Autour du « nouveau »

Chaque année, le 3ème jeudi de novembre est l’occasion de fêter le Beaujolais Nouveau… Depuis que je ne travaille plus, nous ne manquons pas cet événement, et allons retrouver nos amis du Beaujolais pour découvrir « le nouveau ». Mais cette année, ce fut l’occasion d’un tour de France, bon, enfin, presque, un mini tour. Départ sous la brume, puis du soleil, et enfin les couleurs d’automne que je n’avais pas encore vues chez nous… on « monte » vers le Nord 😉 !

Arrivée le soir à Freneuse, pour déposer du matériel, et surtout passer un jour et deux belles soirées en famille. Merci à vous, Frédérique, Denis, Marius, Naïs (qui, en plus, a fait des kilomètres après son travail juste pour nous voir… à moins que… le cassoulet ? 😉 ), pour votre gentillesse. C’est toujours le même plaisir de vous retrouver ! Marché à Vernon, sous la pluie, mais tant pis, nous avons un peu visité, l’église, la mairie, les vieilles maisons…

Puis balade dans La Roche Guyon et en bord de Seine sous le soleil revenu. Dommage, nous sommes arrivés trop tard pour visiter le château, et n’avons pu voir que l’extérieur, impressionnant. Donjon perché sur la falaise, muraille, et une belle entrée, mais le principal se trouve … dans la falaise, salle d’armes, réserves, magasins, escaliers. J’espère que nous aurons l’occasion de revenir ! Dans le village, maisons troglodytes, ruelles tortillonnées,

Et la Seine. Belle couleur de fin de journée, où l’eau semblait de la soie moirée après le passage d’une péniche…

Dimanche 11 novembre, départ vers Besançon, avec un arrêt parisien. Après avoir longé de belles forêts colorées, nous réussissons à entrer dans Paris… quelques images, prises en roulant, et sous la pluie, avant une pause en famille (oui, encore).

Miracle !, en fin d’après-midi, sur la route, retour du soleil avant d’arriver à Besançon. Ciels superbes.

Belle soirée avec les amis, et dès le lundi matin, debout et en marche pour l’éducation ! Les gilets jaunes n’étant pas encore à l’œuvre, ce sont les syndicats qui, encore une fois, ont dénoncé les « belles » promesses de nos gouvernants. Avec humour, et dans le calme.

Grand tour dans Besançon ensoleillé, une bonne marche, et quelques photos de la ville, encore plus belle sous le soleil.

Exposition très intéressante à Granvelle « Victor Hugo et les Démolisseurs ». Quel bonhomme fantastique, ce Victor (on ne va pas faire toute une histoire de ses affaires de cœur, allez, il a fait tellement de grandes choses) ! Sur les murs du 33, les kiwis allaient bientôt être cueillis, le soleil du soir dorait les toits et rougissait les feuillages, et au Musée du Temps, l’horloge indiquait qu’il était temps de se préparer !

Alors nous sommes repartis, vers le Beaujolais, pour fêter comme il se doit, avec les amis, l’arrivée du « nouveau ». Les vignes étaient encore dorées, les caves toujours aussi accueillantes, Clochemerle toujours aussi décoré, la soirée à a Mairie de Villefranche un peu décevante (d’ailleurs, les photos en sont le reflet… tout allait trop vite, peut-être pour démontrer la vitalité de la ville ????), mais cela ne nous a pas enlevé l’envie de revenir en 2019…

D’autant que Villefranche sur Saône , que l’on soit en période de « nouveau » ou pas, est une ville pleine de maisons anciennes, certaines moins mises en valeur que d’autres, mais avec toujours de jolies surprises.

Quant à celles et ceux qui boudent ce vin nouveau, c’est certainement qu’ils n’ont jamais essayé de rencontrer les vignerons du Beaujolais… Nous sommes revenus chez nous le coffre bien rempli de commandes d’amis, et hier, au marché de Launac, les éloges n’ont pas manqué pour l’animation « châtaignes et Beaujolais nouveau ». Mais là, c’est pour une autre page !

Festivités au 33

DSC_0693_1_9544Passage de 2015 à 2016, entre amis…

Finir cette année 2015, avec ses journées si douloureuses, avec ses journées fantastiquement heureuses, avec sa grisaille, avec sa gaieté, avec ses larmes, avec ses bonheurs petits et grands… Et commencer 2016 avec le sourire, avec l’espoir, avec l’envie qu’enfin le monde, notre Terre, retrouvent la solidarité, la tolérance, la liberté. Il paraît qu’on a toujours le choix… malheureusement, depuis des années, les choix de quelques uns ont fait que les choix de beaucoup trop sont faussés, et que le repli sur soi a pris le dessus sur le partage. Mais je veux croire que tous ces vœux, ces souhaits échangés de par le monde finiront par porter leurs fruits et changer (un peu) la donne. Donc, retrouvons l’espoir, et la foi en l’Humain.

Discussions, papotages, jeux « de société » (ils ont même réussi à me faire jouer aux cartes, moi qui suis si peu cartes autres que routières…), balades, culture, amitié, maison accueillante, gastronomies régionales, tout était réuni pour que ces 4 journées soient une réussite.

Déjà, au départ, route vers l’Auvergne sous un magnifique ciel bleu.

La halte à Lacot pour la soirée et la nuit, avec ses discussions, ses échanges parfois enflammés, une nouvelle rencontre, était bien agréable. Le lendemain matin, la grisaille était au rendez-vous pour le départ vers Besançon, mais les gorges de la Sioule n’en avaient pas moins de charme, avec les effilochées de brumes, l’eau si claire, et les falaises (arrêt photo à Pont de Menat, pour le beau pont roman sur la Sioule, et, au fond, les ruines du château Rocher)

Au fil de la route, le ciel s’est peu à peu dégagé, nous sommes arrivés à Besançon à temps et sous un ciel bleu pour une première découverte : le Grand Désert, sur une des 7 collines qui dominent Besançon. A la fin de la balade, devant le fort de Bregille, nous avons eu droit à un splendide coucher de soleil. Les festivités commençaient sous de bien beaux auspices…

Les visites « savantes » se sont succédé, le lendemain, sous le soleil : d’abord la maison de Victor Hugo, où on découvre à chaque visite une nouvelle raison de penser que ce monsieur était extraordinaire, tout en restant très homme (tout de même, deux femmes aimées en même temps… ou trois ?) 😉 . Puis le musée du Temps, dans le palais Granvelle. Besançon est la ville du temps, de l’horlogerie, de l’heure, du passé, du présent, riche de chefs d’œuvres, de découvertes, et hélas de souvenirs quant à son industrie horlogère, « les LIP » ayant quitté les lieux…

Dans la tour du Palais, le pendule de Foucault égrène ses 36 heures, prouvant que la Terre tourne, mais les journées ne comptant que 24 heures, l’histoire reste un mystère pour moi…. (malgré les explications patientes de Michel) !

Après avoir admiré les toits et les collines de Besançon du haut de la tour , nous sommes partis déambuler dans la ville enluminée.

Tout cela nous a menés au 31 décembre, traditionnellement jour de pique-nique dans notre groupe (qui rétrécit d’année en année, s’est aussi beaucoup transformé, mais conserve cette habitude !). Lieu prévu : la ferme de Courbet, à Flagey. Pas de chance, justement (et alors que tout était bien prévu et confirmé il y a 1 mois) ce jour-là le musée Courbet d’Ornans et la ferme de Flagey n’ouvrent qu’à 14 heures ! Hop, changement de programme, direction les sources de la Loue. Belle route grimpant au-dessus de la cluse, la Loue en contrebas tout au fond, des nuages par-ci par-là entre les falaises, une légère brume (et aussi un peu de bruine…) voilant le village à l’entrée de la cluse, la route (ouverte en 1845, une belle plaque nous informe de tout l’historique…) serpente, et grimpe, et offre de beaux points de vue malgré le voile brumeux. Ou grâce à lui ?

A l’arrivée sur le parcage, bonne surprise : un petit coin sous abri, des tables et des chaises rangées à côté du petit café fermé… la bruine ne nous empêchera pas de pique-niquer ! Mais d’abord, on descend vers la source.

Alors que je m’arrête pour photographier un panneau, un mouvement au-dessus de moi, sur les rochers, me fait lever les yeux… trop tard pour bien fixer les deux chamois qui cavalent et filent dans les bois plus loin… j’aurai juste un petit cœur blanc au milieu des branches d’arbres et des rochers pour me souvenir de l’anecdote ! Et d’ailleurs je serai la seule, car cette apparition fugitive nous a laissés plus stupéfaits que réactifs ! Mais tant pis, je garde cette photo particulièrement floue…DSC_0628_1 Le site est d’un vert étonnant, presque fantastique au milieu de ces rochers gis-marron, … on pourrait se croire dans une photo bidouillée, mais non, c’est bien vrai. Majestueuse cascade, bouche béante d’où coule la rivière, et une eau émeraude quelques mètres plus loin. Magnifique.

Mais l’heure tournait, des nourritures plus terrestres nous appellent, et nous revenons vers ce mini abri repéré… 😉 . Ambiance rustique, on dira, mais avec nappe et vrais verres (on s’embourgeoise, on s’embourgeoise…), et surtout où nous ne nous mouillons pas…DSC_0649_9526 … avant de partir vers Ornans, pour la visite du musée Courbet. Et une petite balade dans cette ville bien connue des admirateurs de Courbet. On ne parlera pas de ses détracteurs, nombreux à son époque, et presque aussi nombreux à notre époque… focalisés sur un seul tableau… encore que… son tableau « Le retour de la conférence » susciterait probablement autant de haine que son « Origine du monde » si certains voyaient l’exposition temporaire autour de ce tableau disparu, acheté en 1900 par un « catholique exalté » pour être détruit ! (exposition de documents et d’œuvres autour de ce tableau, jusqu’au 18 avril 2016).

Retour à Besançon, pour quelques parties de whist, et la préparation de notre changement d’année. Pas de folies pour ce passage tout en amitié et chaleur ! Et un batik fait Saï, artiste Burkinabé, pour remercier nos hôtes et néanmoins amis…

Dès l’après-midi du 1er janvier 2016, pour démarrer d’un bon pied cette nouvelle année, en avant pour le tour de la boucle du Doubs.

Balade tranquille,  où nous avons rencontré des « mots Doubs » accrochés aux arbres plantés par écrivains et diseurs de mots des dernières éditions de ces « mots Doubs »… espoir, vœux de sérénité, d’amour, de fraternité… que j’espère voir réalisés ! et fin de journée sous un ciel rose…,

Retour à la Mathusine sous la pluie… pluie qui refuse de céder la place à un vrai temps d’hiver, mais qui a le mérite de commencer à remplir la mare du village, à sec depuis tant de mois ! Et puis, n’ayant pas le courage d’aller marcher dans les chemins boueux, sous les rafales de vent, je peux ainsi fignoler le prochain séjour à Venise, dont les dates approchent à grands pas…

 

Vivement la retraite !

Oui, je suis déjà retraitée, « jubilada » comme on dit en espagnol, et avouez que c’est tout un programme, et bien plus joli que retraitée qui ressemble un peu à une fin de bataille 😉 ! Mais c’est terrible, j’ai l’impression d’être encore plus bousculée que lorsque je partais travailler… Même pour une « jubilada », croyez-moi, les fins d’année scolaire sont bien occupées. Quand, en plus, s’ajoutent des dates impératives « pour raisons familiales », les jours défilent défilent, et même pas le temps de sortir l’appareil photo ! Tenez, dimanche dernier, pour la fête du village, je n’ai pas fait une seule photo du spectacle proposé l’après-midi… d’accord, j’y participais un peu, mais j’aurais tout de même pu garder l’appareil pas trop loin, et ben non, le stress du spectacle, peut-être… ah non, tout de même, je ne vais pas recommencer à perdre les pédales pour quelques pas de sévillanas pas totalement « enregistrées » … surtout que là, l’essentiel, c’était le plaisir de danser. Ben oui, j’aime le flamenco, les sévillanes, et ce n’est que depuis que je suis retraitée que j’ai osé m’inscrire aux cours. D’accord, pour le flamenco, c’est un peu tard, et en plus mes genoux ne tiendraient certainement pas le coup ! Mais pour les sévillanas, quel bonheur. Surtout quand on est beaucoup à danser ensemble, comme lors des deux dernières éditions de « Toulouse l’espagnole », sur les bords de Garonne.Toulouse l'espagnole-23jun12_2906 Donc, écrivais-je, dimanche dernier, c’était la fête au village, une fête bon enfant, avec un repas sur la place du village, un bal et le feu de la Saint Jean le samedi soir, et plein d’animations le dimanche, mais pas de ces grosses animations avec musique à fond la caisse, non, des jeux, le spectacle « de fin d’année » des élèves des cours de Guillemette, et une course de brouette pour terminer la journée ! Super ambiance, familiale, conviviale, un moment de plaisir tranquille. Sauf que, quand on est dans les bénévoles qui organisent ça, c’est par moments un peu de « bousculade ». Qui est donc arrivée, cette bousculade, à m’en faire oublier l’appareil photo lors du spectacle !

Mais je m’égare, je m’égare. Or donc la bousculade du retraité, disais-je, fait que j’ai l’impression d’être complètement dépassée par le temps, en permanence. Heureusement, de temps en temps, ces « raisons familiales » évoquées au début permettent de coincer deux ou trois jours qui ouvrent une parenthèse, une pause obligatoire. Pour nous, pour moi, ce furent ces deux journées bisontines, et les deux journées de route qui les ont encadrées. Moment avec la famille, moments avec les amis, balade en ville pendant que les uns et les autres étaient occupés à des choses très sérieuses. L’occasion de retrouver le calme (relatif, avec les jeux des enfants et le manège) du parc Micaud au bord du Doubs, de guetter un échassier (héron ? grèbe ?) en train de pêcher dans la « chute » du Doubs, de découvrir encore de nouvelles curiosités sur les façades des immeubles gris-bleu, de visiter la maison de Victor Hugo et de me dire que mon père avait bien raison de dire que ce type était extraordinaire. Alors, si pour une fois je n’ai pas rapporté des centaines d’images, en voici tout de même quelques unes. Je n’avais pas oublié l’appareil.

Et, sur la route du retour, un petit arrêt au-dessus de Clermont-Ferrand. Une ville que j’aimerais bien aller redécouvrir, aussi ! Les photos sont prises de très loin, mais cette cathédrale noire au milieu de la vieille ville est tellement étonnante.

Voilà. Maintenant, en vue, le dernier spectacle de « fin d’année », dimanche à Grenade sur Garonne, où je vais essayer une fois encore de ne pas mélanger les pas… Puis ce sera la dernière ligne droite avant le festival « Danses pour Tous » ( http://www.festivaldansespourtous.fr ), à Galembrun : il ne nous restera plus que 16 jours avant l’ouverture.

Mais vous verrez, ça vaut vraiment la peine de venir jusqu’ici, du 14 au 20 juillet !!!!!

Une ville… Besançon.

Besançon_1863

 

Peut-être que, de moi-même, je n’aurais jamais pensé à aller visiter et découvrir Besançon ? Pourtant… quelle ville ! (du moins le cœur de ville). Enchâssée dans la boucle du Doubs, surveillée par la Citadelle et les forts des six collines qui la surplombent, avec ses maisons aux pierres gris bleu, ses toits pentus, toute son Histoire, oui, sans famille « valeur ajoutée » et ami/e/s, j’aurais pu passer à côté… Au fil des aller-retour, peu à peu, j’ai découvert tellement de charme à cette ville ! Cachés pour la plupart, bien cachés au fond de cours, de couloirs, dont beaucoup restent encore (mais jusqu’à quand ?) ouverts au curieux. Enfilade de cours, qui débouchent sur un petit jardin clos, sur une maisonnette, avec leurs anciennes fontaines hélas occupées maintenant par les feuilles mortes en hiver, mais parfois par de belles fougères…

Et dans ces cours, des escaliers extraordinaires ! Parfois rénovés, parfois un peu abandonnés bien que toujours « en service ». Des céramiques « azulejos » ornent l’un, des bardeaux en bois un autre… et le quotidien, avec ses poubelles plus ou moins photogéniques… un vélo qui attend, des poussettes…

Mais vous n’avez peut-être pas le temps de pousser les vieilles portes, de glisser un œil derrière les grands portails… alors levez le nez et les yeux, chaque maison du centre ville, de Battant, vous offre une surprise, une ornementation, une statue au coin d’une ruelle, des signatures sur une cheminée, l’immense et splendide place de la Révolution ! Ne serait-ce que la couleur des maisons, ce gris bleu si doux au regard… la couleur tout simplement, mérite à elle seule qu’on oublie les vitrines des magasins de la Grande rue, pour l’admirer…

Peut-être aurez-vous la chance de trouver ouvert le portillon de cette cour trop souvent fermée au public, discrètement cachée dans un coin de la place de la Révolution, aux balustrades en bois ouvragé, sculptés…

Ne pas oublier les vestiges romains, la Porte Noire (redevenue blanche) il y a deux ou trois ans et le petit temple voisin

Bref… mais comment être bref quand le regard est attiré à chaque coin de rue, par chaque façade, chaque couloir à la porte entr’ouverte ? Montez sur les collines entourant la ville, et regardez les toits, ou descendez jusqu’au Doubs, surtout en automne avec les ors et les roux des arbres penchés sur l’eau…

Longez le Doubs dans toute sa boucle, grimpez à la Citadelle, retrouvez la vie d’autrefois au musée Comtois, jouez avec le temps au palais Granvelle, prenez-vous pour un ami de Victor Hugo en visite dans sa maison, et tant d’autres musées, maisons, à découvrir… Alors, bien sûr, une ville, c’est souvent un vieux cœur entouré de beaucoup de nouvelles pousses pas toujours, loin s’en faut, agréables à regarder…Besançon_1936 mais la vie avance, et Besançon n’est plus la ville militaire, ni la ville romaine, ni la ville de l’horlogerie, mais elle est faite de tout cela, et c’est sa beauté…