Londres, 3 – histoires d’eau

02sept - Tamise_8605Car il n’y a pas que la Tamise qui traverse Londres, il y a aussi quelques canaux… Dont celui que nous avons pris à Camden, qui passe dans Regent’s Park, et arrive à Little Venice. Une balade fort agréable. Que nous avions prévu de faire en bateau, hélas, notre horaire ne correspondait pas avec celui des diverses compagnies qui proposent la balade. Mais, le soleil était là, alors, nous voilà partis pour quelques miles à pied. Très calme sur une bonne partie du trajet, un peu plus bruyante lorsque nous sommes arrivés au niveau du zoo. Des arbres, un bateau par-ci par-là, de belles maisons… un court moment j’ai pensé à la Brenta…

Et puis nous sommes arrivés sur une ville flottante, pas encore Little Venice, mais des péniches, des bateaux de toute sorte, décorés, vivants, avec petit jardin attenant le long du chemin où nous marchions.

Dommage, des travaux sur le chemin nous ont obligés à retrouver la ville et sa circulation, mais nous avons récupéré malgré tout le canal, pour enfin arriver à Little Venice, ses bateaux, ses jardins…

En fait, on est loin de Venise, et comme je ne connais pas Venice/USA, je ne peux pas dire si ça y ressemble 😉 , mais la promenade vaut vraiment la peine. Bon, d’accord, la pluie nous a rattrapés en chemin, puis le soleil, puis la pluie… nous étions bien à Londres, malgré cette escapade bucolico-aquatique ! Il semble qu’on puisse aussi trouver ce canal du côté d’Islington, mais là, nous n’avons pas eu le temps de le chercher.

Il fallait bien garder une journée pour la grande dame de Londres : la Tamise. 03sept_The Globe_8625

D’autant que les bords en sont particulièrement bien aménagés pour toute une journée si on le souhaite. A pied, en bateau, à nouveau à pied, mais… avec du gris, nous partons pour une journée Tamise. Très intéressant en tout cas. De Waterloo nous sommes allés jusque chez Shakespeare et son théâtre fort bien restauré, le Globe. Tout à fait comme je l’imaginais (l’extérieur en tout cas, une autre fois pour l’intérieur…) en lisant les policiers d’Édouard Marston.

De même les rives de la Tamise… dans la série de l’inspecteur Monk, d’Anne Perry, mystères géorgiens, les quais, les entrepôts, et bien il reste à un endroit un morceau de ces embarcadères où les passeurs faisaient traverser le fleuve.03sept_bord Tamise_8620 Ce qui est certain, c’est que l’ambiance maintenant est beaucoup moins sinistre qu’au XIXème, avec les magasins, une piste pour skate bien taguée, les camions de nourriture rapide (beaucoup de « tubes » Citroën, c’est amusant), les sculptures, les immeubles qui se chevauchent, qui jouent à qui ira le plus haut, qui sera le plus farfelu, tandis que les anciens entrepôts, les maisons de tous âges gardent leur sérénité.

Sur l’eau, c’est un autre aspect de la ville, mais toujours ces immeubles rocambolesques penchés sur les vieilles bâtisses. Tant de ponts, aussi…

dont bien sûr le Tower Bridge, imposant.

Nous avons même rencontré des crocodiles, le galion de Sir Drake, et… des joueurs de pétanque en costard-cravate !

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J’ai complètement délaissé l’ordre chronologique, finalement, je ne sais plus très bien comment je vais terminer le récit de ce voyage… ce sera la surprise, sur une prochaine page. En tout cas, aujourd’hui, à Galembrun, le ciel est assorti à cette journée de balade londonienne…

Londres, 2 – musées

Londres sept15_8697Même si vous n’êtes pas un fanatique de visites de musées, il faut avouer qu’à Londres il en est qu’on ne peut absolument pas rater. Si, si, je vous assure. C’est sûr, avec leurs colonisations, leur expansion ici et là pendant de longues années, les Anglais ont rapporté de quoi bien remplir salles et caves de leurs musées… Ne serait-ce que pour le British Museum : la Grèce, et l’Egypte, et l’Inde, et l’Afrique, et je dois en oublier… Se priver de voir de telles œuvres serait vraiment dommage, d’autant plus que l’entrée des grands musées nationaux est gratuite ! Comme nous n’avons pu rester que 6 journées, nous avons dû faire des choix, bien sûr. Un musée, voire deux, par jour, c’est déjà pas mal… Donc aujourd’hui, quelques coups de cœur de nos visites « culturelles ». Vous avez eu droit aux Mews (pas gratuit, faut bien entretenir les dorures…), à la Maison de Haendel (c’est une association qui s’en occupe), à la Leighton House (association là aussi). Mais dès le lundi, au programme du matin : Museum of London. Des trésors tous « made in GB », dans ce grand musée. Entrée libre. L’Histoire de Londres et des Londoniens de la Préhistoire à nos jours. Passionnant. Trop de choses à voir, et c’est sûr, j’en ai manqué quelques unes !

L’après-midi, Greenwich étant au programme, nous avons choisi le Cutty Sark plutôt que les musées navals ou la Maison de la Reine ou l’Observatoire. Il faut dire que, même en partant assez tôt le matin, il est difficile de voir plus de deux musées dans la journée, tellement on trouve de raisons d’être intéressé. L’histoire du Cutty Sark est très bien mise en valeur, même si au premier coup d’œil on est un peu surpris : le navire est entouré d’une gangue acier et vitres, et seuls les mâts dépassent de cette espèce de « cercueil ». Mais dès qu’on entre, c’est fabuleux.

Autre grand musée le British Museum. Incroyable. Bien sûr, parmi les œuvres exposées, tellement sont le résultat de vols officiels que par moment c’en est gênant… on peut aussi se dire que, lorsqu’on sait ce qui peut se passer avec les chefs-d’œuvre antiques au nom d’une religion ou autres vaines raisons dans le monde, au moins, là, elles sont protégées ?

Bien sûr, impossible de tout découvrir ! Mais nous avons passé un long moment à admirer une citole, et les merveilleuses sculptures minutieuses de son manche…

Encore un musée dans un lieu extraordinaire, le Victoria et Albert Museum. Imaginez, 145 salles dans un palais créé pour être un musée (et non pas un palais transformé en musée comme le Louvre par exemple) ! Encore une fois, merci les Colonies, l’Inde surtout en l’occurrence. Mais aussi l’Europe du Moyen Age et de la Renaissance, avec des copies de tout ce qui peut être copié en statues par exemple depuis des siècles ! Et puis tout ce qui fait les Arts Décoratifs, matériaux, techniques, superbement expliqué, montré, exposé. Bien aimé la section spectacle, costumes, dont le tutu de Margot Fonteyn, devant lequel j’ai pensé très fort à mes amies danseuses, tellement fort que je suis sûre qu’elles l’ont vu comme si elles y étaient 😉 .

Dans la cour du musée, les enfants ce jour-là se moquaient bien des merveilles exposées dans les salles, et préféraient le bonheur de patauger sous le soleil…02sept - Victoria Albert Museum_8585 Pas de musée pour notre dernière journée à Londres, les rives de la Tamise en sont un à ciel ouvert (et couvert…), mais je reparlerai plus tard de cette balade. Un petit tour dans la Tate Modern, juste pour voir le Millenium Bridge et la perspective de haut, manque de temps… Donc, beaucoup de visites restent à faire, finalement… et pourtant, nous n’avons pas traîné devant les magasins ! Ah, si, j’oubliais, à propos de magasins, celui qui est à lui seul un musée : Harrods, à voir, du moins pour les rayons alimentation ! (pour les autres, c’est ultra chic mais sans décor aussi spectaculaire, presque banal, sauf les prix !). La poissonnerie, avec son aquarium devant lequel se pavane une pieuvre rose… un délice !

L’escalier principal, de bas en haut, est à lui seul un monument d’excentricité, de folie, de démesure rocambolesque, « abracadabrantesque »…. quant au monument à Lady Di et Doddy…. il faut voir ça (tout en bas de l’escalier) ! Et là aussi, l’entrée est libre… 😉

Londres sept15_8696Par contre, pour ma collection de crayons de musées, enfin commencée pendant ce séjour, chez Harrods, c’était raté.

Londres, 1.

Ouh la… mercredi déjà, et ma promesse de vous raconter « mon » Londres à partir de lundi, pfffuit…, pas tenue !

29août_Portobello Street_8414Mais aujourd’hui, l’après-midi devrait être calme (à moins d’un SOS accompagnement imprévu), et donc je vais commencer. Par le début.

Arrivée vendredi en début d’après-midi. Quelques kilomètres de couloir d’aéroport (nous n’avions pas compris qu’un « tube » pouvait nous faire gagner du temps… la prochaine fois, on saura), et nous voilà dans le métro pour arriver à côté de notre maison pour la semaine. Station « Angel », petite maison douce dans une rue calme, jardinet (chouette, petit déjeuner dehors comme à Galembrun… c’était compter sans le temps londonien 😉 , mais j’ai réussi à gagner deux matins). Tout aussi petit et joliment décoré, d’ailleurs, le jardin du pub voisin.

Bon, d’accord, il y avait plein de marches à grimper pour aller dormir, et en fin de journée, après les balades que Luce nous avait préparées, je sentais que le genou allait un peu rouscailler ! Mais non, tout s’est bien passé, il suffisait de ne pas oublier un truc là-haut le matin… Bon, pensez-vous, ces visites, on y va ? Oui, oui. D’abord, un tour du quartier, Islington (enfin, un petit coin de), histoire de voir où nous avons atterri. C’est vendredi soir, alors les trottoirs devant les pubs sur Exmouth Market débordent, il fait si beau ! Repérage des magasins indispensables, des arrêts de bus.

Et samedi, nous voilà partis. Samedi = marché aux puces de Portobello, of course ! Et Notting Hill dans la foulée. Soleil éclatant. Du monde dans la rue de Portobello, vitrines pittoresques, marché à tout et n’importe quoi, un contrebassiste heureux, deux personnages étonnants…

Nous n’allons pas jusqu’au bout du marché, et nous posons dans un pub,29août_Portobello Street_8427 avant de monter sur Notting Hill… et oui, normal, le nom l’indique, ça monte ! Mais c’est la classe, maisons bien alignées, jardinets cachés derrière les maisons, porches à colonnes (et quelques Porsche), rues propettes, bref, on a du mal à imaginer le quartier ancien, d’ouvriers, aux baraques probablement pas aussi élégantes. Dans l’église « en haut », une série d’explications sur Notting Hill autrefois, un orgue magnifique, et des vitraux intéressants.

Il faut bien redescendre sur terre… pause repas rapide dans un semblant de jardin-cour d’un joli pub, et c’est reparti ! Au menu de l’après-midi, un jardin, pardon : un parc, Holland Park, une maison-musée de peintre, et les rues, un peu au hasard…

29août_vers Holland Park_8432

Nous croisons Saint Vladimir, étonnamment perché à un angle de rue (statue érigée par les Ukrainiens de Londres), et nous promenons dans ce grand parc. Parc à l’anglaise bien sûr ! (mais pas uniquement…)

Lord Holland nous accueille, vieux arbres, petit cours d’eau recouvert de lentilles, les restes du manoir , une partie de jardin « à la française », un petit coin japonisant, fleurs d’été finissant, bassin, bordures. Et des pelouses.

Une belle fresque nous permet de vérifier que l’ambiance de 2015 n’est pas la même que celle qui régnait au XIXème…

Pas très loin, la maison-musée du peintre (voyageur) lord Leighton. Etonnante. Maison victorienne, dans laquelle nous passons de Venise au Caire, céramiques colorées, fontaine dans le hall, mosaïques… hélas, photos interdites (j’ai essayé… raté), mais j’ai encore dans les yeux des images de rêve.

Après ce parc, cette maison, ce quartier plutôt cossu, le retour sur la ville est beaucoup moins romantique, même vu du haut des bus londoniens… d’autant que l’architecture à Londres est complètement farfelue, les maisons élisabéthaines ou victoriennes côtoient sans gêne des immeubles géants colorés ou en verre et acier… Bref, notre petite maison douillette (et Géorgienne) est bien appréciée !

Luce avait prévu un dimanche « royal ». Va pour la royauté ! Nous laissons le bus à Picadilly, et allons tranquillement jusqu’à Trafalgar, avant d’arriver chez les Horse Guards (impassibles devant les hordes de touristes et les manches des « selfies »), puis Big Ben, le Parlement, le Palais de Sa Majesté et ses gardes en bonnets à poils… grilles monumentales, emblèmes incontournables, et une belle sculpture à la Paix devant le bunker de Churchill.

Un long tour dans le superbe Saint James Park, écureuils et oiseaux, grands arbres, verdure… presque le grand calme !

nous évitons la visite du palais, et préférons celle des Mews (les écuries royales). Et bien… franchement, on en a pris plein les mirettes, mais faut vraiment pas avoir peur du ridicule pour parader dans tant de dorures… extravagant, indescriptible !

Pour nous remettre les yeux en place, la maison de Haendel était bienvenue. Plancher qui craque (Haendel es-tu là ?), épinettes et claviers, portraits… le grand homme a vécu là. Et ce petit musée sans prétention m’a beaucoup plu.

Quelques pas dans Bond Street, Mayfair, Soho, et retour à la maison, toujours dans ce méli-mélo architectural de passé, contemporain et… à venir.

Et là, je crois que je vous ai déjà beaucoup inondé-e-s d’images, alors, à demain pour d’autres aventures « made in London » ! (d’autant que le SOS est finalement arrivé…)

Londres.

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« Alors, Londres, c’était bien ? Tu as aimé ? ». Oui, c’était bien, c’était même très bien. Mais quant à savoir si j’aime cette ville… J’hésite encore !

Car j’ai du mal à émerger de cette semaine londonienne, ou plutôt les choses se sont tellement bousculées depuis notre retour que je n’ai pas réussi à « digérer » cette ville, bouillonnante, étonnante, brouillon, bruyante, et je vais peut-être prendre le temps de replonger dans ce séjour pour enfin faire le tri des émotions, des découvertes, de tout ce qui fait un voyage !

Et puis, c’est vrai, il y a tellement de photos, là aussi il faut trier… Alors, c’est décidé, je m’y mets.

Demain, randonnée à Galembrun, la journée sera probablement bien occupée, mais à partir de lundi, promis. En attendant, en voici une ou deux ou trois… emblématiques… pour les guides touristiques, mais qu’il est impensable de « zapper » lorsqu’on est à Londres !

Have a nice week end ! See you too…. ASAP, m’a un jour écrit dans un message Luce, l’amie qui nous a guidés pendant ce séjour. Je sais que vous êtes plus futé-e-s que moi, et que vous saurez ce que cela signifie !

De toute façon : que ce premier dimanche automnal soit tout beau et ensoleillé !

Repérages…

21sept15_8379C’est l’automne !

Pour le Comité des Fêtes de Galembrun, la randonnée d’automne, c’est dimanche, 27 septembre.

Me voilà donc partie en repérage, un circuit en tête, lundi dernier. J’avais dû mal calculer, entre l’échelle de la carte et mon centimètre, car une boucle qui n’aurait fait que 10 km (selon mes calculs) aurait duré 3 heures 30… je sais bien que je ne marche pas vite, mais tout de même ! Dommage, même si certains passages n’étaient pas bien intéressants (petits lotissements, silos), on pouvait découvrir à la fois les richesses de l’agriculture et le désastre induit par engrais et pesticides sur-employés sur les sols… mais il y avait aussi de jolis endroits, fermes, petites collines, des fleurs des champs…

Donc circuit à refaire ! Et me revoilà partie, en ce deuxième jour d’automne, à la recherche de l’équation temps/kilomètres idéale. Tant pis pour le chemin des litanies du premier « jet », nous ne passerons pas entre champs de sorgho et champs de maïs, nous nous contenterons de la forêt, des champs de tournesol en pleine déconfiture (mais qui, d’ici dimanche seront peut-être récoltés), des champs fraîchement préparés pour les prochaines semailles, du moulin de l’ancienne minoterie, et nous profiterons de la halle de Launac et son marché du dimanche pour faire une petite pause !

Et même si la mare de notre hameau aurait bien besoin d’eau, j’espère que le soleil sera au rendez-vous (j’accepterai quelques nuages blancs), c’est tellement beau ces ciels sur notre campagne !

Quelle fête !

photo Estelle de Poulpiquet

Mouillés, fatigués, mais le cœur chaud après ces trois journées.

L’Humanité, c’est un beau nom pour un journal, a dit Jaurès (je crois…), mais c’est aussi un beau nom pour une fête ! Pendant ces trois jours, de vendredi à dimanche, des milliers de personnes ont arpenté les allées du parc de La Courneuve, allant de débat en spectacle, de dégustation en découverte culinaire, retrouvant des amis, échangeant avec des inconnus qui deviendront peut-être des amis, trinquant avec des copains, plaisantant au hasard des rencontres, un mot par-ci, un mot par-là, mêlant sourires et gravité selon les débats, riant au soleil retrouvé, se moquant de la pluie, pataugeant dans la boue pour essayer d’arriver au pied de la grande scène applaudir les artistes (visiblement heureux d’être là, malgré le temps trop souvent maussade ces jours-là) et entendre les voix des salariés en lutte, des amis de Charlie, des exilés, des responsables du Parti qu’on dit mort mais qui est toujours là, vivant, solidaire, fraternel.

D’accord, on aimerait que ces journées soient ensoleillées du début à la fin… Même si, au fil des années, les allées ont été goudronnées, lorsque l’orage éclate et que la pluie dégringole, on se dit qu’on aurait dû venir en bottes… certains se retrouvent pieds nus dans la boue, les baskets changent de couleur, il faut bien calculer pour accéder à certains comptoirs de stands, et pour arriver à la grande scène il faut de la patience, de l’équilibre, et ne pas craindre la glissade dans la gadoue !

D’accord, le stand de la Chine me laisse toujours un peu perplexe, avec ses spectacles un peu trop accroche touriste… mais on les admire avec plaisir.

Cette année, parmi les expositions, les extraordinaires masques et sculptures traditionnelles des Bozos du Mali

Il y a tant à voir, à découvrir, à lire, à écouter… chaque année, on fait son programme, aller voir ceci, entendre cela, les expositions, le film, le village du livre avec les rencontres d’auteurs… et chaque année, on repart sans avoir eu le temps (ou la possibilité, certains débats étant « surpeuplés », il est impossible d’entrer dans la salle…) de tout voir tout visiter tout entendre de ce qui était prévu !

Solidarité. Espoir. Fraternité. Oui, ces mots trouvent tout leur sens dans cette fête, ce rassemblement peut-être hétéroclite de jeunes venant écouter « leurs » musiques, de personnes moins jeunes venues retrouver d’autres voix ou d’autres musiques, mais tous découvrant ou partageant des idées, un idéal, et le bonheur simple de la rencontre, jeunes et moins jeunes s’acceptant sans jugement. Écouter. Partager. Fraterniser. Quel beau mot que « l’humanité » !

PS : quatre photos ne sont pas de moi, mais prises dans l’album de la fête 2015, j’ai mis le nom de leur auteur. Et si vous voulez davantage de photos de cette fête, voici un lien : https://www.flickr.com/photos/101309729@N02/

Vous pouvez même m’entendre bafouiller quelques mots sur : http://www.humanite.fr/videos/propos-recueillis-apres-le-grand-meeting-de-la-fete-de-lhumanite-avec-pierre-laurent-583685 (à vous de me retrouver… 😉 )

Je reviens dans un moment !

Décidément, le temps court plus vite que moi… (ce qui n’est pas difficile, d’ailleurs, puisque je ne suis plus vraiment capable de courir 😉 !).

Retour de Londres vendredi soir, même pas le temps de poser la valise, une réunion commençait. Puis les forums des associations. Puis les courses à faire. Mais j’ai pratiquement fini de trier les photos de cette semaine dans une ville surexcitée, fantastique, étonnante, déroutante. Ce sera l’occasion d’autres pages à venir ! Juste quelques « extraits » pour patienter…

Et aussi ces quelques fleurs du jardin, photographiées à la tombée de la nuit, le jour de notre retour : la hampe du yucca avait attendu notre retour pour s’épanouir, les petites roses si charmantes refleurissent, et les soleils n’ont jamais été aussi beaux…

Dans deux jours, re-départ. Pour La Courneuve, cette fois, et LA fête à ne pas manquer pour se retrouver au milieu de la fraternité, de la solidarité, du partage, de l’Humain.

Après, je pose mes valises jusqu’en… octobre ? novembre ? on verra.

Bonne soirée, et à bientôt !

Août en couleurs…

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Vent d’autan dimanche, vent d’ouest hier lundi, et aujourd’hui… le calme !

Il faudrait passer la tondeuse, nettoyer les bordures, faire du ménage dans les rosiers bien tristes en cette fin de mois d’août.

Il faudrait.

J’ai préféré essayer de capter quelques couleurs d’été ! J’aurais aimé y trouver du bleu, mais il n’y a que celui du ciel, avec son mini nuage blanc. Alors voici mes couleurs du jour.

Et quelques rencontres au milieu des fleurs…

Les travaux autour de la piscine sont terminés, il va falloir la re-chapeauter, en prévision des prochaines saisons… mais on s’est dit que ce serait une bonne idée de nettoyer les panneaux ! Pffff… c’est long, et pas simple. Jet d’eau (relié au puits), karcher, éponge… nous avons eu du mal à terminer deux panneaux sur les six… mais c’est vrai qu’il y en a bien besoin.25août_8178

London2004_8179

Bon, il va pourtant falloir que dans deux jours ce soit fini, car Londres nous attend vendredi, pour une semaine, avec un sacré planning… c’est le genou qui va être content 😉 !

Un tour d’Islande, 10, suite et fin : Reykjavìk

25juin15_Reykjavìk_8025Une trentaine d’heures pour découvrir une capitale, ce n’est pas beaucoup… mais nous ne pouvions rester davantage en Islande. Vous me direz que, puisqu’il ne fait jamais nuit en juin, nous aurions pu nous balader dans cette ville « nuit » et jour. J’avoue qu’en fin de circuit, j’avais tout de même besoin d’un peu de sommeil, et les nuits « chez Monique » étaient nécessaires 😉 ! D’autant que, le jour de notre retour en France, nous devions repartir vers l’aéroport à 5 heures du matin 😦 .

Donc, balades dans la ville. J’ai aimé flâner dans cette ville. Le cœur « ancien », très agréable, maisons colorées, petits immeubles, jardins, tags, ne pas manquer la Maison de la Culture qui nous raconte l’histoire des Sagas avec quelques vélins d’origine… admirer une dame repeindre avec patience la barrière de sa maisonnette aux couleurs des fleurs de son jardin…

Aller jusqu’au port où les vieux baleiniers repeints semblent prêts à repartir en mer, où les bateaux et leurs reflets rivalisent de lumière sous le soleil,

caresser les chats ici et là (ah, oui, il y en a un difficile à caresser 😉 !)

regarder, écouter, apprendre l’Histoire du pays dans le magnifique Musée National,

marcher le long de la baie jusqu’au bateau « viking » contemporain, découvrir l’immense hall du Harpa et voir le soleil du soir se refléter sur les vitres de cette salle de concert,

10juin__ReykjavikManger une soupe de poisson sur le port dans le vieux restaurant Saegreifinn sous l’œil de l’ancien propriétaire statufié et installé sur un fauteuil… un peu étonnant et on peut avoir un petit recul en le voyant… mais les brochettes et la soupe y sont tellement bonnes !, ou un fish and chips près du port.

Rêver en marchant le long du Tjörnin aux milliers d’oiseaux et y admirer les villas et leurs jardins.

Bien sûr, ne pas oublier de grimper jusqu’à la Hallgrìmskirkja, remise en état, y prendre l’ascenseur pour admirer du haut de la flèche les toits multicolores de la ville, et y écouter un morceau joué sur l’orgue aussi gigantesque que l’église (5275 tuyaux)…

Marcher dans le vieux cimetière pour y apprécier un calme bienvenu après avoir tourné et retourné dans les petites rues du centre, retrouvé la foule, la circulation et les feux rouges oubliés pendant ces 15 jours…

Reykjavìk, une capitale encore à taille humaine, mais qui, concentrant la grosse majorité des habitants de l’île, grandit chaque année un peu plus, ajoutant immeubles, grandes surfaces, routes à 4 voies tout autour d’elle… mais les « champs de trolls » qui l’entourent ne pourront jamais disparaître, espérons le !

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Voilà, la saga est terminée, le vendredi 26 juin, nous avons remis les clés de notre voiture, embarqué dans l’avion vers Toulouse, et… laissé un peu de notre cœur dans l’île. Ce n’est qu’un « au revoir ! »

Ici et là, du côté de chez nous

Viera étant pour quelques semaines à la maison, c’est l’occasion de (re)faire quelques balades dans le coin… 15août Ste Marie du Désert_8054Sainte Marie de l’Herm (ou du Désert), abbaye ancienne, bâtie dans un lieu de solitude, du moins lors de sa création, car maintenant il n’y a plus ni loups ni ours dans les bois et champs qui l’entourent, et les villages ne sont pas loin ! Les moines (trappistes) qui l’occupent ont ouvert boutique, et l’on trouve un peu de tout, livres religieux ou sur les religions, produits de soins et de beauté venus des différentes abbayes de France, chapelets et breloques, bougies souvenir et encens… une très jolie chapelle, deux églises, et la possibilité d’aller faire une retraite (mais je ne connais pas les conditions) dans ce lieu calme, en pleine nature.

Après l’abbaye, musée Campanaire de L’Isle Jourdain. Le matin, nous avions déjà pu visiter la maison Claude Augé, le créateur du Petit Larousse Illustré (https://bbordasilvand.wordpress.com/2014/09/07/une-maison-bourgeoise-savante/). Mais le musée campanaire fermant de 12 à 14 heures, nous avons dû faire une pause dans notre journée culturelle. Et un peu cultuelle 😉 , puisque sur les petites routes tortillonnantes du Gers, après l’abbaye, nous avons rencontré une église bien en ruine… plus de toit, fenêtres murées ou « mangées » par le lierre, quatre murs au sommet d’une colline.

Et donc, ensuite, les cloches… Si vous passez à côté de L’Isle Jourdain, en allant par exemple un jour de marché à Samatan pour les foies gras, arrêtez vous ! Ou venez-y pour le jour de marché, le samedi, c’est vraiment à voir. Donc, Claude Augé et marché le matin, musée campanaire l’après-midi. Avec cet été, une exposition Art Nouveau dans ce qui est « l’entrée » de la Halle transformée en musée, entrée libre qui plus est pour cette exposition. Pour le musée à l’étage : http://www.mairie-islejourdain.com/fr/musee-art-campanaire.asp

Il y a même, incrusté dans une cloche, un vrai lézard… mais que fait donc Brigitte Bardot ?15août-Musée campanaire_8066Arrêt à la petite et charmante église de Saint Pé, en pleine campagne, très kitsch, perchée sur sa colline. avant de terminer notre boucle.

Sur le chemin du retour, il restait encore quelques champs de tournesols en fleurs.

Et ce lundi, direction Montauban. La ville est toute fleurie, les rues piétonnes tendues de « toldos » en triangle, colorés, et la place Nationale est toujours aussi belle, avec ses doubles « couverts » tout autour.

Musée Ingres, bien sûr. Entendu, dans l’escalier entre le deuxième et le premier étage, une personne qui repartait : « Et bé, ils savaient travailler ces gens ! ». C’est le moins qu’on puisse dire 😉

Avec, cet été, au premier sous-sol, une exposition de Trésors cachés des réserves du Musée, rapportés d’Inde, Egypte, Japon, Maghreb, Chine (il paraît même qu’il y aurait deux ou trois bricoles piquées lors du sac de la Cité Interdite…).

Mais, et malgré les nombreuses marches, ne pas négliger le deuxième sous-sol, sorte de crypte, vestige du château du Prince Noir… (tiens, celui-là, on l’a déjà vu à Launac si je me souviens bien), et les pierres, mosaïques, instruments récoltés ici et là. Au passage, une curieuse sculpture, monument à Léon Bourjade, « lieutenant aviateur missionnaire ».

Ne pas manquer non plus, dans la salle de la Chapelle, les réalisations des scolaires de la ville, autour des tableaux de monsieur Ingres, c’est un vrai régal ! Imagination, couleurs, humour, ironie, quand on leur donne les bonnes clés, les enfants et les ados sont plutôt extraordinaires.

J’ai particulièrement apprécié la fantaisie autour du portrait de Madame Gonse…

Musée, cathédrale, église Saint Jacques (passage de pèlerins sur le chemin de Compostelle), rues piétonnes, magasins à découvrir et à découvertes, balade le long du Tarn, vieux bâtiments en brique rouge, et même dans une cour (mais ce n’est probablement pas la seule) un escalier semblable à ceux des cours de Besançon. Une petite ville plaisante à visiter, vraiment.

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Et pendant ce temps, à la Mathusine, les travaux avançaient autour de la piscine…