Verts…

Mais pas que ! En ce moment, les glycines sont magnifiques, et je regrette de n’avoir pas pu entrer dans chaque jardin du village où cet arbuste s’est installé. Car ils ont nombreux !

Arrêt au passage, chez Élisabeth, avec qui je ferai cette balade. Dans son jardin, outre la glycine somptueuse, les premières pivoines.

Quand je suis partie marcher (2h30, tout de même) vers le bois de La Pleysse, le ciel était bien gris… et cette grisaille nous a accompagnées tout le long du chemin. Mais sous la grisaille, les verts du printemps étaient bien là, sur la place des jardins, ou tout au long du chemin sur « la plaine », bordé cette année par des champs de blé.

Dès l’entrée dans le bois, changement total d’atmosphère ! Vert tout neuf des feuillages naissants, accompagné de l’or des genêts, et ces fleurs sauvages au bleu magnifique, les bugles. Un petit papillon tigré est venu nous narguer… mais, bien sûr, n’a pas apprécié que je m’approche trop de lui…

Au fil de la balade, nous suivons l’évolution des feuillages, et passons des bourgeons aux jeunes feuilles, c’est superbe à voir.

Premières marguerites, sous le vent, à la sortie du bois, le long du chemin enherbé.

Et puis, après la halte « thé et papotages », surprise en sortant pour prendre le chemin du retour : ciel d’un bleu lumineux qui se reflète sur la mare où se prélassent les grenouilles (si, si, on les voit bien !). Concert garanti. Et même un éclair rouge, soudain… deux poissons se sont installés dans la mare (enfin, peut-être pas de leur plein gré…), mais ils semblaient bien contents d’avoir autant de place pour se balader !

Accueil à l’arrivée par un des derniers iris du jardin. Tous les autres ont disparu, mais où ?

Balade du jour

Après un réveil tout embrouillardé (dehors 😉 ), peu à peu le soleil a nettoyé le ciel, et la journée s’est  révélée magnifique.

C’est le moment de reprendre sérieusement les balades, la piscine n’étant plus assez chaude pour mes vieux os (dire que « avant », je nageais même à 18°, et là, 20° je coince…). Comme vraiment je dois remettre en état ces muscles autour de ce fichu genou tout neuf, il faut absolument profiter de ces dernières belles journées, ensoleillées mais pas caniculaires. Pas encore la grande randonnée, mais c’est sûr, je vais y arriver. Et sur ce circuit bien rodé de presque 6 km, j’ai rencontré un troll, un cheval, et j’ai plongé dans les vallons tout doux de notre campagne…

Les arbres sont encore verts mais les dorures automnales ne sauraient tarder. Et les étourneaux se regroupent pour aller bientôt prendre leurs quartiers d’hiver dans les villes alentour. Pour le moment, c’est assez surprenant, comme des notes suspendues… même si la portée ici n’est que de deux lignes !

Dans le jardin, les colchiques se pavanent à loisir au soleil, et les lumières des fins de journées sont magiques !

Il y a eu quelques beaux moments, ce mois d’octobre, de Toulouse à la Basquaisie, et maintenant que j’ai pratiquement réussi à retrouver et classer toutes mes photos (des « clics » malencontreux sur l’ordinateur…), je vais prendre le temps de vous raconter… demain… Bonne soirée !

Surprise…

… mais pas rigolote, pour Raymond qui voulait ranger des trucs dans la cabane au fond du jardin. Coup de fil à Georges, notre copain apiculteur : ce sont des frelons bien de chez nous, mais il vaut mieux détruire le nid. Désolée pour Dame Nature, bombage, puis incinération une fois le nid tombé. Mais quel chef d’œuvre !

Et moi, je voulais profiter de la température bien fraîche pour aller ramasser les prunes mauves (toujours au fond du jardin, tiens), mais voilà, elles ne sont pas mûres… il va falloir encore attendre quelques jours pour la confiture !

En plus, la confiture faite avec ces fruits est super délicieuse. Alors on attendra !

La campagne à la ville ?

Ou la ville à la campagne ?

Oui, devant l’hôpital Purpan, de chaque côté des voies du tram (là où les soignants ont fait leur clip avec Orelsan : youtu.be/UJ8JXr_LIW4 ), sauf que jeudi, il faisait un grand beau soleil, pas comme sur la vidéo, et la plupart des personnes cherchaient l’ombre à l’abri des bâtiments !_DSC0687 Et donc, de chaque côté des rails, des rues, incroyable, un immeuble à insectes, des bandes de fleurs des champs, des abeilles…

Bonne fin de semaine !

Rendez-vous aux jardins, 2

Drudas (31480). 220 habitants. Une magnifique place de village, ombragée grâce à de vieux marronniers (dont certains ont dû être remplacés), lieu de partage et de fêtes. Un village fleuri. Des maisons basses, façades à l’ancienne ou rénovées. Un château, à l’abandon puis réhabilité en 2017, devenu hôtel restaurant 4 étoiles. Au programme de ce rendez-vous, trois jardins : celui du château, et ceux de deux maisons d’hôtes : « La Clé des Champs » et « La Chartreuse ». Visites guidées cette fois, avec Chantal Sélier (guide conférencière de l’Office de Tourisme des Hauts Tolosans), et je n’étais pas seule…03juin18_RdV jardins Drudas_03Le château de Drudas (18ème et 19ème siècles) était la résidence d’été de la famille de Rességuier dont le fondateur, François-Marie-Louis, fut président du Parlement de Toulouse à la fin du 18ème. Belles façades, qui (à mon goût) sentent trop le neuf  😉 . Contrairement à hier au château de Larra, nous entrons dans les pièces de réception du château, grâce à Floriane B., adjointe de direction de ce château-hôtel de charme (et de luxe). Carrelage d’origine, magnifique briques, une belle montée d’escalier (dommage, pas assez de recul pour les photos…), parquets, bref une restauration haut de gamme qui a souhaité garder tous les éléments remarquables du bâtiment. Il faut avouer que le « parc » du château n’est pas un grand parc, c’est le moins qu’on puisse dire… mais les cèdres sont superbes. Pour davantage de détails : http://www.chateaudedrudas.com

J’avoue, même si je sais admirer une belle rénovation, j’aime bien trouver de vieux souvenirs sur les murs des maisons, les peintures écaillées, le crépi un peu fatigué, les pierres grignotées par les années… et  je « craque » plus facilement devant les marques du temps laissées sur les façades…

La visite continue, avec le jardin d’une maison d’hôtes du village, « La Clé des Champs ». Une maison en brique, ancienne dépendance du château. Jardin intime, avec ses coins d’ombre (bon, d’accord, pour aujourd’hui, nous n’avions pas à chercher l’ombre…), ses rosiers déjà presque fanés (merci les orages !), et pour l’été des hortensias de toutes sortes. Et du vert, du vert, du vert… (les renseignements pour la chambre d’hôte : http://lacledeschamps-drudas.com/fr/maison-d-hotes-cadours-31/ )

Troisième rendez-vous, « La Chartreuse ». Nous restons au 18ème siècle pour le bâtiment. Et comme nous sommes là pour le jardin, pour les chambres d’hôtes vous allez sur le site : https://www.lachartreuse-drudas.com/. Là aussi,  un jardin intime, mais avec une vue ouverte sur les collines de Pelleport magnifique. Et, c’est de saison, des rosiers, des arbres, du vert. Une cour intérieure avec son bassin et ses poissons rouges, un chat endormi dans une poterie… Et une rencontre surprenante, dans le jardin…

Les rendez-vous aux jardins des Hauts Tolosans sont terminés pour cette année. Ce sont vraiment des rendez-vous à ne pas manquer, que ce soit en visite guidée ou seul-e. Car les jardins qui ouvrent leurs portes ces jours-là laissent entrevoir l’âme de leurs jardiniers, qu’ils soient illustres ou simples particuliers, mais tous amoureux de leur patrimoine, de leur environnement, et heureux de partager pour un moment leur cadre de vie (du moins, c’est l’impression que j’ai eue..).

Et pour une autre vision de ces visites, un lien : https://uneviedallegresse.wordpress.com/2018/06/03/rendez-vous-aux-jardins-a-drudas/ , où vous verrez peut-être quelques photos des mêmes endroits, mais plus pro ! Celles de Guillemette.

Il va bien finir par arriver…

_DSC0965

 

En tout cas, aujourd’hui, nous avons profité du soleil. Et tant pis si demain redevient gris. Après tout, l’été n’est plus qu’à quelques 85 ou 86 jours… Tout à l’heure, petit tour du jardin. Les taupes nous ont bosselé le terrain un peu partout, mais cela n’empêche pas les ficaires de s’épanouir, les pâquerettes de fleurir, les dents-de-lion d’accueillir quelques gendarmes, et les violettes de continuer à distiller leur parfum.

Le cerisier commence à bien fleurir,

le forsythia s’illumine au soleil, et les gendarmes se multiplient sur le tronc de l’althæa pour leur bain de soleil !

Et petite gâterie : pause goût(hé)er sur la terrasse… bientôt le petit-déjeuner ????_DSC0975PS : non non, ce n’est pas du Nutella en solde sur ma tartine, mais de la confiture maison aux prunes noires du jardin 😉

Printemps ?

Oui oui oui, dans un tout petit mois nous serons (enfin) au printemps. Cela semble un peu difficile à croire, tant les températures deviennent de plus en plus hivernales depuis quelques jours. Pour les oiseaux qui vont et viennent des haies aux réservoirs de graines et de boules de graisse disséminés dans le jardin, pas de doute, c’est encore l’hiver. Mais pourtant…. si les ellébores et les violettes tiennent tête au froid, voilà que le prunier commence à bourgeonner, les pousses rouges des pivoines pointent, les ficaires montrent le bout de leurs pétales cirées, la giroflée refuse de baisser les bras, et les oreilles d’éléphant ont décidé de fleurir encore une fois dans mon bureau.

Le moment du thé au coin de la fenêtre alors qu’il fait encore soleil, vite en profiter car à peine une heure plus tard il descend se coucher derrière les collines… alors, rallumer le poêle, une ou deux lampes et… bonne soirée !

Mais profiter de ces petits bonheurs a par moments un arrière-goût d’amertume. Tellement de personnes en ce moment sont exposées au froid, au gel, à la solitude. Et je me sens un peu mal à l’aise dans ma vieille maison campagnarde, loin de la ville et de ses/ces misères. Peut-être devrais-je récupérer un peu de ce cynisme dont font preuve nos dirigeants….