Exotique

Exotique

Ce mois-ci, le rendez-vous de #En France Aussi a pour thème « exotique »… Le mot évoque tellement les plages blanches, les mers ou océans aussi bleus que le ciel, une végétation luxuriante, palmiers et autres plantes exubérantes. Du coup, moi qui n’ai quitté ma campagne qu’en février cette année, et pour Venise en hiver, je me demandais ce que je serais allée faire dans cette histoire ! En réfléchissant, l’exotisme ça peut aussi être ce qui n’est pas habituel… mon petit coin réservé aux plantes grasses, des plantes venues d’ailleurs et amoureusement cultivées, celles aux noms qui font rêver, comme la nigelle de Damas, ou l’anthurium…

Ce pourrait être ce pin isolé qui, sous la brume ou sous le soleil du soir, me fait rêver au Japon…

Je peux aussi le trouver au festival africain de mon village, en juillet, où toute l’Afrique se dévoile, ses couleurs, son artisanat, ses musiques… ( https://bborda-silvand.blog/2017/07/11/wassan-africa-2017/ et https://bborda-silvand.blog/2019/07/29/wassan-africa-2019/ )

Et finalement, j’avoue, j’ai triché, je suis sortie de France, j’ai tout simplement pensé à mon île exotique de ❤ , où la chaleur n’est pas vraiment le point fort, où on ne se prélasse pas dans des transats sur des plages de sable blanc, mais où tout sort tellement de l’ordinaire, où les paysages font rêver, où on se sent complètement ailleurs… Là où l’angélique se mire dans les cours d’eau, où les phoques se prélassent sur leurs lits de rochers et d’algues, où la glace et le feu s’unissent, où l’eau des fjords peut se teinter de turquoise ou de noir, où sous les rochers et les mousses vivent les trolls et les elfes, où on arrive tout juste (et avec beaucoup de courage) à se tremper les pieds même en août 😉 !

Voilà mon exotisme à moi… En attendant d’y re-re-re-re-repartir (j’espère, au moins encore une fois…), je suis aussi tellement bien dans ma campagne des Hauts Tolosans, où le mot « exotique » vient parfois s’inviter 😉

Cet article participe au rendez-vous mensuel #EnFranceAussi créé par Sylvie du blog Le Coin DesVoyageurs. Ce mois-ci, c’est Caroline du blo« Evasions Nantaises » qui nous a proposé le thème “exotique”.

Place au concours,  Gallimard s’associe ce mois-ci  à nous pour vous offrir un guide.

Mode d’emploi :

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Islande, 8

01_6sept17_au-dessus de SeydisfjordurUn temps Islandais, ici, aujourd’hui ? Sauf que, si nous avons trouvé du gris, de la pluie plus ou moins forte, du soleil, des nuages, en Islande, je n’y ai encore jamais entendu le tonnerre. Je viens de m’en rendre compte. Fini l’été indien, semble-t-il… retour à l’automne. Au moins, je n’aurai plus à arroser les pots de fleurs… Allez, retour au 6 septembre, en haut du globe, sur la côté Est de l’Islande. Les fjords de l’Est ! Bien contente ce jour-là de les découvrir sans brouillard. Départ de Seydisfjördur, arrêt au-dessus du port, monts encore un peu « embrouillardés », mais le soleil est avec nous pour admirer cette descente vers le fjord, la cascade, le chaos de roches. De l’autre côté, vers Egilsstadir, c’est brouillard et compagnie… dommage, la vue n’est pas mal non plus depuis le haut du col.

Nous faisons nos provisions de pain dans la seule bakari de la région ! (sinon, c’est le pain industriel des supermarchés), indiquée hier soir au Centre d’Information touristique. Et reprenons la route, vers ces fameux fjords. Nous ne contournerons pas tous les fjords, mais tout de même une bonne partie ! Première halte, à Fàskrufjördur, le village de « Pêcheur d’Islande » de Pierre Loti. Visite de l’ancien hôpital français, où l’histoire des marins français est racontée dans ce petit musée. Souvenirs émouvants de la rude vie de l’époque, avec une reconstitution des quartiers des marins sur leur bateau.

Le village est calme, maisons fleuries, port ensoleillé… pique-nique au soleil, puis café au Sumarlina, avant de reprendre la route, et cette fois d’aller tranquillement de fjord en fjord, de vallée en vallée.

Monts déchiquetés aux parois nues, prairies, fermes, une route tranquille.

Un joli phare orange nous fait de l’œil, sur la côte. Arrêt pour une courte balade. Nous sommes sur une tourbière, on n’a pas intérêt à sortir du sentier ! La côte est belle, le phare lumineux, et encore une fois, nous sommes seules au monde…

Dans un fjord, de grands cercles, deux ou trois bateaux autour. Élevage de saumon ? Et voilà, l’illusion du vrai saumon islandais encore sauvage tombe à l’eau…

Ces fjords sont aussi le domaine des cygnes, et c’est vrai que nous en verrons, mais difficiles à surprendre, même en avançant sur la pointe des pieds.

Nous arrivons à Höfn au soleil couchant, et découvrons, derrière notre hébergement du jour, tout au fond, le glacier, Vatnajökull, que nous allons contourner toute la journée du lendemain. Mais pour le moment, c’est repos. La spécialité de Höfn étant le humar (langoustine), nous nous offrons un vrai restaurant. Un peu affolées par les tarifs pratiqués, nous restons sages, autant que faire se peut… Nuit dans l’AJ de Höfn : après l’ancien hôpital transformé en AJ, nous allons découvrir l’ancienne maison de retraite ! Nous n’avons peur de rien 😉 .

Islande, 4

129_31août_l'AJ de StyykisholmurAvant de partir pour quelques jours dans l’est de la France, retour sur l’Islande : le voyage n’est pas fini ! Aujourd’hui, nous prenons le ferry pour traverser le Breidafjördur (en fait, les « d » du nom sont des lettres particulières que je n’ai pas sur le clavier, qu’on peut traduire par le « th » anglais proche du « z »). Temps gris sur Stykkisholmur, sur l’immense baie-fjord Breidafjördur, avec parfois de jolis coups de lumière, et du bleu par-ci par-là. Arrêt à l’île de Flatey, pour décharger des marchandises. Nous aurions pu y passer la journée, et repartir avec le ferry de l’après-midi mais, les véhicules n’étant pas autorisés sur l’île, je ne sais pas trop comment nous aurions pu faire… peut-être laisser le véhicule dans le ferry ? Bon, nous avions aussi préféré profiter d’une demie journée de plus dans ces fjords de l’Ouest, peu fréquentés par les touristes. Et il faut aussi dire que le ciel gris n’incitait pas à la balade.

Nous débarquons à Brjanslaekur, mini village, et allons tout de suite vers l’hébergement du jour, quelques kilomètres plus loin.

Normalement, les arrivées sont prévues à 14 ou 15 heures, il n’est pas midi, on tente. Accueil souriant par un beau viking, la maison fait chambres d’hôtes et loue quelques appartements, derrière la maison, dont le nôtre. Nous repartons presque aussitôt, vers la péninsule de Làtrabjarg. Nous longeons des plages, ciel noir dans le fond, du bleu vers la péninsule, ce qui donne des reflets métalliques à l’eau…

La route s’enfonce dans les terres avant de retrouver la côte, de l’autre côté, sur l’Ösafjördur. Montagnes étonnantes, fissures, cours d’eau.142_31août_route 62 Kleinfaheidi Mais… il est temps de faire un plein d’essence si on veut arriver à faire notre périple du jour, et c’est aussi l’heure de grignoter quelque chose. Pas d’autre solution que d’aller jusqu’à Patreksfjördur (un saint Patrick Irlandais aurait laissé son souvenir). Ça tombe bien, il paraît qu’il y a un café-restaurant sympa. Et c’est vrai, dans une petite maison ancienne. Soupe ou plat Islandais : plokkari (pas de la brandade, pas un ragout de morue et pommes de terre, entre les deux, et très bon). Une très jolie salle à l’étage, avec des souvenirs de famille. Ensuite, premier contact avec les distributeurs d’essence… pas compliqué, mais la première fois c’est un peu stressant 😉 ! Tout se passe bien, et enfin nous pouvons repartir vers Làtrabjarg. Sauf que… lorsque je veux prendre la route de la côte, ma co-pilote m’affirme qu’il faut continuer… nous ferons donc quelques kilomètres de plus dans les deux sens, endroit et envers… et reviendrons vers la bonne bifurcation. Dans le fjord, des nasses à poissons… le saumon Islandais ne serait donc pas vraiment sauvage… nous en retrouverons dans un autre fjord, vers l’Est. Au fond du fjord, avant de le contourner, un vieux bateau échoué. Puis l’autre côté du fjord, des eaux aux reflets turquoise, un endroit sableux comme des dunes de désert, l’arrivée d’une rivière sinueuse, un éclat de lumière sur les montagnes, du ciel bleu, des nuages, la route (non goudronnée) grimpe, puis redescend vers des plages, des baies où se nichent de minuscules villages.

Arrêt sur la plage de Làtravìk, au village de Hvallatùr, sable blanc, où nous restons un long moment, intriguées par un point noir qui va et vient : c’est un phoque, qui semble nous narguer, en nageant vers nous puis plongeant vers le large… (désolée pour le flou pas du tout artistique, et le grain de l’image…).

Mais l’heure tourne trop vite, et nous ferons demi-tour avant d’arriver à ces fameuses falaises aux oiseaux. Sans trop de regrets, car à cette époque il n’y a plus beaucoup d’oiseaux. Et puis, nous avons vu un phoque… La route du retour nous offre de beaux coups d’œil sur les montagnes, les déserts de pierres parsemés de lacs, les baies, le fjord, tantôt sous un ciel bleu, tantôt sous un mélange de gris et de bleu, ou presque noir…

La suite de ces fjords de l’Ouest, ceux qui sont tout en haut de l’Islande, presque détachés de l’île, comme une pince de homard, dans une semaine, ou plus tard…

5octobre-Galembrun-9 heures.Aujourd’hui, ici, c’était un beau réveil ensoleillé.

Demain soir, Besançon, et si l’automne est ensoleillé dans le Doubs, peut-être y aura-t-il de belles couleurs dorées ou rousses…

Islande, 3

105_30août_Dritvìk et DjupalonJe crois que j’ai trouvé au moins une des raisons pour lesquelles j’aime l’Islande. C’est parce que ce pays s’adapte (peut-être par force) à la Nature, alors que dans le Monde, beaucoup de pays s’efforcent d’imposer leur façon de vivre à la Nature. Alors, bien sûr, c’est en train de changer un peu : les infrastructures pour accueillir les touristes se multiplient, les routes sont plus entretenues, les sources chaudes les plus proches des grands circuits touristiques sont modernisées. Mais, heureusement ?, le pays est obligé de tenir compte des imprévus, volcans et éruptions possibles, enneigement, crues, climat. Et puis il faut bien avouer que, le pays étant assez cher, beaucoup de touristes se contentent de « l’essentiel » à découvrir, avec de courts circuits tout compris, circuits sur lesquels se concentrent les cars de grand tourisme. Quelques sites échappent encore au « tourisme de masse ». Mais quand je regarde les propositions des agences, par exemple le « grand tour de l’Islande », je reste sidérée par les tarifs. D’accord, ils ne proposent pas d’auberge de jeunesse 😉 , et les repas, au moins ceux du soir, sont inclus, mais tout de même. Oui, c’est vrai, la vie est chère en Islande, surtout si vous allez au restaurant midi et soir, si vous ne voulez que des chambres doubles avec salle de bains privative, si vous louez un 4 x 4 même si vous ne comptez pas aller dans l’intérieur du pays, et si vous ne partez pas de l’aéroport d’une grande ville ! Ceci dit, il y a beaucoup de maisons d’hôtes où vous serez logés confortablement, où parfois, le petit-déjeuner est compris, mais où vous partagerez la cuisine et la salle de bains avec d’autres voyageurs. Quant aux repas au restaurant, vous trouverez partout la soupe du jour servie avec du pain (souvent fait maison) et du beurre, des pâtisseries maison, et pourrez découvrir des plats typiques qui ne grèveront pas votre budget, si vous savez vous passer du menu « entrée-plat-dessert-vin-café »! C’est sûr, pour une bouteille de vin… Et… l’Islande étant à la mode, le pays en profite. Qui leur reprochera ? A part moi. Qui ai commencé à oser y aller en 2008. Avant, je me contentais d’en rêver, devant les photos que mon frère en rapportait (www.waysofnature.com )…

Bon, assez de bavardage, les images de ce troisième jour du circuit : le tour de Snaefellsnes, la péninsule où dort (?) le volcan du « Voyage au Centre de la Terre ». En juin 2015 j’avais découvert, grâce au Routard, une petite route qui traversait des champs de trolls (grandes étendues de rochers de lave tordus, aux formes étonnantes, recouverts de mousses aux couleurs changeant selon la saison ou même l’heure… et où, bien sûr, se cachent les trolls et les elfes). Pas question de la manquer cette fois encore. Nous n’y rencontrerons que des moutons, des cygnes sur un lac, y cueillerons des myrtilles, y ramasserons des morceaux de lave rouge ou noire, et y ferons de multiples arrêts-photo, mais en aucun cas des excès de vitesse !

Nous retrouvons la « vraie » route un peu avant Grundharfjördur, longeons de belles plages, et nous arrêtons au Centre des Sagas de ce port. Lieu de rencontre, de réunion, on peut y manger, consulter les livres, faire le tour du « musée » où sont regroupés d’anciens objets de la vie des habitants, et découvrir que le village est jumelé avec Paimpol, parce que longtemps les pêcheurs bretons ont vécu ici entre deux retours au pays…

Nous passons devant le rocher église, une belle chute d’eau, et arrivons, toujours en longeant la côte au port de Olasfsvìk (vìk = baie). Église curieuse, toute en triangles…

Mais l’heure tourne… il est temps de trouver soit un coin pour grignoter, soit un café accueillant… le temps gris, bruine intermittente, incite plutôt à l’abri ! A Rif, le café Gamla est sur la route (enfin, il faut un peu chercher… mais je me souvenais bien de la rue), et nous accueille, avec toujours autant de gentillesse. Une ancienne maison, avec encore un petit salon aux vieilles photos, mais des pièces claires, aux couleurs douces, du bois, de jolies lumières… les propriétaires-cuisinières envisagent de déménager dans le village cet hiver, espérons que l’ambiance restera aussi accueillante ! Et la cuisine aussi délicieuse. Soupe de poissons, pain frais maison… et des desserts… on aurait envie d’y passer tout l’après-midi, s’il n’y avait pas tellement de découvertes à faire encore 😉

Coup de chance : s’il bruine lorsque nous sommes sur la route, lorsque nous nous arrêtons, la pluie s’arrête aussi ! Plage de sable doré de Skardsvik, ou plage noire de Dritvìk, église elfique et cathédrale de trolls, rochers noirs ou grisés de Djùpalòn, pierres de levage et débris d’un bateau naufragé sur fond de galets noirs, phare orange de Svörtuloft et puits enterré de Fàlki (dont on dit qu’il donnait jadis de l’eau fraîche, de l’eau bénite et de la bière !), falaise aux oiseaux désertée, nous roulons au milieu de champs de lave tout autour du fameux glacier encapuchonné de nuages.

Nous terminerons ce tour de la péninsule avec un dernier arrêt en bord d’océan, à Hellnar, pour saluer Bàldùr, admirer les falaises, et regretter de ne plus avoir assez de temps devant nous pour suivre à pied le sentier qui nous mènerait à Arnarstapi…

Au dernier moment, je propose de ne pas rentrer par la « grande » route, soigneusement asphaltée, mais de couper par celle qui contourne le glacier. Panique à bord : les panneaux signalent une route difficile, avec possibilité de crevasses, bref, « mieux » qu’une route gravillonnée. Ce n’est pourtant pas une route classée F, donc nous pouvons l’emprunter… Réflexion et discussion, on y va ! Sûr, c’est pas une autoroute… mais quels paysages ! On ne verra pas le glacier, caché sous les nuages, mais par moments des éclaircies, un pan de ciel bleu, une lumière dans la plaine, les restes de neige, une grotte des chansons (encore une légende qui plane). Et soudain, alors que nous sommes arrêtées pour une énième pause photo, un 4 x 4 nous double, et un visage rieur et enthousiaste nous lance « Hey ! Nice road ! »… heu, oui, on peut le voir comme ça… j’avoue que par endroits je n’en menais pas large, espérant ne pas avoir à faire demi-tour… mais finalement, à part un coin où nous passions juste, entre un rocher et une crevasse, hormis le fait que c’était même pas une route gravillonnée, mais bel et bien en terre, nous sommes rentrées sans dommage ni dommages.

Avec même le cadeau d’une dernière image rêveuse…126_30août_route 570

Islande, 1.

_DSC0685La pluie de retour, après ces magnifiques journées d’été indien, un temps à allumer les cheminées et lire lové dans un fauteuil… ou alors un temps à décider de mettre un peu au net les images et souvenirs Islandais… Trois semaines que nous sommes rentrées, et le quotidien a tellement repris son train-train (pas si calme que ça, rassurez-vous) que je n’ai même pas eu le temps de tranquillement assimiler ces 15 jours ! Alors aujourd’hui, je repars dans les images, le carnet de bord… avec une première déception : toutes les photos du jour d’arrivée, et les premières du lendemain ont disparu ! Impossible de les retrouver. Tant pis, on fera avec les images postées sur Face Book. Mais c’est râlant. Il va falloir que je reparte, et reprenne la même route… 😉 . Bon, la carte du circuit est affichée en début de paragraphe, vous allez pouvoir bien suivre ! Je ne vous parlerai pas des aéroports, du temps passé à être fouillée des pieds (nus) à la tête, mains et bras en l’air, le genou déclenchant systématiquement les alarmes ! Ni du temps à attendre entre les deux vols. Nous sommes arrivées à l’heure prévue à Keflavìk, avons rapidement récupéré notre belle voiture, et en avant ! Un peu couvert, le temps… du coup, le beau Kleifarvatn (vatn = lac) est lui aussi tout gris.001_28août_Kleifarvatn La zone géothermique de Seltùn est toujours aussi surprenante, surtout lorsqu’on arrive pour la première fois dans ce pays, et qu’on était 24 heures plus tôt dans un tout autre environnement. Marmites d’eau bouillante, glougloutante, fumées, odeurs de soufre… un peu inquiétant tout de même… et si, tout à coup, tout cela se réveillait vraiment ? semblent se demander Anne-Marie, Élisabeth, Florence et Véronique, mes coéquipières, regardant tout cela du haut d’une colline, bien ventée. On a peine à croire que la veille nous étions dans des températures caniculaires….

Cap sur l’océan, avec une halte près de Strandarkirkja, autant pour l’océan que pour l’église à la longue histoire…

Et nous continuons à longer la côte, avant de bifurquer vers notre première halte, Selfoss. Petit appartement dans une maison, coquet. Un accueil souriant de la propriétaire. Tout va bien, nous allons pouvoir nous remettre de cette longue journée !

Un tour d’Islande, 8 : Vatnsnes et l’arrivée à l’Ouest

Bientôt ce tour d’Islande sera terminé… j’ai revécu ce circuit avec beaucoup de plaisir, j’ai retrouvé des émotions, des sensations vécues pendant ce voyage. Mais il n’est pas tout à fait fini !21juin15_la route du jour_7866

Nous voici donc arrivées à Hvammstangi, port de la péninsule de Vatnsnes. Le village est agréable, maisons sur la colline au-dessus du port, un café calme et coquet avec des pâtisseries maison et de bons chocolats, jolis jardins souvent décorés, lupins en pleine floraison.

Mais ce dimanche 21 juin, l’été avait décidé de se montrer tout en gris pour notre tour de la péninsule. Comme dans beaucoup d’autres ports, et même si ce n’est plus d’actualité…, le séchoir à poissons, le hangar où il semblerait que du requin soit en train de se transformer, sont installés à côté du port.

Deux figures de phoques sculptées dans du bois flotté nous rappellent que les phoques sont ici chez eux.. . même si on les chasse parfois encore ? En tout cas, les balades en bateau vers les lieux de vie des phoques paraissent assez rentable…

La route longe la côte, plages de sable noir, rochers, collines escarpées, beaucoup de petits arrêts possibles (et nous n’en avons manqué aucun !), signalés, expliqués : le lieu de rassemblement des chevaux Hamarsrétt, histoire de savoir lesquels sont à qui,

des plages et rochers où phoques et eiders cohabitent,

une belle pierre historique en mémoire aux poètes et particulièrement à Gudmundur Bergthorsson (né sur la péninsule),

Je n’ai pas su trouver le chemin menant à Hindisvìk où nous aurions pu rencontrer toute une colonie de phoques, et comme c’était marée haute Hvitserkur avait les pattes dans l’eau… mais nous avons trouvé une ferme isolée qui vendait ses pulls, mitaines, robes, bien sûr fait maison en vraie laine qui gratte…

Et nous sommes arrivés à Borgarvirkì, immense cratère transformé en forteresse vers le 9ème siècle, spectaculaire ! Du haut de ses « remparts », une vue circulaire fantastique sur l’océan et le fjord, les lacs, les montagnes de l’intérieur. Un cratère bien chaotique, roches basaltiques, où là aussi des fleurs têtues s’accrochent.

La boucle est bouclée lorsque nous revenons à la route 1, après avoir longé lacs et prairies.21juin15_péninsule de Vatnsnes_7892 Le lendemain, ce sera la fin des fjords du Nord, sous un magnifique ciel bleu, puisque à Bùdardalur (joli centre d’information – café, qui préparait une exposition sur Eric le Rouge) nous obliquerons vers la côte Ouest et Stykkisholmur, laissant pour une autre fois les fameux fjords de l’Ouest… qui d’ailleurs n’étaient peut-être pas encore tous accessibles. Laxà un peu partout sur la route-piste, bleus déclinés dans toutes les tonalités, une église blanche et rouge au milieu des prairies…

Des myriades d’îles et d’îlots dans la grande baie de Breidafjordur, que nous admirerons du haut du rocher de basalte Sùgandisey qui protège le port de Stykkisholmur.

22juin15_notre gardien à Miklaholt_7916Route vers notre hébergement pour deux nuits, que nous trouvons avec un peu de peine, et après une rencontre insolite… Hélas, lors de la traversée de la péninsule, par l’intérieur, le ciel est passé du bleu pur au gris… si la brume ne s’était pas mise de la partie, nous aurions depuis Miklaholt une vue très dégagée sur la côte, les lagunes…, mais nous serons bien gardées toute la nuit, par le labrador de la ferme !

Un tour d’Islande, 7 : d’Akureyri à Hvammstangi

8août15_prunes du jardin_7687

Journée pluvieuse pour ce samedi d’août… un peu de fraîcheur était bien nécessaire ! Les 8 kg de prunes du jardin (et il en reste dix fois plus…) sont rangés en confitures dans les bocaux, je n’ai plus de coins pour coller mes photos dans les albums (oui, je préfère les albums qu’on feuillette aux albums sur ordinateur), les mots croisés commencent à s’embrouiller dans ma tête, alors je replonge dans l’Islande.

Non, ce n’est encore pas « suite et fin », mais ça viendra forcément bientôt…

Pour le moment, c’est pause à Akureyri, un tour dans la ville. Étonnantes rencontres sur la rue piétonne. Une belle salle de concerts – conservatoire, avec une exposition colorée dans le hall, vue sur le port par les grandes baies du restaurant, un violoniste et un pianiste répétant pour le concert du soir. De jolies maisons, pas d’immeubles. Une grande librairie. De bien beaux tags sur les murs…

Nous y passons la nuit, puis cap vers le port de Hvammstangi, dans la péninsule de Vatnsness. Nous passons donc d’un fjord à l’autre, Eyjafjördur, Skagafjördur, Hùnafjördur, et enfin Mìdfjördur… (vous l’avez sûrement compris, « fjördur » = fjord… simplissime !). La route 1 suit une rivière (à saumons certainement), et au pied de monts enneigés une ferme à l’ancienne aux toits bleus, la maison de Jonàs, est l’occasion d’un arrêt photos

puis nous allons jusqu’au bout du fjord suivant, histoire de faire autre chose que suivre LA route, et traversons de petits villages ports, dont celui de Saudarkròkur, où nous nous sommes posé quelques questions sur notre connaissance des crustacés…

… avant de retraverser un morceau de péninsule vers encore un autre fjord. Arrêt à Blönduos : un restaurant « familial » indiqué sur un guide, et un musée des tissages et des traditions. Un musée bien calme, où nous étions les seules visiteuses.

Et, bien sûr, encore une Laxà… presque bleue sous le soleil (timide) retrouvé.

A nouveau la 1, jusqu’à ce qu’un panneau et deux accueillants personnages bien colorés nous signalent que c’est là qu’il faut tourner pour Hvammstangi.

21juin15_Hvammstangi, notre maison_7686

Agréable maison d’hôtes, gazon et nains de jardin, un joli petit port, et le point de départ pour la péninsule aux phoques, et autres curiosités… le lendemain.

Un tour d’Islande, 6 : en route vers Akureyri

19juin15_route vers Akureyri_7561

Une journée de voyage bien tranquille, même pas 100 km, mais finalement j’en ai ajouté un peu, non pas parce que je me suis trompée de route ou que je suis partie en sens inverse, mais parce que le petit port de Grenivìk et la route-piste pour y aller semblaient plus intéressants que suivre la route1 sans se poser de question ! Nous voilà donc embarqués tout d’abord vers Godafoss. Encore une chute ! Oui. Et on a beau en voir et en avoir vu plus de dix, rien à faire, c’est toujours aussi stupéfiant. D’autant plus, ce jour-là, que le ciel était d’un bleu magnifique, et qu’il faisait 17°. Cette première halte de la journée a été le départ de toute une série de « petites » découvertes heureuses, parfois imprévues, jusqu’au point d’orgue : l’arrivée en vue d’Akureyri sur la rive de l’Eyjafjord. Donc, disai-je, Godafoss, la cascade des dieux. Peut-être moins impressionnante que Dettifoss ou Gullfoss ? Un chemin tranquille pour accéder au bord du précipice (là oùThorgeir jeta ses sculptures païennes de dieux nordiques, après avoir déclaré le pays chrétien… on retrouve cette histoire en « BD antique » au Musée National, à Reykjavìk), des anémones, des myrtilliers, des rochers bien sûr… et les cascades, somptueuses.

Nous avons ensuite décidé de pique-niquer au bord d’un lac où les montagnes jouaient au miroir parfait…

Puis avons choisi de quitter la route 1 pour aller jusqu’à Grenivìk. Une superbe idée ! On se serait presque cru dans les Alpes, vallées entourées de sommets encore enneigés, des fermes, des moutons, des sapins…19juin15_vers Grenivìk_7570 Et après quelques km de route-piste, un petit port tout calme, Grenivìk. L’Eyjafjördur d’un bleu intense, les montagnes sur l’autre rive bleutées, un petit musée sur la vie des pêcheurs autrefois, tenu ce jour-là par un jeune garçon très fier de cette Histoire.

Nous avons profité de la halte pour nettoyer la voiture qui, après tous ces kilomètres de semi-piste ET les moucherons de la veille, en avait bien besoin ! D’autant que nous allions « à la capitale du Nord » !

Mais les découvertes n’étaient pas terminées, car sur la route il y avait Laufàs, une ancienne ferme domaniale aux toits gazonnés, des murs en tourbe, façades en grosses pierres, avec son église coquette, entourée de champs bien verts au bord du bleu de l’Eyjafjördur.

19juin15_Eyjafjördur_7595

 

 

Plus qu’une vingtaine de kilomètres au-dessus du fjord, le fjord à traverser,

 

et nous arriverons à Akureyri… lumineuse sous le soleil de cette journée toute bleue !19juin15_Akureyri_7594

Un tour d’Islande, 4 : de Pêcheur d’Islande à Husavìk

Encore quelques kilomètres grisailleux (et certains pluvineux) dans les fjords de l’Est avant de traverser vers ceux du Nord… C’est un peu dommage de ne pas avoir de soleil, on a beau dire que « ça a son charme sous un ciel gris », tout de même j’aimerais bien voir cette partie de l’Islande avec un peu plus de soleil ! Donc, à refaire, là aussi 😉 !

Nous longeons la côte par la route 1, de fjord en fjord, de petit port en petit port,

et arrivons à une des curiosités du jour la « Steinasfn Petru » (le jardin de Petra). Petra, une dame qui mérite bien son nom, puisqu’elle a passé sa vie à chercher, trouver, ramasser et collectionner les cailloux de sa région. Et lorsqu’elle a dû partir en maison de retraite, ses enfants, au lieu de bazarder tous ces/ses cailloux, ont fait un musée… sa petite maison, son jardin, tout est joliment entretenu, et pour les amateurs de pierres c’est un véritable paradis !

Dans ce village de Stödvarfjördur, nous avons aussi trouvé (comme dans pratiquement tous les petits villages Islandais) une coopérative, vendant des ouvrages faits par les habitants lors des longs jours hivernaux : de gros pulls, des osselets, des boutons en corne, des gants, des chaussons, de décorations de Noël, etc etc… L’accueil y est toujours sympathique, et au moins vous achetez des pièces uniques. Sans compter que vous faites vivre toute une communauté. Nous y avons vu aussi un hébergement un peu particulier : une église transformée en gîte… dommage, c’était fermé et nous n’avons pu le visiter. Le port suivant est Fàskrudsfjördur (oui, désolée, je ne sais pas comment traduire sur mon clavier le D qui se prononce comme un des deux « th » anglais, et ces D, il y en a beaucoup, alors, pardon pour les puristes de la langue islandaise…). Donc, ce port, je voulais m’y arrêter vraiment, bruine ou pas. Parce que c’est celui de « Pêcheur d’Islande ». En soi, le village est un village comme les autres, rien de bien particulier, si ce n’est que les noms des rues sont écrites en Islandais ET en Français. Il a tout de même été fondé par des marins pêcheurs Français. Et puis, bon, un peu de chauvinisme, de nostalgie, pourquoi pas ? Un café sympa, près du port, genre chalet, sert la soupe du jour et de beaux hamburgers faits maison, l’accueil est gentil, et on vous glisse d’entrée des documents photos en français sur la table pour patienter…

Montagnes embrouillardées, falaises, rochers, et bien sûr oiseaux et moutons, seront nos rencontres entre deux ports, jusqu’au moment où nous prendrons la route « de l’intérieur » vers Egilsstadir.16juin15_vers Egilsstadir_7473 Sur la route, des panneaux annoncent des passages de rennes… que j’ai guettés en vain ! Pas de rennes en juin. Mais de la neige, oui. Et des bourgeons glacés. Et… le soleil pour notre arrivée à Egilsstadir. Un beau centre des sagas (en fait des boutiques où on peut acheter des souvenirs, un peu partout les mêmes d’ailleurs, rien à voir avec les « marchés coopératifs » des villages), avec quelques jolies œuvres d’artistes, un grand lac où vivrait un cousin de Nessie l’Ecossaise, une église tout en haut, dans laquelle une chorale répétait. Un gros bourg calme et agréable.

Que nous avons quitté le lendemain, pour aller jusqu’à la prochaine halte de deux nuits : Husavìk. De belles couleurs dans les montagnes, des moutons bien sûr, des cascades, et la neige, et les panneaux annonçant des rennes. Mais toujours pas de rennes !

Arrêt bien sûr à Dettifoss, encore une chute spectaculaire, mur d’écume, roches, paysage lunaire où les arbres essaient de pousser, mais ne peuvent pousser qu’à l’horizontale… mais ils sont têtus, et s’accrochent à la moindre anfractuosité !, plantes profitant du moindre abri, et toujours ces cailloux sur lesquels les mousses tracent comme des dessins aborigènes. Nous y retrouvons un peu de monde, alors que depuis Jökulsarlòn nous ne voyons plus guère de touristes (sauf au jardin de Petra), quelques fous de randonneurs à vélo que nous trouvons bien courageux sur ces routes… mais peu de voitures. Dettifoss, Selfoss, deux très belles cataractes au milieu de roches, de sable noir…

Je voulais faire le tour de la péninsule de Tjörnes, en prenant une route-mi-piste, hélas, elle est encore fermée à la circulation et je n’ose pas me risquer. Donc, retour sur la route 1, et nous arrivons à Husavìk en passant par Reykjahold. Chaos de roches boursouflées, un peu comme ces craquelures sur les moelleux au chocolat… en tout cas, c’est surprenant et beau. Une série de serres illuminées avant de rejoindre la côte, nous sommes encore sur une zone chaude de l’île.

Et nous arrivons à notre hébergement. Une villa bien coquette mais… en travaux ! Alors, là, inquiétude… tout se passait bien côté hébergements, trouvés sur internet, qu’allait-il se passer ? Tout simplement nous voici logés sur le port, dans une ancienne usine refaite à neuf, grandes chambres, vaste salon, cuisine nickel, salles de bain (heu, là, juste sans plus). Vue imprenable sur les anciens voiliers baleiniers (pour touristes), sur le port, sur les monts enneigés de l’autre rive du fjord. Tout est bien qui finit bien !

17juin15_Husavìk_7506

Balade, un petit verre de blanc en apéritif pour les copines, et demain sera une autre journée de découvertes : Myvatn et ses moucherons, ses bains chauds, ses rochers, ses champs de lave et ses marmites de boue bouillonnante sont au programme.

Un tour d’Islande, 3 : glaces et fjords

14juin_Skaftajellsjökull_7403En route pour trois nouvelles journées islandaises. Au fait, j’ai oublié de mettre les dates de ce voyage, c’était du 10 au 26 juin dernier. Juin est, paraît-il un des 2 mois les plus secs pour ce pays… ce qui ne signifie pas qu’il n’y pleut pas ! Et nous allons en savoir quelque chose au cours de la partie « fjords de l’est », où brume, bruine et brouillard ont fait partie de nos journées. Un proverbe Islandais dit « s’il ne fait pas beau où tu te trouves, attends encore un peu et ce sera pire »… Soyons juste, ce n’est pas tout à fait ce qui s’est passé. Le bleu du ciel apparaissait assez souvent, même s’il était fugace. Et la vraie pluie ne nous a ennuyées que 3 ou 4 jours sur les 15 jours de voyage.

Nous voici donc arrivées à Svinafell, tout près du Vatnajökull. Deux nuits sur place, pour profiter du parc de Skaftafell, de ses balades, et de quelques échappées près des glaces. Premier arrêt, tout au bord du Svinafellsjökull. Un peu de chemin-piste, un petit parking, un sentier qui part, un portillon à pousser (comme on n’est pas des moutons, on y arrive 😉 ), et…

14juin_parc de Skaftafell_7413Ensuite, Skaftafell, avec ses balades pour sportifs de tous niveaux : une « verte » toute tranquille qui mène au pied d’un lac glaciaire et du Skaftafellsjökull (bizarrement, celle-là, je ne l’ai jamais faite… ce sera pour la prochaine fois !), des bleues, des rouges et des noires (pas encore toutes ouvertes celles-là). Nous choisissons de monter jusqu’aux vieilles fermes, Sel, d’où l’on domine l’immense plaine de cendre noire striée de myriades de ruisseaux. Des fermes des années 1800 restaurées par le Muséum National, où vous entrez sans frapper, et où vous pouvez laisser courir votre imagination… Trois maisonnettes en pierres, aux toits engazonnés, à côté les unes des autres, des chambres au-dessus de la maison réservée aux animaux, une partie cuisine/repas/bureau, et une dernière peut-être servant d’entrepôt. Une architecture que l’on retrouve dans d’autres lieux, parfois transformées en petit musée, parfois restaurées pour y vivre, rarement abandonnées. Nous avons rencontré, quelques jours plus tard, une équipe de ces ouvriers très spécialisés, qui nous disaient parcourir le pays pour remettre ces vieilles fermes en état, et cela semble tout de même assez récent.

Donc, nous voici aux Sel de Skaftafell, et de là nous sommes parties pour la deuxième balade du jour (bleue, 5 km), vers Svartifoss. D’un côté la grande plaine noire aux reflets argentés des rivières, de l’autre le glacier, les pics enneigés. Un sentier bordé de myrtilliers (dommage, ce n’était pas la bonne saison…), et comme toujours bien balisé, pour ne pas trop contrarier cette flore qui s’entête à s’installer malgré les dures conditions climatiques !

Et la cascade de Svartifoss, tombant sur des centaines de « tuyaux » d’orgues basaltiques.

Après un passage au seul restaurant du coin (la station service, bien agrandie depuis mon passage d’il y a 5 ans), direction Jökulsarlòn. Le lac glaciaire de James Bond (Meurs un autre jour), et même de Lara Croft : Tomb Raider. Impossible de décrire la beauté du lieu. Même les dizaines de bus et les centaines de touristes qui en descendent n’arrivent pas à gâcher le site. Il faut dire que c’est immense, et que la plupart des personnes restent groupées au même endroit : le point de départ des bateaux amphibies qui leur font faire un tour sur le lac. Ce qui laisse aux curieux et aux petits groupes beaucoup de place ! Glace bleutée, parfois striée de noir, eiders et phoques nageant tranquillement au milieu des blocs de glace tandis que les mouettes criaillaient et tournoyaient entre ciel et glacier, galets décorés de lichens multicolores… Un lieu magique. Je n’exagère pas. Pour peu que le soleil se mette de la partie, c’est encore plus féérique. Ce n’était pas le cas ce jour-là, mais que ce lieu est beau même sous un ciel gris !

Sur la route du retour « à la maison », arrêt souvenir au bord du Breidarlòn, autre lac glaciaire où nous avions campé il y a quelques années… transformé par le tourisme, lui aussi, même si cela se limite à une cahute et des sentiers. Mais il semblerait qu’une randonnée allant de ce lac à Jökulsarlòn soit maintenant balisée… encore un projet pour la prochaine fois 😉 !

Le lendemain, nous repassons par Jökulsarlòn, mais côté océan. Plage de sable noir, blocs de glace entraînés par la marée descendante du lac vers l’océan, une autre féérie !

Ensuite, cap sur les fjords de l’est, jusqu’à notre hébergement du soir : Berunes. Un peu de ciel bleu, beaucoup de brume sur les monts et les falaises, rochers noirs habités de centaines de mouettes, une grande famille de cygnes, la gourmandise du jour : le hùmar (rien à voir avec notre homard, ce sont des langoustines en fait) de Hòfn (pour une fois, nous sommes allées dans un vrai restaurant !)

et… la pluie jusqu’à notre arrivée à Berunes. Mais là, quelle jolie surprise ! J’avais bien vu que c’était un hébergement classé « écologique » etc, mais je n’étais pas préparée à ça :

Une vraie maison, la ferme familiale d’autrefois transformée en gîte super accueillant. Bon, d’accord, j’avais demandé « no bunk bed », et ils avaient oublié… on nous a proposé un autre hébergement, dans une maisonnette, plus luxueux et sans lits superposés !, mais où on ne pouvait pas cuisiner (le restaurant de la ferme semblait très chouette, c’est vrai), donc nous nous sommes contentées d’une petite chambre d’autrefois dans la vieille ferme, mais c’était tellement chaud, coquet, paisible, et les colocataires anglais, espagnol, bien sympas. 15juin15_fjords de l'Est_7440Pour se faire pardonner leur oubli, les propriétaires nous ont apporté des crêpes le lendemain matin, pour le petit-déjeuner !

Tant pis pour la grisaille du dehors, il faisait doux à Berunes… (une adresse à retenir, pour le prochain voyage : http://berunes.is )