2017, J – 2 !

Deuxième page de ce séjour en Beaujolais autour des festivités de fin et début d’années. 16-12-30_047_solutreUne journée toujours aussi embrouillardée, toujours aussi fraîche, et toujours aussi riche en découvertes : villages décorés, maisons de pierre, monuments historiques et/ou empreints de spiritualité, petit restaurant de campagne (chez Lamartine, excusez du peu !), du Beaujolais au Mâconnais et même bien près de la Bourgogne et du Charolais… Routes sinueuses, villages et clochers, premier arrêt : Liernes. Belles maisons en pierres ocre presque rosées, et…

… les œuvres de Ted Nomad, peintre en art de rue (pour ne pas dire street art), un artiste né dans le Mâconnais, qui peint dans quelques villages dont Liernes. Des liens : http://pontdevauxinfo.over-blog.com/2016/04/le-street-art-fait-son-entree-dans-la-cite-pontevalloise.html , ou http://www.artsper.com/en/contemporary-artists/france/3319/nomad-ted . Le village est joliment décoré, en plus de ces tags, sculptures en métal ou décors de Noël en branches devenues animaux, et cette étrange cantinière… Une belle église (fermée, bien entendu… quand certains nous rabâchent que la France est catholique alors que toutes ses églises sont fermées en permanence…), un clin d’œil aux fumeurs sur le terrain de pétanque, et une décoration naturelle autour de cette pompe au coin d’une maison :

Malgré le brouillard, nous tentons l’approche de Solutré. Les herbes givrées, les vignes blanches bien alignées, le chemin et la voûte des arbres, tout est très beau, très calme… mais impossible de distinguer cette fameuse roche, perdue au bout des vignobles ! Essayez quand même…

Tant pis, nous repartons sans grimper… Étape suivante : Milly. « Objets inanimés », « Ô temps suspends ton vol », et autres vers appris il y a bien longtemps, mais qui reviennent tout doucement. D’autant plus facilement maintenant avec les possibilités sur les portables des uns et des autres… oui, c’est de la triche, mais ça valait la peine d’être déclamé devant la maison natale de Lamartine, Alphonse de son prénom !

Village accueillant, grâce aussi à son auberge « chez Jack » ! Et oui, pause repas dans ce petit bar restaurant, aux succulents plats du terroir, le Mâconnais ! Ne pas oublier d’admirer le toit de l’église tout en pierre ! (église fermée, faut-il préciser ?)

(désolée pour certains visages flous, mais il y a toujours quelqu’un qui bouge au mauvais moment 😉 ). Adresse absolument recommandable, vraiment. Après cette halte intellectuelle et gastronomique, bien réchauffés, départ pour l’étape suivante : le château de Berzé, avant d’arriver à Cluny, dernière étape du jour. Pas de visite du château, accueil sympa par un bon gros et gentil chien (au grand désespoir des pantalons de Gil 😉 ), mais nous n’avons pas osé franchir la limite autorisée… sur le chemin qui mène vers le château, des bancs de pierre sous les arbres invitaient au repos, mais non, vraiment, le froid nous a dissuadés de faire halte !

Et enfin, Cluny. J’ai déjà écrit une page dans ce journal sur la ville et l’abbaye. Je vais donc juste vous redire combien, cette fois encore, j’ai aimé le lieu. Malgré le froid ! Les prophètes toujours à leur place dans la chapelle du père abbé, l’impressionnante hauteur de la nef, et cette construction à imaginer, puisqu’il ne reste plus que des plans, des piliers tronqués, les couloirs du monastère devenu école, la voûte somptueuse de l’atelier…

Après cette journée, la tête pleine de dates, de vers romantiques, de châteaux et de chapiteaux, retour vers la chaleur de la maison, où une potée comtoise nous a réchauffés !16-12-30_081_blace Le dernier jour de cette année 2016 sera plus tranquille côté tourisme… tout aussi enrichissant, certes, mais, à la demande générale, la matinée du samedi a offert un peu de repos à nos jambes et nos têtes. C’est que la différence entre nos 20 ans et nos années actuelles se font (un peu) sentir 😉 !

Gourmandises vénitiennes…

D’abord, le chocolat chaud… onctueux à souhait, épais, bien sombre… accompagné d’une toute petite meringue, pour faire joli ! D’accord, il y a des lieux où il est plus délectable que d’autres. J’ai trouvé qu’à mon dernier passage à Rosa Salva il était un peu moins bon, ont-ils changé de préparatrice/teur ? de propriétaire ? Je vérifierai à mon prochain passage dans le coin ! Par contre, piazza San Marco, un régal, la cuillère tenait presque toute seule dans la tasse… heu… je blague… Et piazza San Stefano, gagné ! 5 étoiles !

mais il y a aussi les gourmandises des yeux, au marché du Rialto, les bouquets de piments, les pyramides de fruits, de légumes, le rouge éclatant, le vert, l’orange… les lumières sur le marché aux poissons qui font resplendir les pieuvres, argentent les merlans, exposent comme des coquillages précieux palourdes et Saint-Jacques… ou sur les barques les marchés flottants, légumes et fruits bien rangés, trévises rouges, pissenlits verts, artichauts violets, piles que les acheteurs font et défont…

Et les restaurants : celui juste à l’arrêt de Redentore sur la Giudecca, où le patron vous accueille avec la même cordialité, que vous soyez un habitué du lieu ou un touriste de passage (nous, voilà deux fois que nous y allons, nous allons bientôt devenir des habitués !!!)… celui bien caché entre une belle librairie et quelques boutiques, dans le coin des Toleta (rio, calle, corte…), « al vecio marangon », tout petit aussi (15 personnes maximum !), aux tables en beau bois patiné, avec sur le comptoir une belle grande « cafetière » en cuivre, où les entrées sont aussi belles à regarder que bonnes à déguster… et celui en plein cœur de Murano, « ai bisatei », restaurant d’habitués, mais que certains curieux savent dénicher, ambiance sans chichis et délices dans les assiettes… Spécialités vénitiennes ou italiennes, des spaghetti alle vongole au risotto aux fruits de mer, des sardes in saor aux gnocchi cuisinés par la mère du patron, sans oublier toutes les entrées ni les plats « principaux », les cicchetti qui vous font de l’oeil derrière leurs vitres, c’est un régal de saveurs, tant pour les yeux que pour le palais (et en palais, ils s’y connaissent à Venezia 😉 !) Certes, on ne va pas à Venise pour déguster une pizza, mais… si on aime, pourquoi s’en priver ?, on en trouve de bonnes, j’ai beaucoup apprécié la Parmeggiana.

Les desserts… tiramisù et compagnie… hélas, tous ne sont pas « maison » et parfois mieux vaut terminer sur « un caffè e il conto, per favore ! »… conto qui, à Murano, nous a été apporté sur un coin de set, fait en un rien de temps et à la main, « couleur locale » peut-être un brin accentuée, mais avec un tel sourire et une telle gentillesse ! Ou alors, comme à Burano, terminez sur un verre de vin blanc doux accompagné de busolai ou de essi…

Et dans la journée, histoire de faire une pause entre deux musées, églises, palais, ou juste pour le plaisir de regarder passer les touristes pressés, prenez le temps de déguster un petit verre en terrasse, ou dans un de ces bistrots de quartier, où les habitués ne vous feront pas la tête, échangeront quelques mots avec vous, et souriront gentiment de votre italien approximatif… Bon appétit !