Tradition en fanfares

conscrits-2017-lafficheChaque dernière semaine de janvier, Villefranche sur Saône fête les/ses conscrits. Le vendredi soir, une retraite aux flambeaux, défilé de chaque décade sur un thème donné, chars, bonne humeur, avant l’aubade par chaque classe sur les marches de la Mairie, et la remise des clés de la ville aux « 20 ans ». Ce n’est pourtant pas le début de la fête, car depuis le dimanche précédent, les conscrits se retrouvent, selon un programme bien défini.

La fête ouverte à tous, que vous soyez nés « en 7 » ou pas, celle à laquelle vous participez (en spectateur bien sûr), débute donc le dernier vendredi du mois. Ensuite, le samedi, cérémonie au cimetière, visites aux conscrits en maison de retraite ou hospitalisés, visite aux « conscrites »… car cette fête très masculine (je n’oserai pas dire « macho »), n’oublie pas de fêter les « classardes » en leur offrant un bouquet et la cocarde des conscrits. Mais c’est aussi l’occasion, pour les fanfares invitées à précéder chaque classe lors de la « vague » du dimanche, de faire la démonstration de leur savoir-faire. Depuis mon enfance bercée par la fanfare de mon petit village, il faut avouer que les fanfares ont beaucoup évolué… défilé, évolutions fantaisistes, sous le bâton du sergent major, musiques actuelles réorchestrées, en rang par deux ou par dix ou en cercle, en valsant, en « rockant » même… bref, c’est à chaque fois un vrai plaisir de découvrir les fanfares invitées par les conscrits ! Qu’elles viennent de Rotterdam, du village voisin, ou d’autres régions de France, c’est toujours étonnant de qualité. Avant de mettre la page du dimanche et de la vague, voici un aperçu de ce samedi après-midi :

Les « Sans Pistons » d’Eloyes (Vosges), l’Euro Band de Rotterdam, les « Gueules Sèches » de Limoges, et la Royal FASAM du Bizet (Nord) ont démontré leur sérieux, même lorsque des conscrits faisaient les pitres aux côtés de leurs chefs, ou au milieu des musiciens…

Mais ils étaient nettement plus sérieux le lendemain, lors de la Vague qui ondulait dans la Rue Nationale ! A suivre sur une prochaine page…

Villefranche et les conscrits, un lien : http://www.villefranche.net/index.php/capitale-du-beaujolais/un-peu-dhistoire/48-la-tradition-conscrits.html

Avant et après Venise…

Cette fois encore, nous sommes partis de Lyon pour aller à Venise. 023_29jan16_Villefranche_9714C’est que le dernier week-end de janvier, on fête les Conscrits à Villefranche sur Saône, tradition qu’il n’est pas question de manquer, bien que nous ne soyons ni l’un ni l’autre Caladois. Et cette année, l’année « en 6 », c’était un peu la mienne et celle de nombreux ami-e-s Caladois. Un peu assombrie, je l’avoue, par l’absence de l’un d’eux.

La ville avait revêtu ses banderoles, ses rubans, invité quelques fanfares, pour un défilé aux flambeaux et fêtes du Monde, vendredi soir :

Le samedi après-midi, c’était « bataille de fanfares », entre l’assurance tranquille des grognards d’Epinal et la fantaisie disciplinée de la Fanfare de Chézy sur Marne… tandis que « les 20 ans » faisaient vrombir leurs véhicules dans la rue Nat’…

Repas festif pour la « conscrite » du jour (même si, comme me l’a fait remarquer ma toubibe préférée, j’ai encore presque une année avant d’arriver à la soixante-dizaine)

Enfin, la « vague » du dimanche matin… Les 20, 30, 40 et jusqu’aux 90 ans ont montré que la Calade gardait avec bonheur ses traditions. Bon, d’accord, en regardant passer toutes ces années, j’ai réalisé que j’étais presque en toute fin de défilé… et ça pince un peu par moments quelque part du côté du cœur… mais, des visages des 20 ans à ceux des 80, c’était la même joie qu’on (y) lisait. Oui, le (y), c’est un petit clin d’œil à mes amis du Beaujolais…

Ce fut aussi l’occasion de jeter par-ci par-là quelques coups d’œil, dans les cours, sur les façades de Villefranche.

Et puis le dimanche après-midi, envol pour Venise, avec Janine. Cette semaine dans la Sérénissime (pas vraiment sereine en ces jours de Carnaval), j’y reviendrai en plusieurs pages. Retour le dimanche suivant à Lyon et en Beaujolais, pour accompagner Gil dans son changement d’année. Après 7 journées passées à grimper et descendre quelques ponts et escaliers, je pensais naïvement que je pourrais un peu laisser se reposer les genoux avant de repartir dans les grimpettes… Mais voilà, la découverte de Trévoux était au programme de l’après-midi ! Et si vous croyez que la visite de cette ville se limite aux beaux hôtels des bords de Saône, vous avez tout faux ! Rues escarpées, montées et descentes, escaliers… c’était reparti ! Mais ça en valait la peine.

Et surtout, une deuxième visite s’impose, le château étant fermé en hiver, la salle du Palais de Justice ouverte au touriste le samedi et dimanche uniquement… peut-être aussi avec un peu moins de vent ? En tout cas le ciel gris ne semblait pas perturber le cygne se laissant tranquillement porter sur les eaux de la Saône ! Et un grand, un énorme MERCI à vous, Mauricette et Gil, pour votre si chaleureuse amitié, pour le partage, les beaux moments.

DSC_0926_9780