Orients Imaginaires…

DSC_1160… mais ces orients n’avaient rien d’imaginaire, samedi dernier 21 novembre, au Foyer Ruaral de Grenade sur Garonne : l’association « les arts au soleil ! » (  http://www.lesartsausoleil.org/ ), dans le cadre de ses Rencontres en Danses ( http://www.rencontresendanses.fr/ ) avait invité le groupe de musiciens et chanteurs AFTAB pour une soirée autour de musique et chant du Pakistan et d’Afghanistan.

Les curieux ont été comblés. Dommage, l’actualité ?, le froid ?, la peur de l’inconnu ?, trop peu de personnes dans le public… Les voix de Shuaib et Hubaib Mushtaq, les instruments étonnants (pour nos yeux d’occidentaux) de Fady Zakar et Ioanis Kasaras, les percussions de Behlole Mushtaq, l’harmonium de Shuaib, nous ont fait voyager au-delà de nos campagnes, de nos tristesses du moment. Ils étaient accompagnés par Alexia Martin et Doumélia, à la danse.

Richesse des voix, des sonorités, des costumes… une soirée pour … rêver d’ailleurs !

Dimanche après-midi, c’était au Burgaud, et pour les enfants. Mais pas que… puisque les parents, et parfois des adultes seuls, sont aussi venus écouter le conte de « la danseuse de verre » avec Alexia Martin, conteuse-danseuse et Fady Zakar conteur-musicien. Les enfants ont participé avec enthousiasme à ce beau et tendre moment de rêve…

Tant pis pour la déception de la non-présence de public samedi soir, moi, je pourrai dire « j’y étais », et garder dans la tête, les yeux et le cœur, le plaisir d’avoir partagé avec ces musiciens et danseuses passionnés ce magnifique voyage musical et dansé. Merci à elles, merci à eux !DSC_1214

Avec le (prin)temps….

Quelques jours de pause dans mes évasions costumées et Vénitiennes… Remise en route du quotidien, courses, lessives, cuisine, une manif hier pour entretenir la combativité et l’esprit de résistance… J’avoue qu’il m’est toujours un peu difficile de revenir dans la réalité après un séjour « ailleurs », que ce soit Venise ou Paris, ou…, mais en ce moment ce temps printanier avant l’heure nous redonne l’envie de respirer le grand air ensoleillé, de reprendre les balades dans nos chemins campagnards, d’aller voir si les fruitiers sauvages fleurissent, si les pervenches et les jonquilles sont à leur place, si les tulipes sauvages n’ont pas migré…

En tout cas, dans notre « jardin », si le sol est vert vert vert, les aubépines et leur mousseline de fleurs blanches cachent les branches encore nues de certains arbres, le cerisier se réveille, les pruniers et le pêcher aussi, les muscaris et les anémones font un concours de bleu avec le ciel, le forsythia rivalise avec le soleil, surtout en fin de journée, les insectes bourdonnent dans tous les sens, les premiers papillons se réveillent, et les oiseaux chantent sur tous les tons le beau temps revenu…premières fraises_1402 et au marché de Cadours, le papi est là avec ses cagettes de fraises…

Demain, c’est le printemps pour de vrai !

Gourmandises vénitiennes…

D’abord, le chocolat chaud… onctueux à souhait, épais, bien sombre… accompagné d’une toute petite meringue, pour faire joli ! D’accord, il y a des lieux où il est plus délectable que d’autres. J’ai trouvé qu’à mon dernier passage à Rosa Salva il était un peu moins bon, ont-ils changé de préparatrice/teur ? de propriétaire ? Je vérifierai à mon prochain passage dans le coin ! Par contre, piazza San Marco, un régal, la cuillère tenait presque toute seule dans la tasse… heu… je blague… Et piazza San Stefano, gagné ! 5 étoiles !

mais il y a aussi les gourmandises des yeux, au marché du Rialto, les bouquets de piments, les pyramides de fruits, de légumes, le rouge éclatant, le vert, l’orange… les lumières sur le marché aux poissons qui font resplendir les pieuvres, argentent les merlans, exposent comme des coquillages précieux palourdes et Saint-Jacques… ou sur les barques les marchés flottants, légumes et fruits bien rangés, trévises rouges, pissenlits verts, artichauts violets, piles que les acheteurs font et défont…

Et les restaurants : celui juste à l’arrêt de Redentore sur la Giudecca, où le patron vous accueille avec la même cordialité, que vous soyez un habitué du lieu ou un touriste de passage (nous, voilà deux fois que nous y allons, nous allons bientôt devenir des habitués !!!)… celui bien caché entre une belle librairie et quelques boutiques, dans le coin des Toleta (rio, calle, corte…), « al vecio marangon », tout petit aussi (15 personnes maximum !), aux tables en beau bois patiné, avec sur le comptoir une belle grande « cafetière » en cuivre, où les entrées sont aussi belles à regarder que bonnes à déguster… et celui en plein cœur de Murano, « ai bisatei », restaurant d’habitués, mais que certains curieux savent dénicher, ambiance sans chichis et délices dans les assiettes… Spécialités vénitiennes ou italiennes, des spaghetti alle vongole au risotto aux fruits de mer, des sardes in saor aux gnocchi cuisinés par la mère du patron, sans oublier toutes les entrées ni les plats « principaux », les cicchetti qui vous font de l’oeil derrière leurs vitres, c’est un régal de saveurs, tant pour les yeux que pour le palais (et en palais, ils s’y connaissent à Venezia 😉 !) Certes, on ne va pas à Venise pour déguster une pizza, mais… si on aime, pourquoi s’en priver ?, on en trouve de bonnes, j’ai beaucoup apprécié la Parmeggiana.

Les desserts… tiramisù et compagnie… hélas, tous ne sont pas « maison » et parfois mieux vaut terminer sur « un caffè e il conto, per favore ! »… conto qui, à Murano, nous a été apporté sur un coin de set, fait en un rien de temps et à la main, « couleur locale » peut-être un brin accentuée, mais avec un tel sourire et une telle gentillesse ! Ou alors, comme à Burano, terminez sur un verre de vin blanc doux accompagné de busolai ou de essi…

Et dans la journée, histoire de faire une pause entre deux musées, églises, palais, ou juste pour le plaisir de regarder passer les touristes pressés, prenez le temps de déguster un petit verre en terrasse, ou dans un de ces bistrots de quartier, où les habitués ne vous feront pas la tête, échangeront quelques mots avec vous, et souriront gentiment de votre italien approximatif… Bon appétit !

Comme un air de vacances…

route du Gers_899 Même si le temps ne s’y prête pas trop, pas encore, pour nous il y a déjà eu un petit air de vacances : mercredi, nous étions partis chercher une caravane, que des amis vendaient. Hélas, ce qui était pour eux une « petite » caravane s’est révélée trop grande pour le coin de terrain où nous voulions l’installer ! Nous sommes donc revenus d’Albi comme nous étions partis de Galembrun…

Oh, non, ce n’était pas pour nous déplacer sur les routes de France et d’ailleurs que nous voulions cette caravane. Nous sommes plutôt des fans de camping-car, ou de location de gîtes ou appartements. Vous savez, ces camping-cars à l’ancienne, faits maison sur un J7 ou autre fourgon utilitaire, qui peuvent passer un peu partout… la référence pour nous étant que si nous ne pouvons pas passer sans problème dans les gorges de Galamus (superbes gorges à cheval entre les départements de l’Aude et des Pyrénées Orientales), le camping-car n’est pas intéressant ! Mais voilà, en été, nous avons parfois besoin, même si la maison est grande, de « chambres » supplémentaires : passages familiaux, amicaux, mais aussi hébergement de participants au Festival « Danses pour Tous », la troisième semaine de juillet, dont la 5° édition aura lieu cette année (un lien pour les curieux : http://www.festivaldansespourtous.fr/index.php ). Tant pis, nous devrons, soit nous contenter de planter des tentes, soit … on verra !

014_8jul13_898Mais si un lecteur de ce « journal » connaît une petite caravane style ERIBA à vendre…. merci de me faire signe ! Bref, ce départ mercredi m’a donné une petite impression de vacances. Il m’en faut peu ! Mais comme il y a ce départ pour Venise dimanche, je n’étais pas loin de cette impression de vacances ! Lorsque nous travaillions encore, je me souviens que les derniers déplacements avant la fin de la saison faisaient déjà partie des vacances, les concerts dans le Gers, ou à Orange, Aix… nous partions avec le camping-car (un bien grand nom pour notre fourgon aménagé maison, quand on voit les immeubles sur roues que sont maintenant ces véhicules), et c’était déjà le début des voyages !

Que j’aille trois jours dans mon pays (presque) natal, une semaine en Italie, quinze jours en Islande ou un mois « ailleurs », pour moi, le moindre déplacement prend une allure de grandes vacances, m’emmenant dans des contrées où, même si je les connais déjà, l’émerveillement est souvent au rendez-vous.

Et le retour à la maison toujours un grand bonheur !

Gourmandise, gourmandises…

Plaisir des yeux, plaisir des papilles, plaisir de l’odorat, il n’est pas toujours besoin de plats extraordinaires pour sentir monter en soi ce plaisir qu’est la gourmandise… j’ai souvenir de soupes qui mijotaient dans un grand faitout lors de certaines haltes islandaises, où on ne vous compte pas le nombre d’assiettées que vous dégustiez, réconfortantes lorsque dehors le vent plutôt frais souffle ! ce n’était pas de la grande cuisine, mais… quel plaisir !

Cazenave Bayonne_852Plaisir des yeux, en entrant dans certains lieux, telle la chocolaterie Cazenave à Bayonne, ( http://www.chocolats-bayonne-cazenave.fr/index.php ), lieu emblématique pour notre famille… fins de balades, évènements particuliers, entre mère et fille, entre grand-mère et petites-filles… entre amies. La dégustation du chocolat, au lait et bien mousseux ou à l’eau et bien épais, accompagné de tranches de brioches grillées, est encore meilleure sous la belle verrière, et dans les jolies tasses en porcelaine…

Plaisir de yeux aussi, avant le plaisir de la dégustation… dans ces pubs anglais, écossais, aux boiseries sombres, aux cuivres rutilants, avec leurs étagères garnies de whiskies, leurs panonceaux de bières… dans les belles caves de nos vignobles français… dans ces magasins de confiseries et gâteaux… ou dans cette brasserie bâloise…

En fait, le plaisir des yeux précède très souvent celui des papilles et de l’odorat ! Tenez, un vrai beau magasin de fromages, à Amsterdam, l’étalage d’épices à Assouan, les fruits secs au marché de la Boqueria de Barcelone, les senteurs des marchés de Provence, les fumets (et fumées) du stand libanais à la fête de l’Huma, une cave d’affinage de Saint Nectaire…

et tous ces plats d’ici, ou venus d’ailleurs, autour des quels on se retrouve entre amis, en famille… tous ces desserts, cannelés bordelais, biscuits de Noël, châtaignes grillées au coin d’une cheminée ou grignotées dans la rue, glaces italiennes

Sans oublier toutes ces gourmandises « nature », celle de notre région : l’ail violet de Cadours, celles de nos vergers, de nos jardins, fruits cueillis au détour d’une balade, fruits ramassés chez un producteur, vous savez, ces fruits dont le jus sucré vous coule entre les doigts lorsqu’on les croque…

Des gourmandises, il y en a tant et tant…Beaujolais_881 gourmandises subtiles, gourmandises de luxe, gourmandises nature, à croquer, à savourer, et… à déguster avec modération…

gondoliers et gondoles…

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Me revoici plongée dans les plans de Venise, nous y serons dans une semaine ! Bien sûr, il y aura les incontournables au programme, car même si nous connaissons pas trop mal maintenant les « gros » points touristiques de la ville, c’est toujours avec bonheur que nous y revenons, en passant… il y a toujours une petite chose que nous n’avions pas remarquée, une porte, une sculpture, et puis la lumière change, les marbres du Palais des Doges dévoilent plus de rose ou de vert ou de ce blanc crémeux dont ils ont le secret, selon le moment de la journée !

Et, dans les incontournables, il y a … la gondole !

et les gondoliers… parfois un peu désœuvrés !

Et bien nous n’avons jamais fait ce tour en gondole ! Peut-être cette fois ? La vision de la ville par les canaux et les rii est certainement totalement différente. Et puis, une gondole, c’est beau !

Il reste encore quelques « squeri », dont un à San Trovaso, visible depuis le Fondamenta Nani, dans Dorsoduro.

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Le tout serait de ne pas se faire (trop) arnaquer, surtout en période de fête… Et puis je n’ai pas envie de me retrouver dans un embouteillage de gondoles, ni de me contenter des principaux canaux, non, je voudrais vraiment découvrir une autre Venise !

Et si vous voulez en savoir davantage sur les gondoles, les « bricole », les « forcole », le pourquoi du « ferro » et son espèce de « peigne métallique » à 6 dents (les 6 quartiers de Venise + la Giudecca sur le côté opposé) à la proue voici un lien : http://www.e-venise.com/gondoles-venise.htm

des portes…

Palais de l'Ermitage« une porte doit être ouverte ou fermée », hélas, maintenant elles sont plus souvent fermées, et parfois bien fermées, empêchant les curieux de découvrir des richesses architecturales de notre patrimoine, empêchant surtout le vandalisme que certains se plaisent à pratiquer… chez les autres ! Il y a peu, devant l’impossibilité de traverser notre petit Marguestaud devenu (presque) géant, j’ai emprunté un chemin et me suis retrouvée dans la cour d’une ferme. Nous avons ainsi pu discuter, la fermière et moi, des passages quelque peu désinvoltes de certains randonneurs, cyclo-crosseurs, cavaliers… heureusement, elle ne m’attendait pas injure aux lèvres et fusil chargé, bien qu’elle m’ait avoué en avoir eu parfois envie, tellement certaines personnes sont sans-gêne. Entre personnes de bonne volonté, on arrive toujours à parler, c’est heureux ! Mais tout cela est bien dommage, dans nos campagnes, des murs entourent les fermes, des grillages délimitent les cours, les chemins deviennent des propriétés privées, et dans les villes des verrous cachent définitivement les anciennes cours, les vieux escaliers.

Portes d’ailleurs, portes d’ici… humbles ou royales, c’est toujours un appel à l’imagination, quelles mains ont un jour poussé cette porte ? quelle personnalité se cache derrière cette entrée accueillante ? pourquoi celle-ci est-elle rébarbative, celle-là prête à s’effondrer, cette autre un appel à entrer, ou celle-ci un refus de tout échange ?????

D’Écosse, de Russie, d’Islande, d’Égypte, d’ici ou d’ailleurs, portes de villes, d’églises ou de maisons, habillées ou nues, elles nous tentent avec leurs ferrures, leurs heurtoirs élégants, leurs tags à déchiffrer, parfois nous impressionnent par leur décoration ambigüe…

J’ai lu un jour : « le voyageur est curieux, le touriste est indiscret »… Soyons des voyageurs, restons des curieux discrets et respectueux, et peut-être les portes sauront-elles s’ouvrir un peu plus ???

livres…

Un mur ensoleillé suffit à laisser vagabonder mes pensées, les cartes géographiques m’emmènent sur les chemins de tous les pays, mais que dire des librairies ?

Venise-Acqua alta1Provocatrices, accueillantes, avec leurs tables couvertes de livres, invitation à la lecture, leurs rayonnages débordants de nouveautés…

Je parle ici des vraies librairies, où vous pouvez entrer et discuter avec une personne qui, à votre air interrogateur pourra vous dire « oui, celui-ci, vous l’aimerez » ou « non, je ne pense pas qu’il vous plaira, mais celui-ci plutôt »… parce qu’elle vous connaît, parce qu’elle ne change pas de rayon chaque semaine, parce qu’elle aussi aime lire.

Les librairies où, dans un coin tranquille, un fauteuil vous tend les bras, tenez, par exemple la librairie « Ombres Blanches » à Toulouse ( http://www.ombres-blanches.fr/ )… Les librairies où, quand vous poussez la porte, vous restez quelques instants les yeux grand ouverts sur tant de « possibles »…

Les librairies où la gourmandise du palais s’ajoute à celle des yeux… comme la Librairie Tartinerie de Sarrant dans le Gers ( http://www.lires.org/librairie/ ), un lieu incontournable pour les curieux de … de tout !

Mais la librairie la plus fantasque que j’aie rencontré, c’est à Venise évidemment, la librairie « Acqua Alta » (merci à Daniela et Luca, http://www.e-venise.com/shopping/librairie_acqua_alta_venise.htm ), vraie caverne d’Ali Baba, surprenante, rocambolesque et sérieuse à la fois, magnifique, riche d’ouvrages sur Venise, d’ouvrages en français (j’y ai même trouvé un guide du Pays Basque !), où les chats aussi savent lire…, et vous pouvez même y arriver en gondole !

Librairies fantasques, librairies inimaginables, librairies sérieuses, librairies soigneusement rangées, librairie salon un peu comme chez soi, peu importe, quand vous y entrez, vous entrez dans un autre monde… ailleurs, ici…

Vieux murs…

San Michele

Rien de tel, pour rêver, que d’être adossée à un vieux mur au soleil… pourquoi ai-je le vague souvenir d’un poème, oublié maintenant, lié à un mur au soleil ? Si en lisant ces mots, vous retrouvez un tel poème, vite, envoyez-le moi !

J’aime les vieux murs.

Les vieux murs… qui, mieux que Venise, nous offre cette palette étourdissante de couleurs défraîchies provoquant notre imagination, lui laissant tout loisir pour rêver… Pas seulement ceux des anciens palazzi sur les bords du Grand Canal ou des rii, mais aussi ceux des vieilles maisons au hasard des rues, des cours… couleurs passées, pierres qui cachent une histoire…

Mais il n’y a pas qu’à Venise que les murs font galoper l’imagination et le rêve, vous donnent envie de glisser votre dos contre eux… Briques et galets de ma région, pierres blanches du Gers,

vieux palais au cœur de Barcelone, vieilles pierres écossaises vous invitant à « positiver » à Stirling, ou celles du couvent d’Iona, murs décorés d’Égypte…

et ces murs d’Occitanie enveloppés de soleil et d’Histoire …

Ou tout simplement les murs de notre maison, lovés au soleil du matin au soir, devant lesquels il fait si bon lire, prendre un thé à la menthe, laisser courir nos pensées, imaginer un prochain voyage… quand le soleil est là !

balade d’hiver…

Point n’est besoin souvent de traverser les mers, et l’émerveillement devant la nature et les paysages se rencontre  aussi sur nos petits chemins de campagne, nos petits bouts de pays… Cet après-midi, c’était le cas, ici, à Galembrun. Comment, vous ne connaissez pas Galembrun ? Un hameau, 150 habitants, une mare, une église, quelques maisons autour de la place, un bar (géré par le comité des fêtes) où les soirs de tournoi de rugby se retrouvent quelques fanatiques… à l’est « la plaine », mais pour l’ouest, le sud et le nord ce sont des collines et des vallons… des champs, entre vert éclatant et marron roux, des forêts aux arbres un peu tristes sans leurs feuilles en ce moment, mais où déjà pointent quelques bourgeons de futurs ajoncs dorés, un ruisseau : le Marguestaud qui après toutes ces journées de pluie se la joue chutes du Niagara ou Seljalandfoss… et aujourd’hui un beau ciel bleu !

Mais même si les arbres attendent leur tenue de printemps, le soleil d’hiver offre quelques belles couleurs au hasard des sentiers, ici des mousses au vert délicat et tendre, là un feuillage roux se balance doucement dans le vent , dans le champ en jachère des fleurs séchées font les belles , le vieux tronc expose fièrement ses cicatrices, et sur la route du retour un jeune chêne solitaire se dresse au soleil couchant…

Certes, de temps en temps, il est bon d’aller voir ailleurs, découvrir de nouveaux paysages, mais surtout, surtout, ne boudons pas notre bonheur de « viure al païs »… notre si beau pays, entre Gers, Lomagne et pays Toulousain !