Islande, derniers jours…

00_09sept17_route vers FludirTemps gris aujourd’hui, alors, retour sur les deux derniers jours de ce circuit, dont un aussi gris que maintenant… Ce 9 septembre commençait bien, pourtant, avec relaxation complète dans le Lagon Secret de Fludir. Qui, à mon avis, sera de moins en moins secret, et c’est bien dommage ! Nous étions les premières, il faisait bon, ciel bleu au-dessus des marshmallows géants dans les champs sur la route pour arriver au village, petit chemin bordé de serres illuminées, et ce bassin, arrivé là comme par enchantement…

Après ce beau moment de détente, nous reprenons la route vers deux des attractions touristiques les plus en vue à partir de Reykjavík : les chutes de Gullfoss et Geysir. D’abord les chutes. Impressionnantes, encore une fois ! Cette imposante masse d’eau se jetant dans la gorge étroite dans un grondement sourd, nous entourant de gouttes d’eau (limite pluie…), stupéfie, et tant pis si nous n’avons pas droit à un arc en ciel, c’est déjà « trop » beau ! Là aussi, le parking est de plus en plus grand (on comprend pourquoi en voyant le monstre à côté duquel je me gare 😉 ), la boutique d’accueil s’agrandit encore…

A Geysir, la pluie nous a rattrapées, mais elle n’empêche pas Strokkur de jaillir régulièrement. L’eau brûlante trace de beaux dessins sur la terre tout autour.

Décidément, le temps n’incite pas à la balade, nous filons sur Reykjavík, par la route la plus directe. La pluie s’arrêtera, pourtant, et nous photographierons nos derniers marshmallows du voyage, mais sous le ciel gris cette fois.19_09sept17_route vers Reykjavìk A Reykjavík, les péripéties reprennent, car la propriétaire de notre hébergement ne nous avait réservé les chambres que pour la nuit du lendemain… mais Monique est une débrouillarde, et elle nous trouve un hébergement en centre ville, tout à côté de la Hallgrimskirkja. Nous posons nos bagages, c’est la fin de la journée, nous partons nous balader en ville. Le lendemain, re-chargement de la voiture, et d’hébergement, mais au passage nous nous arrêtons au Musée National. S’il y a un musée à ne pas rater à Reykjavík, c’est bien celui-ci. L’Histoire du pays, les traditions, la naissance de l’Islande indépendante, notre époque, des années 800 à nos jours, c’est toute l’Islande qui déroule sa vie…

Installation, et hop ! balade, malgré le vent, dans la vieille ville (nous sommes logées en plein centre ville, au bord du lac Tjornin), nouveau musée, le 871 +/-2 (un mur datant de 871 a été mis au jour dans ce lieu, et le + ou -, c’est la marge d’erreur !). Bon, d’accord, on est vraiment sur le lieu de « naissance » de Reykjavik, panneaux explicatifs animés, effets sonores et visuels, ruines d’une ferme datant de 930, mais je suis restée un peu sur ma faim. Enfin, là, on réalise ce qu’en à peine plus d’un siècle, la « civilisation » peut faire… même si on n’a pas envie de revenir aux années 930, on éprouve un peu de nostalgie en pensant aux forêts disparues, aux transformations…

Nous fonçons ensuite vers la Maison de la Culture, voir les parchemins, éditions originales des sagas, rapatriées en 1961 du Danemark. Malheureusement, le musée ferme ses portes 1/2 heure plus tard, alors il faut choisir ! Comme j’ai déjà vu les manuscrits, je grimpe au 2ème étage, voir les expositions. Cabinet des curiosités, tableaux contemporains, dont celui-ci, qui m’a amusée : « Fiskar Sjavar » (poissons de la mer) de Helgi Torgils Fridjònsson.

La salle de concert, Harpa, superbe architecture, toute en vitres, immense. Vue sur le port de plaisance, sur la baie.

Dehors, le ciel est bleu, mais un vent violent nous empêchera de vraiment nous promener en ville et découvrir toutes ses maisons anciennes, colorées. Nous finirons dans un restaurant très sympa, où nous retrouverons le fameux plokkari et du « fish ans chips » excellents.

Lever tôt le lendemain, car même si l’avion part à 9h25, il faut rendre la voiture et passer les contrôles, devenus bien longs depuis quelque temps… Bless bless, ma belle île !

Temps superbe pour ce premier vol jusqu’à Londres. Nous passons au-dessus de la route du premier jour, le long de la côte sud, au-dessus des îles Vestmann… une étape dans mon prochain tour d’Islande ?

La fin du voyage sera mouvementé, atterrissage à Montpellier, attente, taxi jusqu’à Galembrun… bref, 8 heures de retard sur l’heure d’arrivée ! Et manif l’après-midi !22089064_836472256531232_7105616516948894886_n

Un tour d’Islande, 10, suite et fin : Reykjavìk

25juin15_Reykjavìk_8025Une trentaine d’heures pour découvrir une capitale, ce n’est pas beaucoup… mais nous ne pouvions rester davantage en Islande. Vous me direz que, puisqu’il ne fait jamais nuit en juin, nous aurions pu nous balader dans cette ville « nuit » et jour. J’avoue qu’en fin de circuit, j’avais tout de même besoin d’un peu de sommeil, et les nuits « chez Monique » étaient nécessaires 😉 ! D’autant que, le jour de notre retour en France, nous devions repartir vers l’aéroport à 5 heures du matin 😦 .

Donc, balades dans la ville. J’ai aimé flâner dans cette ville. Le cœur « ancien », très agréable, maisons colorées, petits immeubles, jardins, tags, ne pas manquer la Maison de la Culture qui nous raconte l’histoire des Sagas avec quelques vélins d’origine… admirer une dame repeindre avec patience la barrière de sa maisonnette aux couleurs des fleurs de son jardin…

Aller jusqu’au port où les vieux baleiniers repeints semblent prêts à repartir en mer, où les bateaux et leurs reflets rivalisent de lumière sous le soleil,

caresser les chats ici et là (ah, oui, il y en a un difficile à caresser 😉 !)

regarder, écouter, apprendre l’Histoire du pays dans le magnifique Musée National,

marcher le long de la baie jusqu’au bateau « viking » contemporain, découvrir l’immense hall du Harpa et voir le soleil du soir se refléter sur les vitres de cette salle de concert,

10juin__ReykjavikManger une soupe de poisson sur le port dans le vieux restaurant Saegreifinn sous l’œil de l’ancien propriétaire statufié et installé sur un fauteuil… un peu étonnant et on peut avoir un petit recul en le voyant… mais les brochettes et la soupe y sont tellement bonnes !, ou un fish and chips près du port.

Rêver en marchant le long du Tjörnin aux milliers d’oiseaux et y admirer les villas et leurs jardins.

Bien sûr, ne pas oublier de grimper jusqu’à la Hallgrìmskirkja, remise en état, y prendre l’ascenseur pour admirer du haut de la flèche les toits multicolores de la ville, et y écouter un morceau joué sur l’orgue aussi gigantesque que l’église (5275 tuyaux)…

Marcher dans le vieux cimetière pour y apprécier un calme bienvenu après avoir tourné et retourné dans les petites rues du centre, retrouvé la foule, la circulation et les feux rouges oubliés pendant ces 15 jours…

Reykjavìk, une capitale encore à taille humaine, mais qui, concentrant la grosse majorité des habitants de l’île, grandit chaque année un peu plus, ajoutant immeubles, grandes surfaces, routes à 4 voies tout autour d’elle… mais les « champs de trolls » qui l’entourent ne pourront jamais disparaître, espérons le !

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Voilà, la saga est terminée, le vendredi 26 juin, nous avons remis les clés de notre voiture, embarqué dans l’avion vers Toulouse, et… laissé un peu de notre cœur dans l’île. Ce n’est qu’un « au revoir ! »

on m’a parlé de toits…

Paris_786     Quoi de plus important pour nous, humains, que d’avoir un toit au-dessus de nous ?

Et c’est toujours bien intéressant de découvrir, vus d’en haut, les toits d’ici et  d’ailleurs ! Les villes sont là, sous nos yeux, avec leurs secrets bien cachés sous des toits gris, rouges, colorés, nous invitant au rêve…

Reykjavik, depuis la flèche de Hallgrimskirkja, cette cathédrale étonnante, nous offre une tout autre vue de la ville. Car, si les maisons sont colorées, il faut bien avouer que leurs toits ne sont pas en reste ! Et du haut de la bibliothèque de l’eau, à Stykkisholmur, toits et maisons nous donnent l’impression d’un beau jeu de Lego…

Plus discrets, dans les tons de gris, parfois bien tristes lorsque le soleil n’est pas au rendez-vous, enchevêtrés, méli-mélo où par endroits une touche de rouge vient exciter notre imagination nourrie par livres anciens ou films sur des tranches de vie « exotiques », les toits des hutongs de Pékin (quand ils existaient encore), vus de la Tour du Tambour

A Édimbourg, du haut de la colline de Holyrood, toits d’ardoises, de tuiles font bon ménage, mais au château de Blair, les ardoises sont reines.

Et Rome … que ce soit depuis le château Saint Ange, depuis le Vatican ou depuis la colline Gianicolo, c’est une splendeur toute impériale qui nous éblouit… là la place Saint Pierre, ici les thermes de Caracalla, là-bas le Panthéon, et toutes ces habitations construites sur des années et des années d’Histoire !

Les campaniles de Venise sont là pour nous entrainer bien au-dessus de tout, nous faire oublier les touristes pressés, certaines boutiques où règne le « fabriqué en Chine », pour ne montrer que les tuiles au soleil, les coupoles de San Marco… (et parfois les tuiles sous la neige…, depuis « notre » appartement de Cannaregio)

Mais Paris… Paris vu du haut de Notre Dame, avec pour compagnons les animaux fantastiques, ou bien du haut d’un certain grand magasin où l’on joue « vol au-dessus des toits de l’Opéra », Paris et ses toits gris, ou verts, la meringue du Sacré Cœur tout au fond, la Tour Eiffel au milieu des toits gris des immeubles Haussmanniens, un peu de vert des squares, Paris, autre reine de cœur dans ma liste des villes de beauté…

C’est beau, une ville, d’en haut !