2017, J – 2 !

Deuxième page de ce séjour en Beaujolais autour des festivités de fin et début d’années. 16-12-30_047_solutreUne journée toujours aussi embrouillardée, toujours aussi fraîche, et toujours aussi riche en découvertes : villages décorés, maisons de pierre, monuments historiques et/ou empreints de spiritualité, petit restaurant de campagne (chez Lamartine, excusez du peu !), du Beaujolais au Mâconnais et même bien près de la Bourgogne et du Charolais… Routes sinueuses, villages et clochers, premier arrêt : Liernes. Belles maisons en pierres ocre presque rosées, et…

… les œuvres de Ted Nomad, peintre en art de rue (pour ne pas dire street art), un artiste né dans le Mâconnais, qui peint dans quelques villages dont Liernes. Des liens : http://pontdevauxinfo.over-blog.com/2016/04/le-street-art-fait-son-entree-dans-la-cite-pontevalloise.html , ou http://www.artsper.com/en/contemporary-artists/france/3319/nomad-ted . Le village est joliment décoré, en plus de ces tags, sculptures en métal ou décors de Noël en branches devenues animaux, et cette étrange cantinière… Une belle église (fermée, bien entendu… quand certains nous rabâchent que la France est catholique alors que toutes ses églises sont fermées en permanence…), un clin d’œil aux fumeurs sur le terrain de pétanque, et une décoration naturelle autour de cette pompe au coin d’une maison :

Malgré le brouillard, nous tentons l’approche de Solutré. Les herbes givrées, les vignes blanches bien alignées, le chemin et la voûte des arbres, tout est très beau, très calme… mais impossible de distinguer cette fameuse roche, perdue au bout des vignobles ! Essayez quand même…

Tant pis, nous repartons sans grimper… Étape suivante : Milly. « Objets inanimés », « Ô temps suspends ton vol », et autres vers appris il y a bien longtemps, mais qui reviennent tout doucement. D’autant plus facilement maintenant avec les possibilités sur les portables des uns et des autres… oui, c’est de la triche, mais ça valait la peine d’être déclamé devant la maison natale de Lamartine, Alphonse de son prénom !

Village accueillant, grâce aussi à son auberge « chez Jack » ! Et oui, pause repas dans ce petit bar restaurant, aux succulents plats du terroir, le Mâconnais ! Ne pas oublier d’admirer le toit de l’église tout en pierre ! (église fermée, faut-il préciser ?)

(désolée pour certains visages flous, mais il y a toujours quelqu’un qui bouge au mauvais moment 😉 ). Adresse absolument recommandable, vraiment. Après cette halte intellectuelle et gastronomique, bien réchauffés, départ pour l’étape suivante : le château de Berzé, avant d’arriver à Cluny, dernière étape du jour. Pas de visite du château, accueil sympa par un bon gros et gentil chien (au grand désespoir des pantalons de Gil 😉 ), mais nous n’avons pas osé franchir la limite autorisée… sur le chemin qui mène vers le château, des bancs de pierre sous les arbres invitaient au repos, mais non, vraiment, le froid nous a dissuadés de faire halte !

Et enfin, Cluny. J’ai déjà écrit une page dans ce journal sur la ville et l’abbaye. Je vais donc juste vous redire combien, cette fois encore, j’ai aimé le lieu. Malgré le froid ! Les prophètes toujours à leur place dans la chapelle du père abbé, l’impressionnante hauteur de la nef, et cette construction à imaginer, puisqu’il ne reste plus que des plans, des piliers tronqués, les couloirs du monastère devenu école, la voûte somptueuse de l’atelier…

Après cette journée, la tête pleine de dates, de vers romantiques, de châteaux et de chapiteaux, retour vers la chaleur de la maison, où une potée comtoise nous a réchauffés !16-12-30_081_blace Le dernier jour de cette année 2016 sera plus tranquille côté tourisme… tout aussi enrichissant, certes, mais, à la demande générale, la matinée du samedi a offert un peu de repos à nos jambes et nos têtes. C’est que la différence entre nos 20 ans et nos années actuelles se font (un peu) sentir 😉 !

2017, J-3 !

Retrouvailles entre amis pour ces derniers jours de 2016, dans le Beaujolais. Encore ?, me direz-vous (enfin, je suppose…). C’est que les « tournes » en avaient décidé ainsi ! Après le Doubs, la Bretagne, c’était donc au tour de Blacé. Pendant 4 jours, entre la fin de 2016 et le premier jour de 2017, nous avons partagé discussions, découvertes touristiques, gastronomie, en toute amitié. Et ça fait du bien ! Je commencerai donc par le 29 décembre. D’entrée, repas Beaujolais (saucisson brioché), et visite de Trévoux, ancienne ville historique, perchée au-dessus de la Saône. Autant vous le dire : il faisait frais, trèèèès frais, et brouillardeux trèèèès brouillardeux ! Mais nos hôtes avaient programmé une visite guidée, et nous avons donc découvert cette petite ville, ruelles en pente (aïe, le genou !), quelques traboules (qui auraient bien besoin de rénovation), vieilles portes…

Dans la médiathèque toute nouvelle, l’historique de la ville, superbement documenté

Puis l’Apothicairerie, réinstallée dans une salle. Belles boiseries, vieux pots, et le portrait de la Grande Mademoiselle, qui « régna » sur la Dombes au XVIIème, et fit édifier (elle et ensuite son cousin le duc du Maine) l’hôpital et le Palais du Parlement. Je ne vais pas vous refaire l’Histoire, juste dire que les Bourbons étaient installés sur la Dombes depuis un bon moment, fin du XVème, qu’ils sont restés jusqu’à la fin du XVIIIème, avec toutefois une petite « absence » sous François 1er (fallait pas trahir, na !).

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A signaler, tout de même, que Trévoux était, depuis 1603 un grand centre intellectuel, avec une imprimerie dont les directeurs fondent la Société de Trévoux, et en 1703 c’est là que nait le premier dictionnaire en langue française… une histoire de Jésuites voulant concurrencer les Jansénistes, bref, un truc de pouvoir intellectuel et de luttes d’influence… Après l’Apothicairerie, nous partons dans les ruelles jusqu’au Parlement de Dombes, aujourd’hui Palais de Justice. Nous y retrouvons le Duc du Maine en grande pompe, manteau à fleur de lys, mollet galbé conquérant, mais… avec le signe de la bâtardise, faut tout de même remettre les enfants à leur place, fussent-ils ceux d’une maîtresse royale, n’est-ce pas !

Bref, nous voici dans ce palais. Magnifique plafond à la française, poutres décorées, médaillons en trompe-l’œil… je ne sais pas si les justiciables ou les prévenus qui comparaissent dans la salle prennent le temps d’apprécier 😉 ?

A la fin de la visite, nous avons laissé les bords de Saône à leur brouillard, et ce fut le retour à Blacé… Un peu de repos avant une autre journée de découvertes !16-12-29_007_la-saone-a-trevoux

Au pays du Beaujolais.

Oui, je sais, c’est un peu le calme plat en ce moment sur mon journal d’ici et d’ailleurs… Nous avons pourtant eu quelques belles journées ensoleillées, des matins bleus, d’autres embrouillardés, de la pluie pour recommencer à remplir la mare du village. Aujourd’hui, préparatifs hivernaux : réinstaller les pots au chaud dans la maison, les oreilles d’éléphant, les hibiscus, le cactus, et cette plante bizarre rapportée d’Égypte par Georges et Gladys et qui grandit grandit…

06_19nov16_montmelas_01Mais novembre est l’occasion d’aller faire un tour chez nos amis, dans le Beaujolais. Troisième jeudi du mois, « il » arrive. Et nous aussi. Soirée spectacle « chez Paule », avec cette fois un programme autour de la guerre de 14-18, Histoire et chansons, particulièrement intéressant et réussi. Et première dégustation, puisque la salle est au-dessus du chai… Une salle chaleureuse, petite, conviviale. Et toujours des spectacles de qualité. http://beaujolais-yves-bonnet.fr/WordPress3/

Quelques caves, dont bien sûr celle des Jumeaux. Une visite chez un viticulteur en retraite, mais qui recevait tout de même… ne pas perdre les bonnes habitudes ! Mais aussi, difficile de s’arrêter lorsqu’on est passionné par son métier.

Le château de Montmelas exposait cette année des étiquettes signées d’auteurs Japonais.

Depuis le château, une vue extraordinaire sur la plaine de la Saône, les Alpes, le Mont Blanc (pluie assurée deux jours plus tard, paraît-il, dans ce cas).

Un tour à Villefranche, une fois la cohue du marathon passée (non, pas pour nous, le marathon… ni d’ailleurs la dégustation, il y avait vraiment trop de monde sur la place !). Mais nous y avons trouvé une très jolie « boîte à lire ».

Et pour terminer ces journées, la visite du très touristique « Hameau du vin » à Romanèche Thorins. Très touristique, mais aussi très intéressant. La vieille gare, avec son histoire des trains, de la SNCF, ses souvenirs…

(dont une plaque qui devrait faire réfléchir un certain candidat annoncé…). Et le musée du vin. La vigne et sa récolte du début à la fin : terres, outils, affiches (bien aimé la caricature de Faust, « le veau d’or » devenant le Pernod…), une belle fresque évoquant les transports du vin depuis l’antiquité, la verrerie, les bouchons, l’histoire de Noé. Dans le grand restaurant, où nous attendait (encore) une dégustation, un superbe limonaire.

Un dernier château avant de penser à rentrer, celui de Pravins (production bio), mais la nuit était là, alors ce sera juste une image de la superbe cheminée de la salle de dégustation. Pour les photos du château, ce sera une autre fois.

Retour sous un ciel tantôt bleu, tantôt bien mouillé, nous laissant tout juste deviner les belles couleurs d’automne des feuillages… l’or et les roux s’opposant, dans la traversée de la Corrèze, au vert presque noir des sapins.

Mais dans le Quercy, sous un ciel entre gris et bleu, les arbres s’en donnaient à cœur joie pour bien nous faire admirer leurs couleurs automnales.

Entre-deux-mers…

029_06oct_-rionsNous ne « bougeons » pourtant pas beaucoup ces temps-ci, ni l’appareil photo ni moi ni Raymond, j’aurais donc dû trouver le temps de vous raconter en temps et en heure une de nos balades du début d’octobre, et voilà que je (re)trouve ces images d’une trèèèès belle journée près de Cadillac, en Gironde, oui, en plein milieu de vignes… mais surtout une journée en famille. Raymond découvrait son arrière petit-fils, il faisait beau, et ce fut une journée toute douce. Après-midi de balade, nous commençons par Rions, cité médiévale, avec encore quelques beaux restes 😉 , tours, église, ruelles…

… mais pas uniquement du Moyen-Age, témoin cette Halle aux Petits Pois, ou ce Cercle Rionnais (bars associatifs du début du XIXème, ils furent longtemps une institution dans les villages des Landes et du sud de la Gironde).

Un village bien calme en ce début d’automne, beaucoup de maisons fermées, de plantations oubliées, mais d’autres encore là…

Le tour de la cité terminé, Frédérique avait repéré une indication « l’île de Raymond », et n’avait jamais été voir ce que cachait ce panneau. Nous y partons. Et ce fut l’occasion d’une jolie balade, à travers un petit paradis : zone humide protégée, des sentiers, et… tout plat ! Une aubaine, en ce moment ! D’abord un chemin doux, longeant, bien sûr, nous sommes dans le Bordelais… un château (en ruine) et… des vignes.

Ensuite, nous entrons sur le site… en passant la Garonne, mais version très réduite !

Car ce « petit bras » de la Garonne, qui fait que ce coin de terre est appelé une île, est bien pitchoun…, mais une fois ce bras mort de la Garonne passé, l’impression d’être ailleurs, sur un bout du monde, calme, on respire…

En fait, c’est la journée que nous aurions pu y passer, pour explorer tous les sentiers, flemmarder au soleil… Au retour, j’ai cherché et trouvé le site de ce lieu : il faut chercher Vallon de l’Artolie, communauté de communes. Mais une vidéo, c’est encore mieux : https://vimeo.com/162034545 .

Oui, ce 6 octobre fut une superbe journée, entre tendresse, soleil, nature… et l’occasion de dire encore et encore que notre pays est bien beau !

Les Baux de Provence

23oct16_les-baux-de-provence-2Visite éclair dans ce village très touristique… Dans ma jeunesse, j’avais lu un bouquin de la collection Rouge et Or qui se passait aux Baux de Provence. J’avoue que l’idée que je m’en étais faite, et qui m’était restée, n’a pas tout à fait correspondu à la réalité… il est vrai que j’étais assez jeune, que j’avalais à peu près tous les livres qui me tombaient sous la main sans distinction, et que j’avais une imagination assez délirante ! Déçue ? Non, pas vraiment. Un peu de ciel bleu et de soleil n’auraient pas nui à cette visite, peut-être trop rapide aussi. C’est vrai, le temps ne nous incitait pas trop à la rêverie. Bref, il faudra y revenir, prendre davantage de temps, ne pas craindre les marches, les grimpettes… Pourtant, malgré le ciel gris nous n’étions pas les seuls (d’accord, c’est une période de vacances) ! Le parking était bien rempli à notre arrivée (merci à ces jeunes qui, en repartant, nous ont offert leur ticket de parking, que nous avons à notre tour donné à un autre touriste en repartant, puisque c’est un ticket à la journée, 5 €), et lorsque nous sommes repartis, vers 15 heures, c’était un peu la course à la place de parking…

Village perché, château, vieilles pierres, une vue superbe, dans le village « d’en bas », maisons cachées dans les roches, je pense qu’en effet une journée est nécessaire pour trouver autre chose que le village de carte postale qui nous est proposé. Le prochain passage sera mieux organisé 😉 ! J’ai tout de même eu quelques coups de cœur, pour ici une porte, là une sculpture isolée, un chemin encore fleuri, la couleur automnale d’un robinier.

Quant aux maisons dans le village en contrebas, nous les avons devinées, perdues dans les arbres, adossées à la roche, ancrées dans la roche…

Nous n’avions pas prévu une longue visite, alors… le musée Brayer, le château, les carrières de Lumières… ce sera pour une autre fois !

Un dictionnaire, des cloches, et autres découvertes…

26sept16_brignemontUne amie et des cousins de passage à la maison, en avant pour des petites découvertes campagnardes ! Après la fête des vendanges à Galembrun, nous avions enfin le temps de faire visiter quelques curiosités des alentours.Situés entre Gers et Tarn-et-Garonne, dans une « pointe » de Haute-Garonne, nous n’avons que l’embarras du choix…

Nous commençons par le Gers, car le lundi, c’est marché à Mauvezin, nous y allons. Arrêt au passage au moulin de Brignemont, dont les accompagnateurs d’une école installaient les voiles ( http://www.moulindebrignemont.com/ ). Arrivés à Mauvezin, pas de chance, ce lundi tombait juste après la fête de cette petite ville, et pour beaucoup de marchands, exposants, paysans, c’était repos… tant pis, nous nous contentons des présents, et de la superbe charpente de la Halle !26sept16_mauvezin Petit tour à Sarrant (celui du Gers, pas l’autre), deux rues : une circulaire et une au milieu en diamètre… vieilles maisons peu à peu restaurées, mais pas de chance là non plus, la Librairie Tartinerie ( https://www.lires.org/ ) est fermée le lundi !

Arrêt à Cologne, pour sa place, les maisons anciennes, les couverts, et la jolie halle, avec sa mesure à grains.

Nous avions prévu une visite chez David Léger, sculpteur installé à Launac ( http://www.david-leger.com/ ), mais finalement, ses œuvres étant exposées à Montauban, dans la nouvelle médiathèque Memo, nous préférons aller jusqu’à Montauban. Décidément, ce n’était pas notre jour de chance, la médiathèque est fermée le lundi… tant pis, nous visiterons un peu de la vieille ville, la belle place Royale, les rues piétonnes, une église, même pas le temps pour le musée Ingres (mais avec ma chance, ce jour-là il était peut-être lui aussi fermé…).

Daniela devant repartir le mardi n’a pu finalement pas beaucoup visiter les environs, mais nous avons continué avec « les cousins de Lyon » : nous avons enchaîné le dictionnaire Larousse et les cloches, à l’Isle Jourdain. Pour commencer, petit coup de chance, la maison Claude Augé, maison bourgeoise, aux vitraux magnifiques et tous différents, dont j’ai déjà parlé dans ce journal ( https://bbordasilvand.wordpress.com/2014/09/07/une-maison-bourgeoise-savante/ ), était ouverte. Claude Augé, né à L’Isle Jourdain,  entré dans la famille Larousse grâce à son mariage, est l’inventeur du Petit Larousse Illustré. Si vous êtes à L’Isle Jourdain, n’hésitez pas à passer un moment dans cette maison, les bénévoles de l’association « Les amis de Claude Augé » sont passionnants et passionnés, c’est ouvert le samedi matin (jour de marché) ou sur rendez-vous au 05 62 07 30 01. Sous le soleil, les vitraux sont encore plus beaux. Et si vous aimez les dictées, chaque 3ème week-end de novembre, une dictée est organisée….

29sept16_lisle-jourdain-mairieDu dictionnaire aux cloches, il n’y a que la place à traverser, en passant devant la Mairie, copie en plus petit du Capitole de Toulouse, bâtiment offert à la ville par… Claude Augé ! Et vous voici dans le Musée Européen d’Art Campanaire. Comme pour ce musée aussi il y a quelque part dans ce journal une page, je ne vais pas vous reposter des photos déjà faites… Dans le grand hall,  l’exposition (en entrée libre) propose chaque fois un thème différent. Cette fois, c’étaient « les petits métiers en Chine », figurines en terre cuite d’un artiste dont (et je m’en excuse) je n’ai pas noté le nom. L’entrée au musée campanaire est payante (4,50 €), mais cela en vaut la peine. Cloches d’ici et d’ailleurs, sonnailles, fabrication d’une cloche, horloges, carillons, cloches de la Bastille ou clochettes de table, grelots… ici un lézard, là un dragon, clochette à tête de mort ou en forme de fleur de muguet, on n’imagine pas la richesse de cet objet trop souvent synonyme de sot !

Et cette semaine, mon petit bonheur surprise (avant un autre gros bonheur, mais ça, ce sera pour une autre page) :

Je ne m’en lasse pas…

Retour, en cette fin août, vers Lachapelle, avec deux amies qui ne connaissaient pas encore ce bijou.

Encore, oui. Si la surprise n’est plus au rendez-vous, reste l’éblouissement de cette église. On peut se moquer de tous ces ors, ce baroque rococo, mais j’en ressors toujours avec le sourire, et les visiteurs ne peuvent s’empêcher de s’extasier. Ce jour-là, un groupe de touristes allemands à vélo sont arrivés quand nous y étions. On pourrait croire que leurs églises baroques les auraient rendus blasés, mais non, eux aussi étaient enthousiastes ! Et donc, encore quelques photos du lieu…

Au milieu des dorures (à la feuille, s’il vous plaît !), quelques touches du bleu pastel de Lectoure.

Une touche beaucoup plus simple, dans un coin de l’église : ces fonds baptismaux « signés » de l’ordre de Malte (si ma mémoire ne me trompe pas 😉 ), et un petit clin d’œil à l’art contemporain avec ces tiges de fer servant à sonner les cloches…

De là, nous faisons un arrêt à Saint Clar, encore une découverte pour Florence et Élisabeth. A propos d’art contemporain, justement, sur la plaçotte (ou plassotte ?) une sculpture de chaises nous accueille… pardon, maintenant on dit « installation ». J’aime bien ces « rondes de chaises », finalement.

Petit tour dans le village bien calme… beaucoup de maisons fermées… les couverts, la halle, de belles maisons, d’autres un peu oubliées, le jardin des 4 saisons, la vieille église,

et un chat, qui semble nous inviter à entrer dans ce gîte…058_28août16_St ClarRetour à Galembrun, les coteaux de Lomagne ne sont plus ensoleillés par les tournesols, les Pyrénées sont dans les nuages, au loin… c’est la fin des vacances ? le retour de l’automne ?

Une journée en Lomagne

Ah ? Et la Lomagne, c’est où ? Dux_Wasconum_1150.JPGPas loin d’ici… du côté du Gers, du Tarn et Garonne, un ancien vicomté, un tout petit coin de terre de collines et vallées, en ce moment encore ensoleillé par les champs de tournesols, et le soleil… Des amis de passage, alors en route pour une journée mêlant joies de l’eau et des découvertes ! Arrêt à Saint Clar, à la base de loisirs, encore inconnue de la famille. Entourée de bois, de verdure, une eau fraîche bien agréable avec les températures que nous connaissons en ce moment. Oh, ce n’est pas le grand luxe, mais les deux toboggans suffisent largement à nos quatre miss, tandis que les plus grands nagent dans le lac, et que les grands-parents s’installent sur les bancs à l’ombre des arbres.

Après le pique-nique, départ pour le château de Gramont, où ce 12 août était proposée une visite « contes et chevaliers ».

Depuis notre passage en mai, les massifs avaient eu le temps de fleurir, et le petit bassin était magnifique, avec ses nénuphars et lotus…

Nous n’avons pas fait la même visite qu’en mai, le groupe étant trop important pour entrer dans la partie réaménagée par les derniers propriétaires pour pouvoir y vivre sans se geler l’hiver, malgré les immenses cheminées… mais… cette fois les photos étaient autorisées ! Voici donc les deux grandes et superbes pièces de la partie Moyenâgeuse,

et quelques pièces de la partie Renaissance.

Quant au superbe sophora pleureur dans le jardin Est, avec le soleil jouant dans le feuillage, il était magnifique !

Les enfants étant les invités privilégiés de cette visite en contes, se sont régalés à tourner la lourde manivelle du puits…

Et comme nous avions encore un peu de temps devant nous avant la fermeture de Lachapelle, nous sommes repartis vers ce minuscule village, pour faire découvrir aux amis et aux enfants ce bijou Baroque qu’est l’église de ce village ! je sais bien que j’ai déjà mis des photos du lieu, dans deux pages de ce journal d’ici et d’ailleurs, mais je ne résiste pas à en mettre encore une fois…

Et toujours l’accueil fleuri et souriant du jardinier-épouvantail !_DSC0201_12439

Encore une fois, n’hésitez pas à faire ces petits détours sur la route de vos vacances… il y a parfois de merveilleuses découvertes à faire dans nos campagnes !

Découvertes entre amis

Deux journées avec Mauricette et Gil. Mardi, une balade au bois de La Pleysse, petite marche tranquille de 2 heures (papotages, discussions et pause compris). Branches tombées, troncs déchirés après le violent vent d’autan, rayons de soleil jouant entre les troncs…

Le lendemain, un mercredi, il ne fallait pas manquer le marché de Cadours. Tiens, d’ailleurs, un jour j’irai avec l’appareil photo, après tout un marché de chez nous peut être aussi exotique qu’un marché italien ou… autre ! L’après-midi, j’avais réussi à trouver deux lieux que nos amis vadrouilleurs ne connaissaient pas, vers Saint Clar. En route donc vers la Lomagne, vers l’ancienne frontière entre Gascogne et Aquitaine… l’une appartenant à la France (enfin, au Comté de Toulouse…) et l’autre à l’Angleterre. Mais ça, c’était avant ! Premier arrêt, Gramont.18mai2016_12_Château Gramont Un village perché sur un éperon rocheux. A l’entrée, un musée du miel ( http://musee-du-miel.com/ ), mais nous allons droit vers le château. Un beau château gascon, donné par Simon de Montfort à la famille de Montaut au XIIIème siècle : tour carrée, salles de garde et à vivre. De mariages en ventes et restaurations, le château est finalement donné en 1979 au Centre des monuments nationaux, et se visite toute l’année (informations : http://www.chateau-gramont.fr/ ). Une visite intéressante  (surtout couplée avec le musée du miel), tant pour les adultes que pour les enfants. Donc, de famille Montaut, en mariage Voisins, en vente à de Caulet, etc… quelques remaniements ont donné son aspect actuel à la bâtisse. Nous en faisons d’abord le tour, en surveillant le passage sous les latrines de la grosse tour carrée… Sur les remparts, les plantes fleurissent entre les pierres.

Pas de grand parc, mais dans le jardin nord des buis bien taillés, et un étonnant « sophora pleureur », fantomatique à souhait.

Au début du XVIème siècle, Guillaume de Voisins accole une aile Renaissance à la tour carrée et ses salles, « à la mode du Val de Loire ». Ouvertures ornementées, pilastres, macarons, têtes d’anges, décors…

Photos interdites à l’intérieur. Difficile de résister, surtout dans la grande salle entre les deux tours, immense, à la charpente superbe… tant pis pour vous, vous êtes condamnés à aller y faire un tour ! Vraiment, ce « petit » château mérite le détour.18mai2016_17_Château Gramont Je vous glisse tout de même la photo du puits, « reste » du premier château, ce n’était pas interdit !

Et nous reprenons la route vallonnée, longeant l’Arratz, ruisseau formant cette ancienne frontière entre France et Angleterre, où chacun épiait son voisin du haut des tours gasconnes que l’on voit ici et là, en haut des coteaux… Nous sommes en Lomagne. Collines, champs, routes tortillonnantes (heu… ça existe ce mot ? tant pis, il est amusant et imagé !). Prochain arrêt : Lachapelle. Oui, je sais, je vous ai déjà raconté ce village et son étonnante église. Mais comme je ne me lasse pas d’y emmener nos amis de passage, les revoici ! Là aussi, un village lové autour d’un château (ou ce qu’il en reste) perché au sommet d’un monticule. Et une église enclavée dans le château. En attendant l’heure du rendez-vous pour la visite (car il vaut mieux prendre rendez-vous, c’est une association qui gère cette église, et les bénévoles ne sont pas assez nombreux – ici comme ailleurs… – pour une ouverture permanente), en attendant disais-je, Mauricette et Gil font un peu de causette au topiaire-épouvantail assis sur le banc…18mai2016_Lachapelle 01Donc, église enclavée dans le château. Et quelle église ! Baroque, Rococo, faux marbres de haut en bas, et surtout ces tribunes faisant penser à un théâtre vénitien… Je vous en ai trop dit, le mieux est de vous laisser découvrir !

Il ne nous restait plus qu’à faire le tour du village, très fleuri et très calme, et rentrer tranquillement reposer les yeux et emmagasiner toutes ces découvertes !

Oh, j’ai oublié de vous parler des deux frères, les frères Goulard, tous deux prêtres, qui ont décidé, en 1761, grâce à un important héritage paternel, de décorer cette église. Elle existe depuis le XIIème siècle… avec bien sûr, toutes les guerres destructrices, les reconstructions, les restaurations, et cette nouvelle décoration au XVIIème siècle. Décoration confiée à un menuisier-ébéniste de Lectoure. Et, naturellement, ils n’ont pas oublié de se faire représenter sur les arcades des tribunes !

Un dernier mot ? Le lien pour cette merveille : http://www.lachapelle82.fr .

Aller-retour en Basquaisie…

Comme promis, des images de ma Basquaisie… où j’ai dû aller faire un petit tour la semaine dernière. Et bien sûr, bousculée entre une manif, une réunion, et autres occupations campagnardes, ce fut un petit tour bien (trop) rapide… Superbe soleil à l’arrivée, en fin d’après-midi. Du coup, je ne prends pas le temps de poser mon sac, je file droit sur Ilbarritz, respirer et admirer…

Et j’ai beau aimer le vert dans toutes ses nuances, avouez que ce bleu… c’est tout de même beau aussi. Hélas, le lendemain le ciel était reparti au gris, et même à la pluie. Tant pis, marché de Quintaou le matin, entre deux averses, puis après avoir abordé la raison de mon passage aux cigalons, nous partons, mon frère et moi pour Bayonne, et…

Parce que oui, même si court, un passage à Bayonne vaut bien qu’on prenne le temps d’aller chez Cazenave… d’autant qu’avec cette grisaille pluvieuse, on a bien besoin de douceur ! Et d’amitié. Donc, retrouvailles, un peu plus tard, pour un (trop) court moment avec mon amie « de quand j’étais jeune », dans le café de la salle de spectacle toute neuve, et magnifique, Quintaou. Oui, sur la place du même nom. Au chaud devant un thé (ben oui, malgré le chocolat, on ne retrouve pas sa copine et on ne bacouette pas avec elle sans un bon thé… !), tandis que dehors c’était la grosse averse et une lumière étonnante.

Au jardin des cigalons, les azalées scintillent sous un petit morceau de ciel bleu. Par contre, les camélias sont déjà fanés.

Vendredi, pluie du matin… Jérôme m’entraine faire quelques courses dans un grand magasin dont je ne ferai pas la pub, puis dans un petit resto Thaï du quartier devenu branché derrière la gare de Biarritz-La Négresse (oui, je ne dis pas de gros mot, c’est le nom de ce quartier historique de Biarritz). Et dans l’après-midi, une dernière grosse brassée de souvenirs, avec le soleil revenu pour quelques instants…

Le moulin de Bassilour, ses biscuits et ses gâteaux basques, puis la chapelle de la Madeleine, au-dessus de la baie de Bidart. L’océan devenait vert émeraude par endroits, mais vers l’Espagne les Pyrénées s’ennuageaient… et sur la chapelle aux murs blancs le ciel bleu régnait presque sans nuages.

Voilà. Retour à Galembrun, depuis quatre jours. Sur la colline en face les arbres reverdissent enfin, et hier, en fin de journée, l’orage se préparait vers Toulouse, donnant une belle lumière sur le jardin !