Couleurs soleil, vert…

Couleurs soleil, vert…

… mais pas que… blanc, jaune d’or, rose, mauve, ocre, orange…

Ce dimanche, retour du soleil, de la chaleur. Les couleurs explosent, comme ravivées par les pluies de ces derniers jours. Je suis allée faire mon petit tour habituel, poules/champ aux orchidées/retour. En deux semaines, dans le champ voisin, c’est une transformation complète. L’herbe a poussé, et les orchidées sauvages sont partout !

J’espère que personne ne va venir couper l’herbe de ce champ avant quelques semaines, le temps que toutes les herbes et fleurs s’épanouissent…

Le long de la haie (oui, dans ces champs, les haies sont conservées), des glaïeuls sauvages

Bien sûr, je suis allée voir le cognassier… les fruits sont là, enfin, pas encore mûrs !, tout jeunes…

Retour par le champ ensauvagé d’une autre voisine, herbes folles et arbres, vue sur les champs labourés, avant de déboucher dans son jardin.

Demi-tour, et je suis revenue par mon chemin habituel. La haie près de la maison bourdonne d’abeilles (sons bien plus agréables que les bourdonnements et pétarades des moto-cross qui ont repris, hélas… je me demande même si les avions ne sont pas moins désagréables 😉 ). Sur le talus se mêlent fleurs « civilisées » et fleurs sauvages… Et au coin de la vieille maison, sur d’anciennes briques, Flipelette, fatiguée par ses sauts au-dessus des herbes pour m’accompagner, s’était arrêtée pour m’attendre !

Et je suis rentrée avec un bouquet champêtre pour la maison… les soucis ne manquent pas 😉 , pourquoi s’en priver ?

Orchidées sauvages

Orchidées sauvages

Découvertes par hasard dans un champ en friche tout à côté de chez nous, je vais de temps temps vérifier qu’elles sont toujours là… hélas, un fauchage il y a deux étés les a fait pratiquement disparaître, mais où ? Sur les 4 variétés que j’avais trouvées, il ne reste plus que deux sortes d’orchidées sauvages…

La plus connue, l’orchis purpurea, reste tout de même pas mal implantée dans ce champ !

La deuxième devient beaucoup plus difficile à dénicher. C’est l’ophrys « araignée ».

Je sais bien que nous avons besoin de l’agriculture, évidemment, et que nous ne pouvons pas laisser toutes les terres en friche pour le bonheur des amoureux de la nature… mais honnêtement depuis plus de 40 ans que nous habitons dans ce coin de campagne, j’ai vu tellement de haies, de plantes, disparaitre, je me demande ce que nous allons laisser de nature à nos descendants ?

Comme aujourd’hui c’était une sortie « épluchures-poules » et donc très courte, Flipelette m’a accompagnée. Tant que je reste dans le coin, elle me suit, c’est amusant. Mais elle recherchait l’ombre, et faisait des haltes dans les hautes herbes dès que je m’arrêtais !

En face, sur l’autre versant de notre « coulée verte », le bois redevient peu à peu vert.

Et au retour, petit arrêt près des lilas (j’avais pris le bon objectif…) en espérant y retrouver les papillons. Raté. Les « deltas » n’étaient plus là, les papillons blancs tournoyaient sans se poser, je n’ai réussi à photographier que ce papillon jaune, un peu dans l’ombre… et encore, il a fallu faire vite, entre deux coups de vent !