Venise, J6

DSC_0746_10477Le soleil est toujours là pour notre dernière vraie journée. Nous espérons bien pouvoir profiter dimanche d’une bonne demi-journée, mais la météo annonce de la pluie…

Donc, ce samedi 6 février au matin, nous partons vers le musée Ca’ Pesaro. Programme un peu chargé, puisque nous avons aussi prévu le palais Mocenigo (mon préféré), le Ghetto, la partie ouest de Cannaregio, et revenir jusqu’à San Giovanni e Paolo pour le musée de la médecine ! Du coup, nous « zapperons » la partie asiatique de Ca’Pesaro… très intéressante, mais qui mérite plus qu’un passage au pas de course. Surtout que, finalement, nous passons beaucoup de temps au premier étage de ce musée… statues, tableaux du début du XXème à nos jours, plafonds rococo, sols anciens… les œuvres contemporaines du deuxième étage me confortent dans l’idée que certains « artistes » se moquent complètement de nous : exposition d’un escabeau avec pot de peinture, vieux chiffons… un tuyau Castorama peint en « jaune vaporetto »  et grimpant tout le long du bel escalier de ce palais XVIIème… toutes ces « installations » me dépassent. Non, désolée, je n’ai pas fait de photo, même pour sourire… Mais j’ai piqué sur le site du musée deux photos de ces « installations » dites œuvres d’art.

Heureusement, le palais Mocenigo n’est pas loin, et nous pouvons nous remettre les yeux en place après cette « prise de tête » contemporaine. Au risque de passer pour une imbécile, j’avoue qu’une œuvre qui a besoin d’une page d’explication sur le pourquoi du comment des états d’âme du créateur a du mal à me toucher. Si le courant ne passe pas du premier coup d’œil, ou si je dois étouffer un fou-rire, pas la peine d’insister… Bref. Quelques mètres plus loin, arrêt visite de San Stae, et dans la rue qui mène au palais Mocenigo, en levant les yeux (impératif à Venise !), nous croisons encore une installation contemporaine…

et nous voici en plein XVIIIème siècle, appartements, costumes, tableaux, lustres de Murano, parfums…

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas écrit 😉 , entre ces palais XVIIIème, leur décoration, et l’art contemporain, on passe vraiment d’un état d’esprit à une toute autre vision de l’art, et je peux autant aimer des œuvres contemporaines que sourire devant les fanfreluches et falbalas d’une époque bien lointaine. Tout de même, je ne coince pas à ce point ! Nous continuons notre chemin, jusque chez le Capitaine Crochet, le restaurant « capitan Uncino », sur le Campo San Giacomo dell’Orio. Un restaurant découvert en 2012, et où nous aimons bien revenir. C’est qu’il nous faut reprendre des forces pour le chemin jusqu’au Ghetto, et surtout, la rue Rio Terra di Spagna est bordé de tellement de boutiques que si on n’y prend pas garde on peut y passer beaucoup de temps… donc encore une fois je bouscule mes troupes et leur demande de mettre des œillères 😉 , pour arriver dans les deux Ghetto.

On sent bien que c’est la fin de semaine, en ce début d’après-midi c’est la grande foule. Mais pas dans le Ghetto, bien calme, tranquille… les masques et costumés ne s’y promènent pas, il n’y a pas beaucoup de boutiques ouvertes (on est samedi). Nous en profitons !

Le groupe se sépare, les unes partant faire un tour chez Peggy Gugenheim, faire quelques achats, lécher quelques vitrines, et les autres traversant Cannaregio vers Castello en longeant les beaux quais, fondamente della Senza, dei Mori, della Misericordia, et retrouvant nos copains les Mori, ainsi que le chat du quartier (sûr, il nous a reconnus !), le pont sans parapet…

Et c’est le musée de la médecine, que Janine souhaitait visiter. On entre dans l’hôpital de Venise, grand hall, et le musée se trouve à droite. En fait, je n’ai trouvé aucune référence sur mes guides à propos de ce musée… on parle de « poussiéreuse bibliothèque », et ses « imposants plafonds boisés », et j’ai dû confondre avec un musée d’une autre ville, car il me semblait avoir lu quelque chose de plus précis. La grande salle n’est pas du tout poussiéreuse, et les plafonds de l’albergo en particulier sont effectivement superbes. Vieux manuscrits, anciens outils de soins….., le tout dans de belles vitrines et avec des jeux de glaces amusants…

Nous rentrons par les Mercerie, encore quelques costumées, dont deux démons flamboyants, une gondole nostalgique… demain, Venise, c’est fini…

et puis le soir tombant vite, nous arrivons à nous perdre en essayant un nouveau chemin pour aller de l’arrêt du vaporetto à notre dernier rendez-vous apéritif, au coin du campo San Agostin… !

La liste des souvenirs de ce séjour se termine… encore une ou deux visites demain, et nous reprendrons l’avion.

Fantastiques costumes…

La nature est fantastique, il n’est que de regarder autour de soi en ce moment, ciel bleu, grand soleil, les fleurs qui s’épanouissent, le jaune des ficaires, le bleu des muscaris, les hellébores discrètes, les jonquilles, et toujours les tapis de violettes… j’attends avec impatience les premières roses… Mais toutes ces couleurs étaient bien présentes ces jours de Carnaval à Venise ! Pour cette deuxième page « avec costumes », encore des rencontres piazza San Marco, une fin d’après-midi retour de Murano :

Je l’ai déjà écrit, le thème « la nature fantastique » me semblait difficile à trouver sur certains costumes… nous avons croisé des zèbres, des paons, des chiens (et même un vrai chien déguisé),

des créatures fantastiques, une sirène (pas vraiment réussie, mais bon, ce n’était pas simple),le Chaperon rouge et son copain loup, un magnifique couple cobras et scorpion, des parterres de fleurs, des papillons, des oiseaux, des soleils, la lune, la neige, quelques nuits sombres…

Dans ces costumés, j’ai trouvé avec plaisir ces deux familles amies, dont j’avais découvert le blog http://objectifcarnavaldevenise.wordpress.com/ avant de partir

un marquis et sa marquise m’ont fait me demander si c’était dans la nature d’être marquis-marquise ou si c’était juste fantastique de l’être pour une semaine, et Pierrot et sa Colombine représentaient peut-être le soleil et la lune qui se rencontraient enfin ?…

Mais ne boudons pas le plaisir des yeux, les couleurs étaient resplendissantes au soleil, et illuminaient le ciel lorsqu’il avait décidé d’être un peu gris…

Fantastique nature à Venise…

Non, vous n’aurez pas sur cette page tous les costumes et les costumé-e-s qui ont participé au dernier Carnaval de Venise. Ils sont tellement nombreux ! Et il aurait fallu courir dès 7 heures du matin jusqu’à 19 heures d’une place à l’autre, à condition en plus de savoir où se retrouvent les maschere, en dehors de leurs promenades sur la piazza di San Marco !!!!

Je n’étais pas vraiment au point pour ce genre de marathon photo, ayant aussi choisi de visiter Venise, de m’y promener ailleurs que sur cette place envahie à cette période par beaucoup beaucoup de touristes. Mais nous avons réussi à trouver, un peu par hasard je l’avoue, quelques lieux plus calmes où les « costumés » se retrouvaient, et après avoir souvent pesté contre les touristes qui vous poussent sans vergogne pour faire leur photo-souvenir (moi aussi, j’étais là un peu pour garder des souvenirs dans mon appareil, non mais), qui se glissent entre deux costumes pour être sur la photo, parfois sans se soucier de demander aux personnes concernées si cela les gênait ou pas… Oui, bien sûr, elles, ils, les costumé-e-s, sont là pour se montrer, pour se faire photographier, mais un minimum de respect pour leur travail n’aurait pas été du luxe par moments… Bref. Vous ne les verrez pas toutes et tous, il va falloir plusieurs pages…, mais il y en a tout de même pas mal. Certains de dos,San Marco_1_1025 soit parce que c’était plus simple que de contourner le bloc qui les entourait ou d’arriver à enfin trouver une place devant (je ne suis pas grande…), soit parce que plus simplement ils rentraient et n’avaient plus envie de poser… On peut les comprendre ! Je pense qu’il faut vraiment beaucoup de motivation pour 1) préparer pendant toute une année un costume extra-ordinaire, 2) passer ensuite sa journée le visage sous un masque, 3) quel que soit le temps et la température se promener avec naturel dans des costumes parfois bien amples et compliqués, 4) accepter de poser pendant des heures avec des attitudes savamment étudiées… Alors, pêle-mêle, ce premier contact avec les costumés de Venise, après notre visite des monuments piazza San Marco… d’autres suivront, tranquillement !

Le thème de ce Carnaval était « la nature fantastique »… j’avoue que pour certains il fallait bien chercher la nature ou le fantastique, mais qu’importe, que d’imagination et de créativité !!!!!