Même si, au fil des ans, le groupe s’est amenuisé, refondé, la « tradition » créée en 1981 perdure. Certes, de plus de 30 personnes (tous âges confondus) nous sommes réduits à 8 ami-e-s, les enfants ont grandi et ne suivent plus leurs parents mais leurs ami-e-s, pourtant ces journées de transition entre deux années ont gardé leur saveur amicale. Ce n’est plus un simple réveillon d’un soir, c’est devenu un mini séjour, quelques journées consacrées aux retrouvailles, aux découvertes des curiosités d’un petit coin de France, découvertes chaque année renouvelées. Sans oublier les curiosités gastronomiques proposées par les uns et les autres, suivant sa région, ou son envie.
Cette année, nous étions dans un village entre l’Isère, la Savoie et l’Ain : Brangues. Dans un gîte bien agréable, spacieux : « chez l’épicier ». https://www.gites-de-france-isere.com/location-vacances-Gite-Chez-L-epicier-a-Brangues-38G55003.html

Et donc, ce 29 décembre 2018, première journée de visites. Pérouges, le matin. Vieille cité médiévale, aux rues en galets… pas très pratique pour marcher, « à nos âges » 😉 , mais nous arpenterons vaillamment la cité.


L’architecture interne est typique de l’époque du Moyen Âge avec des demeures datant XVe et XVIe siècles, mais également des rues en galets et une église fortifiée. Vieilles maisons en pierre, ce qui explique qu’elles soient toujours là, l’urbanisme sauvage n’a pas réussi à s’implanter, et si quelques habitants montent jusqu’au village avec leur véhicule, on ne peut pas dire que la circulation y soit très active en ce dernier jour de décembre… Quelques échoppes ouvertes : une papèterie à l’ancienne, un fabricant des fameuses galettes (spécialité de la ville), mais je suppose qu’en pleine saison les rues doivent être plus fréquentées qu’en cette fin d’année !















L’après-midi était consacrée à la visite du Musée du Cheminot, à Ambérieu. Je crois que nous aurions pu y passer la journée, car notre guide, Gaby, ancien « chauffeur » puis conducteur, était passionné et passionnant ! De l’Histoire à la petite histoire, des anciennes locomotives à vapeur jusqu’à l’actuel TGV et l’installation au dernier étage d’un chemin de fer miniature, le musée est une mine d’informations sur la SNCF. A mon avis, si tous celles et ceux qui prennent un train savaient vraiment tout ce qui est demandé aux cheminots, qu’ils soient ouvriers des voies ou contrôleurs ou conducteurs, on n’entendrait plus de réflexion genre « si j’avais su, je serais rentré à la SNCF, ils sont bien payés pour pas grand chose »…












La cantine, les dortoirs, l’atelier, le travail sur les voies… même si Gaby nous a beaucoup parlé de son métier sur les vieilles machines , il a su nous montrer que conduire un TGV n’était pas, comme certains le pensent, de tout repos ! Bref, je ne saurais que vous recommander, si un jour vous passez à Ambérieu, d’aller visiter ce musée tant qu’il existe encore… les bénévoles qui s’en occupent, comme dans beaucoup d’associations hélas, vieillissent.







Ce sera tout pour aujourd’hui… mais il reste encore 4 jours de visites ! Alors, à très vite, pour la suite de nos aventures « entre deux années » .
Dans le Beaujolais, ce sont les vendanges… mais à l’heure où nous arrivons, les vendangeuses et vendangeurs se préparent pour le repas et les joyeusetés de la soirée ! Et donc, samedi 8 septembre, nous voici au jour J : 50 ans de mariage ! Les ami-e-s, la famille… au domaine de Marzé (


Rêver d’ici et d’ailleurs… aujourd’hui, ce sera ici. Car si j’aime aller flâner dans d’autres pays proches ou plus lointains, je sais aussi flâner dans ma campagne ! Et il n’est point besoin d’aller courir bien loin de chez soi pour faire des découvertes. Pour peu que l’on se donne la peine de chercher, nos régions recèlent des trésors. Et il fallait bien chercher des nouveautés à découvrir, car les ami-e-s qui arrivaient pour passer les derniers jours de 2017 et débuter 2018 avec nous, connaissaient déjà pas mal notre coin de campagne… Nous avons commencé vendredi 29 décembre par une journée étonnante, intéressante, pittoresque. Dès le matin, rendez-vous à Cabanac-Séguenville, tout petit village perdu dans la campagne, pour une visite de l’écomusée. Sur le papier donné à l’Office de Tourisme de Grenade, quelques lignes : « L’association « C’était Hier », avec le concours des communes du canton de Cadours, propose dans les locaux de l’ancienne école restaurée, une exposition « 150 ans d’école ». Chacun a retrouvé des archives familiales et de nombreux documents se rapportant à l’école allant de l’époque de la loi Guizot en 1833 à nos jours. » . Visites sur rendez-vous, et un numéro de téléphone.
La suite du programme demain… ou après-demain… bonne soirée !
Troisième jeudi de novembre oblige, nous partons en Beaujolais. Voir nos amis. Et découvrir ce beau vignoble et sa production de l’année. Un château par-ci, une cave par-là, des livres et des saveurs, la mise en perce à la mairie de Villefranche-sur Saône, autant de moments festifs autour du raisin. Depuis plusieurs années maintenant, nous en avons fait une tradition nous aussi ! (j’espère que nos amis sauront nous dire, si un jour ils en ont marre de nous voir arriver…).
Au salon des livres en Beaujolais, à Arnas ( photos sur 
Quant à la route, à l’aller et au retour, nous avons eu droit aux puys enneigés sous le ciel bleu. Et même les aires d’autoroutes savent être poétiques lorsqu’il fait beau ! Partis avec le brouillard, nous sommes rentrés avec le brouillard, après une route tantôt bleue et ensoleillée, tantôt grise, tantôt embrumée.
Bon, un peu de lecture au lit, et repos !
Chaque dernière semaine de janvier, Villefranche sur Saône fête les/ses conscrits. Le vendredi soir, une retraite aux flambeaux, défilé de chaque décade sur un thème donné, chars, bonne humeur, avant l’aubade par chaque classe sur les marches de la Mairie, et la remise des clés de la ville aux « 20 ans ». Ce n’est pourtant pas le début de la fête, car depuis le dimanche précédent, les conscrits se retrouvent, selon un programme bien défini.
Et… du brouillard ! Mais, miracle du 1er janvier, vers 17 heures, un petit rayon de soleil s’est glissé sur les murs de la tour, de quelques maisons, avec même du ciel bleu. Et au-dessus de la vallée, nous avons pu voir les monts du Beaujolais montrer un bout de leur sommet…