eitt Ísland… 8

Dernière journée Islandaise, ce jeudi 17 septembre. On aurait préféré une météo plus clémente, mais tout de même, quelle journée ! Nous voilà partie à la découverte de la péninsule de Reykjanes, en bas à gauche de l’île quand vous regardez la carte (sud ouest, 😉 ). Reykjanesskagi, de reyku = fumées et skagi = péninsule. Et des fumées, nous en avons vu !!!! Je ne parle pas du brouillard, présent encore ce matin-là, avec en prime une petite pluie crachineuse… mais de vraies fumées. Vous allez comprendre.

Mais d’abord, le grand lac Kleifarvatn. Situé dans une fissure volcanique, entouré de falaises de lave et de plages de sable noir. Avec, comme certain loch Écossais, une créature monstrueuse qui y vivrait… Hélas, après deux séismes (2020), le lac a rétréci, et le monstre a un petit peu moins de place ! Événement évoqué par Arnaldur Indríðason dans son polar « L’Homme du lac ».

Et nous arrivons aux fumées… La péninsule comprend plusieurs zones géothermiques. Dont celle de Seltún, où des passerelles et un sentier sinuent au milieu de sources chaudes. Boues fumantes, solfatares, aux couleurs incroyables. Sans oublier l’odeur de soufre, parfait pour les bronches !!!

Et juste à côté, Grænavatn, ancien cratère rempli d’une eau turquoise… due à la combinaison de minéraux + algues + chaleur.

Mais la météo ne s’arrange pas… moins de crachin, mais des rafales de vent de plus en plus violentes… bien obligées d’avancer, la route est impeccable heureusement, et si les sites à découvrir sont nombreux sur cette péninsule, les villages où nous pourrions nous réchauffer le sont beaucoup moins ! Un panneau nous fait signe, on hésite, attrape-touriste ? coin à voir ?, peu de monde, tant pis, on y va. Bon, là, la route est moins impeccable 😉 , sur le parking le vent souffle de plus en plus, tant pis, la curiosité l’emporte, en avant pour la marche… on s’accroche, et ça valait vraiment la peine : nous arrivons devant une superbe coulée de lave. En vrai, et avec mon imagination galopante, c’est assez monstrueux de penser qu’il y a peu c’était du feu qui coulait là avant de se figer… dans des creux, mousses et plantes reprennent vie… (la photo de l’éruption est prise sur le site https://www.facebook.com/icelandic.frenchies et l’endroit ressemble beaucoup à celui où nous sommes allées)

Si Hafnarfjordür était la ville du « petit monde caché », ici nous rencontrerons Gunna, sorcière-fantôme piégée par magie puis ébouillantée… c’est sûr, ça bouillonne, ça fume, ça enfume, et les rafales de vent rendent le lieu, Gunnuhver, encore plus impressionnant. Là aussi, des passerelles vous évitent de tomber dans un chaudron bouillant 😉 !

Rien ne nous décourage, ni les chaudrons, ni la pluie, ni les rafales (qui d’ailleurs commencent à se calmer, passant de 70 à 30 km/h) ! Enfin, presque… car nous ne nous sentons pas le courage de grimper jusqu’au phare, Reykjanesvítí, le plus ancien phate d’Islande (1878)

Valahnúkur, un endroit sauvage, sur la côte, tout au bout d’une « route » noire au milieu de champs de lave du XIIIème siècle.. ambiance, ambiance !

Si la météo nous a parfois un peu ôté l’envie de descendre de la voiture pour marcher, nous n’avons pas manqué le pont entre deux continents… pas un lieu extraordinaire, les falaises et champs de lave traversés depuis notre arrivée sur cette péninsule ont davantage de beautés naturelles, mais… l’idée d’être au milieu de deux continents, la plaque tectonique européenne d’un côté et l’la nord-américaine de l’autre est tentante !

La journée avançait, nous devions rendre la voiture à 18 heures, alors après un arrêt « fish & chips » à Grindavìk (le meilleur de tout le séjour), nous rentrons tranquillement vers Keflavìk en longeant la côte, faisons un dernier arrêt pour quelques courses, rendons la voiture à l’agence de location (aucun souci), qui nous accompagne à notre dernier hébergement, tout près de l’aéroport (l’avion étant très tôt le lendemain matin)… et… kveðjum, bless, Iceland !