Fiesta del Nopal

Fiesta del Nopal

Cette dernière fin de semaine, une fête autour du nopal, à Launac, m’a permis de découvrir cette plante. Mais elle n’était pas la seule invitée du jour ! Cactus, piments, produits mexicains (artisanat et alimentation), graines Kokopelli, ail, légumes, et plein d’autres plantes…

Quel dommage, comme je ne vais pas au marché de Grenade, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais je suis curieuse, alors, même sans info j’y serais allée. Et l’Office de Tourisme des Hauts Tolosans l’ayant affiché sur son agenda du week-end, j’ai eu un peu d’information. Pas de distributions sur le marché de Launac, et quand les affiches sont arrivées, aucune adresse pour se renseigner ! L’organisateur, rencontré sur place, avait inondé dit-il les communautés mexicaines et latino-américaines de Toulouse, et se plaignait du peu de visiteurs… il est vrai que pour venir à Launac, si l’on n’est pas motorisé, c’est un peu compliqué en semaine et c’est pire les fins de semaine 😦 . Bref. J’y suis allée, et j’ai beaucoup aimé.

D’abord, qu’est-ce que le Nopal ? Tout simplement la figue de Barbarie…. ces morceaux rouges, dans l’assiette de dessert proposée sur le stand de KAJUARD ( https://kajuard-plantes.com/ ), l’organisateur de ces festivités.

Ce n’est pas très évident, ce fruit, quand il est ouvert… rouge, brillant, plein de graines, les morceaux vous glissent entre les doigts… mais c’est bon ! Parmi les animations proposées, nous avons appris (bien que ce ne soit pas le moment) à faire des semis de nopal : vous ouvrez le fruit, vous le mangez, en prenant soin de ne pas avaler les graines (il l’a dit trop tard, pour ma part, j’avais déjà tout mangé 😉 ), puis vous nettoyez ces graines, vous les séchez bien, vous préparez un petit pot avec un mélange de terreau et sable, vous ajoutez de l’eau, vous patouillez bien tout ça, vous remplissez votre pot de ce substrat, presque jusqu’en haut, vous posez vos graines, vous ne les enfoncez pas, juste un peu tassées, vous couvrez d’une couche de sable, et vous n’oubliez pas d’arroser tant que la plante n’a pas pointé le bout de sa feuille !

Bon, mais avant d’en arriver là, il y avait plein de découvertes à faire, dès l’entrée de la salle des fêtes. Producteurs bios de piments (je n’ai pas compté les variétés, mais Espelette peut aller se rhabiller…), d’ail dans tous ses états, d’huile, de potirons et potimarrons, de plantes aromatiques, de patates douces de toutes les couleurs (enfin, presque), de fleurs de saison, et même, dans un coin, quelques irréductibles citoyennes ont profité de l’occasion pour faire signer la demande de référendum à propos des aéroports de Paris.

Dans la salle, des cactus en veux-tu en voilà, des produits autour du nopal, les graines Kokopelli ( https://kokopelli-semences.fr/fr/ ), des produits alimentaires mexicains, un coin cuisine – restaurant, sur l’estrade un coin où les enfants pouvaient dessiner ou colorer les têtes de la fête des Morts (et oui, c’est l’époque, tout comme chez nous. Finalement, la fête des morts est un rituel pratiqué dans de nombreuses cultures et religions, qui consacrent souvent un ou plusieurs jours fériés à la commémoration des défunts, où que l’on soit… ), des produits artisanaux superbes, colorés et de qualité (Riou Artesania, sur FB)… et même un stand d’huîtres et vins du coin proposé par le petit magasin « Chez Nine » !

Parmi les animations proposées, dont je mets le programme récupéré sur la page FB de Kajuard, une conférence sur le nopal, par un professeur, qui nous a raconté toutes les vertus et tous les bienfaits de cette plante, études à l’appui. J’ai commencé à tester aujourd’hui la poudre de cladodes de nopal… ben, ça a intérêt à être efficace, parce que ce n’est pas terrible terrible à avaler 😉 !

Et un atelier démonstration de greffage :

Avec tout ça, l’après-midi, même avec une heure en plus, est vite passée ! J’ai laissé les kokedamas se balancer devant la salle, certaines plantes tête en l’air, d’autres tête en bas 😉 , et arrivée à la maison, le soleil commençait à décliner… reflet sur les vitres de la voiture !

Une bonne idée, cette Fiesta du Nopal ! A refaire… même si la foule n’était pas au rendez-vous. Ce n’est pas facile de faire bouger les villages, mais il faut s’obstiner, et continuer à proposer des animations, prouver qu’il n’y a pas qu’à « la ville » que se passent les choses intéressantes… Soyons curieux !!!!

Campagne…

Campagne…

Campagne dans les deux sens du mot : balade autour du village, dans la campagne, et distribution des programmes pour notre 10ème festival Danses et Musiques Pour Tous dans les boîtes à lettres des maisons au bord de la petite route entre Galembrun, Pelleport et Saint Pé. Bords de route enherbés, champs de fleurs sauvages, jardins colorés. Mais, n’ayant pas voulu m’encombre de mon gros appareil en plus des 125 tracts-programmes, je me suis servie de mon téléphone. Ben, c’est pas terrible. Terne. Flou. Tant pis, j’ai repéré quelques mélanges de fleurs et herbes, une plante bizarre (enfin, que je ne connaissais pas) mais dont j’ai raté la photo, et de jolis devant de maisons bien fleuris, et donc je repasserai. Peut-être. Par contre, qui dit campagne, maison un peu isolée, dit aussi chiens. Quelle plaie ce doit être pour les voisins… encore que non, chaque maison ayant son ou ses chiens hurleurs et courant derrière leurs grillages, les voisins ne font que se gêner entre eux finalement ! Bref. Ce matin, vent d’ouest, il faisait bon marcher. Campagne un peu embrumée, champs de blé mûr… J’ai même vu une biche, mais trop rapide pour une photo !

Fleurs des champs, dans les endroits non travaillés… magnifiques bleus et beige-écru, mélange de mauves et de graminées.

A un endroit de ce « circuit », une jolie maison, toujours bien fleurie, quelle que soit la saison… aujourd’hui, laurier-rose, troène, plantes grasses (j’en ai volé un ou deux pieds…) poussant presque sur la route, un magnifique grenadier, et bien sûr les fleurs de saison, pétunias et géraniums (pas de photos, désolée). En face de la maison, j’ai toujours bien aimé le panneau « parking » planté vers le ciel…

Malheureusement, les bords de route ne sont pas toujours respectés, et ce matin… merci Mc Donald ! Je ne sais si ce sont des cyclistes de sortie, des personnes en voiture, mais ce qui est sûr, c’est que ce ne sont pas des fanatiques de l’écologie…

Je ne vais pas vous quitter sur une image aussi désolante… De retour vers Galembrun, petit détour pour déposer le programme à la maisonnette aux chats, toujours magnifiquement fleurie. Mais les roses commencent à faner, sauf ce magnifique rosier à fleurs simples :

Et si vous voulez savoir ce qu’est ce festival Danses et Musiques Pour Tous, qui me fait me lever aux aurores (…. ou presque) pour pouvoir en distribuer le programme, allez faire un tour sur le site : http://www.festivaldansespourtous.fr . Ou venez, tout simplement !

Nuages…

Nuages…

(et je vous suggère d’écouter, en même temps que vous regarderez les photos de cette page, la version de « nuages » de Django Reinhardt, par Stéphane Grapelli, n’ayant pas réussi à trouver la version avec Django Reinhardt, désolée : https://youtu.be/fnB8E_N6M1Q )

Donc, cet après-midi, le soleil ayant décidé de briller au milieu des nuages, nous sommes partis marcher un peu, Raymond et moi. Les champs jaune citron de colza, je vous ai déjà montré. Les champs verts du blé encore jeune, je vous ai déjà montré. Les champs juste labourés, à la belle couleur marron ocre, je vous ai déjà montré. Les fleurs sauvages, aussi. Restaient… les nuages ! D’autant que ce matin j’avais vu la photo d’un superbe nuage, impressionnant, du côté du Texas (à Memphis).

Et bien nous ne rivaliserons pas avec lui, nos nuages sont bien plus gais et souriants !

Finalement, j’aime autant. Pas vous ? Et une fois de plus, pour terminer cette page aérée, quelques images depuis mon coin-photo préféré, le champ de notre chère Germaine :

Bonne fin de journée, une nouvelle semaine s’ouvre. Et, pour moi, une vision toute neuve va commencer, dès mercredi j’espère !

« Ma » campagne, ici et là

Ce début de printemps est un régal ! Et j’en profite. Déjà, depuis mon bureau, dont la grande baie vitrée donne sur le jardin (d’accord, le beau store rouge en cache un peu, quand la lumière est trop forte), avec les oiseaux qui continuent de se balader autour des mangeoires, et parfois poussent la curiosité jusque sous mon nez… avec l’herbe bien verte, avec le prunier et le cerisier qui passent, au fil des jours, d’un blanc lumineux à du blanc et vert, en attendant (pour le cerisier) de rougir un peu… les fins de journée sont de toute beauté, et les couchers de soleil font passer le ciel du bleu pur au rose orangé puis au bleu noir piqueté d’éclats dorés…

Bientôt, le rosier liane se couvrira de centaines de petites roses « pompon » blanc crème. Dans mon coin fouillis, sous le laurier en fleur, les cyclamens copinent avec les fleurs ramassées l’an dernier au bord d’un chemin.

Et pour la balade du jour, autour de Galembrun mais côté vallonné, de beaux paysages dans la campagne environnante, des fleurs des champs (ou plutôt de talus, les champs ne sont plus sauvages !), un prunier sauvage tout blanc sur fond de ciel bleu…

Dans 5 jours, début des travaux dans la maison, c’est un peu le grand bazar, mais dans deux mois et demi ce sera fini (on espère…). Et mardi prochain direction Purpan, en espérant que dans 15 jours j’aurai retrouvé des yeux de lynx… Bonne soirée !

Balade du jour

Soleil au rendez-vous, besoin de respirer, de « dérouiller » un peu le genou, j’ai repris cet après-midi le chemin d’un petit bois qui mène au « gué » du Marguestaud. Voir aussi où en est la végétation, après cet hiver qui, pour une fois, fut un presque véritable hiver (sans la neige, mais avec le froid !). C’est vrai que, depuis maintenant pas mal de jours on pourrait se croire arrivé au printemps, même si le matin reste frais. Dans le jardin, les violettes, les hellébores, les ficaires et les pissenlits commencent à se réveiller. Le lilas se prépare. Et j’ai même trouvé un bourgeon d’iris, hélas grignoté par des insectes…

Direction Le Burgaud par les champs. Arrêt à mon point de vue préféré, après les salutations d’usage aux moutons et béliers… qui s’en moquent complètement 😉 !

Le chemin longe une ancienne retenue d’eau, qui ne semble pas avoir bénéficié correctement des pluies des mois derniers… mais j’espère que les libellules la visiteront malgré tout. Joli reflet des joncs dans une belle tonalité de beiges dorés.

Très vite, le chemin se fait sentier, et je choisis d’entrer dans le petit bois. Effets d’éclairages sur les mousses, contrastant avec certains coins restés bien gris, lichens presque blancs, et tout en haut, ciel bleu sans nuage…

Ce sentier tournicote dans le bois, pour arriver dans un champ en friche, « oublié » depuis pas mal d’années, et c’est tant mieux ! J’y ai trouvé de superbes insectes multicolores certains mois de juin, et la nature y reprend tout doucement ses droits, pourvu que ça dure !

Et c’est l’arrivée au Marguestaud. Le sentier est bien encore un peu boueux, mais quel plaisir d’entendre couler ce petit ruisseau trop souvent presque à sec. Reflets de ciel ou de broussailles sur l’eau…

Pour le retour, je retrouve le « grand » chemin. Soleil et vent de face… j’ai failli manquer le coin des jonquilles sauvages, et les ajoncs pourtant bien rutilants au soleil !

La boucle est bouclée, nouvel arrêt à mon point de vue préféré, en une heure la lumière a changé…

Avant de rentrer, petit tour des curiosités de Galembrun. Le petit coin de désert, devant une maison. L’église Saint Barthélémy (dont le porche a servi de modèle a beaucoup d’églises alentour), toute rose et dorée au soleil. Et, découverte du jour pour moi, ce haut de porte de l’atelier d’un sculpteur de notre hameau.

Voilà, la balade est terminée… J’aurais bien aimé pouvoir mettre sur cette page les senteurs des violettes qui « crapahutent » un peu partout en ce moment… mais vous n’aurez que les fleurs, désolée.

Galembrun, le bois, les mares…

Ce vendredi 8 février, grand beau soleil et ciel d’azur, parfait pour reprendre les balades !

Après les pluies de ces derniers jours, et le débordement dans les champs de notre petit Marguestaud, si discret en temps normal, j’ai décidé d’aller voir de près ce que devenait le fond de notre petite vallée/coulée verte. J’avais promis de parler de notre Marguestaud dans la page du groupe #EnFranceAussi, puisque le thème ce mois-ci est celui des « zones humides ».

Et, par la même occasion, j’ai décidé d’aller jusqu’au bois, essayer de retrouver le sentier « en boucle » qui faisait la joie des randonneurs tranquilles, ceux qui partent pour une marche familiale un après-midi de printemps. Je ne doute pas du professionnalisme de l’ONF, mais j’avoue que leur passage dans ce petit bois n’est pas une réussite. Les gros arbres ont tous été abattus, laissant un grand espace tout nu, certains troncs sont encore entassés le long du « chemin des diligences » depuis maintenant 3 ou 4 ans, et ronces et brandes commencent à réoccuper l’espace « nettoyé ».

Il y avait, de ce côté du bois un endroit genre « zone humide ». Disparu… Mais, après ces journées de pluie, un ruisseau serpente au milieu d’un semblant de chemin.

Je ne reconnais plus l’endroit ! Heureusement, le bois n’est pas grand, et on a du mal à se perdre… Quelques glissades dans la boue, j’ai beau chercher, je ne retrouve pas le sentier… Il faudra que je revienne en passant par l’autre côté du bois. En tout cas, cette opération ONF a bien transformé le coin, complètement changé les lieux, j’espère que l’écosystème n’a pas été détruit. Déjà, je pense que je ne retrouverai pas les tapis de pervenches au printemps… et les violettes… enfin, les chevreuils n’ont pas déserté, c’est déjà un point ! (quand je vous parlais de glissades dans la boue…)

J’ai fini par revenir sur le grand chemin, ancien chemin des diligences paraît-il…

En fait, en se promenant autour de Galembrun, on trouve beaucoup de « zones humides », c’est une bonne chose de n’avoir pas comblé ces mares, petites ou moyennes. Les zones humides sont les plus importants réservoirs de biodiversité de la planète. Or, depuis 1900, plus de 64 % des zones humides dans le monde ont été asséchées ou perdues. Merci aux élus locaux et aux particuliers de conserver ces trésors !

Nouvelle balade ensoleillée ce samedi après-midi, mais ce sera sur une autre page !