Ambiances bretonnes, le gris…

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Quelques jours du côté de La Turballe, les deux derniers jours de 2014 et les deux premiers de 2015, un vrai bonheur ! Les amis, toujours aussi chaleureux, présents, prévenants. Les paysages d’un coin de Bretagne que je ne connaissais pas, tantôt sous le ciel bleu (oui oui oui, il peut faire beau en Bretagne !), tantôt sous la brume. Et je n’ai pas dit bruine, ni crachin, car de bruine et de crachin nous n’en eûmes point, ah mais. Ou à peine.

Aujourd’hui, je ne vous raconterai que le gris… toits d’ardoises ou de chaume moussu, pierres levées et dolmens, murs des maisons anciennes cachant on ne sait quelle issue, statues glissées dans une niche ou sculpture surveillant le passant, ciel tourmenté sur l’océan gris-vert…

Et la brume, rendant encore plus mystérieuse la grande Brière, les canaux lisses et silencieux, barques abandonnées, herbes givrées, atmosphère où toutes les légendes bretonnes semblent pouvoir devenir réelles…

Les bateaux du port, les filets rentrés tout juste de la pêche et scintillants de gouttes d’eau, les murs blancs de certaines maisons, éclairent par quelques touches de couleurs, et puis…

une petite lueur dans un coin de nuages…La Roche Bernard_31déc14_4716 tout près du gris il y a le bleu, et alors là, quelle explosion !

Demain peut-être, vous saurez que oui, le ciel est bleu soleil en Bretagne.

Ce n’est pas ce violoneux croisé dans un jardin du Croisic qui me contredira !

 

 

VertS

Un jour gris un jour bleu, le temps joue du yoyo entre automne et hiver. Hiver qui sera bientôt là, d’ailleurs. Avant que n’arrivent le brouillard et/ou la neige, je voulais vous faire profiter de la lumière verte de ma campagne. Champs fraîchement ensemencés, aux pousses tantôt vert anis, tantôt vert émeraude un peu moiré sous le soleil, entrecoupés des terres brunes des champs tout juste labourés…

06déc14_4527Tous les verts sont dans la nature… mais aussi dans les maisons : par exemple, ces oreilles d’éléphant, rapportées dernièrement de chez une copine, attendant derrière la vitre de mon bureau le retour d’un peu de chaleur pour mettre le nez dehors, qui, lorsque le temps est gris et sombre, m’offrent le réconfort de leurs verts lumineux !

Retour sur images…

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Retour sur ce mois de novembre, un mois entre sourire et tristesse… Le mois commençait pourtant dans la joie, Magali réussissait brillamment sa thèse de médecine, la compagnie de Guillemette donnait son premier spectacle à Toulouse (certes, une petite salle, mais un petit pas hors de nos frontières rurales…),

l’atelier « histoire de l’Art pour les enfants » du mois était complet et plein de couleurs…

Et puis au milieu du mois, le départ de Marie-Claude. Qui nous a tous secoués, arrivant après une belle semaine passée avec elle à Venise en octobre.

Une fois de plus, nous nous sommes retrouvés en famille, avec nos amis aussi, au cimetière de Besançon. Se mêlaient ce jour-là les souvenirs de parents, d’un ami… les mois de novembre de ces dernières années n’ont pas été tendres pour nous. Il est vrai aussi que nous arrivons à un moment de notre vie où nous enlevons davantage d’adresses dans notre carnet que nous n’en ajoutons… les retraités sont peut-être des privilégiés, mais… ils n’ont plus 20 ans, ni 40, et ils ont même plus de 60 ans…

Quelques jours après, nous retrouvions nos amis pour notre traditionnel passage dans le Beaujolais, et là aussi, au milieu des sourires, de la joie de se retrouver, parfois se mêlait de la tristesse, un peu de regret, celui de ne plus pouvoir partager ces moments avec l’un, avec l’autre, partis « ailleurs », si cet ailleurs existe.

Cluny sous le soleil (pour plus de photos sur cette journée, vous pouvez aller sur l’article précédent : Cluny, une balade dans le temps), dégustations dans des caves, soirées spectacles bon enfant dans des salles sans prétention, mais dans une ambiance tellement amicale !

Sur la route du retour à la maison, un beau ciel de fin de mois de novembre, lui aussi partagé entre sourire et tristesse, douceur mélancolique… et, à l’arrivée, les 4 700 kg de bois pour les cheminées à ranger….

et cette fin de journée à Galembrun, toute bleue, promesse de lendemains meilleurs ?ciel du soir_25nov14_4431

Vents et tempêtes…

042_24mars09_548Certes, nous ne sommes pas sur la route des cyclones, et n’avons droit que très peu souvent à des tornades. Mais… lorsque le vent d’autan décide de faire la fête, ou lorsque le vent d’ouest se met en folie, il ne fait pas bon mettre le nez dehors. Ce matin, le marché de plein vent de Cadours méritait bien son nom, certains étals s’envolant au gré des rafales de ce vent froid et furieux venu de l’océan. Mais comment lui en vouloir… j’en viens, moi aussi, de l’océan ! Balades sous le vent le long des plages (quand elles ne sont pas interdites, comme c’était le cas la semaine dernière), vagues à l’assaut de la digue de Socoa ou des falaises basques, spectacle garanti ! Si le , que dis-je : LES gris prédominent, lumières, son, tout y est pour des images grandioses… (merci à Luce pour la vague sur la falaise sous le soleil retrouvé). Hélas, parfois, les après tempêtes et grosses vagues sont bien désolant, comme en attestent les évènements de début janvier à Biarritz, et la photo de débris mise ici n’est qu’une toute petite image de ces restes de tempêtes.

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Nuages d’ici ou là, lorsque la tempête s’annonce dans le jardin des Tuileries à Paris, le capitaine tient bon la barre !

En Islande, l’océan vire au gris, le bleu glacier des icebergs en est sublimé, l’arc-en-ciel de fin de coup de vent dore les herbes, et en Écosse, mesdames le vaches en sont tout ébouriffées !

Et à Venise ? Auriez-vous pensé un instant que je ne parlerais pas de Venise ? Venise et ses coups de vent qui glacent les ruelles ou les embarcadères en hiver, Venise et ses coups de vent qui font monter les eaux près des peintres imperturbables, Venise aux ciels gris argent sur la lagune, Venise et ses maschere indifférents aux coups de vent, bien à l’abri sous leurs costumes…

Oui mais, à Venise, pour les courageux qui osent braver vents et marées, la récompense est toujours proche, aussi délicieuse dans le plus beau salon de thé que dans le plus petit café perdu dans une ruelle : un chocolat chaud !IMG_3014_

on s’y croirait (presque…)

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A part la végétation autour, tout à l’heure sur la route, j’ai failli me croire en Islande… mais ce n’était pas un gué, juste la Save qui s’est échappée de son lit et jouait les vagabondes. Pas de quoi paniquer, tout juste un peu frémir et… me souvenir ! Il m’en faut peu, penserez-vous, pour démarrer et vagabonder moi aussi… Alors, allons-y ! L’Islande. Aussi aimée que Venise, ce n’est pas peu dire. Et voilà enfin un pays où l’on ne va pas pour découvrir d’antiques ruines, mais pour voir vraiment le pays, sa nature, sa vie. Oui, oui, je sais, Islande = nature, ça a été dit et redit, encore et encore. Mais rien à faire, c’est ça. Bon, d’accord, encore un pays où il n’est pas simple d’échanger, même en anglais ! Enfin… si vous rencontrez quelqu’un dans ces splendides déserts. Quel pays !

Deux (trop courts) séjours, l’émerveillement à chaque pas, chaque tour de roue… surtout pour moi qui aime tant le vert 😉 !
(si vous voulez de belles photos d’Islande -entre autres- voici un site à découvrir :
http://www.waysofnature.com/pagelist.php?typ=22&lg=fr&PHPSESSID=f7e88151a8a24df86e87010de19c6352 )

Mais, non, tout à l’heure ce n’était pas un gué islandais, tant pis, et merci la Save de m’avoir emmenée tout là-haut sur la carte du monde pour quelques secondes !

ici…

Qu’on ne s’y trompe pas, je rêve d’aller voir ailleurs, certes, mais j’aime mon coin de campagne, entre Gers et Lomagne, ses petites villes environnantes, et la « grande ville » proche : Toulouse. Une colline boisée en face , des champs aux couleurs variées selon la saison ou les cultures (de notre côté, ce sont plutôt des coteaux, et même si, pour faciliter le passage de leurs monstrueuses machines agricoles, les paysans ont arraché les haies, les vallonnements les empêchent de trop abîmer la campagne), un bois au bout des champs, un ruisseau dans le « vallon »… même par temps gris, je ne me lasse pas de « mon » paysage, de « mon » petit pays ! Les oiseaux y sont encore nombreux, de temps en temps les hérissons traversent le terrain (je n’ose pas dire jardin…), l’herbe est verte, et aucune grande route ne vient nous encombrer les oreilles. !

Quant à « la ville », qui osera dire que Toulouse n’est pas une belle ville, avec ses richesses architecturales, ses cours cachées (hélas, de plus en plus inaccessibles aux baladeurs curieux), sa vie…

Donc, bien sûr que je suis heureuse de vivre ici, de marcher dans cette campagne, de respirer un air pas encore trop pollué (quoique… lors des épandages de pesticides, mieux vaut rester chez soi…), de grimper et descendre dans ces collines, dans ces bois. Mais heureuse, aussi, d’aller découvrir tous ces ailleurs qui me font rêver…