Festivités au 33

DSC_0693_1_9544Passage de 2015 à 2016, entre amis…

Finir cette année 2015, avec ses journées si douloureuses, avec ses journées fantastiquement heureuses, avec sa grisaille, avec sa gaieté, avec ses larmes, avec ses bonheurs petits et grands… Et commencer 2016 avec le sourire, avec l’espoir, avec l’envie qu’enfin le monde, notre Terre, retrouvent la solidarité, la tolérance, la liberté. Il paraît qu’on a toujours le choix… malheureusement, depuis des années, les choix de quelques uns ont fait que les choix de beaucoup trop sont faussés, et que le repli sur soi a pris le dessus sur le partage. Mais je veux croire que tous ces vœux, ces souhaits échangés de par le monde finiront par porter leurs fruits et changer (un peu) la donne. Donc, retrouvons l’espoir, et la foi en l’Humain.

Discussions, papotages, jeux « de société » (ils ont même réussi à me faire jouer aux cartes, moi qui suis si peu cartes autres que routières…), balades, culture, amitié, maison accueillante, gastronomies régionales, tout était réuni pour que ces 4 journées soient une réussite.

Déjà, au départ, route vers l’Auvergne sous un magnifique ciel bleu.

La halte à Lacot pour la soirée et la nuit, avec ses discussions, ses échanges parfois enflammés, une nouvelle rencontre, était bien agréable. Le lendemain matin, la grisaille était au rendez-vous pour le départ vers Besançon, mais les gorges de la Sioule n’en avaient pas moins de charme, avec les effilochées de brumes, l’eau si claire, et les falaises (arrêt photo à Pont de Menat, pour le beau pont roman sur la Sioule, et, au fond, les ruines du château Rocher)

Au fil de la route, le ciel s’est peu à peu dégagé, nous sommes arrivés à Besançon à temps et sous un ciel bleu pour une première découverte : le Grand Désert, sur une des 7 collines qui dominent Besançon. A la fin de la balade, devant le fort de Bregille, nous avons eu droit à un splendide coucher de soleil. Les festivités commençaient sous de bien beaux auspices…

Les visites « savantes » se sont succédé, le lendemain, sous le soleil : d’abord la maison de Victor Hugo, où on découvre à chaque visite une nouvelle raison de penser que ce monsieur était extraordinaire, tout en restant très homme (tout de même, deux femmes aimées en même temps… ou trois ?) 😉 . Puis le musée du Temps, dans le palais Granvelle. Besançon est la ville du temps, de l’horlogerie, de l’heure, du passé, du présent, riche de chefs d’œuvres, de découvertes, et hélas de souvenirs quant à son industrie horlogère, « les LIP » ayant quitté les lieux…

Dans la tour du Palais, le pendule de Foucault égrène ses 36 heures, prouvant que la Terre tourne, mais les journées ne comptant que 24 heures, l’histoire reste un mystère pour moi…. (malgré les explications patientes de Michel) !

Après avoir admiré les toits et les collines de Besançon du haut de la tour , nous sommes partis déambuler dans la ville enluminée.

Tout cela nous a menés au 31 décembre, traditionnellement jour de pique-nique dans notre groupe (qui rétrécit d’année en année, s’est aussi beaucoup transformé, mais conserve cette habitude !). Lieu prévu : la ferme de Courbet, à Flagey. Pas de chance, justement (et alors que tout était bien prévu et confirmé il y a 1 mois) ce jour-là le musée Courbet d’Ornans et la ferme de Flagey n’ouvrent qu’à 14 heures ! Hop, changement de programme, direction les sources de la Loue. Belle route grimpant au-dessus de la cluse, la Loue en contrebas tout au fond, des nuages par-ci par-là entre les falaises, une légère brume (et aussi un peu de bruine…) voilant le village à l’entrée de la cluse, la route (ouverte en 1845, une belle plaque nous informe de tout l’historique…) serpente, et grimpe, et offre de beaux points de vue malgré le voile brumeux. Ou grâce à lui ?

A l’arrivée sur le parcage, bonne surprise : un petit coin sous abri, des tables et des chaises rangées à côté du petit café fermé… la bruine ne nous empêchera pas de pique-niquer ! Mais d’abord, on descend vers la source.

Alors que je m’arrête pour photographier un panneau, un mouvement au-dessus de moi, sur les rochers, me fait lever les yeux… trop tard pour bien fixer les deux chamois qui cavalent et filent dans les bois plus loin… j’aurai juste un petit cœur blanc au milieu des branches d’arbres et des rochers pour me souvenir de l’anecdote ! Et d’ailleurs je serai la seule, car cette apparition fugitive nous a laissés plus stupéfaits que réactifs ! Mais tant pis, je garde cette photo particulièrement floue…DSC_0628_1 Le site est d’un vert étonnant, presque fantastique au milieu de ces rochers gis-marron, … on pourrait se croire dans une photo bidouillée, mais non, c’est bien vrai. Majestueuse cascade, bouche béante d’où coule la rivière, et une eau émeraude quelques mètres plus loin. Magnifique.

Mais l’heure tournait, des nourritures plus terrestres nous appellent, et nous revenons vers ce mini abri repéré… 😉 . Ambiance rustique, on dira, mais avec nappe et vrais verres (on s’embourgeoise, on s’embourgeoise…), et surtout où nous ne nous mouillons pas…DSC_0649_9526 … avant de partir vers Ornans, pour la visite du musée Courbet. Et une petite balade dans cette ville bien connue des admirateurs de Courbet. On ne parlera pas de ses détracteurs, nombreux à son époque, et presque aussi nombreux à notre époque… focalisés sur un seul tableau… encore que… son tableau « Le retour de la conférence » susciterait probablement autant de haine que son « Origine du monde » si certains voyaient l’exposition temporaire autour de ce tableau disparu, acheté en 1900 par un « catholique exalté » pour être détruit ! (exposition de documents et d’œuvres autour de ce tableau, jusqu’au 18 avril 2016).

Retour à Besançon, pour quelques parties de whist, et la préparation de notre changement d’année. Pas de folies pour ce passage tout en amitié et chaleur ! Et un batik fait Saï, artiste Burkinabé, pour remercier nos hôtes et néanmoins amis…

Dès l’après-midi du 1er janvier 2016, pour démarrer d’un bon pied cette nouvelle année, en avant pour le tour de la boucle du Doubs.

Balade tranquille,  où nous avons rencontré des « mots Doubs » accrochés aux arbres plantés par écrivains et diseurs de mots des dernières éditions de ces « mots Doubs »… espoir, vœux de sérénité, d’amour, de fraternité… que j’espère voir réalisés ! et fin de journée sous un ciel rose…,

Retour à la Mathusine sous la pluie… pluie qui refuse de céder la place à un vrai temps d’hiver, mais qui a le mérite de commencer à remplir la mare du village, à sec depuis tant de mois ! Et puis, n’ayant pas le courage d’aller marcher dans les chemins boueux, sous les rafales de vent, je peux ainsi fignoler le prochain séjour à Venise, dont les dates approchent à grands pas…

 

Une journée parisienne

Départ pour la capitale samedi matin, en voiture. La route est longue, mais comme toujours, c’est surtout l’entrée dans Paris paraît interminable… Dimanche, la journée commence par un long passage à la jolie boutique Diwan (horreur, moi, un dimanche dans un magasin… 😉 ), puis départ pour un peu de balade. Les filles avaient eu l’adresse d’une crêperie Kawaï (si j’ai bien compris), dans le Marais . Un peu inquiètes, tout de même « pourquoi appeler un quartier le marais ? », sauf Manon qui aurait bien aimé trouver un vrai marais ! Nous descendons du métro à Châtelet, histoire de marcher un peu et aussi de passer devant l’Hôtel de Ville. Ah, j’en étais restée à la patinoire installée sur la place pour Noël… les appels sur le dérèglement climatique, ou pour plus d’écologie, auraient-ils réussi à faire entendre raison aux édiles parisiens ? Des manèges, et un souffleur de bulles ont investi les lieux. Les enfants s’amusent comme des fous à la poursuite d’énormes bulles irisées, et nos trois miss ne sont pas les dernières ! Ah, tiens, entre Châtelet et l’Hôtel de Ville, la porte de la galerie ateliers d’artistes est devenue d’un jaune bien pétant… je ne sais pas si elle change souvent de couleur, mais je l’ai déjà vue rose indien, bleu drapeau, cette fois c’est jaune.

Nous arrivons tout de même à « décrocher » les filles de ce jeu de bulles, et continuons vers le Marais, où nous découvrons cette « Princesse Crêpes » absolument kitsch, minuscule boutique, tenue par un jeune couple Japonais… je ne connais pas les mangas et autres BD japonaises, mais on s’y croit, et c’est très amusant. C’est aussi très bon ! Crêpes salées ou sucrées, enroulées dans un cornet… le choix est difficile !

Tant qu’à être dans le Marais, petit tour sur la place des Vosges en passant par l’hôtel de Sully… les animations sont sympas sous les couverts de la place, dans le petit jardin de l’hôtel de Sully les moineaux parisiens jouent les stars…

Mais le temps file, et nous devons rejoindre la salle Pajol, ce qui veut dire une presque grande traversée de Paris ! Dans le métro, quelques publicités qui me font sourire… l’exposition Delacroix, avec cette « pose touriste » clin d’œil familial lors de nos voyages… ou la leçon d’anglais façon humoriste, un anglais tout à fait compréhensible pour moi !

La journée se terminera dans un restaurant tibétain, et dès lundi, sous un beau ciel bleu, je file vers la gare d’Austerlitz, une vraie belle gare comme autrefois, avec son couvert en poutrelles métalliques et verrières.

Le trajet du retour sera lui aussi bien long, mais tant pis, entre Toulouse et Paris, je préfère encore le train à l’avion. Séjour bien court, et il faudrait bien revenir pour Osiris et ses mystères à l’IMA (pas sûr que je puisse revenir avant le 31 janvier, hélas), pour les tigres de papier au musée Guimet, pour les portraits Florentins au musée Jacquemart, pour… et pour… bon, je me contenterai de ma nature campagnarde ! Quoique… un petit tour chez Courbet est prévu fin décembre, une belle façon de terminer cette année 2015 hélas si troublée. Et si je ne reviens pas écrire quelques mots sur ce journal d’ici 2016, je vous souhaite de terminer cette année 2015 dans le calme et la douceur, je pense que notre monde en a bien besoin ! En tout cas, belle coïncidence : Noël et le Mawlid tombent le même jour, musulmans et chrétiens vont donc célébrer la naissance de leur prophètes respectifs le même jour… A tous, quelles que soient vos convictions, religieuses ou laïques : 004_07déc15_9319

Mosaïques…

Musiques du pourtour méditerranéen, un voyage en Albanie, Italie, Grèce, Turquie. Chant sacré d’Orient, chant de marin, chants traditionnels. C’était dimanche 20 décembre, dans une belle salle de spectacle parisienne, la salle Pajol, dans le 18ème, à Paris. Enris Qinami, le groupe Asinora, pour les musiques et les chants. Pour l’accompagnement en danses, Doumélia, Alexia Martin, et l’atelier chorégraphique Dayma. Au départ, je voulais faire une page tranquille sur cette journée parisienne, avec Guillemette et les trois pitchounes… mais j’ai encore tellement mitraillé pendant le spectacle, que je préfère, pour commencer, vous entraîner à la suite de ces musiciens, musiciennes, chanteur et chanteuse, danseuses, dans ce magnifique voyage. Et pour les moments parisiens en famille ce sera un autre article !

Alexia avait invité Doumélia (Guillemette) à participer à ce spectacle, musiques et danses. Bon, je suis déjà une ardente défenseure de la musique vivante, j’aime la danse et les danses, mais sincèrement, rien n’égale la danse sur la musique vivante… connivence, écoute, entente, partage, l’émotion est totalement différente, et tellement plus complète ! Et là, même avec l’œil collé au viseur de l’appareil, le bonheur était vraiment au rendez-vous.

Première partie, musiques d’Albanie, avec Enris Qinami. Danse d’aujourd’hui, danse virevoltante, danse sacrée, sur des musiques et chants intemporels

Danse d’Orient, chant marin de Grèce, intense (échange magique entre Chloé et Alexia), Asinora nous a promenés autour de la Méditerranée, berceau de civilisations aujourd’hui malmenées…

… avant de nous emmener du côté des tziganes, avec Doumélia

Puis, avec humour et enthousiasme, Chloé nous a donné une recette grecque d’aubergines, auxquelles les danseuses de l’atelier Dayma ont participé avec visiblement beaucoup de joie… et que le public a dégusté avec bonheur !

Un pur moment de joie, terminé trop vite… Mais j’espère que ce n’est que le début d’une longue et belle suite de collaborations entre musiques et danses d’ici et d’ailleurs, entre musiciens et danseuses/danseurs de tous pays, unis pour prouver que la culture est universelle, que les mots liberté, égalité, fraternité ont encore un sens…

Décembre, 15 jours par-ci, par-là…

Les marchés de Noël se multiplient d’année en année, et bien sûr c’est l’occasion de flâner dans les villages… le 5 décembre, c’est à Sarrant, dans le Gers, que nous avions choisi d’aller. Le village est si beau ! Et le soleil autorisait quelques expositions en plein air, des balades à dos d’âne pour les plus jeunes, la rue et les maisons étaient joliment décorées. La tour étant ouverte pour l’occasion, on pouvait voir ou revoir les poids du vieux système de l’horloge, une simulation de la salle commune, et profiter de la vue de cette mini cité du haut du donjon.

Dimanche, c’était le marché de Noël de Grenade sur Garonne, sous la superbe halle (j’ai eu du mal à faire des photos correctes… mais j’en ai tout de même gardé trois).

Ensuite, il y a eu le premier tour des Régionales, et le gros trou gris marine qui a enveloppé la France… je ne m’appesantis pas, mais quel découragement !

Et puis, mercredi dernier, rayon de soleil, avec Adixkideak (les amis) à Anglet. Ce chœur Basque avait été longtemps dirigé par mon père (oui, je pourrais écrire « notre père » puisque nous sommes 4 frère et sœurs, mais ça pourrait porter à confusion 😉 !), René Borda, qui toute sa vie a défendu le chant. Il composait des chansons, dont certaines sont devenues emblématiques de Bayonne, il écrivait des arrangements pour chœurs, il avait aussi dirigé une harmonie dans notre petit village des Landes, avant de se retrouver à la Banda des Genêts d’Anglet, puis à la tête de quelques chœurs basques et chorale… bref, la musique, populaire, traditionnelle, conviviale, et ce qui était pour lui la clef de tout : l’amitié. Et donc, ce mercredi 9 décembre, la municipalité d’Anglet avait répondu à la demande du chœur Adixkideak de donner le nom de René Borda à un lieu de « sa » ville. Ville d’adoption, certes, mais pour qui il avait écrit ce qu’on pourrait appeler un hymne. La Promenade René Borda, bordée par un ruisseau, des mimosas, a été inaugurée sous le soleil, entre amis, avec un beau discours de monsieur le Maire, un très sympathique discours d’Alain Faure pour le chœur, et les remerciements de la fratrie Borda, avec le souhait que les oiseaux s’y retrouvent pour chanter en chœur ! Je vous donne le lien pour Adixkideak : http://choeur.adixkideak.perso.sfr.fr/ , ce sera l’occasion d’écouter quelques chants basques, et de connaître les dates de leurs concerts.

Le lendemain, j’ai réussi à faire un tout petit tour à Biarritz, histoire de respirer un peu d’air marin avant de reprendre le chemin de Galembrun.014_10déc15_Biarritz_9328 Dimanche, une marche tranquille, pour patienter avant les résultats du second tour… Heureusement que la nature est toujours là, prête à nous apporter sans contrepartie sa beauté, son calme… Des moutons et béliers curieux… Dans le bois, les arbres donnaient des cours de géométrie dans l’espace, lignes se croisant, courbes, parallèles… Dans le pré abandonné, la rosée du matin avait oublié de sécher, et quelques ors roux illuminaient l’ambiance un peu embrumée en cette fin d’après-midi.

Non, je ne vous parlerai pas de résultats et autres commentaires. Je ne suis pas politologue. Simplement, j’espère que, de notre président à tous ses copains ministres, ce sera l’occasion d’une remise en question. Mais j’en doute un peu.

Cet après-midi, livraison de 6 stères de bois… et rangement ! Odeur de forêt, pour faire oublier la monotonie du « je ramasse une bûche, je la range ». En deux heures, c’était fait. Ouf !

Quelques jours ailleurs…

DSC_0985_9291Comme chaque année, la semaine où sort le Beaujolais nouveau, nous allons faire un tour du côté des vignobles… et nous en profitons pour grimper jusqu’à Besançon, faire un petit coucou aux nièces et aux amis. Cette année, malgré ou à plus forte raison à cause des événements, il n’était pas question de changer les habitudes. Simplement, c’est à Besançon que nous avons assisté au rassemblement en hommage aux disparus de Paris. Où je n’ai pas souhaité prendre de photos. Pourtant, Victor Hugo entouré de bougies et de fleurs… c’était tentant.

Une de mes sœurs étant depuis peu installée en Auvergne, nous avons coupé la route de l’aller, en faisant une halte chez elle. Et avons profité du soleil pour visiter le temple bouddhiste de Dhagpo, à Biollet.

Je ne vous ferai pas l’historique du lieu, je préfère vous donner le lien :  http://www.dhagpo-kundreul.org . Il faut avouer que ce lieu, perdu dans la campagne auvergnate, est magnifique. Le temple, bien sûr, et la bambouseraie.

Mais aussi la vue sur les puys en cette fin d’après-midi ensoleillée… DSC_0931_9257Superbe. Je comprends que la sérénité puisse régner dans ce site.

Nous avons ensuite repris notre route vers Besançon, en nous arrêtant à Charroux, petite cité médiévale bien calme hors saison !

Puis Saint Pourçain, en général notre halte « casse-croûte », car nous y avons déniché une boulangerie dont les sandwiches sont vraiment excellents ! Et puis, tant qu’à passer vers des vignobles, autant profiter des caves du cru, ce que Raymond n’a pas manqué de faire. De belles maisons aussi, dans cette petite ville intéressante.

De Besançon, cette fois, je n’ai fait aucune photo. Et l’arrêt en Beaujolais fut plus court que d’habitude, car le samedi après-midi, je devais être de retour à Grenade sur Garonne, pour les 5ème Rencontres en Danses que l’association « Les Arts au Soleil ! » organisait ( https://www.facebook.com/RencontresEnDanses ). Nous avions maintenu ces rencontres (stages et spectacles), car il était impensable de ne pas continuer à avancer, et aussi parce que nous avions réussi à faire venir à la fois le groupe AFTAB ( https://www.facebook.com/ensembleaftab ) et Alexia Martin ( https://www.facebook.com/Alexia-Martin-Conteuse-de-danses-Danseuse-de-contes-1492674967695133/?fref=ts ). Mais je vous ai déjà conté cette soirée, dépaysante, étonnante, une vraie découverte de musiques, chants et danses venus « d’ailleurs… » ( https://bbordasilvand.wordpress.com/2015/11/23/orients-imaginaires/ ) Donc, disais-je, le Beaujolais, où avec nos amis nous avons dégusté ce Beaujolais Nouveau. Bon, je sais, mes photos font un peu publicité déguisée, mais les jumeaux et leur cave sont tellement accueillants ! Raymond et les amis ont tout de même été voir dans deux ou trois autres caveaux… (où je me contentais de jus de raisin non fermenté).

Après un long passage neigeux autour de Clermont-Ferrand, nous avons retrouvé le soleil de notre hameau…

…et sommes arrivés à temps pour la répétition du concert du soir !

Entre champs et bois

DSC_0088_9194Une marche très colorée cette après-midi. Je ne sais pourquoi aujourd’hui le soleil faisait tellement exploser les couleurs ? Brume bleutée vers Drudas, mais tout autour, le roux de la terre, les derniers ors des feuillages, les premières pousses vertes dans les champs, un brin de folle avoine se balançant au soleil…

et lorsque le soleil ne traversait pas les arbres, dans le petit bois « des dragons » tout devenait presque terne ! Presque. Mousses vertes, et surtout quelques petits éclairs de soleil sur les feuilles sèches des chênes, sur le genévrier, autant de rappel de cet automne bientôt fini…

Je me suis fait un peu peur, ayant pris un chemin inconnu, je me suis retrouvée au bord de… rien, entre le bois privé et notre bois de Galembrun, et donc ai dû rebrousser chemin. Et je n’avais aucune envie de ramasser des champignons !, malgré les agréables odeurs de mousses et de champignons…

Mais, persuadée que le sentier connu n’était pas loin, me voici partie droit vers le soleil (puisque tout de même je savais dans quel sens m’orienter, n’en déplaise à mon frangin 😉 !). Ce bois n’est pas si grand que j’arrive à m’y perdre, tout de même ! Tapis de feuilles, ronces, buissons de petit houx… le sentier n’apparaissait toujours pas, et le soleil descendait, derrière les arbres… Au bout d’un temps qui m’a paru bien long, ouf !, le chemin enfin. De jolies « sculptures » naturelles, mais aussi une découverte pas agréable : qui donc a apporté ces planches, ces palettes, ces plaques de mousse, ces bouteilles, ces sacs plastique, et même un blouson, pour les abandonner là, en plein bois ?

La sortie du bois, sous le soleil de fin de journée, était somptueuse. Et les couleurs encore plus fantastiques qu’au départ…

Et pour finir la balade en beauté, rencontre avec un joli chien tout fou…

Petite marche du jour…

DSC_0045_9171Non, je n’avais pas d’écouteurs dans les oreilles pour rythmer cette marche, pour cela, les chants des oiseaux sont parfaits ! Et donc, je reprends, après la parenthèse de la semaine dernière (quelques nouveautés dont je vous causerai plus tard), mes marches tranquilles dans les environs. Aujourd’hui, réveil en blanc givré (non, pas encore de neige, mais qu’il fait froid !), et bien embrouillardé. Mais le soleil a fait tout de même une petite, toute petite apparition dans l’après-midi. Les champs fraichement labourés et hersés apportent d’autres couleurs, et le paysage s’emmitouflait dans une jolie brume bleutée.

Dans le bois, le vert des mousses rivalise avec le rouge des baies, le marron-roux et les restes d’or des feuilles, mais les baies du genévrier ne sont pas encore mûres pour parfumer les plats.

Les tiges et les fruits de la vigne-vierge décorent les vieux murs comme autant de guirlandes de Noël. Et, dans le village, quelques rosiers refusent obstinément de croire à l’hiver…

Orients Imaginaires…

DSC_1160… mais ces orients n’avaient rien d’imaginaire, samedi dernier 21 novembre, au Foyer Ruaral de Grenade sur Garonne : l’association « les arts au soleil ! » (  http://www.lesartsausoleil.org/ ), dans le cadre de ses Rencontres en Danses ( http://www.rencontresendanses.fr/ ) avait invité le groupe de musiciens et chanteurs AFTAB pour une soirée autour de musique et chant du Pakistan et d’Afghanistan.

Les curieux ont été comblés. Dommage, l’actualité ?, le froid ?, la peur de l’inconnu ?, trop peu de personnes dans le public… Les voix de Shuaib et Hubaib Mushtaq, les instruments étonnants (pour nos yeux d’occidentaux) de Fady Zakar et Ioanis Kasaras, les percussions de Behlole Mushtaq, l’harmonium de Shuaib, nous ont fait voyager au-delà de nos campagnes, de nos tristesses du moment. Ils étaient accompagnés par Alexia Martin et Doumélia, à la danse.

Richesse des voix, des sonorités, des costumes… une soirée pour … rêver d’ailleurs !

Dimanche après-midi, c’était au Burgaud, et pour les enfants. Mais pas que… puisque les parents, et parfois des adultes seuls, sont aussi venus écouter le conte de « la danseuse de verre » avec Alexia Martin, conteuse-danseuse et Fady Zakar conteur-musicien. Les enfants ont participé avec enthousiasme à ce beau et tendre moment de rêve…

Tant pis pour la déception de la non-présence de public samedi soir, moi, je pourrai dire « j’y étais », et garder dans la tête, les yeux et le cœur, le plaisir d’avoir partagé avec ces musiciens et danseuses passionnés ce magnifique voyage musical et dansé. Merci à elles, merci à eux !DSC_1214

Brumes…

e-Venise 10nov2015C’est étonnant de se réveiller entouré de… RIEN ! Du blanc tout autour du jardin, plus de colline en face, plus de forêt à droite… c’est sûr, c’est beaucoup moins romantique qu’à Venise (merci à Daniela et Luca pour la photo ❤ ), mais ces journées ont leur charme même dans ma campagne ! Alors me voilà partie cet après-midi à la recherche d’un chemin dont le départ en bord de route m’intriguait. Il devait bien arriver quelque part. Effectivement, de chemin il se transforme en sentier, et débouche sur l’ancienne voie de chemin de fer.

Du coup, j’ai essayé de continuer, mais « propriété privée », et même si un sentier permettait de contourner la barrière, je ne me suis pas aventurée trop loin. D’autant que quelques chiens aboyaient dans une ferme voisine… et, si je pars volontiers marcher seule, je ne suis pas très courageuse lorsqu’un chien inconnu et en liberté s’approche de moi !

Retour au chaud de la maison après une toute petite heure de marche, mais bien vivifiante. 11nov2015_9133Il ne me restait plus qu’à aller récupérer le linge mis sur l’étendoir au fond du jardin, car un excès d’optimisme matinal m’avait laissé croire que le soleil se lèverait… Et pour clore cette journée à l’ambiance bizarre, fabrication d’un crumble aux pommes, tiens, petite gourmandise du soir, après un velouté de potiron !

Gourmandise, gourmandises… bis

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Depuis longtemps, j’ai ouvert un dossier « gourmandises », en prévision d’une page dans ce blog. Gourmandises d’ici et d’ailleurs. Mais voilà, le dossier commence à devenir vraiment énorme, et je pense qu’il me faudra plus d’une page pour vous faire partager mes découvertes ! Je sais, j’avais déjà écrit une page sur les gourmandises, et certaines images se retrouvent peut-être dans les deux… mais… il est certaines choses dont on ne se lasse pas 😉 !

Les gourmandises, c’est le fruit de saison cueilli sur l’arbre, ou présenté sur l’étal d’un producteur du coin…

c’est la vitrine d’un fromager quelque part dans Amsterdam, le petit fromage fermier au hasard de balade, ou la cave d’une ferme quelque part du côté de Saint Nectaire…

c’est la spécialité régionale dégustée au cours d’une fête populaire, ou chez des amis, les soupes islandaises lors d’une halte vers midi dans un petit resto tranquille, le plat cuisiné par un ami de passage à la maison…

c’est la découverte amusante au hasard d’une visite dans un village, ou la table chinoise avec ses multiples plats à partager…

et dans peu ce sera le passage chez nos amis du Beaujolais pour découvrir le « vrai » Beaujolais de l’année, pas celui des immondes fêtes que l’on trouve dans certaines villes et certains pays ( http://www.lejapon.fr/blog/index.php?2012/11/12/1172-beaujolais-nouveau-au-japon-dans-le-onsen-aux-vins-de-hakone-bien-sur ). Non, vraiment, je préfère passer un moment chaleureux dans le caveau de nos amis Monternot, même si je ne bois pas une goutte d’alcool… (mais du jus de raisin non fermenté est toujours prévu pour les non dégustateurs 😉 )