eitt Ísland… 4

Après le grand ciel bleu, les glaciers, ce 13 septembre fut un jour sous le signe de l’eau ! Bruine ou pluie, matin, après-midi, soir, tant pis et malgré elles, nous avons marché, découvert cascades et sentiers, blocs de basalte, canyon. La magie du pays l’a emporté une fois de plus !

Depuis Hvoll, nous avons prévu de revenir tranquillement vers Reykjavík, en 3 journées bien remplies en découvertes. Premier arrêt du jour : Kirkjubaejarkalustur, ou du moins les environs. Le nom semble imprononçable, il l’est un peu avouons-le, mais si on le « découpe », on comprend : kirkju = église + baejar = ferme + klaustur = couvent. Justement, nous commençons par un endroit aux nombreuses références religieuses : Systrafoss, cascade des religieuses, un chemin qui mène à un lac où paraît-il elles se baignaient, Systravatn (le lac des religieuses), et Kirkjugòlf . Mais tout d’abord, la cascade :

Puis la balade et le lac. Sérénité totale arrivées au lac. Personne. La montée a été rude (il y avait sûrement un chemin moins risqué), mais tout en haut… on ose à peine troubler cette quiétude. La vue vers l’océan est superbe. Sur le haut de la falaise, au bord du lac, été finissant ou automne arrivant, les herbes se colorent d’or et de roux.

Retour vers Systrafoss, avec précaution : ça glisse un peu dans les cailloux… et nous allons vers Kirkjugòlf ou « sol de l’église » (rien à voir avec un golf, ni un golfe !). Ces colonnes de basalte aplanies ont autrefois été prises pour le sol d’une vieille église, mais c’est bien la nature seule qui a créé cette structure. Chemin très balisé, comme beaucoup de sites en Islande. C’est sûr, cette fois je ne risquais pas de déraper sur la caillasse (chute impressionnante sur le chemin vers le lac, mais sans autre effet secondaire que des bleus 😉 )!

Arrêt repas dans cette petite ville. Cette fois nous ne nous contenterons pas des sandwiches préparés le matin, nous avions besoin d’être un peu à l’abri de la pluie… accueil et endroit sympa, des habitués du dimanche ou des touristes n’ayant rien trouvé d’autre (comme nous 😉 ) ?, ce n’était pas vraiment « gastronomie islandaise », mais c’était bon. Une idée de la carte :

Après cette pause chaleur et sociabilité, nous voilà reparties vers LA découverte du jour. Chaque jour apportait son lot de superbes paysages naturels, mais parfois un site surpassait les autres… cette fois ce fut le canyon de Fjaðrárgljúfur (désolée, là, je ne sais pas comment le décomposer…). Même la pluie continue n’a pas réussi à nous faire renoncer… chemin tranquille, montant au-dessus d’un canyon, rochers, arches, cascade, points de vue protégés (profondeurs vertigineuses), impressionnant, majestueux, magnifique et magique !

La pluie brouillait un peu l’appareil photo et le téléphone, brouillait aussi un peu le paysage sur la route qui menait à Vìk, notre prochain hébergement. Émerveillées par ce canyon, et aussi un peu fatiguées de la pluie 😉 , nous avons fait l’impasse sur les laves moussues et les mini cratères, paysages entre lesquels passe la route 1, et sommes allées directement vers notre maison d’un soir retrouver un peu de chaleur et de douceur ! Et nous n’avons pas été déçues.

Il y aura encore quelques pages pour clore ce petit circuit (qui en réalité est presque un aller-retour, puisque nous avions choisi de visiter la côte sud en allant directement jusqu’au spectaculaire lac glaciaire et revenir vers Reykjavík en nous arrêtant sur tous les sites connus ou moins connus), il reste 4 journées de belles balades… mais il faudra un peu attendre, car ce soir c’est concert dans un village voisin avec un duo violon/contrebasse (Mathilde Bayle et Erige Cano Duo), demain c’est journée association à Launac avec aussi un concert pour finir la journée (Alë Kali et Rayra Maciel), et lundi c’est encore concert…

Février, déjà fini…

Pfff, il va vraiment falloir que j’arrête de faire 50 000 choses pas à la fois mais presque, car voilà 2 mois que je n’ai rien écrit, même pour vous souhaiter une belle année 2026 ! J’ose, malgré tout, souhaiter que notre Terre, notre monde, sorte de ces chemins noirs dans lesquels elle et il s’enfoncent… tout comme j’ose croire qu’il reste encore assez de personnes de bonne volonté pour avancer dans le chemin de la solidarité, vers la Paix… alors :

Sinon, que se passe-t-il de si prenant dans ma vie de retraitée (depuis déjà 19 ans…) ? Juste préparer un festival (ce sera le 17ème), penser à rappeler les dates des ateliers proposés par l’association et ne pas oublier de s’inscrire, participer tous les lundis matins à la séance de Qi Gong (merci encore à l’association 😉 , même si je dois pour cela me lever tôt…), les concerts prévus, et le traintrain quotidien, les courses, les repas, et cette année (enfin !, 7 ans sans vrai voyage…) programmer une semaine tout là-haut en Islande au mois de septembre.

En janvier, nous avons eu froid, il a enfin gelé, toutes les plantes n’ont pas supporté (j’en avais rentré quelques unes quand même, mais pas toutes).

Il y a aussi eu quelques concerts, musique de chambre, symphonique, et le concert de Nouvel An organisé par notre association

Et février est arrivé. Alors là, finis les matins givrés, mais… que d’eau que d’eau ! Pourtant, avant le passage des tempêtes, de beaux ciels bleus. Dans les haies les usnées aux multiples nuances de gris ont remplacé les baies, les premières violettes ont fait leur apparition au tout début du mois, les jonquilles sauvages et les ficaires se réveillent.

Mais entre Nils et Pedro, vent, pluie, pendant de trop longs jours tout est devenu gris… le Marguestaud est sorti de son lit, la Save devenue marron grondait et débordait, les fossés coulaient sur la route, les arbres cassaient (nous n’avons eu qu’un seul acacia tombé, chance…).

Ouf, dès le milieu du mois, le soleil est revenu, et même, depuis 3 jours, le ronron des tondeuses a remplacé le ronflement des tronçonneuses… les violettes sont reines et embaument les soirées, l’amandier de Simone est en fleurs, les hellébores respirent, la joubarbe se prend pour un soleil, les rosiers sont taillés, l’herbe coupés (tonte haute, et zigzags entre les touffes de violettes, les pissenlits et les ficaires 😉 ), et les pots sont prêts pour de nouvelles fleurs ! Au milieu des nouvelles herbes et des violettes, j’ai rencontré une jolie rainette…

Encore deux concerts ce mois-ci. Ou plutôt, une soirée musique de chambre (magnifique) et un opéra (superbe Lucia di Lamermoor)

Et le Nouvel An Chinois, début février, a ouvert l’année du cheval de feu… il paraît que le Cheval de Feu est de nature impulsive, son initiative et son excitabilité dépassant parfois toutes les limites… espérons qu’il saura maitriser son impulsivité…

Bon, après cette avalanche de photos, je pense qu’il vaudra mieux dorénavant que je n’attende pas deux mois avant de venir bacouetter sur ce journal d’ici et d’ailleurs ! Bonne fin de semaine, et de février, bientôt le printemps !!!!