin, un petit peu de métro, les ors de quelques arbres sur une place, et nous voici arrivés chez monsieur et madame Jacquemart…

« le jardin secret des Hansen », exposition dans ce superbe hôtel Jacquemart-André, que je ne connaissais pas encore. L’hôtel à lui seul vaut la visite !

J’ai complètement craqué pour l’escalier, le jardin d’hiver…

Parmi les œuvres exposées, celles de ce « jardin secret », j’ai flâné, admiré, découvert… pour ma petite histoire personnelle, j’ai photographié deux tableaux, pour le plaisir, l’un pour le simple bonheur souriant qu’il représente, et un autre parce que j’admire Courbet, ce qu’il a été dans l’Histoire. Apparemment, Zola apprécia aussi Courbet : »Courbet était un maître ouvrier qui a laissé des œuvres impérissables où la nature revit avec une puissance extraordinaire » (phrase reproduite au-dessus du tableau).

Halte dans une brasserie bien sympa rencontrée sur le chemin vers notre deuxième musée, rue Ponthieu, quelques couleurs ici et là, les coupoles dorées de la nouvelle église orthodoxe russe…

… et nous arrivons en vue de l’emblème parisien… la Seine, non, pardon, la tour Eiffel… allez, je vous glisse quelques photos, et on n’en parlera plus !

Et donc le musée du Quai Branly. Je n’y étais pas revenue depuis bien longtemps. Mais là, entre le musée en lui-même, et les deux expositions du moment, nous avons eu fort à faire. D’ailleurs nous avons un peu calé vers 17 heures…  Je vous mets tout en vrac… quelques pièces de l’exposition « Le Pérou avant les Incas », superbe découverte, et les richesses du musée, venues du monde entier…

41_1déc17_musée du quai Branly-forêts natales

L’exposition « Les forêts natales » m’a laissée un peu mal à l’aise : tous ces explorateurs qui ont rapportés dans leurs malles ces trésors représentant les âmes des ancêtres ne sont-ils pas, en définitive, aussi criminels que les profanateurs de tombes de nos jours ?

Mais que ces statuettes sont belles !

 

 

 

Nous sommes ressortis du musée un peu débordés par tous ces trésors. Nous étions entrés avec les reflets du ciel sur les murs vitrés du musée, nous en repartions avec un jardin tout illuminé.

Le lendemain, tandis qu’Élisabeth repartait à l’assaut de musées et expositions, Raymond et moi avons décidé de nous promener dans le quartier, en allant jusqu’au quartier de la presse, ou plutôt : ex-quartier de la Presse, mais aux immeubles magnifiques. Ce sera donc une série sur les façades, et les toits parisiens.

Nous ne pouvions pas ne pas aller jusqu’au café du Croissant… Alors que nous étions devant, un passant s’est arrêté, s’est découvert un instant devant la plaque commémorative… instant émouvant.

Une autre plaque nous a aussi fait nous arrêter, rue Montorgueil. Et tandis que je la photographiais, un monsieur nous a demandé si rien ne nous gênait sur cette inscription. Un peu étonnés, nous l’avons regardé. Il a alors dit « Ce ne sont pas les derniers. Car il y a eu d’autres assassinats d’homosexuels après, en France, c’était pendant la guerre de 39, il ne faut pas l’oublier » .60_2déc17_rue MontorgueilMais la rue Montorgueil n’a pas que de mauvais souvenirs à exposer… rue très animée, beaux magasins ou petites boutiques, épiceries, bazar, vieilles maisons, terrasses de bistrots et couvertures pour les frileux… avec, entre autres, la maison Stohrer où Sa Majesté la reine Élisabeth en personne vient s’approvisionner quand elle passe à Paris…..

L’après-midi, j’avais envie de revoir les passages dans le 2ème, mais aussi la place Vendôme : petite pensée pour Courbet (oui, encore lui !) qui, pendant la Commune, avait fait tomber la statue de Napoléon sur un lit de fumier… ce qui lui valut la prison, l’exil et la ruine. La place est magnifique, c’est certain. Bien aimé l’habillage des travaux de la maison Boucheron ! Ensuite, nos pas nous ont menés de passage en passage, certains plus rutilants que d’autres, avec leurs décors de Noël (parfois un peu trop envahissants d’ailleurs).

Le soir, concert à la Philharmonie de Paris, où nous avons découvert l’Orchestre Métropolitain de Montréal. Et la salle Boulez, magnifique. Retrouvailles avec nos ex-collègues Monique et Claudio (la pauvre Monique, jambe plâtrée, seule sur la scène attendant que ses collègues entrent…), mais aussi Christine et Daniel, venus comme nous depuis Toulouse pour l’occasion ! Nous les avons revus le dimanche, avant de repartir pour Toulouse…

Que nous avons rejoint après bien des péripéties : ce jour-là, 3 décembre, les trains étaient arrêtés « pour bug informatique », et c’était le grand bazar. Nous avons fini par louer une voiture, et sommes rentrés à presque 3 heures du matin. Heureusement, nous avions pu faire le plein de bonne humeur avec nos amis avant d’apprendre ce chambardement ! Deux dernières images parisiennes : un mur de passage, et une affichette absolument stupide mais qui, malgré tout, m’a fait sourire !

Et dans une semaine, ce sera notre Concert de Noël, le premier organisé par l’association créée en 2010 par Guillemette, « Les Arts au Soleil ! ». Un peu d’inquiétude : l’église sera-t-elle pleine ? le public aimera-t-il ? A suivre…