Le temps qui court…

Naïvement, je pensais qu’après la bousculade des spectacles de fin d’année, les semaines dernières, j’allais enfin souffler, et retrouver de vraies journées de 24 heures… pffff ! c’est de pire en pire ! Bon, tant pis, voilà un résumé de ces deux semaines : les spectacles de fin d’année des écoles de musique, de danse, de théâtre allaient bon train. Et quand on a trois petite-filles dont deux qui dansent, chantent, font de la musique et du théâtre… vous comprenez que j’étais un peu partout ! Pour commencer, du chant avec beaucoup de furieuses percussions et guitares métalliques autour… mais notre Amandine s’en est bien sortie, à l’aise sur la scène !

Pour Clémence, l’après-midi, c’était plus tranquille, et elle a tenu sa partie d’accompagnement avec beaucoup de calme (même si elle était un peu nerveuse avant de s’installer).

En soirée, c’était Cadours et changement total de style pour Amandine, danse kalbélia pour commencer la soirée, et un peu plus « draculienne » en cours de soirée…

Et elle a recommencé le dimanche, mais là aussi, l’ambiance était moins « métal » !

Par contre, la sonorisation était un vrai désastre.13501696_1175336862531166_5353975258933857433_n Je pense que les techniciens sonorisateurs sont comme notre cher premier ministre en ce moment : ils ont besoin d’appareils pour entendre ce qui se passe réellement autour d’eux ! Plus assourdissant, impossible. Mais ça ne les gêne absolument pas.

Bref, voilà pour un premier week-end.

Pendant ce temps, le reste de la semaine, les cousins se baladent sur le toit et petit à petit lui redonnent une nouvelle couleur… oui, ça fait « neuf » (c’est d’ailleurs le cas), mais bon, il en avait besoin.

Et puis, enfin !, l’été est arrivé. A la bonne date, presque d’un seul coup, après des journées d’averses, de vent violent, et de quelques moments moins bousculés. Nous avons retrouvé le bleu, celui de l’eau pour la baignade, celui du ciel, et le soleil jouant à cache-cache dans les branches des acacias.

Bon, d’accord, aujourd’hui, c’est à nouveau gris, il y a même quelques gouttes d’eau qui sont venues essayer d’éteindre le feu pour les grillades de l’avant match de rugby, mais le vieux préau de l’ancienne école est toujours là pour abriter les gourmands, et pour le match, et bien, tout le monde sera à l’abri dans le bar « Le Marguestaud »… pour le moment, l’équipe du comité des fêtes est au complet, et attend les participants à la soirée.

Mais en quoi fus-je bousculée à nouveau cette semaine ? C’est que, il y a eu la fête de la musique… tellement détournée de l’idée première qu’elle en devient un peu ridicule, avec ce grand show télévisé depuis la place du Capitole. La fête de la musique, au départ, c’était donner aux amateurs l’occasion de jouer dehors, sur des scènes, entre amis, devant chez soi, dans la rue de son quartier… Hélas, c’est devenu n’importe quoi. Mais pas partout. A Grenade, nous avons eu un retour aux sources rafraîchissant (bon, si l’on excepte encore une fois les sonos à fond la caisse), avec des élèves, des groupes, qui sont venus sans tralala, et les gens se baladaient de la halle aux rues voisines. Jusqu’à ce que la pluie vienne mettre son grain d’eau dans la soirée, mais ça, c’est une autre histoire !

Ensuite, spectacle de fin d’année haut en couleurs, en danses et en musique (enregistrée, sauf les quelques images sonores proposées par des élèves, illustrant les 4 éléments)… désolée, je n’ai que des photos des cours de Doumélia, mais je sais que la journée entière a été un régal pour les yeux.

Et pour terminer la semaine, les saynètes de l’atelier Théâtre du Foyer de Grenade, où Clémence participait._DSC0578_12134 Ouf ! pas de sono casse-oreilles… mais peu d’éclairages, dommage. Un joli moment, entre enfants et parents indulgents…

Et demain, la fête du hameau commence… en espérant que l’alerte orange transmise par la mairie ne sera qu’une erreur de la météo… à suivre !

Petit tour de jardin…

_DSC0269_11906Tandis que le toit se refait une beauté, entre deux averses…, je fais (moi aussi entre deux averses) le tour du jardin. Les pavots terminent leur floraison, il faut maintenant attendre que les capsules sèchent pour récupérer les graines… une chose que j’ai toujours manquée, parce qu’au moment où elles seraient bonnes à récupérer  il y a toujours un truc plus important en chantier ! Ce qui n’empêche pas que, chaque année, à des endroits variables…, les pavots reviennent enchanter le mois de mai.

Je ne sais si les limaces se « shootent » à la feuille de pavot, mais j’en trouve beaucoup sur leurs feuilles depuis quelque temps… par contre, hier matin, cet escargot semblait préférer les « oreilles d’éléphant » !

Quand le soleil daigne apparaître, les petites roses orange s’épanouissent à qui mieux-mieux, somptueuses.

Mais la couleur dominante, outre le vert, magnifique avec tous ces arrosages 😉 , est le rose, ou plutôt tous les roses, du plus tendre au plus lumineux…

Et sinon… encore du rose ? Celui du pourpier, installé depuis bien longtemps dans une vieille poterie, dans les fleurs duquel se cachent parfois quelques insectes.

Ou bien celui des framboises… le régal de Clémence !_DSC0271_11889J’ai fait mon tour de jardin en fin d’après-midi, sous le soleil… mais là, c’est une belle tempête qui est arrivée, secouant les bâches du toit, obligeant Gilbert et Gaël à remonter vérifier que tout est en place. Car c’était vraiment violent, vent et pluie. Un peu plus calme, depuis quelques minutes. Et nous allons peut-être, dès qu’ils seront redescendus, pouvoir goûter le dessert du soir… clafoutis aux abricots… un avant-goût de cet été bientôt là, qui semble par moments vouloir s’installer, mais qui pour l’instant ressemble un peu trop souvent à un triste printemps avec ses giboulées !

Aller-retour en Basquaisie…

Comme promis, des images de ma Basquaisie… où j’ai dû aller faire un petit tour la semaine dernière. Et bien sûr, bousculée entre une manif, une réunion, et autres occupations campagnardes, ce fut un petit tour bien (trop) rapide… Superbe soleil à l’arrivée, en fin d’après-midi. Du coup, je ne prends pas le temps de poser mon sac, je file droit sur Ilbarritz, respirer et admirer…

Et j’ai beau aimer le vert dans toutes ses nuances, avouez que ce bleu… c’est tout de même beau aussi. Hélas, le lendemain le ciel était reparti au gris, et même à la pluie. Tant pis, marché de Quintaou le matin, entre deux averses, puis après avoir abordé la raison de mon passage aux cigalons, nous partons, mon frère et moi pour Bayonne, et…

Parce que oui, même si court, un passage à Bayonne vaut bien qu’on prenne le temps d’aller chez Cazenave… d’autant qu’avec cette grisaille pluvieuse, on a bien besoin de douceur ! Et d’amitié. Donc, retrouvailles, un peu plus tard, pour un (trop) court moment avec mon amie « de quand j’étais jeune », dans le café de la salle de spectacle toute neuve, et magnifique, Quintaou. Oui, sur la place du même nom. Au chaud devant un thé (ben oui, malgré le chocolat, on ne retrouve pas sa copine et on ne bacouette pas avec elle sans un bon thé… !), tandis que dehors c’était la grosse averse et une lumière étonnante.

Au jardin des cigalons, les azalées scintillent sous un petit morceau de ciel bleu. Par contre, les camélias sont déjà fanés.

Vendredi, pluie du matin… Jérôme m’entraine faire quelques courses dans un grand magasin dont je ne ferai pas la pub, puis dans un petit resto Thaï du quartier devenu branché derrière la gare de Biarritz-La Négresse (oui, je ne dis pas de gros mot, c’est le nom de ce quartier historique de Biarritz). Et dans l’après-midi, une dernière grosse brassée de souvenirs, avec le soleil revenu pour quelques instants…

Le moulin de Bassilour, ses biscuits et ses gâteaux basques, puis la chapelle de la Madeleine, au-dessus de la baie de Bidart. L’océan devenait vert émeraude par endroits, mais vers l’Espagne les Pyrénées s’ennuageaient… et sur la chapelle aux murs blancs le ciel bleu régnait presque sans nuages.

Voilà. Retour à Galembrun, depuis quatre jours. Sur la colline en face les arbres reverdissent enfin, et hier, en fin de journée, l’orage se préparait vers Toulouse, donnant une belle lumière sur le jardin !

Entre deux eaux…

Nous avons eu droit, il y a 3 jours à une belle giboulée de grêle, et un vent d’ouest bien costaud dans la nuit. Pas de dégâts pour nous dans le jardin, mais quelques arbres de jardins voisins n’ont pas tenu le choc…

Hier, enfin, grand ciel bleu soleil, en avant pour une (petite) marche dans les environs… DSC_0998_9939mais les chemins étant bien gorgés d’eau, j’ai juste fait un test d’une heure. Les chaussures étaient bien plus lourdes à l’arrivée qu’au départ ! Aujourd’hui, c’est mi-bleu mi-gris, pas très tentant de sortir, mais de toute façon c’était séance de Qi Gong… Et donc, me voilà partie vers la colline d’en face. Vérification de la mare du village, qui retrouve enfin une taille à peu près normale. Arrêt photo du village, perché sur sa colline (nous, c’est la maison ocre tout à gauche de la photo, on la voit un peu…).DSC_0999_9940 Et mon petit sentier encore tout encombré de feuilles mortes. De jolis coups de lumière sur les mousses.

Les bourgeons sont un peu en avance pour le printemps, et pourtant les températures en ce moment ne sont pas vraiment printanières… tant mieux, me direz-vous, il faut attendre encore plus d’un mois avant le changement de saison !

Et sur le chemin qui remonte vers la maison, des mousses d’or sur des branches de haies… curiosités de dame Nature !

Bon, demain, je replonge dans les canaux et rii, palais et musées, curiosités et quotidien de la Sérénissime, pour le J3.

Entre champs et bois

DSC_0088_9194Une marche très colorée cette après-midi. Je ne sais pourquoi aujourd’hui le soleil faisait tellement exploser les couleurs ? Brume bleutée vers Drudas, mais tout autour, le roux de la terre, les derniers ors des feuillages, les premières pousses vertes dans les champs, un brin de folle avoine se balançant au soleil…

et lorsque le soleil ne traversait pas les arbres, dans le petit bois « des dragons » tout devenait presque terne ! Presque. Mousses vertes, et surtout quelques petits éclairs de soleil sur les feuilles sèches des chênes, sur le genévrier, autant de rappel de cet automne bientôt fini…

Je me suis fait un peu peur, ayant pris un chemin inconnu, je me suis retrouvée au bord de… rien, entre le bois privé et notre bois de Galembrun, et donc ai dû rebrousser chemin. Et je n’avais aucune envie de ramasser des champignons !, malgré les agréables odeurs de mousses et de champignons…

Mais, persuadée que le sentier connu n’était pas loin, me voici partie droit vers le soleil (puisque tout de même je savais dans quel sens m’orienter, n’en déplaise à mon frangin 😉 !). Ce bois n’est pas si grand que j’arrive à m’y perdre, tout de même ! Tapis de feuilles, ronces, buissons de petit houx… le sentier n’apparaissait toujours pas, et le soleil descendait, derrière les arbres… Au bout d’un temps qui m’a paru bien long, ouf !, le chemin enfin. De jolies « sculptures » naturelles, mais aussi une découverte pas agréable : qui donc a apporté ces planches, ces palettes, ces plaques de mousse, ces bouteilles, ces sacs plastique, et même un blouson, pour les abandonner là, en plein bois ?

La sortie du bois, sous le soleil de fin de journée, était somptueuse. Et les couleurs encore plus fantastiques qu’au départ…

Et pour finir la balade en beauté, rencontre avec un joli chien tout fou…