gondoliers et gondoles…

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Me revoici plongée dans les plans de Venise, nous y serons dans une semaine ! Bien sûr, il y aura les incontournables au programme, car même si nous connaissons pas trop mal maintenant les « gros » points touristiques de la ville, c’est toujours avec bonheur que nous y revenons, en passant… il y a toujours une petite chose que nous n’avions pas remarquée, une porte, une sculpture, et puis la lumière change, les marbres du Palais des Doges dévoilent plus de rose ou de vert ou de ce blanc crémeux dont ils ont le secret, selon le moment de la journée !

Et, dans les incontournables, il y a … la gondole !

et les gondoliers… parfois un peu désœuvrés !

Et bien nous n’avons jamais fait ce tour en gondole ! Peut-être cette fois ? La vision de la ville par les canaux et les rii est certainement totalement différente. Et puis, une gondole, c’est beau !

Il reste encore quelques « squeri », dont un à San Trovaso, visible depuis le Fondamenta Nani, dans Dorsoduro.

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Le tout serait de ne pas se faire (trop) arnaquer, surtout en période de fête… Et puis je n’ai pas envie de me retrouver dans un embouteillage de gondoles, ni de me contenter des principaux canaux, non, je voudrais vraiment découvrir une autre Venise !

Et si vous voulez en savoir davantage sur les gondoles, les « bricole », les « forcole », le pourquoi du « ferro » et son espèce de « peigne métallique » à 6 dents (les 6 quartiers de Venise + la Giudecca sur le côté opposé) à la proue voici un lien : http://www.e-venise.com/gondoles-venise.htm

couleur Toulouse

chapelle des Carmélites

C’est amusant, j’avais pensé ce « cahier d’idées à partager » (c’est plus joli que blog, non ?) articulé surtout autour de Venise. Et en regardant les « tags » (celui-là, je le garde, il me plaît bien), ces sortes d’étiquettes en fin d’article, je vois que Toulouse a davantage la cote… Allons donc à Toulouse encore une fois !

Toulouse et les couleurs… Parce qu’il n’y a pas que la brique qui donne des couleurs à Toulouse, ni les restaurations des beaux immeubles aux balcons désormais bleus (merci, Françoise, pour le rappel !), de tous les bleus. Il y a aussi ses décorations, ses peintures. Celles des églises, dont les murs intérieurs étaient, dit-on, peints de haut en bas, un peu comme la cathédrale d’Albi (joyau s’il en est !). On rencontre d’ailleurs, par-ci par-là, de belles fresques un peu effacées,

dans la rue du Taur une belle entrée de porche, hélas parfois fermée au voyageur curieux, et juste à côté, rue du Périgord, la magnifique chapelle des Carmélites (encore beaucoup de bleus…),

des salles superbes au Capitole, salles qu’il ne faut pas manquer d’aller visiter, l’Histoire de Toulouse comme un livre d’art sur les murs,

au hasard des rues de ce « vieux » Toulouse, près de la place du Capitole, un décor de ce qu’on appelle « les années 30 »,

ou encore des sculptures mêlant pierre blanche et briques, rappelant que quelques riches hôtels étaient là bien avant les immeubles XIX° des boulevards ou les immeubles qui s’installent maintenant autour de la ville (quand ce n’est pas au milieu de beaux vieux immeubles… mais ça, c’était avant !)

De Saint Sernin au Capitole, et jusqu’aux bords de Garonne, levez le nez, ouvrez les yeux, prenez le temps de regarder et… rêvez ! imaginez !

chats d’ailleurs et d’ici

Zappa

Ces jours-ci, on aimerait bien faire comme les chats, se lover dans une couverture et n’en sortir qu’une fois le soleil de retour, pour aller s’allonger et se réchauffer à ses rayons !

Les chats… que de questions, de livres, de romans, autour de cet animal ! Chats domestiques, chats sauvages, regards méfiants chez certains, trop confiants peut-être chez d’autres… je n’ai jamais su résister à essayer une caresse, quelque soit le pays de ces rencontres ! Chats d’Égypte, d’Écosse, de Russie, de France, d’Islande…

Royalement indifférents, curieux, craintifs ou envahissants, de chacune de mes escapades j’ai rapporté une image de chat, sinon plus ! Venise serait la ville des chats… mais combien d’autres villes pourraient en dire autant !

Il faut bien dire qu’à Venise ils sont en bonne compagnie, avec autant de lions autour d’eux…

Et dans le monde entier, je crois qu’on trouvera toujours une mamie apportant aux chats du quartier nourriture et caresses…

des portes…

Palais de l'Ermitage« une porte doit être ouverte ou fermée », hélas, maintenant elles sont plus souvent fermées, et parfois bien fermées, empêchant les curieux de découvrir des richesses architecturales de notre patrimoine, empêchant surtout le vandalisme que certains se plaisent à pratiquer… chez les autres ! Il y a peu, devant l’impossibilité de traverser notre petit Marguestaud devenu (presque) géant, j’ai emprunté un chemin et me suis retrouvée dans la cour d’une ferme. Nous avons ainsi pu discuter, la fermière et moi, des passages quelque peu désinvoltes de certains randonneurs, cyclo-crosseurs, cavaliers… heureusement, elle ne m’attendait pas injure aux lèvres et fusil chargé, bien qu’elle m’ait avoué en avoir eu parfois envie, tellement certaines personnes sont sans-gêne. Entre personnes de bonne volonté, on arrive toujours à parler, c’est heureux ! Mais tout cela est bien dommage, dans nos campagnes, des murs entourent les fermes, des grillages délimitent les cours, les chemins deviennent des propriétés privées, et dans les villes des verrous cachent définitivement les anciennes cours, les vieux escaliers.

Portes d’ailleurs, portes d’ici… humbles ou royales, c’est toujours un appel à l’imagination, quelles mains ont un jour poussé cette porte ? quelle personnalité se cache derrière cette entrée accueillante ? pourquoi celle-ci est-elle rébarbative, celle-là prête à s’effondrer, cette autre un appel à entrer, ou celle-ci un refus de tout échange ?????

D’Écosse, de Russie, d’Islande, d’Égypte, d’ici ou d’ailleurs, portes de villes, d’églises ou de maisons, habillées ou nues, elles nous tentent avec leurs ferrures, leurs heurtoirs élégants, leurs tags à déchiffrer, parfois nous impressionnent par leur décoration ambigüe…

J’ai lu un jour : « le voyageur est curieux, le touriste est indiscret »… Soyons des voyageurs, restons des curieux discrets et respectueux, et peut-être les portes sauront-elles s’ouvrir un peu plus ???

livres…

Un mur ensoleillé suffit à laisser vagabonder mes pensées, les cartes géographiques m’emmènent sur les chemins de tous les pays, mais que dire des librairies ?

Venise-Acqua alta1Provocatrices, accueillantes, avec leurs tables couvertes de livres, invitation à la lecture, leurs rayonnages débordants de nouveautés…

Je parle ici des vraies librairies, où vous pouvez entrer et discuter avec une personne qui, à votre air interrogateur pourra vous dire « oui, celui-ci, vous l’aimerez » ou « non, je ne pense pas qu’il vous plaira, mais celui-ci plutôt »… parce qu’elle vous connaît, parce qu’elle ne change pas de rayon chaque semaine, parce qu’elle aussi aime lire.

Les librairies où, dans un coin tranquille, un fauteuil vous tend les bras, tenez, par exemple la librairie « Ombres Blanches » à Toulouse ( http://www.ombres-blanches.fr/ )… Les librairies où, quand vous poussez la porte, vous restez quelques instants les yeux grand ouverts sur tant de « possibles »…

Les librairies où la gourmandise du palais s’ajoute à celle des yeux… comme la Librairie Tartinerie de Sarrant dans le Gers ( http://www.lires.org/librairie/ ), un lieu incontournable pour les curieux de … de tout !

Mais la librairie la plus fantasque que j’aie rencontré, c’est à Venise évidemment, la librairie « Acqua Alta » (merci à Daniela et Luca, http://www.e-venise.com/shopping/librairie_acqua_alta_venise.htm ), vraie caverne d’Ali Baba, surprenante, rocambolesque et sérieuse à la fois, magnifique, riche d’ouvrages sur Venise, d’ouvrages en français (j’y ai même trouvé un guide du Pays Basque !), où les chats aussi savent lire…, et vous pouvez même y arriver en gondole !

Librairies fantasques, librairies inimaginables, librairies sérieuses, librairies soigneusement rangées, librairie salon un peu comme chez soi, peu importe, quand vous y entrez, vous entrez dans un autre monde… ailleurs, ici…

Vieux murs…

San Michele

Rien de tel, pour rêver, que d’être adossée à un vieux mur au soleil… pourquoi ai-je le vague souvenir d’un poème, oublié maintenant, lié à un mur au soleil ? Si en lisant ces mots, vous retrouvez un tel poème, vite, envoyez-le moi !

J’aime les vieux murs.

Les vieux murs… qui, mieux que Venise, nous offre cette palette étourdissante de couleurs défraîchies provoquant notre imagination, lui laissant tout loisir pour rêver… Pas seulement ceux des anciens palazzi sur les bords du Grand Canal ou des rii, mais aussi ceux des vieilles maisons au hasard des rues, des cours… couleurs passées, pierres qui cachent une histoire…

Mais il n’y a pas qu’à Venise que les murs font galoper l’imagination et le rêve, vous donnent envie de glisser votre dos contre eux… Briques et galets de ma région, pierres blanches du Gers,

vieux palais au cœur de Barcelone, vieilles pierres écossaises vous invitant à « positiver » à Stirling, ou celles du couvent d’Iona, murs décorés d’Égypte…

et ces murs d’Occitanie enveloppés de soleil et d’Histoire …

Ou tout simplement les murs de notre maison, lovés au soleil du matin au soir, devant lesquels il fait si bon lire, prendre un thé à la menthe, laisser courir nos pensées, imaginer un prochain voyage… quand le soleil est là !

balade d’hiver…

Point n’est besoin souvent de traverser les mers, et l’émerveillement devant la nature et les paysages se rencontre  aussi sur nos petits chemins de campagne, nos petits bouts de pays… Cet après-midi, c’était le cas, ici, à Galembrun. Comment, vous ne connaissez pas Galembrun ? Un hameau, 150 habitants, une mare, une église, quelques maisons autour de la place, un bar (géré par le comité des fêtes) où les soirs de tournoi de rugby se retrouvent quelques fanatiques… à l’est « la plaine », mais pour l’ouest, le sud et le nord ce sont des collines et des vallons… des champs, entre vert éclatant et marron roux, des forêts aux arbres un peu tristes sans leurs feuilles en ce moment, mais où déjà pointent quelques bourgeons de futurs ajoncs dorés, un ruisseau : le Marguestaud qui après toutes ces journées de pluie se la joue chutes du Niagara ou Seljalandfoss… et aujourd’hui un beau ciel bleu !

Mais même si les arbres attendent leur tenue de printemps, le soleil d’hiver offre quelques belles couleurs au hasard des sentiers, ici des mousses au vert délicat et tendre, là un feuillage roux se balance doucement dans le vent , dans le champ en jachère des fleurs séchées font les belles , le vieux tronc expose fièrement ses cicatrices, et sur la route du retour un jeune chêne solitaire se dresse au soleil couchant…

Certes, de temps en temps, il est bon d’aller voir ailleurs, découvrir de nouveaux paysages, mais surtout, surtout, ne boudons pas notre bonheur de « viure al païs »… notre si beau pays, entre Gers, Lomagne et pays Toulousain !

Les couleurs de Toulouse…

Les couleurs de Toulouse…

009_06fév14_564Certes, Toulouse est rose… du moins c’est ainsi qu’elle est surnommée.

Mais Toulouse est aussi la cité de la violette, fleur discrète s’il en est, envahissante lorsqu’elle se sent chez elle… et dans notre jardin, il est des endroits où elle s’épanouit avec un tel bonheur qu’il est difficile de ne pas en écraser quelques fleurs ! En ce moment, elle est là, et c’est elle qui m’a invitée à vous parler un peu de sa cité… pas en historienne, je n’en suis pas capable, mais en curieuse gourmande de découvertes !

Toulouse pourrait aussi être bleue, elle qui fut un temps reine du Pastel, à la Renaissance, parée d’hôtels construits à la demande des Maîtres Pasteliers de l’époque, et dont les portails, les cours (lorsqu’un code ne les interdit pas au curieux, hélas !), offrent sculptures et décors dignes de palais… Mais voilà, on la dit rose ! A juste titre, je le reconnais bien volontiers, briques des églises, briques des vieilles maisons, briques des quais de Garonne, somptueuses au soleil couchant, c’est vrai, Toulouse ne peut que revendiquer ce surnom !

Quelle que soit la couleur qu’on veut lui donner, rouge et noire pour le rugby, bleu pour les pasteliers (fleurs jaunes, mais dont les feuilles vertes macérées donnent tous ces bleus si tendres, voir ce lien :  http://www.bleu-de-lectoure.com ), violette pour les amoureux discrets, rose pour les cartes postales à l’usage du touriste, prenez le temps de la découvrir, du cœur de la ville jusqu’aux bords de Garonne, 080_23nov10_581 des petites rues autour de Saint Étienne jusqu’aux bords du canal, levez les yeux, soyez curieux, poussez les portes lorsqu’elles le veulent bien, vous découvrirez des richesses d’architecture, des plus grandioses au plus intimes, et vous n’aurez qu’une envie, revenir !

Vents et tempêtes…

042_24mars09_548Certes, nous ne sommes pas sur la route des cyclones, et n’avons droit que très peu souvent à des tornades. Mais… lorsque le vent d’autan décide de faire la fête, ou lorsque le vent d’ouest se met en folie, il ne fait pas bon mettre le nez dehors. Ce matin, le marché de plein vent de Cadours méritait bien son nom, certains étals s’envolant au gré des rafales de ce vent froid et furieux venu de l’océan. Mais comment lui en vouloir… j’en viens, moi aussi, de l’océan ! Balades sous le vent le long des plages (quand elles ne sont pas interdites, comme c’était le cas la semaine dernière), vagues à l’assaut de la digue de Socoa ou des falaises basques, spectacle garanti ! Si le , que dis-je : LES gris prédominent, lumières, son, tout y est pour des images grandioses… (merci à Luce pour la vague sur la falaise sous le soleil retrouvé). Hélas, parfois, les après tempêtes et grosses vagues sont bien désolant, comme en attestent les évènements de début janvier à Biarritz, et la photo de débris mise ici n’est qu’une toute petite image de ces restes de tempêtes.

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Nuages d’ici ou là, lorsque la tempête s’annonce dans le jardin des Tuileries à Paris, le capitaine tient bon la barre !

En Islande, l’océan vire au gris, le bleu glacier des icebergs en est sublimé, l’arc-en-ciel de fin de coup de vent dore les herbes, et en Écosse, mesdames le vaches en sont tout ébouriffées !

Et à Venise ? Auriez-vous pensé un instant que je ne parlerais pas de Venise ? Venise et ses coups de vent qui glacent les ruelles ou les embarcadères en hiver, Venise et ses coups de vent qui font monter les eaux près des peintres imperturbables, Venise aux ciels gris argent sur la lagune, Venise et ses maschere indifférents aux coups de vent, bien à l’abri sous leurs costumes…

Oui mais, à Venise, pour les courageux qui osent braver vents et marées, la récompense est toujours proche, aussi délicieuse dans le plus beau salon de thé que dans le plus petit café perdu dans une ruelle : un chocolat chaud !IMG_3014_