Entre deux eaux…

Nous avons eu droit, il y a 3 jours à une belle giboulée de grêle, et un vent d’ouest bien costaud dans la nuit. Pas de dégâts pour nous dans le jardin, mais quelques arbres de jardins voisins n’ont pas tenu le choc…

Hier, enfin, grand ciel bleu soleil, en avant pour une (petite) marche dans les environs… DSC_0998_9939mais les chemins étant bien gorgés d’eau, j’ai juste fait un test d’une heure. Les chaussures étaient bien plus lourdes à l’arrivée qu’au départ ! Aujourd’hui, c’est mi-bleu mi-gris, pas très tentant de sortir, mais de toute façon c’était séance de Qi Gong… Et donc, me voilà partie vers la colline d’en face. Vérification de la mare du village, qui retrouve enfin une taille à peu près normale. Arrêt photo du village, perché sur sa colline (nous, c’est la maison ocre tout à gauche de la photo, on la voit un peu…).DSC_0999_9940 Et mon petit sentier encore tout encombré de feuilles mortes. De jolis coups de lumière sur les mousses.

Les bourgeons sont un peu en avance pour le printemps, et pourtant les températures en ce moment ne sont pas vraiment printanières… tant mieux, me direz-vous, il faut attendre encore plus d’un mois avant le changement de saison !

Et sur le chemin qui remonte vers la maison, des mousses d’or sur des branches de haies… curiosités de dame Nature !

Bon, demain, je replonge dans les canaux et rii, palais et musées, curiosités et quotidien de la Sérénissime, pour le J3.

Venise, J2

DSC_0105_9838Gros dilemme : plus d’une centaine de photos pour ce deuxième jour à Venise ! Et pourtant, j’avais emmené ma petite troupe dans un coin que je commence à bien connaître, et où je n’avais pas prévu de faire des tonnes d’images, les ayant déjà dans les yeux et la tête… mais que voulez-vous, quand on aime… on n’hésite pas à photographier ! Donc, ce mardi 2 février, nous voici en « route » pour San Pietro et Castello. Changement de vaporetto à San Marco, où, je l’avoue, j’avais prévu de rencontrer ce groupe de costumés un peu particulier, dont je suivais l’aventure depuis plus d’un an sur le blog : http://objectifcarnavaldevenise.com/category/avec-les-eleves/ . Peut-être les avez-vous aperçus dans l’émission « 66mn Grand Format » sur la 6 ( http://www.6play.fr/66-minutes-p_825/Emission-du-14-fevrier-c_11550292 ) ? Une véritable performance, tant pour ces élèves que pour leurs professeurs, et les parents ! Chance, à peine arrivés sur la piazzetta je les ai trouvés.

Je serais bien restée un peu plus avec eux, leur dire combien j’ai admiré leur travail, j’aurais aimé parler avec les mamans accompagnatrices, mais… le planning de visites-balades était là… Donc, j’ai juste eu le temps de leur glisser que j’avais suivi leur histoire et que ce qu’ils avaient réalisé était formidable, et j’ai retrouvé les amies devant d’autres costumés, avant de partir vers notre embarcadère pour Giardini.

Après tout de même une petite visite dans le hall du « Danieli »… Les « riva » défilent depuis le vaporetto, vers Giardini… Belle vision du campanile de San Giorgio dei Greci…

S’il est un coin retiré dans Venise, c’est bien San Pietro ! D’un calme étonnant après la foule sur les « riva » entre saint Marc et la via Garibaldi, cette petite île permet au touriste de vraiment souffler. De Giardini, sur lequel Garibaldi et son lion veillent, on longe Sant’ Anna avec son bateau marchand de fruits et légumes,

et on passe le pont, San Pietro est là, avec son campanile, penché lui aussi (à moins que ce soit les maisons qui penchent ?), sa superbe basilique, les filets de pêche sont encore mouillés, les enfants jouent sur l’herbe… une toute petite île, reliée à Castello par deux ponts.

Castello… autrefois mal famé (? paraît-il), ses ruelles, ses cours, les miroirs des rii, les étendoirs de linge, la rencontre étonnante du Parti Communiste et de Jésus à l’entrée d’une rue, un superbe tag, et… cette interdiction de déposer des ordures visiblement pas comprise par tous !

Arsenale et ses murailles, son portail imposant…

les cloîtres imbriqués de San Francesco della Vigna, le commissariat de Brunetti,

et tous ces « médaillons » gravés sur les façades des maisons, animaux étranges, vierges, angelots… dans des entrelacs de fils électriques !

J’ai retrouvé cette « cantina » aux tags superbes, où les slogans contemporains et l’ancienne raison d’être du bâtiment se rejoignent :

au hasard des rues, des costumés ne refusant pas la pose photo, un vieux portail, de jolis magasins colorés…

Nous passons faire un petit coucou à Vivaldi, place Bandiera e Moro…

Il fait déjà sombre quand nous arrivons à l’église San Zaccaria, tableaux à foison, sa crypte superbe, les ors de la chapelle bien cachée…

et la traversée de San Pietro à San Marco s’achève, les jambes un peu fatiguées, encore un ou deux maschere, et repos sur le vaporetto jusqu’à « chez nous ».

La météo ne s’annonce pas souriante pour la troisième journée, on verra bien !

Venise, J1

Arrivés le 31 janvier en soirée, le séjour a commencé « pour de vrai », entre visites incontournables et balades tranquilles, le lundi 1er février, troisième jour de Carnaval. Une belle lumière, entre soleil et brume, sur le Grand Canal, bien tranquille. Le temps de vérifier que mes repères étaient toujours en place, nous voici arrivés place Saint Marc.

J’avais lu que, pour ce Carnaval, la place San Marco était fermée par des portiques de sécurité, qu’on fouillait les sacs, qu’il y avait des milliers de policiers… Notre première visite était prévue au Palais des Doges, avec les « Itinéraires secrets des Doges », et je me demandais comment on allait arriver sur cette place si surveillée… désolée pour les lanceurs de rumeurs, aucun portique en vue, la place était accessible, et même presque vide pour un jour de Carnaval… quelques policiers bien visibles, mais même pas une dizaine… Aucun problème, donc, pour arriver dans la cour du Palais, ni pour se balader sur la place.

Première vraie visite « Itinéraires secrets des Doges », autrement dit quelques pièces à l’intérieur du Palais, cachées bien souvent, qui ne sont pas ouvertes à tous, ce qui se comprend étant donné leur exiguïté ainsi que celle des passages que nous a fait parcourir notre guide. Souvenirs Casanoviens, justice expéditive, archives secrètes et pièces de Justice, salle de torture, prisons sous les plombs, l’incroyable charpente du palais… bref, l’Histoire, grande et petite.

Puis le Palais, ses ors, ses plafonds incroyables, ses tableaux… et toujours dans un calme étonnant. Nous avons pu admirer à notre rythme, sans bousculade, les immenses salles, les couloirs, le pont des soupirs recto et verso depuis les fenêtres du Palais… Très peu de touristes, ce matin-là, et j’avoue que je ne m’en plaignais pas !

En début d’après-midi, traversée vers San Giorgio, le soleil semblait encore vouloir percer… il fallait en profiter !

Finalement, c’est la brume qui a gagné, et d’ailleurs nous a accompagnés durant trois jours. Dallage de l’église de San Giorgio, bateaux en réparation et bois rongé par l’eau de la lagune sur le chantier naval de la Giudecca, balade sur les quais, traversée vers Zattere, balade dans Dorsoduro, squero de San Trovaso, joueur de luth nostalgique sur une piazzetta, boutiques d’artisans et d’artistes, et une petite visite à l’atelier de Saverio Pastor ( http://www.forcole.com/ ), avant de prendre le chemin du retour vers l’appartement de San Polo…

Le soir était déjà là… bien plus tôt que chez nous ! Sur le vaporetto, un costumé rêveur regardait défiler les palais et les lumières du Grand Canal

Et arrivés « chez nous », piazza San Agostin, avant de monter les étages qui conduisaient à l’appartement, , nous avons trinqué à notre séjour vénitien…DSC_0103_9826

Avant et après Venise…

Cette fois encore, nous sommes partis de Lyon pour aller à Venise. 023_29jan16_Villefranche_9714C’est que le dernier week-end de janvier, on fête les Conscrits à Villefranche sur Saône, tradition qu’il n’est pas question de manquer, bien que nous ne soyons ni l’un ni l’autre Caladois. Et cette année, l’année « en 6 », c’était un peu la mienne et celle de nombreux ami-e-s Caladois. Un peu assombrie, je l’avoue, par l’absence de l’un d’eux.

La ville avait revêtu ses banderoles, ses rubans, invité quelques fanfares, pour un défilé aux flambeaux et fêtes du Monde, vendredi soir :

Le samedi après-midi, c’était « bataille de fanfares », entre l’assurance tranquille des grognards d’Epinal et la fantaisie disciplinée de la Fanfare de Chézy sur Marne… tandis que « les 20 ans » faisaient vrombir leurs véhicules dans la rue Nat’…

Repas festif pour la « conscrite » du jour (même si, comme me l’a fait remarquer ma toubibe préférée, j’ai encore presque une année avant d’arriver à la soixante-dizaine)

Enfin, la « vague » du dimanche matin… Les 20, 30, 40 et jusqu’aux 90 ans ont montré que la Calade gardait avec bonheur ses traditions. Bon, d’accord, en regardant passer toutes ces années, j’ai réalisé que j’étais presque en toute fin de défilé… et ça pince un peu par moments quelque part du côté du cœur… mais, des visages des 20 ans à ceux des 80, c’était la même joie qu’on (y) lisait. Oui, le (y), c’est un petit clin d’œil à mes amis du Beaujolais…

Ce fut aussi l’occasion de jeter par-ci par-là quelques coups d’œil, dans les cours, sur les façades de Villefranche.

Et puis le dimanche après-midi, envol pour Venise, avec Janine. Cette semaine dans la Sérénissime (pas vraiment sereine en ces jours de Carnaval), j’y reviendrai en plusieurs pages. Retour le dimanche suivant à Lyon et en Beaujolais, pour accompagner Gil dans son changement d’année. Après 7 journées passées à grimper et descendre quelques ponts et escaliers, je pensais naïvement que je pourrais un peu laisser se reposer les genoux avant de repartir dans les grimpettes… Mais voilà, la découverte de Trévoux était au programme de l’après-midi ! Et si vous croyez que la visite de cette ville se limite aux beaux hôtels des bords de Saône, vous avez tout faux ! Rues escarpées, montées et descentes, escaliers… c’était reparti ! Mais ça en valait la peine.

Et surtout, une deuxième visite s’impose, le château étant fermé en hiver, la salle du Palais de Justice ouverte au touriste le samedi et dimanche uniquement… peut-être aussi avec un peu moins de vent ? En tout cas le ciel gris ne semblait pas perturber le cygne se laissant tranquillement porter sur les eaux de la Saône ! Et un grand, un énorme MERCI à vous, Mauricette et Gil, pour votre si chaleureuse amitié, pour le partage, les beaux moments.

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Venise, le retour.

Nous voici revenus de la Sérénissime. Plutôt bouillonnante pendant les fins de semaine carnavalesques… mais bien tranquille les autres jours de la semaine, même pendant ce Carnaval. Brouillard, petite pluie, grand ciel bleu… ne manquait plus que la neige pour avoir le tour complet de la météo hivernale ! Avant de revenir en détails sur ces journées,  sept images, une par jour, de notre séjour…

Barque sur le chantier naval de la Giudecca, accueil joufflu à la Ca’ Rezzonico, voisinage insolite du Parti Communiste et de Jésus dans Castello (mais pourquoi pas ?), à Burano les enfants courent rejoindre leur Carnaval, sur un coin du campo Santa Maria Formosa un costumé joue au foot avec des gamins, jeu de glaces à la Scuola Grande di San Marco, et la belle altana en face de notre appartement…

A bientôt pour davantage de photos !

Brouillard sur la ville, soleil dans le coeur…

12510375_10153864009144281_2200920133079969201_n_9657Il y a quarante ans, je partais assister à la Générale des « Contes d’Hoffmann » au théâtre du Capitole de Toulouse. Je n’en ai pas vu la fin, un peu avant minuit, Guillemette est arrivée. J’étais maman pour la première fois ! Depuis, j’ai vu, j’ai même joué les « Contes », mais je n’ai jamais oublié cette première rencontre… Bon anniversaire, ma chérie ! Vis ta vie, garde ton beau sourire, même si tout n’est pas toujours rose ou bleu ou ensoleillé ! Je serai là (nous serons là), encore un peu j’espère, pour te soutenir et t’aider dans tes projets, tes soucis, et applaudir à tes succès ! Et si aujourd’hui le brouillard a refusé de se lever, c’est sûrement pour que ce soit toi le soleil de cette journée.

Oui, aujourd’hui, nous étions dans un village mystérieux…. brume et mystère à Galembrun… Où était « la plaine », où étaient les collines, la forêt ? Le clocher en perd presque la tête ! Impressions de rêve… un château se cache-t-il derrière ces arbres nus… une biche apparaitra-t-elle au prochain virage…

Dans le jardin, bien à l’abri sous le laurier, les hellébores jouent les timides emperlées, et devant la maison, la libellule ne sait plus si c’est le jour ou la nuit…

Lorsque nous serons à Venise, dans une dizaine de jours, la Sérénissime jouera-t-elle, elle aussi, la mystérieuse dans la brume, ou nous offrira-t-elle sa plus belle lumière… ?

Bois d’hiver…

Quatre jours sans pluie, c’était le moment d’aller voir si la gadoue avait déserté les chemins environnants. Un côté du village sous le bleu (enfin, presque), un autre côté sous un ciel ouaté, les champs roux ou verts, je descends vers notre bois de Galembrun.

Finis les ors roux de l’automne, les arbres devenus gris semblent tout étonnés de leur nudité !

Seuls le petit houx et les mousses éclairent les sous-bois, même lorsque le soleil essaie d’entrer dans la forêt.

Alors les arbres se penchent sur les flaques des dernières pluies et questionnent… miroir, dis-moi que ma forêt est toujours belle…

Derrière les arbres nus, les collines de Galembrun… il va falloir remonter…DSC_0788_9624A l’arrivée, sur les bords du champ de Germaine, les soucis illuminent le vieux tas de bois grisonnant…

L’hiver est enfin arrivé, ne manque plus qu’un peu de neige !

Ciels d’ici et d’ailleurs….

Il semblerait que l’hiver pointe le bout de son nez… pour le moment, c’est pluie et encore pluie, vent en rafales, donc : pas de marche, pas de sortie de l’appareil photographique ! Je plonge dans les vérifications de compte-rendus, de projets, dans les listes « à faire », et puis… je me retrouve à rêvasser dans les photos. Et les listes sont toujours « à faire »…

Alors voici des ciels.

D’hier, d’avant-hier, mais pas encore de demain… Des ciels de France, de notre sud-ouest ou de plus haut sur la carte, et des ciels plus lointains.

Des ciels du matin, quand les fils d’araignées sont encore perlés de rosée.011_08nov11 Des ciels du soir rougeoyant. Des ciels de midi ou de quatorze heures. Des ciels gris de colère, et des ciels d’un bleu de rêve.

Des ciels timides cachés dans les nuages, et des ciels coquets se mirant sur les eaux. Des ciels tristes et des ciels gais.

Et tant pis si c’est plus correct de dire des cieux… vous pouvez lever les yeux au ciel, je préfère mon pluriel à moi !